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2025 en 7 articles

Sur un écran, le top 7 des articles du blog 2025. Image générée par IA

Plutôt qu’un simple “top 5” des articles les plus lus, j’ai eu envie de regarder 2025 sous un autre angle : quelles sont les questions récurrentes que les associations m’ont posées cette année et comment j’y ai répondu à travers mes contenus ? En relisant les articles publiés en 2025, trois grands fils rouges se dessinent : poser un cadre clair pour faire tenir l’association dans la durée, piloter et sécuriser l’avenir sans se perdre dans les chiffres, apprivoiser les outils et supports qui aident vraiment le quotidien. Voici 7 articles qui illustrent ces fils rouges et montrent, chacun à leur manière, comment je peux accompagner votre association. Sommaire 1. Poser le cadre : règles du jeu, valeurs et bénévoles En 2025, beaucoup d’associations m’ont parlé de cadre : statuts, règlement intérieur, chartes… mais aussi qualité de la relation avec les bénévoles. Derrière ces mots, il y a toujours la même préoccupation : Comment rester fidèle à notre projet tout en évitant les tensions qui épuisent tout le monde ? Le règlement intérieur pour les associations : tout ce qu’il faut savoir Cet article part d’une question très fréquente : Est‑ce qu’on a vraiment besoin d’un règlement intérieur ou est‑ce que les statuts suffisent ? Je montre comment le règlement intérieur peut : traduire les grandes lignes des statuts en règles de fonctionnement concrètes, préciser le rôle des instances, des membres, des bénévoles, servir de référence quand une situation se complique. C’est typiquement un chantier sur lequel je peux vous accompagner : relire vos pratiques, voir ce qui manque et vous aider à écrire un règlement utile, pas un texte qui dormira dans un tiroir. La charte éthique : pourquoi et comment en créer une dans votre association La charte éthique sert à : rendre visibles les valeurs qui guident vos décisions, cadrer des sujets sensibles : relations avec les publics, partenariats, communication, protéger l’association en cas de crise ou de tension. Je rappelle aussi qu’une charte copiée‑collée ne fonctionne pas : elle doit être co‑construite, discutée, appropriée. C’est un travail que j’aime particulièrement faire avec les équipes : animer les échanges, clarifier les points de vigilance, aider à trouver les bons mots. Fidéliser vos bénévoles grâce à une meilleure reconnaissance Le bénévolat a été un autre fil rouge de l’année. Beaucoup d’associations m’ont dit : “On a du mal à garder nos bénévoles dans la durée”. Dans cet article, je montre que la fidélisation ne repose pas que sur “trouver plus de monde” mais aussi sur : reconnaître le travail déjà fait, clarifier les attentes, proposer des formes de gratitude adaptées à la réalité de chacun·e. C’est souvent à ce niveau‑là que nous travaillons ensemble : regarder comment vos bénévoles vivent l’association et construire des pratiques de reconnaissance qui leur donnent envie de rester. 2. Piloter et sécuriser : audit, budget et campagnes de dons Autre grande série de questions en 2025 : Comment garder la maîtrise de notre association quand les obligations augmentent et que les financements se tendent ? Entre les inquiétudes budgétaires, la multiplication des projets et la pression des dossiers, beaucoup de structures ont exprimé le besoin de voir clair. Pourquoi faire auditer votre association est une excellente idée Cet article explique en quoi un audit ne se limite pas à “regarder la compta”. Il s’agit d’un regard global sur : votre gouvernance, votre organisation interne, vos outils, vos finances, vos priorités stratégiques. L’objectif n’est pas de donner des bons ou des mauvais points mais de : identifier vos points forts, repérer les fragilités, et prioriser les chantiers. C’est l’un des formats d’accompagnement que je propose : un diagnostic partagé, suivi d’un plan d’action réaliste, adapté à votre taille et à vos ressources. Tableau de bord et financements : comment piloter son budget associatif La question du budget revient chaque année, mais en 2025, elle a souvent été formulée ainsi : On a un budget prévisionnel, mais on n’a pas vraiment d’outil pour suivre et ajuster. Dans cet article, je relie : le tableau de bord, le suivi des financements, et les décisions prises en bureau ou en CA. Il montre comment un outil simple peut aider à : suivre l’état des recettes et des dépenses, vérifier l’évolution des dossiers de subventions, anticiper les tensions de trésorerie. Là aussi, je peux intervenir pour vous aider à définir vos indicateurs, choisir un outil adapté (tableur ou Notion), et l’ancrer dans vos rituels de décision. Structurer une campagne de dons efficace : les 5 chantiers à lancer en octobre La campagne de dons de fin d’année est un moment clé pour beaucoup d’associations. Mais sans préparation, elle peut se transformer en source de stress plus qu’en levier. Dans cet article, je propose 5 chantiers pour : clarifier vos objectifs, travailler votre récit, préparer vos supports, organiser votre diffusion, et penser à l’après‑campagne. C’est un bon exemple de la manière dont j’aborde les sujets “financements” : en mêlant stratégie, communication et organisation, sans usine à gaz. 3. Outils et supports : apprivoiser le numérique sans s’y perdre Enfin, 2025 a confirmé quelque chose que je vois depuis longtemps : on vient souvent me voir “pour un outil” mais la question de fond est presque toujours ailleurs. Derrière “on a besoin d’un tableau de bord” ou “on cherche un nouvel outil”, il y a souvent : un besoin de clarifier ce qu’on veut suivre, de décider qui fait quoi, de mieux partager l’information. Pourquoi et comment mettre en place un tableau de bord / Tableau de bord associatif : éviter les erreurs Ces deux articles se complètent : le premier explique pourquoi un tableau de bord peut changer vos décisions au quotidien, le second pointe les erreurs classiques : trop d’indicateurs, pas assez de mises à jour, outil trop complexe. Ils montrent que l’enjeu n’est pas de trouver “le bon modèle magique” mais de construire : quelques indicateurs utiles pour vous, un format lisible, et surtout un rituel pour le consulter. C’est exactement là que j’interviens souvent : transformer un tableau … Lire la suite

Les décisions que vous n’avez pas besoin de prendre avant le 31 décembre

Une liste de tâches à faire et le calendrier de décembre avec la date du 31 entourée en rouge. Image générée par IA

À l’approche de la fin de l’année, beaucoup d’associations ont l’impression qu’il faudrait impérativement : clore tous les dossiers, lancer les nouveaux projets, régler les tensions de gouvernance, poser la stratégie 2026… … le tout avant le 31 décembre. Entre les bilans, les dates limites de subventions, les événements de fin d’année et la fatigue accumulée, cette pression peut donner le sentiment qu’il faut tout décider tout de suite. Résultat : des choix pris à chaud, dans un contexte où les équipes sont déjà très sollicitées. Cet article propose de regarder trois types de décisions que vous pouvez tout à fait ne pas prendre avant le 31 décembre, sans mettre votre association en danger. Sommaire 1. Lancer un projet en urgence « pour utiliser les fonds » Scénario que beaucoup d’associations connaissent : une subvention est arrivée (très) tard dans l’année ou bien une partie du budget alloué à un projet n’a pas encore été consommée. La tentation est alors de : lancer une nouvelle phase de l’action en toute urgence, organiser un événement supplémentaire « avant la fin de l’année », acheter du matériel ou des prestations « pour ne pas perdre les fonds ». Sur le moment, cela peut rassurer : on a utilisé l’argent, on respecte la ligne budgétaire, on « honore » l’engagement. Mais les risques sont réels : un projet construit à la hâte, sans avoir identifié les besoins réels, des bénévoles et salarié·es encore plus épuisé·es, des bénéficiaires qui ne comprennent pas cette nouvelle action, des financeurs qui ne sont pas dupes de l’usage précipité des fonds. Ce que je recommande : Prenez les devants ! Annoncez au financeur que pour telles et telles raisons, l’action n’a pu être mise en oeuvre selon le planning convenu.  Quelques pistes : expliquer la situation : retard, contraintes, réalités du terrain, proposer un calendrier réaliste pour l’année suivante, ajuster le contenu du projet si besoin, en restant fidèle à l’esprit de la convention. C’est parfois inconfortable d’oser dire « nous préférons faire moins maintenant mais mieux, un peu plus tard ». Mais à long terme, cela construit une relation de confiance dans la transparence. 2. « Tout remettre à plat » dans la gouvernance avant les fêtes Deuxième type de décision qu’on se met souvent sur les épaules : Avant la fin de l’année, il faudrait qu’on clarifie les rôles, qu’on revoie le fonctionnement du bureau, qu’on tranche enfin telle question de gouvernance. L’intention est légitime : mettre de l’ordre, clarifier, repartir sur de bonnes bases. Mais décembre est rarement le moment le plus serein pour : ouvrir des sujets sensibles, organiser des échanges profonds sur la manière de décider, redéfinir les rôles de chacune et chacun. Les agendas sont chargés, les esprits fatigués, les émotions parfois à fleur de peau. Exit la sérénité ! Plutôt que de vouloir tout remettre à plat dans l’urgence, vous pouvez : lister les sujets de gouvernance à traiter (par exemple : rôles, réunions, décisions, information), noter en quelques mots ce qui coince aujourd’hui, fixer dès maintenant un temps dédié en janvier ou février pour en parler au calme. Préparer le terrain n’est pas du temps perdu : c’est ce qui permet de travailler la gouvernance dans de bonnes conditions, et pas uniquement « parce qu’il faut bien ». 3. Redéfinir toute la stratégie 2026 avant le 31 décembre Dernière catégorie de décisions qu’on se met parfois comme pression de fin d’année : On va profiter de la fin d’année pour repenser la totalité de la stratégie de l’association. Là encore, l’intention est positive : ne pas repartir automatiquement sur « copier‑coller 2025 », prendre du recul, ajuster le cap. Mais une bonne stratégie : se nourrit de retours d’expérience, demande du temps de réflexion, suppose des allers‑retours entre la direction, les salarié·es, le terrain, les bénévoles, les partenaires. Ce travail ne tient pas dans un seul document écrit en urgence entre deux réveillons. Vous pouvez choisir un format plus réaliste, par exemple : un premier cadrage simple début janvier (3 priorités, 3 risques, 3 ressources clés), enrichi au fil de l’année avec des retours de terrain, revisité à chaque trimestre plutôt que figé une fois pour toutes. Là aussi, décider de ne pas « tout boucler » avant le 31 décembre, c’est une forme de rigueur : vous acceptez que la stratégie soit vivante plutôt que de vous forcer à tout verrouiller trop tôt. Ce que vous pouvez faire à la place Ne pas prendre ces décisions dans l’urgence ne veut pas dire « ne rien faire ». En fin d’année, vous pouvez choisir de concentrer votre énergie sur : Clôturer quelques chantiers Nommer clairement ce que vous arrêtez, ce que vous reportez, ce que vous gardez tel quel pour l’instant. Remercier Prendre un temps pour reconnaître le travail rendu possible par les bénévoles, les salarié·es, les partenaires. Prévoir un rendez‑vous avec l’équipe Bloquer dans l’agenda de janvier : une réunion sur les projets à venir, une séance de travail sur la gouvernance, un temps de réflexion sur la stratégie. En résumé, vous n’êtes pas obligé·es de tout décider avant le 31 décembre pour être une association sérieuse et bien gérée. Vous pouvez choisir de terminer l’année en douceur et de reporter les discussions de fond après les fêtes… Si vous avez besoin d’aide pour penser votre organisation, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Construire un budget par projet et ventiler les frais de fonctionnement

Construction de budgets ventilés. Image générée par IA

Dans un précédent article, nous avons posé les bases du budget associatif global : un document qui rassemble l’ensemble des charges et des produits de l’association, sur une année donnée. Pour beaucoup de petites et moyennes structures, ce budget général suffit pendant un temps. Mais dès que les projets se multiplient, que les financeurs se diversifient ou que plusieurs partenaires demandent des comptes séparés, il montre vite ses limites. C’est là qu’entre en jeu le budget par projet. L’objectif n’est pas de rendre vos tableaux plus compliqués. Il s’agit au contraire de voir plus clair, projet par projet, tout en gardant une vision d’ensemble. Sommaire 1. Pourquoi passer au budget par projet quand le budget général ne suffit plus Le budget général reste le socle de toute association : il regroupe vos charges fixes : loyer, outils, assurances, salaires, frais bancaires, et vos produits récurrents : cotisations, subventions de fonctionnement, financements réguliers. Tant que vous avez une seule grande action – ou quelques activités très similaires – ce niveau de lecture peut suffire. Mais la situation change dès que : vous portez plusieurs projets distincts, financés par des partenaires différents, certaines subventions sont affectées à une action précise, on vous demande des bilans séparés par projet (rapport narratif + budget exécuté), ou que vos équipes ne travaillent pas toutes sur les mêmes missions. Dans ces cas‑là, un budget par projet devient un véritable outil de pilotage. Il permet de : suivre plus finement les dépenses engagées pour chaque action, rendre compte plus facilement à chaque financeur, éviter de mélanger les lignes budgétaires, mieux visualiser l’équilibre de chaque activité (projet déficitaire, équilibré ou excédentaire). L’idée n’est pas d’abandonner le budget général, mais de lui ajouter un niveau de détail pour les projets qui le nécessitent. 2. Relier chaque projet au budget général sans se perdre Multiplier les budgets par projet n’a d’intérêt que si tout reste relié à une vision d’ensemble unique. Concrètement, vous pouvez imaginer votre modèle de tableur de cette manière : un budget général de l’association, un onglet par projet (ou un fichier par action, selon votre organisation). Dans chaque budget de projet, vous faites apparaître : les dépenses directes du projet : achats spécifiques, prestations, intervenant·es, déplacements, communication dédiée, etc., les recettes liées au projet : subvention dédiée, mécénat fléché, participation du public, etc.. Reste ensuite la question des frais communs : salaires, loyer, outils numériques, assurance, communication générale, etc. Ce sont ces charges de fonctionnement qui ont besoin d’être ventilées entre plusieurs projets. Le but est de parvenir à une organisation où : chaque projet a son propre budget, lisible et compréhensible pour les financeurs, le budget général regroupe l’ensemble, pour vérifier que l’équilibre global de l’association est respecté. Vous ne créez pas dix budgets qui vivent chacun leur vie. Vous installez un dialogue clair entre les projets et le budget général. 3. Ventiler les frais de fonctionnement : choisir une clé simple et assumée C’est souvent la partie qui fait peur : comment répartir les charges de structure entre plusieurs projets sans y passer des heures ni entrer dans des calculs au centime près ? La solution consiste à définir une clé de répartition : une règle simple, compréhensible par toutes et tous, appliquée de la même manière à l’ensemble des projets. Un exemple concret issu du terrain Dans l’association où je travaillais, nous avions : un budget de fonctionnement global avec toutes les charges fixes (salaires, loyer, outils, communication) et toutes les dépenses liées aux activités et actions de l’association et trois budgets spécifiques : les animations (ateliers de mieux‑être), les actions de lutte contre les violences faites aux femmes ayant des besoins spécifiques, l’événementiel (journée de rencontre thématique). Pour répartir les frais communs, nous avons choisi une règle très simple : le pourcentage de temps estimé que chaque salariée consacrait à chaque projet. Par exemple, pour une personne salariée : 50 % du temps sur les animations, 30 % sur les actions de lutte contre les violences, 20 % sur l’événementiel. Ces pourcentages servaient ensuite à répartir les autres charges communes : loyer, abonnements numériques, communication globale, etc. Le résultat n’était pas “parfait” au sens mathématique, mais il était : cohérent avec la réalité du travail, stable d’une année sur l’autre, et défendable auprès des financeurs. D’autres clés possibles selon votre réalité Toutes les associations n’ont pas des salarié·es et un suivi du temps aussi précis. Vous pouvez donc choisir d’autres repères, par exemple : Le temps passé Quand vous avez des personnes référentes par projet (salarié·es ou bénévoles), même avec des estimations. Le nombre de bénéficiaires Pertinent si chaque projet touche des publics très différents et si vos actions sont assez homogènes en intensité. La durée ou l’intensité d’activité Utile pour répartir une partie des frais entre des événements ponctuels et des actions de long cours. Le montant des dépenses directes Pratique pour des structures entièrement bénévoles : plus un projet consomme de dépenses directes, plus il supporte une part des charges communes. L’essentiel est de : documenter votre choix (dans un encadré, une notice ou un onglet “méthode”), appliquer la même règle à tous les projets concernés, réviser la clé une fois par an si la réalité de l’association évolue. Le but n’est pas de viser la précision absolue, mais de montrer que la répartition des moyens n’est ni arbitraire, ni opaque. Et surtout qu’elle a été pensée ! 4. Ne pas oublier les apports en nature… sans en faire un casse‑tête Certains projets bénéficient de ressources qui ne passent pas par la trésorerie, mais qui sont bien réelles : temps bénévole, mise à disposition de salles, prêt de matériel, prestations offertes, etc. Ce sont des apports en nature. Ils représentent un effort important, souvent invisible, de la part des bénévoles, des partenaires ou des collectivités. Au stade du budget, il peut être utile de les recenser, sans forcément tout valoriser en euros tout de suite : pour montrer le poids global du projet, pour sensibiliser vos partenaires au fait que le … Lire la suite

Faut‑il vraiment organiser quelque chose à Noël pour votre association ?

Un goûter de Noël réunit autour de la table plusieurs générations. Image générée par IA

Début décembre, beaucoup d’associations se posent la même question : « Qu’est‑ce qu’on fait pour Noël cette année ? » Autour de vous, vous voyez des collectes de jouets, des marchés de Noël solidaires, des spectacles de fin d’année, des campagnes de dons tous azimuts. Sur le papier, cela donne envie. Dans la réalité, vos équipes sont parfois déjà fatiguées, vos bénévoles moins disponibles et votre fin d’année est possiblement déjà chargée en bilans, assemblées générales ou clôtures de projets. Alors, est‑ce qu’il est vraiment nécessaire d’organiser quelque chose à Noël ? Ce qui suit vous propose plutôt de prendre le temps de décider, puis, seulement si c’est pertinent pour vous cette année, de choisir un format réaliste. Sommaire Trois questions pour savoir si c’est pertinent pour vous cette année Avant de chercher une idée d’événement, il peut être utile de vous poser quelques questions simples, en équipe. Avons‑nous le temps et l’énergie pour préparer une action supplémentaire ? Un événement, même modeste, demande toujours : un minimum de préparation en amont, une coordination le jour J, et un suivi après (bilan, communication, éventuellement gestion de la trésorerie). Si vos équipes sont déjà très sollicitées en fin d’année, ajouter une action « parce que c’est Noël » peut créer plus de tension que de bénéfices. Vous pouvez vous demander, en toute honnêteté : qui serait disponible pour porter cette action, et ce que cela demanderait comme charge supplémentaire. Si vous sentez que vous êtes déjà au maximum, il est légitime de décider de ne pas ajouter une couche de plus. À quoi cette action servirait‑elle concrètement ? La deuxième question porte sur le sens de ce que vous mettriez en place. Souhaitez‑vous surtout : collecter des dons pour un projet précis, créer du lien avec les habitantes et habitants d’un quartier, remercier vos soutiens, ou faire connaître davantage votre association ? En formulant cet objectif de manière claire, vous pouvez vérifier si un événement de Noël est le bon moyen d’y répondre. Parfois, une autre action, à un autre moment de l’année, sera plus adaptée à vos priorités actuelles. Que se passe‑t‑il si nous décidons de ne rien organiser cette fois‑ci ? Se poser aussi la question inverse peut être très utile. Qu’est‑ce que vous craignez si vous ne faites rien cette année ? Est‑ce que ce sont des attentes réelles de vos membres, de vos partenaires ou surtout une pression implicite (« tout le monde fait quelque chose à Noël ») ? Est‑ce que ce choix vous permettrait au contraire de préserver vos forces pour un autre temps fort de l’année prochaine ? Décider de ne pas organiser d’événement à Noël peut être un choix réfléchi, au service du bien-être de votre équipe et de la qualité de vos actions. Si vous décidez d’organiser quelque chose : des formats simples à votre mesure Si, après ces questions, vous estimez que vous avez l’envie et la capacité de mettre en place une action de Noël, l’enjeu devient alors de choisir un format réaliste, adapté à vos moyens. L’idée n’est pas de copier de grandes campagnes nationales mais de partir de ce que vous avez déjà : un local, quelques bénévoles, un réseau de voisinage ou de partenaires de proximité. Dans vos locaux : des moments conviviaux qui créent du lien Si votre association dispose d’un local, même modeste, vous pouvez imaginer des formats simples, centrés sur la convivialité. Quelques pistes possibles : Un atelier « fabrique de cadeaux solidaires » Par exemple : confection de cartes de vœux, réalisation de petits objets à partir de matériaux de récupération, préparation de décorations de Noël. Les participantes et participants peuvent faire un don libre, ou acheter certains objets au profit de l’association. Un goûter solidaire ou un café de quartier L’association ouvre ses portes pendant un temps défini, autour d’une boisson chaude et de gâteaux. C’est l’occasion de faire connaître vos actions, de rencontrer les habitantes et habitants, et de proposer une participation libre pour soutenir un projet précis. Dans tous ces cas, il est possible de garder une échelle raisonnable, en limitant le temps de préparation, le nombre de personnes accueillies et en s’appuyant sur les ressources déjà disponibles. Avec des partenaires de proximité : s’appuyer sur l’existant Si vous n’avez pas de local adapté, ou si vous souhaitez toucher un autre public, vous pouvez vous tourner vers les commerces ou événements déjà en place. Quelques exemples : Emballer des cadeaux dans un commerce contre don libre Une librairie, un magasin de jouets, un concept‑store ou un autre commerce peut accepter que vous proposiez l’emballage des cadeaux en échange d’un don au profit de l’association. Cela permet de vous rendre visible et de rencontrer des personnes qui ne vous connaissaient pas encore. Organiser un vide‑grenier ou un mini‑marché solidaire « spécial cadeaux de Noël » L’idée peut être de collecter des objets en bon état, des livres, des jeux, puis de les proposer à prix modeste au bénéfice de l’association. C’est une manière de participer à un Noël plus sobre, tout en générant des ressources. Tenir un corner solidaire dans un événement déjà existant Plutôt que de monter un événement de toutes pièces, vous pouvez demander à disposer d’un espace dans un marché de Noël municipal, une fête d’école ou un autre rendez‑vous local. Vous y présentez vos actions, proposez une petite animation, une mini‑vente solidaire ou une collecte. Dans ces formats, l’enjeu est de clarifier le cadre avec vos partenaires (horaires, modalités de présence, gestion des dons) et de rester sur quelque chose de compatible avec les forces de votre association. Si vous choisissez de ne rien organiser, ce n’est pas « ne rien faire » Décider de ne pas lancer un événement de Noël ne signifie pas que vous laissez la période passer sans un mot. Vous pouvez choisir de concentrer votre énergie sur un message de remerciement soigné, plutôt que sur la logistique d’une action supplémentaire. Une piste possible est de préparer un message qui : dit … Lire la suite

Et si on arrêtait de nouer des partenariats pour construire de vrais écosystèmes ?

Une réunion de bénévoles autour de l'écosystème associatif. Image générée par IA

Depuis longtemps, les associations fonctionnent avec un réflexe simple : identifier un besoin, chercher un partenaire, déposer un dossier, puis recommencer l’année suivante. Ce modèle a été efficace mais il atteint aujourd’hui ses limites. Les coûts augmentent, les financements se tendent, les équipes n’ont plus le temps de gérer tout l’administratif. Et beaucoup d’associations repartent de zéro chaque année sans vraiment comprendre pourquoi. Ce n’est pas un manque d’organisation. Ce n’est pas un défaut de compétences. C’est une conséquence directe d’un système centré sur le court terme. Et si la question n’était pas « quel nouveau partenaire ajouter” mais plutôt “comment stabiliser nos relations pour construire un écosystème vivant” ? Sommaire Clarifier ce qu’on appelle vraiment un partenaire Le mot “partenaire” est utilisé partout mais il recouvre des réalités très différentes. Pour avancer, on peut distinguer trois grandes catégories. 1. Les partenaires financiers Collectivités, services de l’État, fondations, entreprises via le mécénat. Ce sont des soutiens essentiels mais souvent dépendants d’appels à projets ou d’orientations politiques changeantes. 2. Les partenaires opérationnels Les acteurs terrain qui permettent la mise en œuvre : un collège qui ouvre ses portes, un centre social qui met une salle à disposition, une association pair qui co-organise une action, une bibliothèque qui accueille une permanence. Ces relations sont très précieuses quoique rarement documentées. 3. Les partenaires de visibilité ou d’influence Médias locaux, newsletters associatives, réseaux professionnels, institutions relais, élu·es référent·es… Ils contribuent à la crédibilité et à la présence de l’association sur son territoire. Bon à savoir : partenariat vs sponsoring Un partenariat associatif repose sur une collaboration non marchande.Le sponsoring, lui, est une opération commerciale : l’entreprise achète de la visibilité en échange de son soutien. Il ne s’agit donc pas d’un partenariat au sens utilisé dans cet article. Et si on élargissait un peu le cadre ? Beaucoup d’associations limitent la notion de “partenaire” aux financeurs ou aux institutions. Mais si l’on se demande “de qui dépend réellement notre fonctionnement quotidien ?”, les contours s’élargissent. L’entreprise qui fournit le matériel n’est pas un partenaire au sens juridique. Mais si elle propose des tarifs préférentiels, livre rapidement ou conseille l’association depuis des années, elle fait déjà partie de l’écosystème réel. Ces acteurs influent directement sur la qualité, la fluidité et la continuité de l’action. Pourquoi le modèle “partenariat = projet + subvention” atteint ses limites Ce modèle a longtemps permis de développer des actions mais il repose sur une logique fragile. les relations dépendent souvent d’une seule personne en interne ; les engagements se renégocient chaque année ; la coordination pèse sur des équipes déjà surchargées ; l’historique est perdu si rien n’est documenté ; les actions se multiplient sans renforcer les capacités durables. Résultat : l’association subit au lieu d’anticiper. Ce qu’est un écosystème (et ce que ce n’est pas) Un écosystème n’est pas un réseau parfait ni un montage rigide. C’est un ensemble vivant d’acteurs reliés par des besoins, des pratiques ou des ressources partagées, dans la durée. C’est en perpétuelle construction, évoluant avec la mission de l’association, son territoire et les personnes qui l’animent et en sont les bénéficiaires. Quelques repères simples : des liens entretenus volontairement, même brièvement ; une vision d’ensemble : qui fait quoi, où et quand ; une documentation légère pour ne pas perdre la mémoire ; des relations équilibrées : chacun apporte quelque chose ; des rôles simples à expliciter Ce n’est pas une usine à gaz. C’est une façon de ne pas se laisser balloter par les flots ! Ne pas confondre écosystème et mutualisation La mutualisation consiste à mettre en commun des moyens : locaux, logiciels, achats groupés, postes partagés. C’est utile, parfois économique mais cela peut exister sans véritable coopération. L’écosystème va plus loin.Il regroupe l’ensemble des relations qui soutiennent la mission, qu’il y ait ou non des ressources mutualisées. On peut avoir un écosystème riche sans rien mutualiser et mutualiser sans créer un écosystème. Une image simple : la mutualisation, c’est partager une voiture ; l’écosystème, c’est comprendre pourquoi on se déplace, avec qui, vers où, et comment on coordonne les trajets dans le temps. Une question clé On me demande souvent : “faut-il décider de construire un écosystème ?”. La réponse est non. On ne met pas en place un écosystème, on en dessine les contours. Il existe déjà, même de manière informelle. La démarche consiste à documenter l’existant. Tu ne crées pas un écosystème, tu le rends visible et tu le rends lisible. Ce que change un écosystème pour une association Passer d’une logique de partenariats ponctuels à une dynamique d’écosystème modifie des aspects essentiels. Plus de continuité dans les relations On sait qui solliciter, pour quoi et à quel moment, même si les personnes changent. Moins de pertes d’informations Les relations ne disparaissent plus lorsque les équipes tournent. Plus d’opportunités naturelles Les acteurs se renvoient la balle : relais, invitations, idées, mutualisations. Plus de crédibilité Une association intégrée dans son environnement inspire confiance. Des économies invisibles mais réelles Moins de sollicitations “à froid”, moins de doublons, moins d’énergie perdue en coordination. Par où commencer sans alourdir la charge ? Trois actions simples suffisent. Identifier les dix acteurs les plus récurrents de l’année : fournisseurs, financeurs, relais, lieux ressources, personnes indispensables sur le terrain. Prévoir un point annuel court avec chacun pour ajuster la relation. Centraliser les contacts et les échanges dans un outil simple, même un tableur partagé. L’objectif n’est pas d’ajouter du travail mais d’éviter de perdre son temps. Questions fréquentes Comment cartographier un écosystème informel ?On ne cherche pas un schéma parfait. Une simple liste, un tableau partagé ou trois cercles concentriques suffisent. L’enjeu est de voir ce qui existe déjà. Les partenaires doivent-ils se connaître entre eux ?Non. Un écosystème n’est pas un club. L’important est la contribution à la mission, pas la connaissance mutuelle. Quel schéma utiliser pour représenter un écosystème ?Les cercles concentriques, la toile d’araignée et les schémas par rôles sont les formats les plus accessibles. L’objectif est la compréhension collective. Pour résumer Chercher des partenaires … Lire la suite

Préparer un budget prévisionnel pour 2026 : les bases pour démarrer simplement

Trois personnes travaillent à la construction d'un budget associatif. Image générée par IA

En association, la construction du budget prévisionnel peut être perçue comme une épreuve hélas incontournable.  Sauf que ce n’est pas qu’une corvée comptable. C’est l’occasion de poser un cap, d’aligner l’équipe et de convaincre les financeurs que vos actions sont maîtrisées. L’objectif n’est pas de remplir un tableau pour la forme mais d’anticiper vos besoins, de hiérarchiser vos priorités et de montrer, chiffres à l’appui, que vos projets sont solides. Sommaire 1. Cadrer ce que vous voulez vraiment financer La construction du budget n’est pas un exercice solitaire dévolu uniquement à la personne en charge de la trésorerie. C’est un travail de réflexion et d’arbitrage qui doit être fait en interne avec les personnes les plus directement concernées, à commencer par les membres du bureau. Donc, bloquez un créneau dans votre calendrier pour travailler le budget. Avant d’ouvrir un tableur, commencez par définir collectivement ce que vous voulez vraiment financer en 2026. Quels sont les objectifs concrets de l’année à venir ? Quels projets sont prioritaires ? Qu’allez-vous mettre en pause pour ne pas vous disperser ? 💡 Règle d’or : pas plus de dix grandes catégories budgétaires. Il sera toujours temps ensuite, si besoin, de ventiler poste par poste pour plus de lisibilité. Bon à savoir Distinguez bien les charges fixes de fonctionnement et les dépenses directement liées aux projets. Cela vous permettra le cas échéant de construire des budgets par projet. 2. Construire un budget à l’équilibre Les financeurs exigent un budget présenté à l’équilibre, c’est-à-dire que le total des recettes doit être égal au total des dépenses. Ce n’est pas qu’une contrainte : cela vous oblige à vérifier la cohérence de vos projets avec vos moyens réels. Les recettes : subventions, cotisations, dons, ventes, partenariats. Les dépenses : fonctionnement, activités, communication, outils, frais RH. 💡 Bonne pratique : travaillez avec trois hypothèses plutôt qu’un seul chiffre. Un scénario “bas” (pessimiste), un “médian” (le plus probable) et un “haut” (optimiste). Le scénario bas permet tout juste de réaliser l’action. Il ne prévoit pas de marge de manoeuvre. C’est le budget le plus brut. Le scénario médian ajoute un peu de souplesse pour faire face à des aléas raisonnables ou pour améliorer légèrement la qualité. Le scénario haut est celui que l’on présente aux financeurs. Il porte l’ambition complète et inclut des sécurités réalistes, sans gonfler artificiellement les postes. Côté contenus, restez simple et honnête dans vos hypothèses de recettes et de dépenses. Si vous n’avez pas d’historique, soyez prudente ou prudent sur les recettes. Mieux vaut une bonne surprise qu’une mauvaise ! Les scénarii bas et médian vous aideront à vous positionner au cours de l’année et à ajuster si besoin vos dépenses. 3. Chercher des pistes pour équilibrer Si vos dépenses dépassent vos recettes, plusieurs solutions existent avant de réduire vos actions : Envisager un mécénat supplémentaire : entreprises locales, fondations, partenaires habituels. Prévoir une campagne de dons ou de crowdfunding  Développer une activité accessoire liée à vos missions comme d’animer une session de sensibilisation, d’organiser un atelier ou d’éditer les actes de vos journées de réflexion Et si vous disposez de réserves, en affecter une partie au financement de votre fonctionnement. 💡 Le temps où les associations ne s’appuyaient que sur les financeurs publics est dépassé. Diversifiez vos sources de financement et mettez en avant leur complémentarité. 4. Créer votre trame de budget (modèle tableur) Plutôt que de remplir chaque fois un modèle différent selon les financeurs, gagnez du temps en créant votre propre trame sur tableur (Google Sheets, Excel ou LibreOffice) dès maintenant, conforme au plan comptable associatif. Ce modèle vous servira d’année en année et simplifiera ensuite toutes vos demandes de subvention. 💡 Commencez par reprendre la structure officielle : charges d’un côté et produits de l’autre, avec les numéros de comptes correspondants. Exemples de rubriques principales à intégrer : Charges (classe 6) : 60 – Achats 61 – Services extérieurs (loyer, communication, etc.) 62 – Autres services extérieurs (assurances, honoraires) 64 – Charges de personnel 65 – Autres charges de gestion courante Produits (classe 7) : 70 – Ventes et prestations de services 74 – Subventions d’exploitation 75 – Dons, cotisations, mécénat Avant de tout saisir, tracez les grandes lignes de dépenses sur un brouillon pour être sûr·e de ne rien oublier : activités, communication, outils, fonctionnement, etc. Puis remplissez votre tableau prévisionnel à partir de ces postes. Et n’oubliez pas : en pied de compte de résultats, il est possible d’intégrer les apports en nature (mise à disposition, bénévolat valorisé, prestations offertes…). Je reviendrai sur ce point en détail dans un prochain article consacré à la valorisation des contributions non financières. Résultat : un modèle propre à votre association, conforme et évolutif, que vous pourrez actualiser chaque année sans tout recommencer. La bonne pratique ? Inspirez-vous du modèle CERFA pour créer le vôtre. Toutes les rubriques y seront. Deux modèles existent : le budget général de fonctionnement et le budget par projet. En résumé Préparer un budget prévisionnel, c’est surtout : savoir où vous allez, équilibrer vos moyens et vos ambitions, impliquer vos membres dans les décisions, et utiliser un modèle conforme dès le départ pour ne pas perdre de temps au moment des demandes de financement. Si vous avez besoin d’aide pour construire votre recherche de fonds, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Charte du bénévolat : un cadre simple pour accueillir, former et reconnaître vos bénévoles

Une bénévole expérimentée forme une nouvelle bénévole. Image générée par IA

Dans un précédent article, j’avais présenté les quatre chartes utiles dans la vie associative puis avais proposé un focus sur la charte éthique. Poursuivons cette série avec la charte du bénévolat. Cette charte ne se réduit pas à un document administratif : c’est un repère qui aide l’association à accueillir ses bénévoles, à les former pour réussir leurs missions et à reconnaître leur engagement. Bref, un cadre simple qui montre à chaque nouvelle personne qu’elle est attendue, considérée et soutenue. Le bénévolat se distingue du salariat : il repose sur la libre volonté d’agir, sans rémunération ni lien de subordination. C’est précisément parce qu’il échappe au contrat de travail qu’une charte devient utile. Elle permet de donner un cadre clair, d’exprimer des droits et des devoirs réciproques et de reconnaître la valeur de l’engagement. J’en ai fait l’expérience dans l’association où j’étais salariée : lorsque j’ai proposé d’en mettre une en place, l’utilité n’a pas été contestée… mais le format a posé problème. Beaucoup l’ont perçue comme un document de plus, lourd et contraignant. Ce retour m’a appris une chose essentielle : pour qu’une charte soit acceptée et utilisée, elle doit être concise et extrêmement claire. Sommaire Ce que doit contenir une charte efficace En une page, on peut déjà poser des bases solides : rappeler les valeurs de l’association, préciser ce que l’association garantit à ses bénévoles : accueil, clarté des missions, assurance, reconnaissance, ce que les bénévoles apportent en retour : assiduité, respect du projet, esprit d’équipe et définir quelques repères pratiques : lieux, horaires, outils de communication, remboursement de frais éventuel, conditions de début et de fin d’engagement… Ce n’est pas la longueur qui fait la force de la charte mais sa lisibilité et son réalisme. Une charte intégrée au parcours bénévole La charte n’est pas isolée : elle gagne en force quand elle complète d’autres documents simples et utiles : La fiche de mission a pour but de déterminer le rôle, les tâches à accomplir, le temps d’engagement attendu, l’encadrement proposé… C’est le document le plus personnalisé côté association. La convention d’engagement réciproque complètera la charte en définissant le cadre précis de la mission avec le titre de la mission, le cadre de son déroulé (horaires, personne référente). Elle précisera par exemple les règles en matière de confidentialité. La fiche de candidature s’apparente à un CV bénévole, présentant les expertises, les compétences et savoir-faire. Elle peut aussi contenir des questions sur ce qu’attend la personne bénévole de cet engagement et pourquoi elle souhaite s’engager. Plus concrètement, il est important de penser à y demander les disponibilités, les préférences et les éventuels besoins spécifiques de la personne. Le livret d’accueil est le document de référence avec les infos pratiques, les contacts, les outils mis à disposition… Selon la taille et l’organisation de l’association, il pourra comprendre un historique, l’organigramme, les noms des différentes personnes responsables selon les missions, un répertoire de contacts utiles, les règles d’accès au local, les bonnes pratiques en matière de sécurité… Aussi, il précisera les modalités de la formation initiale des bénévoles et les possibilités de formations proposées pour monter en compétences. Ainsi, la charte devient le fil rouge qui relie tous les moments du parcours bénévole. Elle participe du processus d’engagement et en est le socle. Comment la mettre en place concrètement Avant de se lancer dans la rédaction, il est essentiel de clarifier l’intention. Pourquoi veut-on une charte ? Pour apaiser des tensions ? Pour mieux accueillir les nouvelles personnes ? Pour fidéliser les bénévoles déjà en place ? Cette réflexion préalable oriente le contenu et évite de produire un document hors sol qui ne correspond pas aux besoins réels. Ensuite, la co-construction reste la clé. En pratique, un mois suffit : une réunion courte avec bénévoles, salarié·es et membres du Conseil d’administration pour lister les valeurs et engagements, une première version testée puis une validation et une diffusion simple à l’accueil. Ce processus est aussi important que le document final : il crée du dialogue et aligne toutes les parties prenantes. Penser accessibilité et inclusion Élaborer une charte peut aussi être l’occasion de réfléchir à l’accueil des bénévoles ayant des besoins spécifiques. 80 % des handicaps étant invisibles, il est certain que vous accueillez des personnes handicapées parmi vos bénévoles. Prévoir une version en langage clair, vérifier l’accessibilité des supports numériques, proposer un binôme ou ajuster le rythme des missions sont des gestes simples qui ouvrent la porte à davantage de diversité et d’inclusion. Mon conseil : D’entrée de jeu, posez l’accessibilité comme une des valeurs phare que vous défendez. Prenez l’habitude d’indiquer dans la fiche de mission que celle-ci est ouverte à des personnes en situation de handicap ou que des aménagements sont possibles (travail à distance, par exemple). Prévoyez une question dans la fiche de candidature pour demander si la personne a des besoins spécifiques. Même si l’objet de votre association n’est pas dans le champ du handicap… En résumé : un gage de considération pour les bénévoles La charte du bénévolat n’est pas un contrat mais un engagement moral partagé. Pour une nouvelle personne bénévole, recevoir une charte claire et bienveillante, c’est un signe de considération. C’est la preuve que son engagement compte et qu’elle rejoint une organisation structurée. Ce simple geste favorise l’implication durable et limite le turn-over. Pour qu’elle soit utile, trois principes simples sont à retenir : Courte et claire : une page suffit. Co-construite : pour que chacun·e s’y retrouve. Intégrée au parcours : reliée à la fiche de mission, au livret et à l’accueil des bénévoles. Mieux vaut une charte simple et adaptée qu’un long document inutilisable et inutilisé. Si vous avez besoin d’aide pour penser votre structuration, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Testez la solidité de votre association

Un bureau vu de haut avec des documents en cours de traitement. Image générée par IA

Vous souvenez-vous du conte des trois petits cochons ? Une maison en paille, une maison en bois, une maison en briques… et une leçon simple : seules des fondations solides permettent de résister aux coups de vent. Les associations ne font pas exception. Gouvernance, finances, organisation, outils : si les bases ne sont pas suffisamment stables, le moindre imprévu peut fragiliser tout l’ensemble. C’est pour cela que j’ai conçu un quiz rapide et ludique : en trois minutes, vous évaluez la robustesse de votre association et identifiez une ou deux actions concrètes pour gagner du temps dès ce mois-ci. Sommaire 1. Pourquoi tester la solidité de votre association ? Dans beaucoup d’associations, on ajoute des outils, des procédures ou des projets… alors que les fondations ne sont pas encore sécurisées. Les conséquences ? perte de temps et doublons administratifs, difficultés financières récurrentes, démobilisation des bénévoles et turn-over, frustration pour l’équipe, qui a l’impression de toujours courir sans avancer. À l’inverse, quand les fondations sont claires et partagées, tout devient plus simple : on gagne du temps, on réduit les erreurs et on retrouve du souffle pour développer de nouveaux projets. On peut se projeter à 3 ou 5 ans avec sérénité. Le premier pas, c’est d’avoir une photographie claire de votre situation. 2. Présentation du quiz “les 3 petits cochons” Durée : 7 questions, à répondre en 1 à 3 minutes. Format : pratique et concret Résultat : en répondant à ces questions très courtes, vous découvrirez à quel profil ressemble votre association : 🟡 Profil « paille » – consolider les bases Comme une maison en paille, votre association peut vaciller au premier imprévu. Les bases sont fragiles : il est temps de sécuriser vos règles de gouvernance et vos processus administratifs. Premier pas concret : écrivez noir sur blanc une règle simple (par exemple, qui valide les dépenses). Dès demain, vous éviterez une discussion répétitive. 🟠 Profil « bois » – clarifier et donner du rythme Votre structure tient mais manque de souffle. L’essentiel est là mais vous avez besoin de clarifier les rôles et d’instaurer un rythme de pilotage régulier. Premier pas concret : fixez une courte rencontre mensuelle avec votre équipe. En 30 minutes, vous aurez plus de clarté qu’en dix mails croisés. 🔴 Profil « brique » — capitaliser et transmettre Votre maison tient debout face aux tempêtes. Il est temps de consolider vos réussites. Votre structure est solide : vous pouvez capitaliser sur vos réussites et essaimer vos bonnes pratiques. Premier pas concret : transformez une bonne pratique en schéma ou en mini-fiche visuelle. Vous facilitez la transmission aux nouveaux bénévoles et gagnez en cohérence d’équipe. 3. Ce que vous gagnerez à faire ce test Prise de conscience rapide : en trois minutes, vous identifiez vos forces et vos fragilités Un regard neuf sur votre fonctionnement, sans y passer des heures Une action immédiate adaptée à votre situation, avec un bénéfice visible dès cette semaine Recommandations personnalisées : à chaque profil correspond une feuille de route simple et réaliste Pour aller plus loin En parallèle, je mène une étude de marché. Votre association aimerait-elle apprendre à concevoir ce type de quiz en autonomie, pour animer vos équipes ou évaluer vos projets ? Si vous souhaitez donner votre avis, c’est ici : Je participe à l’étude de marché Dans le conte, c’est la maison de briques qui protège les trois frères. Dans la vie associative, ce sont vos fondations qui protègent vos projets et vos bénévoles. Trois minutes suffisent pour savoir où vous en êtes et choisir une première action utile. A vous de jouer ! Diffusion utile Si ce quiz vous a aidé, transmettez-le à des associations partenaires ou amies pour leur faire gagner du temps : https://isavouszed.fillout.com/t/67L9fEqPBzus Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Le bilan de rentrée : comment repartir sur de bonnes bases

Groupe de personnes travaillant autour d'une table sur des post-it et des documents. Image générée par IA

Entre dossiers de subvention à finaliser, assemblées générales à préparer et reprise des activités, la rentrée associative peut vite donner le vertige. Pourtant, c’est aussi le moment idéal pour se poser et faire le point afin d’éviter de courir toute l’année après le temps. Un bilan de rentrée bien mené n’est pas une corvée administrative : c’est un outil stratégique et collectif. Il permet d’identifier vos forces, de repérer vos marges de manœuvre et de redonner de la clarté à votre équipe. L’objectif : s’assurer que les bases sont solides pour bien aborder le reste de l’année. Sommaire 1. Organisation du bilan de rentrée Un bilan efficace ne se fait pas en solitaire. Rassemblez autour de la table : vos forces vives : bénévoles actives et actifs, les piliers de l’association, vos salarié·es, si vous en avez, et votre gouvernance : les membres du conseil d’administration qui apportent une vision transversale. Pour éviter les réunions à rallonge, segmentez le travail par thématiques ciblées (voir ci-dessous). Prévoyez 1h à 1h30 par sujet selon la taille de l’association. Chaque atelier doit aboutir à des « livrables » concrets : une synthèse des forces et axes d’amélioration, un plan d’action priorisé et si besoin une mise à jour des outils ou documents stratégiques. 2. Thématiques à aborder (ateliers séparés) Chaque thématique devient un atelier collaboratif, où l’on prend du recul ensemble. Voici quelques exemples : Thématique Objectif Exemples de questions / points à aborder Temps estimé Gouvernance Vérifier l’efficacité du pilotage et de la stratégie Fonctionnement des conseils, répartition des rôles, communication interne 1h Activités Identifier ce qui fonctionne et ce qui doit évoluer Impact des actions, satisfaction des bénéficiaires, priorités pour le trimestre 1h Finances Assurer la maîtrise budgétaire et la conformité Respect du budget, dépenses non prévues, abonnements inutilisés, vérification du nouveau plan comptable associatif 45 min Communication Évaluer la visibilité et l’engagement Newsletter, réseaux sociaux, site internet, événements, partenariats 45 min Outils & process Vérifier que les outils sont adaptés au fonctionnement CRM, gestion des bénévoles, stockage des documents, automatisations simples 45 min Ces temps courts évitent de transformer le bilan en “grand-messe” et facilitent la participation active de chacun•e. Mon conseil : même si la partie outils et process vous paraît accessoire, ne faites pas l’impasse ! En particulier, demandez-vous si vous êtes en conformité avec la RGPD (réglementation générale de protection des données). Cela peut être l’occasion de mettre à jour votre registre de traitement des données… 3. Méthode d’animation Un bon bilan repose sur une animation claire et participative. Pour éviter les digressions et les débordements, désignez d’entrée de jeu qui animera les débats, qui aura en charge de prendre les notes et qui sera « maître du temps » Voici quelques bonnes pratiques : Présenter les objectifs de chaque atelier pour éviter de se disperser. Distribuer une check-list prête à cocher afin de guider la discussion. Favoriser l’échange plutôt que la simple remontée d’informations : l’idée est de construire ensemble. Noter les décisions au fil de l’eau et prioriser dès la fin de l’atelier pour ne pas reporter sans cesse. Mon conseil : utilisez un outil de prises de notes automatique pour vous aider à faire la synthèse. Cela ne dispense pas de prendre des notes mais cela aide grandement à ne pas passer à côté de certains points. 4. Check-list récapitulative (exemple) Cette liste est un support de discussion et non une série de tâches obligatoires. Elle permet d’impliquer toute l’équipe et de ne rien oublier. Chaque point peut être complété avec vos propres remarques et priorités. Gouvernance : rôles et responsabilités clairs, CA informé et actif Activités : bilan qualitatif et quantitatif des actions, priorités définies Finances : dépenses récurrentes auditées, doublons identifiés, marges de manœuvre évaluées, conformité au nouveau plan comptable Communication : messages alignés avec les valeurs de l’association, supports et canaux efficaces Outils : pertinence des outils, simplification ou formation nécessaire 5. Livrables attendus À la fin du bilan, vous repartez avec : une synthèse des forces et axes d’amélioration, un plan d’action clair pour le trimestre ou le semestre, avec responsables et échéances et des documents stratégiques actualisés : procès-verbaux, plan budgétaire, calendrier d’activités, etc.. Ces livrables deviennent votre plan d’action pour les mois à venir et facilitent aussi vos relations avec vos partenaires (financeurs, partenaires opérationnels, bénévoles, etc.). En résumé Faire le bilan de rentrée, ce n’est pas perdre du temps, c’est l’utiliser judicieusement pour mieux en gagner. C’est donner à vos bénévoles et salarié•es l’occasion de s’exprimer. De consolider vos objectifs et clarifier vos priorités. En un mot : poser les fondations pour une année associative sereine et efficace. L’intérêt est d’avoir un plan d’action actionnable avec des tâches à réaliser, des échéances et des personnes responsables pour piloter en mode projet. 🎁 Bonus Téléchargez la check list du bilan de rentrée et le modèle de fiche de plan d’action pour vos ateliers. FAQ Doit-on formaliser ce bilan ? Oui, même en 1 page par atelier thématique. Cela permet de suivre vos décisions et de garder une trace. Que faire des projets qui n’avancent pas ? Vous demander en premier lieu quelle en est la raison. Problème de pilotage ? Manque de temps ? Manque de moyens ? Puis à vous de voir : soit vous relancez avec un plan clair, soit vous arrêtez pour ne plus disperser vos forces. Et si nous manquons de temps ? Pas toujours simple de tout caser à la rentrée. Choisissez un seul domaine prioritaire et fixez un calendrier réaliste pour les autres… sans les repousser de semaine en semaine. Si vous avez besoin d’aide pour penser votre organisation, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! 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La rentrée budgétaire des associations : comment reprendre la main sur vos dépenses (et votre sérénité)

Quatre personnes travaillent le budget de rentrée.

Septembre est là et avec lui la traditionnelle remise à plat des finances associatives. Factures qui s’accumulent, abonnements oubliés, dépenses sous-estimées : la rentrée peut vite devenir une période de stress budgétaire. Pourtant, avec un peu de méthode, elle peut aussi devenir un tremplin pour regagner de la visibilité et économiser des ressources précieuses. Aujourd’hui, je vous propose un tour d’horizon des leviers concrets pour reprendre la main. Vous pourrez en profiter pour faire le point avec un test en 9 questions que vous trouverez un peu plus bas. Sommaire La rentrée, le moment idéal pour passer vos dépenses au crible Dépenses invisibles, coûts silencieux : les bons réflexes à adopter Testez-vous : votre association surveille-t-elle vraiment ses dépenses ? Et après ? Définir votre plan d’action En résumé 1. La rentrée, le moment idéal pour passer vos dépenses au crible Après l’été, la plupart des associations reprennent leurs activités avec un budget fragilisé par les dépenses courantes et parfois mal anticipées. Avant de vous lancer dans de nouveaux projets, prenez le temps de : Lister tous vos abonnements numériques et vos contrats fournisseurs Vérifier la cohérence entre vos dépenses et vos besoins prioritaires Renégocier ce qui peut l’être ✨ Petite anecdote : Je suis récemment revenue dans une association que j’avais accompagnée dans sa digitalisation. À l’époque, j’avais recommandé de passer les abonnements en règlement annuel. Le comptable avait “oublié” de cocher la case… Résultat : 1 300 € de perdus chaque année. En un clic, l’association a corrigé l’erreur et retrouvé une précieuse marge de manœuvre. 2. Dépenses invisibles, coûts silencieux : les bons réflexes à adopter Certaines charges s’installent discrètement et finissent par peser lourd : Des outils payés “au cas où” et jamais utilisés Des tarifs publics alors que des offres associatives existent L’absence de mise en concurrence des prestataires Pour éviter ces écueils : ✅ Auditez vos dépenses récurrentes tous les trimestres ✅ Faites la chasse aux doublons ✅ Identifiez des alternatives gratuites ou solidaires 3. Testez-vous : votre association surveille-t-elle vraiment ses dépenses ? Voici un quiz rapide en 9 questions pour évaluer vos pratiques budgétaires. Prenez 3 minutes pour vérifier si votre organisation maîtrise ses coûts… ou si elle laisse filer des euros par la fenêtre ! Le score du test vous donnera directement des pistes d’optimisation… 👉 Cliquez sur le bouton ci-dessous pour lancer le test : 4. Et après ? Définir votre plan d’action Une fois votre diagnostic réalisé, listez les priorités : Optimiser vos abonnements Réfléchir à un calendrier budgétaire Mettre en place des alertes et des rappels pour anticiper C’est cette organisation qui fera la différence entre une rentrée sous pression et une rentrée sereine. En résumé : reprendre le contrôle sans culpabiliser Faire le point sur ses finances n’est pas une punition. C’est une opportunité de remettre vos moyens au service de votre mission et de votre vision. Dites-vous que chaque euro économisé en fonctionnement est un euro attribué à vos actions et à vos bénéficiaires. Envie d’aller plus loin ? Je propose un accompagnement individuel et des ressources pratiques pour simplifier votre gestion associative. Faites le test : toutes les infos y sont ! FAQ Est-ce qu’un audit budgétaire prend beaucoup de temps ? Pas forcément : 2 ou 3 heures suffisent pour identifier les postes principaux et commencer la chasse aux économies. Que faire si je découvre des abonnements inutiles ? Regardez ce qui est prévu dans les conditions générales et/ou les conditions particulières de votre contrat. Les modalités de résiliation y sont détaillées : formalités, préavis, remboursement partiel… Puis-je mutualiser mes achats avec d’autres associations ? Cela fait sens si plusieurs associations partagent un même local : il est logique de mutualiser la fibre, l’entretien, la reprographie, les fournitures… Attention toutefois à bien encadrer cette mutualisation. Certaines contraintes ne valent pas la peine de faire des économies de bout de chandelle.   Si vous avez besoin d’aide pour optimiser votre fonctionnement, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte