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2025 en 7 articles

Sur un écran, le top 7 des articles du blog 2025. Image générée par IA

Plutôt qu’un simple “top 5” des articles les plus lus, j’ai eu envie de regarder 2025 sous un autre angle : quelles sont les questions récurrentes que les associations m’ont posées cette année et comment j’y ai répondu à travers mes contenus ? En relisant les articles publiés en 2025, trois grands fils rouges se dessinent : poser un cadre clair pour faire tenir l’association dans la durée, piloter et sécuriser l’avenir sans se perdre dans les chiffres, apprivoiser les outils et supports qui aident vraiment le quotidien. Voici 7 articles qui illustrent ces fils rouges et montrent, chacun à leur manière, comment je peux accompagner votre association. Sommaire 1. Poser le cadre : règles du jeu, valeurs et bénévoles En 2025, beaucoup d’associations m’ont parlé de cadre : statuts, règlement intérieur, chartes… mais aussi qualité de la relation avec les bénévoles. Derrière ces mots, il y a toujours la même préoccupation : Comment rester fidèle à notre projet tout en évitant les tensions qui épuisent tout le monde ? Le règlement intérieur pour les associations : tout ce qu’il faut savoir Cet article part d’une question très fréquente : Est‑ce qu’on a vraiment besoin d’un règlement intérieur ou est‑ce que les statuts suffisent ? Je montre comment le règlement intérieur peut : traduire les grandes lignes des statuts en règles de fonctionnement concrètes, préciser le rôle des instances, des membres, des bénévoles, servir de référence quand une situation se complique. C’est typiquement un chantier sur lequel je peux vous accompagner : relire vos pratiques, voir ce qui manque et vous aider à écrire un règlement utile, pas un texte qui dormira dans un tiroir. La charte éthique : pourquoi et comment en créer une dans votre association La charte éthique sert à : rendre visibles les valeurs qui guident vos décisions, cadrer des sujets sensibles : relations avec les publics, partenariats, communication, protéger l’association en cas de crise ou de tension. Je rappelle aussi qu’une charte copiée‑collée ne fonctionne pas : elle doit être co‑construite, discutée, appropriée. C’est un travail que j’aime particulièrement faire avec les équipes : animer les échanges, clarifier les points de vigilance, aider à trouver les bons mots. Fidéliser vos bénévoles grâce à une meilleure reconnaissance Le bénévolat a été un autre fil rouge de l’année. Beaucoup d’associations m’ont dit : “On a du mal à garder nos bénévoles dans la durée”. Dans cet article, je montre que la fidélisation ne repose pas que sur “trouver plus de monde” mais aussi sur : reconnaître le travail déjà fait, clarifier les attentes, proposer des formes de gratitude adaptées à la réalité de chacun·e. C’est souvent à ce niveau‑là que nous travaillons ensemble : regarder comment vos bénévoles vivent l’association et construire des pratiques de reconnaissance qui leur donnent envie de rester. 2. Piloter et sécuriser : audit, budget et campagnes de dons Autre grande série de questions en 2025 : Comment garder la maîtrise de notre association quand les obligations augmentent et que les financements se tendent ? Entre les inquiétudes budgétaires, la multiplication des projets et la pression des dossiers, beaucoup de structures ont exprimé le besoin de voir clair. Pourquoi faire auditer votre association est une excellente idée Cet article explique en quoi un audit ne se limite pas à “regarder la compta”. Il s’agit d’un regard global sur : votre gouvernance, votre organisation interne, vos outils, vos finances, vos priorités stratégiques. L’objectif n’est pas de donner des bons ou des mauvais points mais de : identifier vos points forts, repérer les fragilités, et prioriser les chantiers. C’est l’un des formats d’accompagnement que je propose : un diagnostic partagé, suivi d’un plan d’action réaliste, adapté à votre taille et à vos ressources. Tableau de bord et financements : comment piloter son budget associatif La question du budget revient chaque année, mais en 2025, elle a souvent été formulée ainsi : On a un budget prévisionnel, mais on n’a pas vraiment d’outil pour suivre et ajuster. Dans cet article, je relie : le tableau de bord, le suivi des financements, et les décisions prises en bureau ou en CA. Il montre comment un outil simple peut aider à : suivre l’état des recettes et des dépenses, vérifier l’évolution des dossiers de subventions, anticiper les tensions de trésorerie. Là aussi, je peux intervenir pour vous aider à définir vos indicateurs, choisir un outil adapté (tableur ou Notion), et l’ancrer dans vos rituels de décision. Structurer une campagne de dons efficace : les 5 chantiers à lancer en octobre La campagne de dons de fin d’année est un moment clé pour beaucoup d’associations. Mais sans préparation, elle peut se transformer en source de stress plus qu’en levier. Dans cet article, je propose 5 chantiers pour : clarifier vos objectifs, travailler votre récit, préparer vos supports, organiser votre diffusion, et penser à l’après‑campagne. C’est un bon exemple de la manière dont j’aborde les sujets “financements” : en mêlant stratégie, communication et organisation, sans usine à gaz. 3. Outils et supports : apprivoiser le numérique sans s’y perdre Enfin, 2025 a confirmé quelque chose que je vois depuis longtemps : on vient souvent me voir “pour un outil” mais la question de fond est presque toujours ailleurs. Derrière “on a besoin d’un tableau de bord” ou “on cherche un nouvel outil”, il y a souvent : un besoin de clarifier ce qu’on veut suivre, de décider qui fait quoi, de mieux partager l’information. Pourquoi et comment mettre en place un tableau de bord / Tableau de bord associatif : éviter les erreurs Ces deux articles se complètent : le premier explique pourquoi un tableau de bord peut changer vos décisions au quotidien, le second pointe les erreurs classiques : trop d’indicateurs, pas assez de mises à jour, outil trop complexe. Ils montrent que l’enjeu n’est pas de trouver “le bon modèle magique” mais de construire : quelques indicateurs utiles pour vous, un format lisible, et surtout un rituel pour le consulter. C’est exactement là que j’interviens souvent : transformer un tableau … Lire la suite

Construire un budget par projet et ventiler les frais de fonctionnement

Construction de budgets ventilés. Image générée par IA

Dans un précédent article, nous avons posé les bases du budget associatif global : un document qui rassemble l’ensemble des charges et des produits de l’association, sur une année donnée. Pour beaucoup de petites et moyennes structures, ce budget général suffit pendant un temps. Mais dès que les projets se multiplient, que les financeurs se diversifient ou que plusieurs partenaires demandent des comptes séparés, il montre vite ses limites. C’est là qu’entre en jeu le budget par projet. L’objectif n’est pas de rendre vos tableaux plus compliqués. Il s’agit au contraire de voir plus clair, projet par projet, tout en gardant une vision d’ensemble. Sommaire 1. Pourquoi passer au budget par projet quand le budget général ne suffit plus Le budget général reste le socle de toute association : il regroupe vos charges fixes : loyer, outils, assurances, salaires, frais bancaires, et vos produits récurrents : cotisations, subventions de fonctionnement, financements réguliers. Tant que vous avez une seule grande action – ou quelques activités très similaires – ce niveau de lecture peut suffire. Mais la situation change dès que : vous portez plusieurs projets distincts, financés par des partenaires différents, certaines subventions sont affectées à une action précise, on vous demande des bilans séparés par projet (rapport narratif + budget exécuté), ou que vos équipes ne travaillent pas toutes sur les mêmes missions. Dans ces cas‑là, un budget par projet devient un véritable outil de pilotage. Il permet de : suivre plus finement les dépenses engagées pour chaque action, rendre compte plus facilement à chaque financeur, éviter de mélanger les lignes budgétaires, mieux visualiser l’équilibre de chaque activité (projet déficitaire, équilibré ou excédentaire). L’idée n’est pas d’abandonner le budget général, mais de lui ajouter un niveau de détail pour les projets qui le nécessitent. 2. Relier chaque projet au budget général sans se perdre Multiplier les budgets par projet n’a d’intérêt que si tout reste relié à une vision d’ensemble unique. Concrètement, vous pouvez imaginer votre modèle de tableur de cette manière : un budget général de l’association, un onglet par projet (ou un fichier par action, selon votre organisation). Dans chaque budget de projet, vous faites apparaître : les dépenses directes du projet : achats spécifiques, prestations, intervenant·es, déplacements, communication dédiée, etc., les recettes liées au projet : subvention dédiée, mécénat fléché, participation du public, etc.. Reste ensuite la question des frais communs : salaires, loyer, outils numériques, assurance, communication générale, etc. Ce sont ces charges de fonctionnement qui ont besoin d’être ventilées entre plusieurs projets. Le but est de parvenir à une organisation où : chaque projet a son propre budget, lisible et compréhensible pour les financeurs, le budget général regroupe l’ensemble, pour vérifier que l’équilibre global de l’association est respecté. Vous ne créez pas dix budgets qui vivent chacun leur vie. Vous installez un dialogue clair entre les projets et le budget général. 3. Ventiler les frais de fonctionnement : choisir une clé simple et assumée C’est souvent la partie qui fait peur : comment répartir les charges de structure entre plusieurs projets sans y passer des heures ni entrer dans des calculs au centime près ? La solution consiste à définir une clé de répartition : une règle simple, compréhensible par toutes et tous, appliquée de la même manière à l’ensemble des projets. Un exemple concret issu du terrain Dans l’association où je travaillais, nous avions : un budget de fonctionnement global avec toutes les charges fixes (salaires, loyer, outils, communication) et toutes les dépenses liées aux activités et actions de l’association et trois budgets spécifiques : les animations (ateliers de mieux‑être), les actions de lutte contre les violences faites aux femmes ayant des besoins spécifiques, l’événementiel (journée de rencontre thématique). Pour répartir les frais communs, nous avons choisi une règle très simple : le pourcentage de temps estimé que chaque salariée consacrait à chaque projet. Par exemple, pour une personne salariée : 50 % du temps sur les animations, 30 % sur les actions de lutte contre les violences, 20 % sur l’événementiel. Ces pourcentages servaient ensuite à répartir les autres charges communes : loyer, abonnements numériques, communication globale, etc. Le résultat n’était pas “parfait” au sens mathématique, mais il était : cohérent avec la réalité du travail, stable d’une année sur l’autre, et défendable auprès des financeurs. D’autres clés possibles selon votre réalité Toutes les associations n’ont pas des salarié·es et un suivi du temps aussi précis. Vous pouvez donc choisir d’autres repères, par exemple : Le temps passé Quand vous avez des personnes référentes par projet (salarié·es ou bénévoles), même avec des estimations. Le nombre de bénéficiaires Pertinent si chaque projet touche des publics très différents et si vos actions sont assez homogènes en intensité. La durée ou l’intensité d’activité Utile pour répartir une partie des frais entre des événements ponctuels et des actions de long cours. Le montant des dépenses directes Pratique pour des structures entièrement bénévoles : plus un projet consomme de dépenses directes, plus il supporte une part des charges communes. L’essentiel est de : documenter votre choix (dans un encadré, une notice ou un onglet “méthode”), appliquer la même règle à tous les projets concernés, réviser la clé une fois par an si la réalité de l’association évolue. Le but n’est pas de viser la précision absolue, mais de montrer que la répartition des moyens n’est ni arbitraire, ni opaque. Et surtout qu’elle a été pensée ! 4. Ne pas oublier les apports en nature… sans en faire un casse‑tête Certains projets bénéficient de ressources qui ne passent pas par la trésorerie, mais qui sont bien réelles : temps bénévole, mise à disposition de salles, prêt de matériel, prestations offertes, etc. Ce sont des apports en nature. Ils représentent un effort important, souvent invisible, de la part des bénévoles, des partenaires ou des collectivités. Au stade du budget, il peut être utile de les recenser, sans forcément tout valoriser en euros tout de suite : pour montrer le poids global du projet, pour sensibiliser vos partenaires au fait que le … Lire la suite

Et si on arrêtait de nouer des partenariats pour construire de vrais écosystèmes ?

Une réunion de bénévoles autour de l'écosystème associatif. Image générée par IA

Depuis longtemps, les associations fonctionnent avec un réflexe simple : identifier un besoin, chercher un partenaire, déposer un dossier, puis recommencer l’année suivante. Ce modèle a été efficace mais il atteint aujourd’hui ses limites. Les coûts augmentent, les financements se tendent, les équipes n’ont plus le temps de gérer tout l’administratif. Et beaucoup d’associations repartent de zéro chaque année sans vraiment comprendre pourquoi. Ce n’est pas un manque d’organisation. Ce n’est pas un défaut de compétences. C’est une conséquence directe d’un système centré sur le court terme. Et si la question n’était pas « quel nouveau partenaire ajouter” mais plutôt “comment stabiliser nos relations pour construire un écosystème vivant” ? Sommaire Clarifier ce qu’on appelle vraiment un partenaire Le mot “partenaire” est utilisé partout mais il recouvre des réalités très différentes. Pour avancer, on peut distinguer trois grandes catégories. 1. Les partenaires financiers Collectivités, services de l’État, fondations, entreprises via le mécénat. Ce sont des soutiens essentiels mais souvent dépendants d’appels à projets ou d’orientations politiques changeantes. 2. Les partenaires opérationnels Les acteurs terrain qui permettent la mise en œuvre : un collège qui ouvre ses portes, un centre social qui met une salle à disposition, une association pair qui co-organise une action, une bibliothèque qui accueille une permanence. Ces relations sont très précieuses quoique rarement documentées. 3. Les partenaires de visibilité ou d’influence Médias locaux, newsletters associatives, réseaux professionnels, institutions relais, élu·es référent·es… Ils contribuent à la crédibilité et à la présence de l’association sur son territoire. Bon à savoir : partenariat vs sponsoring Un partenariat associatif repose sur une collaboration non marchande.Le sponsoring, lui, est une opération commerciale : l’entreprise achète de la visibilité en échange de son soutien. Il ne s’agit donc pas d’un partenariat au sens utilisé dans cet article. Et si on élargissait un peu le cadre ? Beaucoup d’associations limitent la notion de “partenaire” aux financeurs ou aux institutions. Mais si l’on se demande “de qui dépend réellement notre fonctionnement quotidien ?”, les contours s’élargissent. L’entreprise qui fournit le matériel n’est pas un partenaire au sens juridique. Mais si elle propose des tarifs préférentiels, livre rapidement ou conseille l’association depuis des années, elle fait déjà partie de l’écosystème réel. Ces acteurs influent directement sur la qualité, la fluidité et la continuité de l’action. Pourquoi le modèle “partenariat = projet + subvention” atteint ses limites Ce modèle a longtemps permis de développer des actions mais il repose sur une logique fragile. les relations dépendent souvent d’une seule personne en interne ; les engagements se renégocient chaque année ; la coordination pèse sur des équipes déjà surchargées ; l’historique est perdu si rien n’est documenté ; les actions se multiplient sans renforcer les capacités durables. Résultat : l’association subit au lieu d’anticiper. Ce qu’est un écosystème (et ce que ce n’est pas) Un écosystème n’est pas un réseau parfait ni un montage rigide. C’est un ensemble vivant d’acteurs reliés par des besoins, des pratiques ou des ressources partagées, dans la durée. C’est en perpétuelle construction, évoluant avec la mission de l’association, son territoire et les personnes qui l’animent et en sont les bénéficiaires. Quelques repères simples : des liens entretenus volontairement, même brièvement ; une vision d’ensemble : qui fait quoi, où et quand ; une documentation légère pour ne pas perdre la mémoire ; des relations équilibrées : chacun apporte quelque chose ; des rôles simples à expliciter Ce n’est pas une usine à gaz. C’est une façon de ne pas se laisser balloter par les flots ! Ne pas confondre écosystème et mutualisation La mutualisation consiste à mettre en commun des moyens : locaux, logiciels, achats groupés, postes partagés. C’est utile, parfois économique mais cela peut exister sans véritable coopération. L’écosystème va plus loin.Il regroupe l’ensemble des relations qui soutiennent la mission, qu’il y ait ou non des ressources mutualisées. On peut avoir un écosystème riche sans rien mutualiser et mutualiser sans créer un écosystème. Une image simple : la mutualisation, c’est partager une voiture ; l’écosystème, c’est comprendre pourquoi on se déplace, avec qui, vers où, et comment on coordonne les trajets dans le temps. Une question clé On me demande souvent : “faut-il décider de construire un écosystème ?”. La réponse est non. On ne met pas en place un écosystème, on en dessine les contours. Il existe déjà, même de manière informelle. La démarche consiste à documenter l’existant. Tu ne crées pas un écosystème, tu le rends visible et tu le rends lisible. Ce que change un écosystème pour une association Passer d’une logique de partenariats ponctuels à une dynamique d’écosystème modifie des aspects essentiels. Plus de continuité dans les relations On sait qui solliciter, pour quoi et à quel moment, même si les personnes changent. Moins de pertes d’informations Les relations ne disparaissent plus lorsque les équipes tournent. Plus d’opportunités naturelles Les acteurs se renvoient la balle : relais, invitations, idées, mutualisations. Plus de crédibilité Une association intégrée dans son environnement inspire confiance. Des économies invisibles mais réelles Moins de sollicitations “à froid”, moins de doublons, moins d’énergie perdue en coordination. Par où commencer sans alourdir la charge ? Trois actions simples suffisent. Identifier les dix acteurs les plus récurrents de l’année : fournisseurs, financeurs, relais, lieux ressources, personnes indispensables sur le terrain. Prévoir un point annuel court avec chacun pour ajuster la relation. Centraliser les contacts et les échanges dans un outil simple, même un tableur partagé. L’objectif n’est pas d’ajouter du travail mais d’éviter de perdre son temps. Questions fréquentes Comment cartographier un écosystème informel ?On ne cherche pas un schéma parfait. Une simple liste, un tableau partagé ou trois cercles concentriques suffisent. L’enjeu est de voir ce qui existe déjà. Les partenaires doivent-ils se connaître entre eux ?Non. Un écosystème n’est pas un club. L’important est la contribution à la mission, pas la connaissance mutuelle. Quel schéma utiliser pour représenter un écosystème ?Les cercles concentriques, la toile d’araignée et les schémas par rôles sont les formats les plus accessibles. L’objectif est la compréhension collective. Pour résumer Chercher des partenaires … Lire la suite

Préparer un budget prévisionnel pour 2026 : les bases pour démarrer simplement

Trois personnes travaillent à la construction d'un budget associatif. Image générée par IA

En association, la construction du budget prévisionnel peut être perçue comme une épreuve hélas incontournable.  Sauf que ce n’est pas qu’une corvée comptable. C’est l’occasion de poser un cap, d’aligner l’équipe et de convaincre les financeurs que vos actions sont maîtrisées. L’objectif n’est pas de remplir un tableau pour la forme mais d’anticiper vos besoins, de hiérarchiser vos priorités et de montrer, chiffres à l’appui, que vos projets sont solides. Sommaire 1. Cadrer ce que vous voulez vraiment financer La construction du budget n’est pas un exercice solitaire dévolu uniquement à la personne en charge de la trésorerie. C’est un travail de réflexion et d’arbitrage qui doit être fait en interne avec les personnes les plus directement concernées, à commencer par les membres du bureau. Donc, bloquez un créneau dans votre calendrier pour travailler le budget. Avant d’ouvrir un tableur, commencez par définir collectivement ce que vous voulez vraiment financer en 2026. Quels sont les objectifs concrets de l’année à venir ? Quels projets sont prioritaires ? Qu’allez-vous mettre en pause pour ne pas vous disperser ? 💡 Règle d’or : pas plus de dix grandes catégories budgétaires. Il sera toujours temps ensuite, si besoin, de ventiler poste par poste pour plus de lisibilité. Bon à savoir Distinguez bien les charges fixes de fonctionnement et les dépenses directement liées aux projets. Cela vous permettra le cas échéant de construire des budgets par projet. 2. Construire un budget à l’équilibre Les financeurs exigent un budget présenté à l’équilibre, c’est-à-dire que le total des recettes doit être égal au total des dépenses. Ce n’est pas qu’une contrainte : cela vous oblige à vérifier la cohérence de vos projets avec vos moyens réels. Les recettes : subventions, cotisations, dons, ventes, partenariats. Les dépenses : fonctionnement, activités, communication, outils, frais RH. 💡 Bonne pratique : travaillez avec trois hypothèses plutôt qu’un seul chiffre. Un scénario “bas” (pessimiste), un “médian” (le plus probable) et un “haut” (optimiste). Le scénario bas permet tout juste de réaliser l’action. Il ne prévoit pas de marge de manoeuvre. C’est le budget le plus brut. Le scénario médian ajoute un peu de souplesse pour faire face à des aléas raisonnables ou pour améliorer légèrement la qualité. Le scénario haut est celui que l’on présente aux financeurs. Il porte l’ambition complète et inclut des sécurités réalistes, sans gonfler artificiellement les postes. Côté contenus, restez simple et honnête dans vos hypothèses de recettes et de dépenses. Si vous n’avez pas d’historique, soyez prudente ou prudent sur les recettes. Mieux vaut une bonne surprise qu’une mauvaise ! Les scénarii bas et médian vous aideront à vous positionner au cours de l’année et à ajuster si besoin vos dépenses. 3. Chercher des pistes pour équilibrer Si vos dépenses dépassent vos recettes, plusieurs solutions existent avant de réduire vos actions : Envisager un mécénat supplémentaire : entreprises locales, fondations, partenaires habituels. Prévoir une campagne de dons ou de crowdfunding  Développer une activité accessoire liée à vos missions comme d’animer une session de sensibilisation, d’organiser un atelier ou d’éditer les actes de vos journées de réflexion Et si vous disposez de réserves, en affecter une partie au financement de votre fonctionnement. 💡 Le temps où les associations ne s’appuyaient que sur les financeurs publics est dépassé. Diversifiez vos sources de financement et mettez en avant leur complémentarité. 4. Créer votre trame de budget (modèle tableur) Plutôt que de remplir chaque fois un modèle différent selon les financeurs, gagnez du temps en créant votre propre trame sur tableur (Google Sheets, Excel ou LibreOffice) dès maintenant, conforme au plan comptable associatif. Ce modèle vous servira d’année en année et simplifiera ensuite toutes vos demandes de subvention. 💡 Commencez par reprendre la structure officielle : charges d’un côté et produits de l’autre, avec les numéros de comptes correspondants. Exemples de rubriques principales à intégrer : Charges (classe 6) : 60 – Achats 61 – Services extérieurs (loyer, communication, etc.) 62 – Autres services extérieurs (assurances, honoraires) 64 – Charges de personnel 65 – Autres charges de gestion courante Produits (classe 7) : 70 – Ventes et prestations de services 74 – Subventions d’exploitation 75 – Dons, cotisations, mécénat Avant de tout saisir, tracez les grandes lignes de dépenses sur un brouillon pour être sûr·e de ne rien oublier : activités, communication, outils, fonctionnement, etc. Puis remplissez votre tableau prévisionnel à partir de ces postes. Et n’oubliez pas : en pied de compte de résultats, il est possible d’intégrer les apports en nature (mise à disposition, bénévolat valorisé, prestations offertes…). Je reviendrai sur ce point en détail dans un prochain article consacré à la valorisation des contributions non financières. Résultat : un modèle propre à votre association, conforme et évolutif, que vous pourrez actualiser chaque année sans tout recommencer. La bonne pratique ? Inspirez-vous du modèle CERFA pour créer le vôtre. Toutes les rubriques y seront. Deux modèles existent : le budget général de fonctionnement et le budget par projet. En résumé Préparer un budget prévisionnel, c’est surtout : savoir où vous allez, équilibrer vos moyens et vos ambitions, impliquer vos membres dans les décisions, et utiliser un modèle conforme dès le départ pour ne pas perdre de temps au moment des demandes de financement. Si vous avez besoin d’aide pour construire votre recherche de fonds, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Structurer sa campagne de dons de fin d’année dès octobre

Deux personnes glissent des billets de banque dans une cagnotte. Image générée par IA

En 2025, la fragilité financière des associations françaises est plus visible que jamais : subventions publiques en baisse, appels à projets non pérennes, trésoreries à flux tendu. Dans ce contexte, diversifier ses ressources n’est plus un luxe mais une nécessité. Sommaire Les études récentes du Mouvement associatif et de la Fondation des Femmes confirment ce que beaucoup vivent déjà sur le terrain : les financements publics se réduisent et les associations doivent composer avec une trésorerie de plus en plus fragile. 31 % des associations employeuses disposent de moins de trois mois de trésorerie. Plus de 70 % déclarent ne pas avoir de fonds propres solides. Certaines associations féministes ont déjà perdu en moyenne 15 % de subventions publiques en un an. Résultat : nombre d’actions sont réduites ou annulées, des postes ne sont pas renouvelés et l’incertitude budgétaire pèse sur les équipes. Dans ce contexte, les campagnes de dons ne sont pas seulement un “supplément” mais un levier stratégique pour diversifier les financements, renforcer l’indépendance et créer un lien direct avec les citoyen•nes. Même pour les petites associations, elles peuvent représenter un apport ponctuel mais décisif. Octobre est le bon moment pour s’y mettre. Voici un guide pas à pas pour structurer une campagne efficace et réaliste de fin d’année. 1. Pourquoi lancer une campagne de dons ? Clarifier l’objectif de votre collecte est la première étape. Souhaitez-vous : Financer le fonctionnement courant : par exemple maintenir une permanence d’écoute Pérenniser un projet : “Notre atelier artistique accueille chaque semaine X personnes ; vos dons financent les fournitures.” Initier une nouvelle action avec des objectifs concrets et mesurables. Pourquoi c’est essentiel ? Parce que ce choix va déterminer vos messages selon vos publics cibles et vos priorités. 2. Quelle charge de travail prévoir ? Une campagne bien menée est accessible même à une petite équipe. Préparez-vous à y consacrer 20 à 30 heures sur 3 mois : Octobre (préparation) : définir les objectifs, 2–3 réunions de 1h30 + 4–6 h de travail individuel. Novembre (structuration) : 1 réunion par semaine + 2–3 h de finalisation par rôle. Décembre (campagne) : environ 1h de pilotage/sem. + suivi léger (surtout après Noël). Janvier (bilan) : 1 réunion de 2 h + 2 h de préparation du compte-rendu 3. Comment s’organiser en équipe ? Évitez l’éparpillement des mails en créant un espace collaboratif partagé (Notion, Google Drive, Framapad…) qui centralise : le calendrier, les rôles, les contenus validés, les visuels prêts à l’emploi, le suivi des dons. Clarifier les rôles Même si une même personne cumule plusieurs responsabilités, les nommer évite les zones d’ombre : Responsable numérique : formulaire de don, reçus fiscaux, automatisation des remerciements. Responsable éditorial : mails, posts, page de don. Responsable visuel : création ou adaptation des visuels. Responsable suivi/finance : suivi quotidien des dons, bilans chiffrés, conformité comptable. Pilote : coordination générale et arbitrages. Pourquoi c’est essentiel ? Parce que cela évitera les inévitables « Je pensais que c’était Valérie qui s’en occupait ! » ou « Mais personne ne m’a dit que c’était à moi de le faire » 4. Quel calendrier suivre ? Le tremplin Giving Tuesday Le Giving Tuesday ou journée mondiale de la philanthropie se tiendra le 2 décembre 2025.  Pour votre association, c’est : l’occasion de tester une campagne grand public, de profiter de la notoriété collective de cette journée, et de préparer le terrain pour votre campagne maison de fin d’année. Utiliser le kit visuel officiel Bonne nouvelle : Giving Tuesday France fournit un kit de communication clé en main (visuels, modèles de posts, affiches, flyers). Si vous n’avez pas de graphiste en interne : utilisez les visuels tels quels en ajoutant votre logo et vos coordonnées. Si vous avez un peu de ressources : adaptez les couleurs et le ton pour garder votre identité. Bon à savoir Le kit est gratuit, pensé pour faciliter la participation des petites associations. Trois bonnes raisons de participer au Giving Tuesday Pour élargir votre audience et capter l’attention sur des canaux où vos donatrices et donateurs ne sont pas habituellement Pour mobiliser sur un projet précis avec des résultats concrets (X € reçus permettent d’acheter 10 kits d’hygiène)  Pour donner de l’élan à votre campagne de fin d’année en partageant la réussite de votre Giving Tuesday dans vos premiers messages. Exemple : « Votre générosité lors de cette journée a permis de récolter X € que nous allons transformer en X kits d’hygiène pour les femmes sans abri. Pour ne pas en rester là, poursuivons ensemble en décembre : votre don maintenant nous aide à financer [objectif de la campagne] sur la durée.” Les deux vagues de collecte en décembre Vague 1 : début à mi-décembre mail de lancement, mail avec preuve d’impact, quelques posts pédagogiques. Vague 2 : après Noël (25–31 décembre) relances courtes et ciblées, rappel de l’échéance fiscale, message d’urgence le 30 ou 31 décembre. 5. Quels messages valoriser ? L’avantage fiscal est un déclencheur puissant : Particuliers : 66 % de réduction d’impôt pour les dons aux associations d’intérêt général. La réduction s’applique dans la limite de 20 % du revenu imposable (article 200 du Code Général des Impôts). La réduction est de 75 % jusqu’à 1 000 € pour pour les dons faits à des organisme d’aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violence Entreprises : 60 % de réduction d’impôt. (article 238 bis du Code Général des Impôts) Exemple : “Un don de 100 € ne vous coûte que 34 € après déduction fiscale.” Associez cet argument à : une preuve d’impact : témoignage, chiffre clé, un message positif sur la mission, un rappel clair des échéances. 6. En résumé Réussir une campagne de dons, ce n’est pas multiplier les appels à la dernière minute. C’est une démarche structurée, adaptée à vos moyens : réfléchir en octobre, préparer en novembre, déployer en décembre, apprendre en janvier. Avec 20–30 heures d’investissement, vos actions deviennent un levier puissant pour financer votre mission et mobiliser votre communauté. 🎁 Bonus téléchargeable Pour aller plus loin, téléchargez … Lire la suite

Testez la solidité de votre association

Un bureau vu de haut avec des documents en cours de traitement. Image générée par IA

Vous souvenez-vous du conte des trois petits cochons ? Une maison en paille, une maison en bois, une maison en briques… et une leçon simple : seules des fondations solides permettent de résister aux coups de vent. Les associations ne font pas exception. Gouvernance, finances, organisation, outils : si les bases ne sont pas suffisamment stables, le moindre imprévu peut fragiliser tout l’ensemble. C’est pour cela que j’ai conçu un quiz rapide et ludique : en trois minutes, vous évaluez la robustesse de votre association et identifiez une ou deux actions concrètes pour gagner du temps dès ce mois-ci. Sommaire 1. Pourquoi tester la solidité de votre association ? Dans beaucoup d’associations, on ajoute des outils, des procédures ou des projets… alors que les fondations ne sont pas encore sécurisées. Les conséquences ? perte de temps et doublons administratifs, difficultés financières récurrentes, démobilisation des bénévoles et turn-over, frustration pour l’équipe, qui a l’impression de toujours courir sans avancer. À l’inverse, quand les fondations sont claires et partagées, tout devient plus simple : on gagne du temps, on réduit les erreurs et on retrouve du souffle pour développer de nouveaux projets. On peut se projeter à 3 ou 5 ans avec sérénité. Le premier pas, c’est d’avoir une photographie claire de votre situation. 2. Présentation du quiz “les 3 petits cochons” Durée : 7 questions, à répondre en 1 à 3 minutes. Format : pratique et concret Résultat : en répondant à ces questions très courtes, vous découvrirez à quel profil ressemble votre association : 🟡 Profil « paille » – consolider les bases Comme une maison en paille, votre association peut vaciller au premier imprévu. Les bases sont fragiles : il est temps de sécuriser vos règles de gouvernance et vos processus administratifs. Premier pas concret : écrivez noir sur blanc une règle simple (par exemple, qui valide les dépenses). Dès demain, vous éviterez une discussion répétitive. 🟠 Profil « bois » – clarifier et donner du rythme Votre structure tient mais manque de souffle. L’essentiel est là mais vous avez besoin de clarifier les rôles et d’instaurer un rythme de pilotage régulier. Premier pas concret : fixez une courte rencontre mensuelle avec votre équipe. En 30 minutes, vous aurez plus de clarté qu’en dix mails croisés. 🔴 Profil « brique » — capitaliser et transmettre Votre maison tient debout face aux tempêtes. Il est temps de consolider vos réussites. Votre structure est solide : vous pouvez capitaliser sur vos réussites et essaimer vos bonnes pratiques. Premier pas concret : transformez une bonne pratique en schéma ou en mini-fiche visuelle. Vous facilitez la transmission aux nouveaux bénévoles et gagnez en cohérence d’équipe. 3. Ce que vous gagnerez à faire ce test Prise de conscience rapide : en trois minutes, vous identifiez vos forces et vos fragilités Un regard neuf sur votre fonctionnement, sans y passer des heures Une action immédiate adaptée à votre situation, avec un bénéfice visible dès cette semaine Recommandations personnalisées : à chaque profil correspond une feuille de route simple et réaliste Pour aller plus loin En parallèle, je mène une étude de marché. Votre association aimerait-elle apprendre à concevoir ce type de quiz en autonomie, pour animer vos équipes ou évaluer vos projets ? Si vous souhaitez donner votre avis, c’est ici : Je participe à l’étude de marché Dans le conte, c’est la maison de briques qui protège les trois frères. Dans la vie associative, ce sont vos fondations qui protègent vos projets et vos bénévoles. Trois minutes suffisent pour savoir où vous en êtes et choisir une première action utile. A vous de jouer ! Diffusion utile Si ce quiz vous a aidé, transmettez-le à des associations partenaires ou amies pour leur faire gagner du temps : https://isavouszed.fillout.com/t/67L9fEqPBzus Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

La rentrée budgétaire des associations : comment reprendre la main sur vos dépenses (et votre sérénité)

Quatre personnes travaillent le budget de rentrée.

Septembre est là et avec lui la traditionnelle remise à plat des finances associatives. Factures qui s’accumulent, abonnements oubliés, dépenses sous-estimées : la rentrée peut vite devenir une période de stress budgétaire. Pourtant, avec un peu de méthode, elle peut aussi devenir un tremplin pour regagner de la visibilité et économiser des ressources précieuses. Aujourd’hui, je vous propose un tour d’horizon des leviers concrets pour reprendre la main. Vous pourrez en profiter pour faire le point avec un test en 9 questions que vous trouverez un peu plus bas. Sommaire La rentrée, le moment idéal pour passer vos dépenses au crible Dépenses invisibles, coûts silencieux : les bons réflexes à adopter Testez-vous : votre association surveille-t-elle vraiment ses dépenses ? Et après ? Définir votre plan d’action En résumé 1. La rentrée, le moment idéal pour passer vos dépenses au crible Après l’été, la plupart des associations reprennent leurs activités avec un budget fragilisé par les dépenses courantes et parfois mal anticipées. Avant de vous lancer dans de nouveaux projets, prenez le temps de : Lister tous vos abonnements numériques et vos contrats fournisseurs Vérifier la cohérence entre vos dépenses et vos besoins prioritaires Renégocier ce qui peut l’être ✨ Petite anecdote : Je suis récemment revenue dans une association que j’avais accompagnée dans sa digitalisation. À l’époque, j’avais recommandé de passer les abonnements en règlement annuel. Le comptable avait “oublié” de cocher la case… Résultat : 1 300 € de perdus chaque année. En un clic, l’association a corrigé l’erreur et retrouvé une précieuse marge de manœuvre. 2. Dépenses invisibles, coûts silencieux : les bons réflexes à adopter Certaines charges s’installent discrètement et finissent par peser lourd : Des outils payés “au cas où” et jamais utilisés Des tarifs publics alors que des offres associatives existent L’absence de mise en concurrence des prestataires Pour éviter ces écueils : ✅ Auditez vos dépenses récurrentes tous les trimestres ✅ Faites la chasse aux doublons ✅ Identifiez des alternatives gratuites ou solidaires 3. Testez-vous : votre association surveille-t-elle vraiment ses dépenses ? Voici un quiz rapide en 9 questions pour évaluer vos pratiques budgétaires. Prenez 3 minutes pour vérifier si votre organisation maîtrise ses coûts… ou si elle laisse filer des euros par la fenêtre ! Le score du test vous donnera directement des pistes d’optimisation… 👉 Cliquez sur le bouton ci-dessous pour lancer le test : 4. Et après ? Définir votre plan d’action Une fois votre diagnostic réalisé, listez les priorités : Optimiser vos abonnements Réfléchir à un calendrier budgétaire Mettre en place des alertes et des rappels pour anticiper C’est cette organisation qui fera la différence entre une rentrée sous pression et une rentrée sereine. En résumé : reprendre le contrôle sans culpabiliser Faire le point sur ses finances n’est pas une punition. C’est une opportunité de remettre vos moyens au service de votre mission et de votre vision. Dites-vous que chaque euro économisé en fonctionnement est un euro attribué à vos actions et à vos bénéficiaires. Envie d’aller plus loin ? Je propose un accompagnement individuel et des ressources pratiques pour simplifier votre gestion associative. Faites le test : toutes les infos y sont ! FAQ Est-ce qu’un audit budgétaire prend beaucoup de temps ? Pas forcément : 2 ou 3 heures suffisent pour identifier les postes principaux et commencer la chasse aux économies. Que faire si je découvre des abonnements inutiles ? Regardez ce qui est prévu dans les conditions générales et/ou les conditions particulières de votre contrat. Les modalités de résiliation y sont détaillées : formalités, préavis, remboursement partiel… Puis-je mutualiser mes achats avec d’autres associations ? Cela fait sens si plusieurs associations partagent un même local : il est logique de mutualiser la fibre, l’entretien, la reprographie, les fournitures… Attention toutefois à bien encadrer cette mutualisation. Certaines contraintes ne valent pas la peine de faire des économies de bout de chandelle.   Si vous avez besoin d’aide pour optimiser votre fonctionnement, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Répondre efficacement à un appel à projet associatif : le guide complet pour réussir sa candidature

Une réunion d'équipe

Septembre arrive à grands pas et avec lui la première vague des appels à projets pour l’année prochaine. Votre association est-elle prête ? Pour de nombreuses associations, répondre à un appel à projet est devenu une étape incontournable pour financer des actions nouvelles ou consolider l’existant. Mais entre les documents à lire, les critères à remplir, les délais à respecter et la concurrence souvent rude, l’exercice peut vite sembler complexe. Et pourtant, avec une bonne méthode et quelques points de vigilance, vous pouvez transformer cette démarche en une véritable opportunité stratégique. Ce guide s’adresse aux associations, petites ou moyennes, qui souhaitent professionnaliser leur réponse aux appels à projets, que ce soit leur première tentative ou qu’elles cherchent à améliorer leur taux de succès. Sommaire Lire la notice : l’étape à ne jamais négliger Vérifier les critères essentiels Comprendre les attentes du financeur Construire des partenariats solides Soigner la rédaction et la clarté Valoriser votre capacité à agir Démontrer l’utilité du projet Présenter un budget réaliste et équilibré Prévoir le suivi et l’évaluation Adopter une démarche participative Appuyer son projet sur des preuves Ne pas construire un projet artificiel À éviter : 3 erreurs fréquentes Ce qu’il faut retenir Bonus : check-list à télécharger 1. Lire la notice : l’étape à ne jamais négliger Chaque appel à projet est accompagné d’un document appelé notice, règlement ou cahier des charges. C’est votre point de départ. Vous y trouverez : les objectifs du financeur, les critères d’éligibilité, les priorités, les modalités pratiques : dates, budget, calendrier… les pièces attendues dans le dossier. Mon conseil : ne commencez jamais à rédiger sans avoir lu la notice en entier. Cela vous évite de travailler pour rien. 2. Vérifier les critères essentiels Âge de l’association : certains appels exigent une ancienneté minimale. Zone géographique : votre projet doit concerner le territoire visé. Public cible : vérifiez qu’il correspond aux priorités du financeur. Montant demandé : restez dans les plafonds fixés. Cofinancement : assurez-vous de pouvoir le mobiliser si nécessaire. Durée : votre équipe est-elle capable de tenir le rythme imposé ? Mon conseil : si votre association ne répond pas à tous les critères exigés quand ceux-ci sont cumulatifs, inutile d’aller plus loin.  3. Comprendre les attentes du financeur Ne vous contentez pas de cocher les cases. Essayez de saisir la logique globale de l’appel : Qu’est-ce que le financeur cherche à résoudre ? À quoi ressemblent les projets financés les années précédentes ? Que valorise-t-il dans les dossiers ? Mon conseil : en cas de doute, contactez directement la structure qui porte l’appel. En général, les modalités de contact sont dans la notice ou dans la publication de l’appel à projet. 4. Construire des partenariats solides Associer d’autres structures à votre projet peut renforcer votre éligibilité, votre crédibilité et votre efficacité sur le terrain. Mais cela suppose : des rôles bien définis pour chaque structure une communication claire et anticipée une organisation partagée : qui suit les indicateurs ? qui rédige le bilan ? Mon conseil : ne construisez pas un partenariat dans l’urgence simplement pour répondre à un appel à projet. 5. Soigner la rédaction et la clarté Des phrases courtes Un vocabulaire simple Une idée par paragraphe Pas de jargon Des titres et des sous-titres pour structurer votre présentation Votre projet doit pouvoir être compris en 5 minutes par quelqu’un qui ne vous connaît pas. Mon conseil : l’exhaustivité n’est pas votre meilleure amie quand vous complétez un dossier d’appel à projet. Ne cherchez pas à donner trop de détails. Pensez à la personne qui lit votre demande et doit faire entrer vos réponses dans un tableau Excel pour comparaison avec les autres demandes reçues… 6. Valoriser votre capacité à agir Montrez que vous êtes à même de porter le projet : Qui le coordonne ? Comment vous vous organisez ? Quels outils utilisez-vous ? Même sans salarié•e, vous pouvez démontrer votre sérieux et votre légitimité. Mon conseil : ne vous contentez pas de dire que l’équipe du projet est pilotée par la présidente. Indiquez qui compose cette équipe et leurs compétences et expertises sur ce sujet. Un organigramme est un bon indicateur visuel de votre capacité opérationnelle. 7. Démontrer l’utilité du projet Appuyez-vous sur des faits : Combien de personnes seront concernées ? Qu’est-ce qui va changer pour elles ? Quelles données ou retours d’expérience le prouvent ? Mon conseil : ne cherchez pas à gonfler les chiffres du nombre de personnes concernées pour « faire bien ». Mieux vaut annoncer une fourchette d’estimation basse comme entre 10 et 15 personnes et à la fin pouvoir dire que 18 personnes ont bénéficié du programme plutôt que l’inverse. Cela participe du sérieux de votre analyse initiale du besoin. 8. Présenter un budget réaliste et équilibré Toutes les dépenses doivent être justifiées Pensez à valoriser les apports bénévoles et/ou les dons en nature Le budget doit être équilibré : pas de déficit prévu Mon conseil : faites bien la distinction entre le budget général annuel de votre association et le budget « projet ». N’oubliez pas d’y inclure une quote part des frais de fonctionnement de votre structure à la rubrique « frais indirects ». 9. Prévoir le suivi et l’évaluation Définissez 2 ou 3 indicateurs clés : nombre de bénéficiaires touchés, taux de satisfaction, nombre d’actions menées… Précisez comment vous allez les mesurer : questionnaire, feuille de présence… Indiquez que, dans l’équipe, une personne est en charge de cette évaluation continue Mon conseil : proposez un suivi simple et efficace sans vous noyer dans un trop grand nombre d’indicateurs. Soyez réalistes pour ne pas ajouter à votre charge de travail. 10. Adopter une démarche participative Associer les bénévoles, les bénéficiaires et/ou les partenaires dès le départ montre que le projet a été pensé de manière globale en prenant en compte les attentes de tout l’écosystème. Cette approche : conforte la pertinence et le bien-fondé du projet améliore la participation et l’adhésion de toutes les parties prenantes inscrit le projet dans une dynamique ancrée dans le territoire Mon conseil … Lire la suite

Comment planifier une campagne de financement associatif en été

Billets d'euros dans un tiroir de caisse enregistreuse

L’été, une période à ne pas négliger Traditionnellement, les associations concentrent leurs campagnes de dons en fin d’année, période réputée pour sa générosité accrue. Cependant, cette stratégie peut conduire à une saturation des sollicitations et à une concurrence accrue entre les organisations. Et si l’été, souvent perçu comme une période creuse, devenait une opportunité pour se démarquer et mobiliser les donatrices et donateurs de manière efficace ? 1. Les idées reçues sur les campagnes estivales « Les gens sont en vacances, ils ne pensent pas à donner » Il est courant de penser que l’été est une période peu propice aux dons en raison des vacances. Pourtant, de nombreuses personnes restent connectées, consultent leurs emails et sont réceptives à des messages bien ciblés. « Les dons se font surtout en décembre » Si décembre reste un mois important pour la collecte de dons, les données récentes montrent une répartition plus équilibrée des dons tout au long de l’année. En 2022, 41 % des dons en valeur ont été réalisés au cours du dernier trimestre, avec le mois de décembre représentant à lui seul 23 % de la collecte annuelle. Cette proportion, bien qu’importante, montre une légère diminution par rapport aux années précédentes, suggérant une évolution vers une distribution plus homogène des dons sur l’année. 2. Pourquoi lancer une campagne de dons en été ? Moins de concurrence L’été est une période où peu d’associations lancent des campagnes, offrant ainsi une visibilité accrue à celles qui osent se démarquer. Disponibilité des donatrices et donateurs Avec un rythme de vie souvent plus calme, les donatrices et donateurs peuvent être plus réceptifs et disposés à s’engager. 3. Comment structurer une campagne estivale efficace ? Définir un objectif clair et réaliste Identifiez un projet concret à financer, avec des objectifs précis et mesurables. Adapter le message Utilisez un ton estival, positif et engageant. Mettez en avant l’impact direct du don et la manière dont il contribue à votre mission. Choisir les bons canaux Privilégiez les canaux digitaux : emails, réseaux sociaux, newsletters. Assurez-vous que votre site est optimisé pour les dons en ligne. Choisir les bonnes dates Fin juin ou mi-juillet selon vos publics. A éviter : le mois d’août où la déconnexion est quasi généralisée en France. Créer un rétroplanning Une campagne d’été se travaille aussi en mode projet avec un agenda, des modèles de message et une identité visuelle adaptés. Proposer des dons récurrents Encouragez les dons mensuels qui permettent une stabilité financière pour l’association et facilitent la planification budgétaire. Automatiser votre campagne Programmez l’envoi de vos messages, que ce soit par mail ou sur les réseaux sociaux et définissez des séquences d’envoi pour la relance. Paramétrez votre plateforme de collecte pour l’envoi automatique des reçus fiscaux. 4. Exemples  Votre association accompagne des enfants du primaire ?  Lancez une campagne en juillet pour financer des kits scolaires avec une communication ciblée sur les réseaux sociaux. Votre association anime des ateliers intergénérationnels toute l’année ? Proposez des dons récurrents avec un suivi personnalisé pour augmenter nombre de donatrices et donateurs réguliers pendant l’été. L’été, une saison à exploiter Lancer une campagne de dons en été est une stratégie audacieuse mais payante. En adaptant votre message et vos canaux de communication, vous pouvez mobiliser efficacement vos donatrices et donateurs et renforcer votre impact. Bon à savoir Les dons réguliers par prélèvement automatique ont connu une croissance de plus de 5 % entre 2021 et 2022. En 2022, les dons réguliers représentaient 41,5 % des montants des dons reçus par les associations et fondations, contre 34,7 % en 2013. Bonus Téléchargez la check list « Planifiez votre campagne de dons en été » Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication et de financement, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Tableau de bord et financements : comment piloter son budget associatif ?

Une femme devant un mur couvert de diagrammes

Un suivi budgétaire rigoureux est essentiel pour assurer la pérennité d’une association. Sans outils de suivi adaptés, les risques de déficit, de mauvaise gestion des subventions ou de trésorerie tendue augmentent considérablement. Cet article propose une méthodologie pour construire un tableau de bord financier efficace, en tenant compte des obligations comptables et en intégrant des outils digitaux facilitant la gestion. 1. Comprendre les obligations légales comptables d’une association Le suivi budgétaire d’une association dépend en grande partie de son cadre réglementaire. En France, les obligations comptables varient en fonction du type et de la taille de l’association : Une association recevant plus de 153 000 € de subventions publiques est soumise à une comptabilité d’engagement et à l’obligation de publier et de faire certifier ses comptes avec un Commissaire aux comptes Une association employeuse doit respecter des règles strictes en matière de comptabilité et de gestion de la paie. Elle est considérée comme une entreprise de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire) Les associations reconnues d’utilité publique ont des obligations renforcées en matière de transparence financière En cas de doute ou d’hésitation sur les obligations comptables légales, il est fortement recommandé de faire appel à un•e expert•e comptable et/ou un•e fiscaliste. Cela permettra de définir le cadre réglementaire dans lequel doit s’inscrire votre association. Pour aller plus loin, je vous conseille de visiter l’article sur la comptabilité associative  L’info en plus : pourquoi un seuil de 153 000 € ? Parce que c’est l’équivalent de 1 000 000 FRF. 2. Définir les indicateurs clés de suivi budgétaire Pour piloter efficacement son budget, une association doit suivre des indicateurs financiers précis. Attention à ne pas démultiplier le nombre d’indicateurs au risque d’avoir un tableau de bord trop complexe. Voici les principaux : Indicateurs de recettes Montant total des cotisations et évolution annuelle Part des subventions dans le budget global Revenus issus d’activités lucratives ou prestations Montant des dons et mécénat reçus Indicateurs de dépenses Répartition des charges fixes (loyer, salaires, assurances, frais bancaires) Part des dépenses allouées aux projets associatifs Suivi des dépenses imprévues Indicateurs de trésorerie Solde de trésorerie et évolution mensuelle Ratio dépenses fixes / recettes récurrentes Subventions à recevoir 3. Mettre en place un tableau de bord financier efficace Structure recommandée Un tableau de bord budgétaire doit être simple et accessible à l’équipe dirigeante et aux bénévoles en charge de la gestion financière. Il peut être structuré en plusieurs sections : Tableau de suivi des recettes et dépenses : comparaison entre le budget prévisionnel et les réalisations mensuelles Indicateurs financiers clés : synthèse des ratios essentiels Alertes financières : seuils critiques de trésorerie et risques budgétaires Le tableau de bord doit être une synthèse permettant d’appréhender la réalité financière de l’association à un instant T.  Mes suggestions : Soyez efficace dans le choix des formats de diagramme : optez pour des modèles qui parlent à tout le monde comme les courbes, les barres (histogramme) ou les camemberts (secteur).  Restez sobre dans la palette de couleurs de vos graphiques.  Ci-dessous un exemple de visualisation des données en format secteur : Outils recommandés pour la comptabilité Les outils dépendront de votre budget, des compétences des personnes en charge de la gestion financière et du volume des écritures sans oublier vos obligations légales. Google Sheets / Excel : idéal pour les petites associations, facile à partager et à mettre à jour. Attention cependant à n’établir que le tableau de bord sur ces tableurs. Une fausse manipulation peut vous faire perdre toute votre comptabilité… Logiciels spécialisés pour les associations (AssoConnect, Mon Asso Facile) : le logiciel de comptabilité fait partie d’une solution sur l’étagère comprenant, selon les formules, un CRM, la gestion des adhésions, l’emailing, le site internet..  Logiciels de comptabilité : la solution la plus sécure et indispensable pour une comptabilité d’engagement. Attention à choisir un logiciel compatible avec les solutions que vous utilisez déjà pour recueillir les adhésions et les dons.  4. Exploiter les données pour une gestion budgétaire optimisée Un tableau de bord est un véritable outil de pilotage pour la gouvernance. Son analyse régulière permet d’adapter la stratégie budgétaire et d’anticiper les besoins financiers : Ajuster les dépenses d’un projet selon les financements obtenus pour sa réalisation Prévoir un plan de financement en cas de déficit anticipé : recherche de nouveaux partenaires, campagne d’appel aux dons… Améliorer la transparence financière auprès des membres et partenaires En résumé un tableau de bord financier est un outil de gouvernance indispensable choisissez les indicateurs qui sont pertinents pour le pilotage de votre association optez pour des visualisations claires utilisez un logiciel adapté à vos obligations légales et au volume des écritures et automatisez la collecte des données pour faciliter les opérations  Si vous avez besoin d’aide pour penser vos outils de pilotage, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte