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Forums associatifs : et si vous transformiez l’habitude en laboratoire d’idées utiles ?

Forum associatif - image générée par IA

Et si le forum associatif de septembre devenait plus qu’un simple rendez-vous de rentrée ? Et s’il se transformait en votre meilleur outil pour comprendre, séduire et mobiliser votre public local ? Les forums approchent à grands pas ! Du 6 au 20 septembre, ces rendez-vous incontournables vont rythmer la vie locale de nombreuses communes. Pour beaucoup d’associations, c’est la répétition d’un rituel : installer le stand, distribuer les flyers, présenter ses activités, échanger quelques mots et repartir avec la sensation que « c’était important d’être là mais finalement… ». Finalement, il reste comme un arrière-goût d’inachevé ou d’occasion manquée. Mais si ce forum pouvait devenir un vrai terrain d’expérimentation ? Un espace où tester, observer, affiner ses messages, comprendre les attentes du public et repérer de nouvelles façons de fédérer ? Décryptage. Sommaire Plus qu’une vitrine, un laboratoire stratégique Qui en parle, comment et avec quels mots ? Des solutions simples pour expérimenter sans se surcharger Ce que cela peut changer : une anecdote concrète Penser l’après-forum dès maintenant En résumé Plus qu’une vitrine, un laboratoire stratégique Pour tirer le meilleur parti de ces événements, il est essentiel de passer de la simple présence à une démarche d’expérimentation réfléchie : observer, tester et ajuster ses messages. Le stand de votre association est souvent le premier contact avec le grand public. Au lieu de le penser comme une formalité logistique, concevez-le comme une vitrine stratégique : que montre-t-il de vous ? quels messages fait-il passer ? quelles émotions provoque-t-il ? Un bon stand raconte une histoire claire. Il reflète vos valeurs, vos priorités du moment et les publics que vous cherchez à mobiliser. Il peut même devenir un outil de tri pour attirer les bonnes personnes… et éviter les malentendus. Dans l’agitation d’un forum, on pense surtout à « se rendre visible ». Pourtant, c’est aussi le moment idéal pour : Observer les attentes et réactions des habitant·es Tester différents messages, supports et façons d’accueillir Dialoguer avec d’autres associations, s’inspirer de leurs méthodes Collecter des retours via des outils simples et mobiles Le forum associatif devient alors un laboratoire vivant, un espace d’essais à moindre coût et riche en enseignements. Un stand percutant, c’est bien. Mais un discours cohérent et engageant, c’est encore mieux : c’est lui qui laissera une trace durable dans l’esprit des visiteuses et visiteurs. Les pièges à éviter lors d’un forum associatif Multiplier les supports sans cohérence visuelle ou éditoriale Se concentrer uniquement sur la distribution de flyers sans interaction Négliger la préparation des bénévoles pour un discours clair et cohérent Qui en parle, comment et avec quels mots ? Souvent, les personnes mobilisées pour tenir le stand sont bénévoles. Leurs discours sont spontanés mais rarement préparés. Pourtant, ces bénévoles portent votre message associatif. Prenez le temps, en amont, d’identifier quelques messages clés à faire passer, des anecdotes percutantes à partager, des réponses types aux questions fréquentes. Si votre association est positionnée sur un plaidoyer, outillez vos bénévoles pour leur permettre de répondre sans perdre pied… Cette préparation peut changer beaucoup de choses dans la perception de votre association. Vous n’avez que 30 minutes pour vous préparer ? Testez ces deux actions simples : Créez un mini-script de présentation en 3 phrases clés pour tous vos bénévoles Préparez un QR code vers un formulaire ultra-court (3 questions max) pour recueillir les avis des personnes qui s’arrêtent sur votre stand Des solutions simples pour expérimenter sans se surcharger Pour sortir de la routine sans exploser le budget ni le temps disponible, quelques leviers pratiques : Formulaire avec QR code : captez les retours en direct Simple à créer avec Google Forms, Tally ou Framaforms, facile à utiliser et moins intrusif qu’une enquête papier. Permet de collecter des avis, des envies, des idées pendant l’événement. Observez malin en 3 colonnes Créez une grille d’observation rapide : qui s’arrête, quelles questions reviennent, quelles postures inspirent ? Trois colonnes à remplir en quelques minutes… et autant d’enseignements à réutiliser ensuite. Test de pitch : affinez votre discours Préparez deux façons différentes de présenter l’association et notez les réactions ou questions spontanées pour chaque version. Vous découvrirez rapidement ce qui parle vraiment à votre public. Capitalisez sur les temps morts Les moments de calme sur les forums sont précieux. C’est l’occasion d’échanger avec d’autres associations, de repérer des partenaires potentiels ou de glaner des idées de communication. Prenez des notes, faites quelques photos, observez les stands bien pensés. Ce que cela peut changer : une anecdote concrète Un simple ajustement dans votre façon de capter l’attention peut complètement changer l’expérience et la qualité des échanges. La preuve avec cette situation vécue… Lors d’une journée de sensibilisation aux discriminations dans une grande école, une association luttant contre le sexisme faisait face à un public estudiantin pressé, qui jetait un œil sans forcément s’arrêter. Puis le déclic : en précisant que le QR code affiché sur le stand renvoyait à un quiz en ligne, certaines étudiantes – et même quelques étudiants – sont revenues spécialement pour discuter des questions qui les avaient interpellé·es. Résultat : des échanges plus profonds, des contacts de qualité et une discussion qui n’aurait jamais eu lieu avec une approche purement « présentation ». Penser l’après-forum dès maintenant Le forum ne se termine pas au moment du démontage. Il se prolonge dans la manière dont vous recontactez les personnes croisées, dont vous valorisez votre présence (dans votre newsletter ou vos réseaux sociaux) et dont vous analysez ce qui a bien ou moins bien fonctionné. Un debrief d’équipe de 15 minutes après le forum peut faire toute la différence : qu’est-ce qui a surpris, plu, posé question ? quelles idées retenir pour le prochain événement ? L’après-forum est souvent négligé alors qu’il concentre la vraie valeur de l’événement. Et si le débrief à chaud n’est pas possible – parce que toutes les personnes bénévoles ne sont plus sur place ou parce que la journée a été longue – prévoyez un temps d’échange en début de semaine.  Suivi post-forum en 3 étapes J+2 : recontacter les … Lire la suite

Anticiper la rentrée : la checklist essentielle pour une reprise associative réussie

Un groupe de bénévoles se réunit pour préparer la rentrée associative

La rentrée associative n’est pas un nouveau départ à zéro mais la suite directe de ce qui a été amorcé avant l’été. En anticipant durant les mois de juillet et août, vous pouvez transformer septembre en tremplin plutôt qu’en sprint épuisant. Voici une checklist à adapter selon les spécificités de votre association, structurée autour des 5 piliers fondamentaux d’une organisation associative solide : les ressources humaines, les financements, la communication, la gouvernance et les outils. NB : ces conseils sont aussi valables pour la période de fin d’année (trêve des confiseurs) afin de préparer janvier… Sommaire Faire le point avant de repartir Engagement : remettre l’équipe en mouvement Financements : consolider votre base Communication : préparer le retour en douceur 1. Faire le point avant de repartir Recenser les actions non finalisées en juin : subventions en attente, projets suspendus, partenariats à relancer, réponses non envoyées. Prioriser les actions de la rentrée selon : leur impact, leur urgence et les énergies disponibles. Identifier ce qui peut être automatisé ou confié en interne pour gagner du temps. 2. Engagement : remettre l’équipe en mouvement Faire un point clair sur les personnes engagées : qui reste, qui part, qui arrive (ou devrait arriver…) Réactiver les ancien•nes bénévoles en les recontactant avec un message personnalisé et engageant. Prévoir un temps collectif en septembre pour relancer la dynamique et redonner du sens. Répartir les missions et les responsabilités en valorisant les compétences de chacun·e. Clarifier les besoins en recrutement bénévole : rôles, durée de l’engagement, niveau d’engagement attendu. 3. Financements : consolider votre base Vérifier les appels à projets à venir et anticiper les candidatures. Relancer les adhésions ou les dons avec une campagne claire, simple et datée. Dresser un état des lieux financier : budget réel vs prévisionnel, marges de manœuvre. Identifier les actions à cofinancer en lien avec des partenaires associatifs ou institutionnels. 4. Communication : préparer le retour en douceur Programmer les newsletters de l’été (si ce n’est pas encore fait) pour maintenir le lien avec vos publics sans les surcharger. Planifier les publications sur les réseaux sociaux notamment autour des rendez-vous de rentrée comme les forums associatifs ou la journée portes ouvertes. Mettre à jour les informations clés sur votre site et vos pages des réseaux sociaux : nouveaux horaires, membres de l’équipe, formulaire de contact… Créer un événement de rentrée en ligne ou en présentiel, pour relancer l’engagement. La journée portes ouvertes ou le pot de rentrée des bénévoles sont de bonnes idées pour redonner du dynamisme à la vie associative. 5. Gouvernance : vérifier votre structure Questionner les responsabilités au sein du CA : rôles effectifs disponibilités envies d’évolution Mettre à jour les documents de fonctionnement : règlement intérieur charte bénévole fiches de poste… Tester votre gouvernance via un quiz, un outil d’évaluation ou une discussion ouverte Planifier un temps de réflexion stratégique à l’aide d’outils ludiques et collaboratifs 6. Outils et process : renforcer les bases Nettoyer vos bases de données : contacts obsolètes, doublons, contacts en erreur listes inactives Passer en revue vos outils internes pour voir ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré ou remplacé. Réfléchir aux automatisations à mettre en place : inscriptions, relances, newsletter. Organiser un audit interne sur les pratiques, les points de friction, les gains potentiels. GUIDE Nouveau ! Téléchargez le guide Préparez la rentrée associative sans tout recommencer de zéro Je télécharge le guide

La charte éthique : pourquoi et comment en créer une dans votre association

Un groupe de réflexion

Dans un contexte de défiance généralisée, d’exigence de transparence et d’engagement militant plus scruté que jamais, les associations ne peuvent plus faire l’impasse sur un cadre éthique clair. Beaucoup d’associations défendent des valeurs fortes mais n’ont jamais pris le temps de les formaliser. D’autres ont rédigé une charte sans vraie consultation ou simplement copié celle d’une autre structure. Quand elles n’ont pas fait appel à une intelligence artificielle générative pour l’écrire à leur place. Résultat : des documents dénués de toute substance, qui ne remplissent pas leur rôle d’outil d’engagement. Alors que bien construite, la charte éthique est un levier puissant de cohésion, de responsabilité et de crédibilité. Sommaire Pourquoi votre association a besoin d’une charte éthique Ce qu’il faut éviter : la charte bricolée ou copiée-collée Pourquoi se faire accompagner dans la création de votre charte Les étapes clés pour réussir votre charte éthique Pourquoi votre association a besoin d’une charte éthique La charte éthique sert à : Donner de la crédibilité à vos engagements, auprès de vos membres comme de vos partenaires. Poser le cadre pour les personnes bénéficiaires  Prévenir les tensions internes, en clarifiant les comportements attendus et les valeurs communes. Faciliter l’intégration des nouveaux bénévoles, en posant un cadre clair. Limiter les risques juridiques, en anticipant certains conflits ou litiges. Renforcer la cohérence de votre projet, en alignant discours, actions et décisions. C’est un document qui doit être conçu avec soin pour accompagner durablement votre développement. Comme tout document de structuration, la charte éthique est amenée à évoluer en même temps que l’association.  Ce qu’il faut éviter : la charte bricolée ou copiée-collée Nombre d’associations commencent par télécharger un modèle trouvé en ligne. Le problème ? Ces chartes génériques ne correspondent ni à votre contexte, ni à vos enjeux spécifiques. Le copier-coller donne une impression de sérieux… jusqu’à ce qu’on vous demande d’en appliquer les termes. Les chartes mal construites présentent plusieurs risques : des formulations juridiques floues ou inapplicables, des valeurs proclamées mais non incarnées, qui fragilisent la légitimité de votre structure, une absence d’appropriation collective, qui relègue le document au fond d’un classeur. Créer une charte éthique n’est pas un simple exercice de communication. C’est un travail de fond sur l’identité et le fonctionnement de votre association.   Pourquoi se faire accompagner dans la création de votre charte Faire appel à un•e professionnel•le vous permet : de bénéficier d’une animation neutre, qui aide chacune et chacun à exprimer sa vision sans crisper le débat, d’utiliser des outils participatifs adaptés pour faire émerger les valeurs partagées, de vous appuyer sur l’expérience d’autres structures ayant mené ce travail avec succès. L’objectif n’est pas d’imposer une vision de l’éthique mais de co-construire un référentiel commun, réaliste et mobilisateur.   Les étapes clés pour réussir votre charte éthique Faire un diagnostic éthique : quelles sont les valeurs réellement vécues dans l’association ? Impliquer l’ensemble des parties prenantes : membres, bénévoles, salarié·es, bénéficiaires… Rédiger avec clarté et justesse, en choisissant le bon équilibre entre principes et engagements concrets. Déployer la charte : la faire connaître, l’intégrer dans les processus de décision et l’utiliser en cas de conflit. Prévoir une mise à jour régulière, pour qu’elle reste en phase avec l’évolution de votre structure. Ce processus peut s’étaler sur quelques semaines ou plusieurs mois, selon la taille de l’association, son fonctionnement démocratique ou ses enjeux spécifiques. Ce travail peut prendre du temps, mais il est structurant. Et il peut aussi être source de fierté collective.   Formaliser l’éthique n’est pas un luxe C’est un investissement stratégique pour l’avenir de votre projet. Ne le reportez pas à « quand on aura le temps » : c’est maintenant, dans les périodes calmes ou charnières, que vous pouvez poser des bases solides.   Bonus 📥 Téléchargez gratuitement le guide « Créer une charte éthique associative : les 5 étapes essentielles » pour engager la démarche avec méthode. Nota Bene Cet article ne constitue pas un conseil juridique. Il propose un éclairage organisationnel et stratégique sur les bonnes pratiques de formalisation d’une charte éthique. Si vous avez besoin d’aide pour travailler votre charte éthique, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Faut-il tester les outils numériques avant de les adopter dans votre association ?

Sur un fond noir, des chiffres 1 et 0 en bleu électrique emplissent l'image

Posée comme cela, la question semble appeler une réponse simple : “Bah oui !” Ce qui est frappé au coin du bon sens n’est pas toujours évident quand on agit dans l’urgence pour répondre à un besoin impératif et qui ne saurait souffrir aucun délai… Ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense dans la vie d’une association. Mais choisir un nouvel outil numérique n’est pas un acte anodin. Ce choix va engager non seulement des moyens financiers mais aussi du temps et surtout demander la mobilisation des équipes. Alors, la tentation est grande de se laisser séduire par des solutions qui, en démonstration, paraissent correspondre en tout point aux fonctionnalités attendues. Mais entre la démonstration et la réalité de l’utilisation quotidienne, de sérieux écueils risquent de se révéler. Petit tour d’horizon… Sommaire Pourquoi tester avant de s’engager Les pièges les plus fréquents Une expérience de terrain Passez à l’action, faites le test ! 1. Pourquoi tester avant de s’engager Tester un outil numérique, ce n’est pas un luxe, c’est un impératif. Si la société qui vend l’outil est réticente à vous proposer un temps d’essai gratuit, ce n’est pas très bon signe pour la suite… Systématiquement, mettez ce temps à profit pour : ✅ Identifier si la solution répond vraiment à vos besoins réels, pas seulement à la démonstration que vous avez vue (ou aux avis que vous avez lus) ✅ Vérifier qu’elle s’intègre dans votre fonctionnement quotidien et avec les outils déjà en place ✅ Impliquer les personnes qui l’utiliseront : salarié·es, alternant·es, bénévoles. Imposer un outil numérique aux équipes ne présage pas d’une totale réussite ✅ Anticiper les coûts cachés : formations, maintenance, coût des nouvelles versions… 2. Les pièges les plus fréquents Le monde associatif n’échappe pas aux effets de mode, surtout quand il est question d’outils numériques. Ces erreurs ne sont pas le signe d’un manque de compétences : elles traduisent surtout l’urgence dans laquelle les associations doivent parfois décider. Petit florilège des erreurs les plus courantes : Confondre besoin et envie Exemple : « On a besoin d’un CRM ». Si votre liste de contacts contient 50 membres et 10 bénévoles, non, vous n’avez pas besoin d’un CRM. Vous avez besoin d’une base de données bien pensée. Point. Penser qu’un outil résoudra des problèmes organisationnels Si votre fonctionnement n’est pas structuré avec des personnes en charge de tâches bien définies, aucun logiciel ne pourra venir à votre rescousse. Sous-estimer le temps de prise en main Un outil n’est utile que si tout le monde sait s’en servir et si personne ne rechigne à s’en servir. Négliger la compatibilité avec les outils déjà en place Vos outils numériques ne dialoguent pas entre eux ? Dommage ! Vous pensiez gagner du temps, vous allez en perdre plus avec des copier-coller fastidieux entre votre CRM et votre logiciel d’envoi de mails. Et l’erreur vous guette au tournant ! 3. Une expérience de terrain Lorsque je travaillais comme salariée d’une association, il a été décidé de remplacer la gestion des contacts depuis les 4 fichiers gérés sur Excel par une solution intégrant à la fois un CRM et un outil d’envoi en nombre pour nos mailings et autres newsletters. Pendant environ deux ans, tout a superbement bien fonctionné. Nous avions mis en place des automatisations pour les relances de cotisation, les listes de contact pour l’envoi de la newsletter se mettaient à jour sans action de notre part… Puis le fournisseur a décidé de séparer la solution en deux produits, facturés à part. Le coût de l’outil d’envoi en nombre a tellement explosé que nous avons dû chercher une alternative, faute de budget. Sans personne en interne capable d’imaginer un plan B ni de configurer une passerelle, nous avons fini par souscrire un abonnement sur une autre plateforme et à faire des copier-coller chaque mois pour envoyer la newsletter. Quant aux relances pour les cotisations, nous les avons faites à la main… Ce que j’ai retenu : ne pas dépendre d’un seul outil pour les tâches les plus critiques ne pas choisir un outil tout-en-un sans s’interroger de sa possibilité de dialoguer avec d’autres outils négocier d’entrée de jeu un tarif solidaire quand la gratuité “spéciale associations” n’existe pas 4. Passez à l’action… faites le test ! Avant de sortir la carte bleue et d’engager votre association, prenez le temps de passer en revue quelques points essentiels. Je vous propose un test gratuit : 10 questions Un score immédiat Des recommandations Une synthèse par mail avec des conseils personnalisés si vous indiquez votre adresse (ce n’est pas obligatoire) En résumé : pourquoi prendre le temps de tester ? Faire ce point avant de vous lancer, c’est : Choisir un outil qui colle vraiment à vos habitudes de travail Éviter de payer pour des services que vous n’utiliserez pas Gagner du temps au quotidien grâce à des outils qui fonctionnent bien ensemble Impliquer les personnes qui vont l’utiliser pour qu’elles se sentent à l’aise Mettre toutes les chances de votre côté pour un démarrage simple et efficace Un peu de préparation aujourd’hui, c’est beaucoup plus de tranquillité demain. FAQ – Les questions que l’on me pose souvent Combien de temps faut-il prévoir pour tester un outil ? Comptez au minimum 2 à 3 semaines pour une vraie phase d’essai en conditions réelles si vous avez une équipe permanente.  Si votre association ne travaille qu’avec des bénévoles, prévoyez une période de prise en main d’un mois à un mois et demi. Est-ce utile si notre association n’est pas très “digitale” ? Ce n’est pas seulement utile, c’est indispensable de prendre le temps de tester l’outil et de voir s’il convient à vos équipes. Est-ce que les éditeurs acceptent de fournir un accès test ? Il existe de plus en plus de logiciels disponibles en version gratuite ou en freemium, c’est-à-dire avec les fonctionnalités de base gratuites et les fonctionnalités avancées payantes. Si ce n’est pas le cas, demandez ! Cela peut être un critère de choix décisif. Quand impliquer les équipes ? … Lire la suite

Mobiliser les bénévoles en été : 3 façons simples de garder le lien et préparer la rentrée

Des personnes assises sur l'herbe en train de discuter : des bénévoles mobilisées

Juillet-août, version associative : la boîte mail qui, pour la seule fois de l’année, frôle l’objectif “Inbox Zéro”. Le local d’activités déserté. Le téléphone presque muet… et cette petite inquiétude qui monte : qui reviendra en septembre ? Avec quelle énergie ? A côté de mon activité professionnelle, je suis bénévole. Comme beaucoup, j’ai connu ce sentiment d’être importante dix mois par an… puis presque invisible pendant l’été. Jusqu’au jour où, à la rentrée, on se souvenait soudain que j’existais – parce qu’on avait besoin de moi. Pourtant, l’engagement bénévole n’est pas une ressource qu’on utilise puis qu’on met sur pause. C’est une relation, un partenariat fondé sur la confiance et la reconnaissance. Bonne nouvelle : même sous 35 °C, il existe des moyens simples et sincères de montrer à vos bénévoles qu’iels comptent, sans alourdir leur agenda… ni le vôtre. Voici 3 façons simples de garder le lien pendant l’été, tout en préparant la rentrée en douceur. 1. Garder le contact, sans pression Envoyer un petit message, sans rien demander en retour, suffit souvent à maintenir une présence chaleureuse. Cela peut être : une carte postale envoyée depuis votre local, avec un mot simple pour dire « on pense à vous » ; une newsletter estivale, plus légère et visuelle que d’habitude, intégrant par exemple une rubrique « coup de cœur du mois », des photos récentes ou un petit clin d’œil aux derniers événements ; un message vocal ou une vidéo courte filmée avec un smartphone pour souhaiter un bel été de façon plus personnelle (attantion à sous-titrer la vidéo pour l’accessibilité…) L’objectif est de montrer que vos bénévoles ne sont pas oublié•es, même quand l’activité ralentit. Pourquoi c’est important ?Les bénévoles ont souvent l’impression d’être sollicité•es uniquement quand on a besoin d’elleux. En gardant ce contact simple et bienveillant, vous renforcez la confiance et la reconnaissance – clés d’un engagement durable. 2. Entretenir la communauté, même à distance Et si vous faisiez de l’été le moment fort de l’année pour renforcer le sentiment d’appartenance, même sans se voir ? Quelques idées faciles à mettre en place : proposer un défi photo collectif : chacun•e partage une image ou un objet qui symbolise l’association pendant ses vacances ; créer un mur des remerciements virtuel où bénévoles et salarié•es peuvent écrire un mot ou partager une photo ; organiser un apéro en visio ou créez un groupe de discussion « Summer Special » sur WhatsApp ou autre pour favoriser les échanges entre bénévoles ; valoriser chaque semaine un•e bénévole en racontant une anecdote, en partageant un portrait ou un message personnalisé. L’idée est de garder la convivialité et la chaleur humaine sans imposer de contraintes. Pourquoi c’est utile ?Le lien social est un moteur essentiel de l’engagement. Maintenir la communauté active, même à distance, évite l’isolement et nourrit l’envie de revenir. 3. Préparer ensemble la rentrée L’été est aussi un moment privilégié pour semer les graines de la rentrée. Voici comment vous pouvez impliquer vos bénévoles, simplement et sans pression : partagez un aperçu des projets à venir pour susciter leur curiosité et leur enthousiasme ; invitez-les à déposer leurs idées ou envies dans une boîte à suggestions accessible tout l’été pour qu’iels participent à la construction collective ; envoyez un mini-sondage anonyme, par exemple : « Qu’est-ce qui vous donnerait envie de rester connecté·e avec l’association, même pendant les vacances ? » ; créez un petit cahier de vacances associatif et ludique avec anecdotes, jeux, devinettes et une page blanche pour rêver ensemble à la suite. L’objectif est d’installer une dynamique positive, même en période creuse. Pourquoi c’est intéressant ?Impliquer vos bénévoles dans la préparation, c’est les valoriser et leur montrer que leur avis compte, bien au-delà des simples tâches. ✨ Mes recommandations Considérez vos bénévoles comme des partenaires : l’été n’est pas une pause, c’est un temps où vous pouvez montrer qu’iels comptent, même sans sollicitation. Privilégiez un ou deux gestes simples mais sincères : la qualité et la régularité l’emportent toujours sur la quantité. Expliquez clairement ce que vous faites : par exemple, si vous envoyez une newsletter, indiquez son objectif dès le titre. Gardez à l’esprit que l’engagement se nourrit toute l’année, pas seulement quand il faut mobiliser. En résumé On ne garde pas l’engagement bénévole en multipliant les actions mais en apportant la bonne dose de reconnaissance, de lien et d’attention, au bon moment. L’été peut devenir bien plus qu’une période calme : une vraie occasion de montrer que vos bénévoles sont des partenaires à part entière, même quand l’urgence n’est pas là. Et vous, qu’allez-vous faire cet été pour renforcer cette relation gagnant-gagnant ? Si vous avez besoin d’aide pour penser l’animation de la vie bénévole, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Répondre efficacement à un appel à projet associatif : le guide complet pour réussir sa candidature

Une réunion d'équipe

Septembre arrive à grands pas et avec lui la première vague des appels à projets pour l’année prochaine. Votre association est-elle prête ? Pour de nombreuses associations, répondre à un appel à projet est devenu une étape incontournable pour financer des actions nouvelles ou consolider l’existant. Mais entre les documents à lire, les critères à remplir, les délais à respecter et la concurrence souvent rude, l’exercice peut vite sembler complexe. Et pourtant, avec une bonne méthode et quelques points de vigilance, vous pouvez transformer cette démarche en une véritable opportunité stratégique. Ce guide s’adresse aux associations, petites ou moyennes, qui souhaitent professionnaliser leur réponse aux appels à projets, que ce soit leur première tentative ou qu’elles cherchent à améliorer leur taux de succès. Sommaire Lire la notice : l’étape à ne jamais négliger Vérifier les critères essentiels Comprendre les attentes du financeur Construire des partenariats solides Soigner la rédaction et la clarté Valoriser votre capacité à agir Démontrer l’utilité du projet Présenter un budget réaliste et équilibré Prévoir le suivi et l’évaluation Adopter une démarche participative Appuyer son projet sur des preuves Ne pas construire un projet artificiel À éviter : 3 erreurs fréquentes Ce qu’il faut retenir Bonus : check-list à télécharger 1. Lire la notice : l’étape à ne jamais négliger Chaque appel à projet est accompagné d’un document appelé notice, règlement ou cahier des charges. C’est votre point de départ. Vous y trouverez : les objectifs du financeur, les critères d’éligibilité, les priorités, les modalités pratiques : dates, budget, calendrier… les pièces attendues dans le dossier. Mon conseil : ne commencez jamais à rédiger sans avoir lu la notice en entier. Cela vous évite de travailler pour rien. 2. Vérifier les critères essentiels Âge de l’association : certains appels exigent une ancienneté minimale. Zone géographique : votre projet doit concerner le territoire visé. Public cible : vérifiez qu’il correspond aux priorités du financeur. Montant demandé : restez dans les plafonds fixés. Cofinancement : assurez-vous de pouvoir le mobiliser si nécessaire. Durée : votre équipe est-elle capable de tenir le rythme imposé ? Mon conseil : si votre association ne répond pas à tous les critères exigés quand ceux-ci sont cumulatifs, inutile d’aller plus loin.  3. Comprendre les attentes du financeur Ne vous contentez pas de cocher les cases. Essayez de saisir la logique globale de l’appel : Qu’est-ce que le financeur cherche à résoudre ? À quoi ressemblent les projets financés les années précédentes ? Que valorise-t-il dans les dossiers ? Mon conseil : en cas de doute, contactez directement la structure qui porte l’appel. En général, les modalités de contact sont dans la notice ou dans la publication de l’appel à projet. 4. Construire des partenariats solides Associer d’autres structures à votre projet peut renforcer votre éligibilité, votre crédibilité et votre efficacité sur le terrain. Mais cela suppose : des rôles bien définis pour chaque structure une communication claire et anticipée une organisation partagée : qui suit les indicateurs ? qui rédige le bilan ? Mon conseil : ne construisez pas un partenariat dans l’urgence simplement pour répondre à un appel à projet. 5. Soigner la rédaction et la clarté Des phrases courtes Un vocabulaire simple Une idée par paragraphe Pas de jargon Des titres et des sous-titres pour structurer votre présentation Votre projet doit pouvoir être compris en 5 minutes par quelqu’un qui ne vous connaît pas. Mon conseil : l’exhaustivité n’est pas votre meilleure amie quand vous complétez un dossier d’appel à projet. Ne cherchez pas à donner trop de détails. Pensez à la personne qui lit votre demande et doit faire entrer vos réponses dans un tableau Excel pour comparaison avec les autres demandes reçues… 6. Valoriser votre capacité à agir Montrez que vous êtes à même de porter le projet : Qui le coordonne ? Comment vous vous organisez ? Quels outils utilisez-vous ? Même sans salarié•e, vous pouvez démontrer votre sérieux et votre légitimité. Mon conseil : ne vous contentez pas de dire que l’équipe du projet est pilotée par la présidente. Indiquez qui compose cette équipe et leurs compétences et expertises sur ce sujet. Un organigramme est un bon indicateur visuel de votre capacité opérationnelle. 7. Démontrer l’utilité du projet Appuyez-vous sur des faits : Combien de personnes seront concernées ? Qu’est-ce qui va changer pour elles ? Quelles données ou retours d’expérience le prouvent ? Mon conseil : ne cherchez pas à gonfler les chiffres du nombre de personnes concernées pour « faire bien ». Mieux vaut annoncer une fourchette d’estimation basse comme entre 10 et 15 personnes et à la fin pouvoir dire que 18 personnes ont bénéficié du programme plutôt que l’inverse. Cela participe du sérieux de votre analyse initiale du besoin. 8. Présenter un budget réaliste et équilibré Toutes les dépenses doivent être justifiées Pensez à valoriser les apports bénévoles et/ou les dons en nature Le budget doit être équilibré : pas de déficit prévu Mon conseil : faites bien la distinction entre le budget général annuel de votre association et le budget « projet ». N’oubliez pas d’y inclure une quote part des frais de fonctionnement de votre structure à la rubrique « frais indirects ». 9. Prévoir le suivi et l’évaluation Définissez 2 ou 3 indicateurs clés : nombre de bénéficiaires touchés, taux de satisfaction, nombre d’actions menées… Précisez comment vous allez les mesurer : questionnaire, feuille de présence… Indiquez que, dans l’équipe, une personne est en charge de cette évaluation continue Mon conseil : proposez un suivi simple et efficace sans vous noyer dans un trop grand nombre d’indicateurs. Soyez réalistes pour ne pas ajouter à votre charge de travail. 10. Adopter une démarche participative Associer les bénévoles, les bénéficiaires et/ou les partenaires dès le départ montre que le projet a été pensé de manière globale en prenant en compte les attentes de tout l’écosystème. Cette approche : conforte la pertinence et le bien-fondé du projet améliore la participation et l’adhésion de toutes les parties prenantes inscrit le projet dans une dynamique ancrée dans le territoire Mon conseil … Lire la suite

Organiser une journée portes ouvertes en association : mode d’emploi

Un espace détente avec une tasse de café au premier plan et des silhouettes floues à l'arrière plan

Votre association dispose d’un local, petit ou grand ? Quand l’avez-vous ouvert pour la dernière fois à celles et ceux qui passent devant sans jamais oser entrer ? Une journée portes ouvertes, c’est bien plus qu’une vitrine : c’est une invitation à transformer des inconnu·es et des voisin·es en futur·es bénévoles, membres, donateur·rices, partenaires… et à révéler toute la richesse de votre association. C’est aussi un moment privilégié pour remercier et associer les partenaires et financeurs qui vous soutiennent. Faire vibrer le quartier : retisser des liens au cœur du territoire Ouvrir la porte de son association, c’est envoyer un signal fort à tout le quartier ou au village : « Ici, c’est un lieu pour toutes et tous, à découvrir librement ». Ce geste valorise l’engagement local, attire la curiosité et tisse des liens entre habitant·es, commerçant·es, institutions et tous les acteurs de la vie sociale. Les financeurs publics ou privés sont également conviés et peuvent ainsi constater l’impact concret de leur soutien au plus près du terrain. Saviez-vous que près de 28 % des nouvelles adhésions en association proviennent d’événements ouverts à tou·tes ? Mieux encore, les structures qui organisent ces rencontres constatent deux fois plus de passages du statut “touriste” à celui de membre actif ou de donatrice/donateur (source : France Bénévolat, Baromètre associatif 2023). Saisir l’ambiance, vivre une rencontre On ne rejoint jamais une association sur catalogue. Ce qui compte, c’est l’expérience vécue : l’ambiance ressentie, les sourires échangés, la chaleur humaine du collectif. Une porte ouverte offre un précieux temps d’immersion à celles et ceux qui hésitent à franchir le pas. Futur·es bénévoles, donateur·rices, partenaires ou financeurs peuvent ainsi saisir l’esprit de l’association, ses projets et rencontrer toutes ses composantes sans barrière. Astuce : Prévoir des “tours informels” du local, animés par des bénévoles de secteurs variés, pour montrer la diversité des missions et encourager le dialogue. L’art de la convivialité : le « mieux-vivre ensemble » La convivialité est la clé ! Prévoyez boissons, douceurs, animations intergénérationnelles, espaces pour discuter, jeux ou ateliers créatifs accessibles à tou·tes. Ce sont les moments informels, souvent improvisés, qui forgent l’envie de revenir… et d’agir. Les partenaires et financeurs y trouveront un contact direct avec celles et ceux qui bénéficient concrètement de leur soutien – une expérience précieuse, loin du formalisme institutionnel. Croiser les générations et les talents : l’intergénérationnel en action La journée portes ouvertes est l’occasion de faire se rencontrer toutes les générations : bénévoles aguerri·es, volontaires en service civique, familles, bénéficiaires, partenaires, financeurs, habitant·es du quartier… Un moment rare où transmission, écoute et partage de savoirs créent la vitalité et le futur de l’association. Faire équipe : rassembler les bénévoles de tous horizons C’est aussi le moment où bénévoles de terrain (auprès des bénéficiaires) et fonctions support (administratif, communication…) font connaissance, renforcent la cohésion et partagent leur expérience. Salarié·es, volontaires, membres du conseil d’administration ou du bureau, partenaires opérationnels ou financiers : tout le monde échange, parfois découvre des compétences insoupçonnées et de nouvelles envies d’agir collectivement naissent. Un exemple inspirant : transformer la curiosité en vraie rencontre Une association proposant des ateliers de création artistique à ses bénéficiaires a organisé, lors de sa journée portes ouvertes, une exposition sur le thème “(auto)-portraits” mêlant photographies, collages et aquarelles, chaque œuvre étant présentée et expliquée par ses créateurs et créatrices. La curiosité des visiteur·ses – parmi lesquels des partenaires et financeurs – a rapidement laissé place à des discussions spontanées, tant avec les animatrices que les bénéficiaires. Ces échanges ont suscité de nouveaux élans d’engagement et révélé la force de l’inclusivité ainsi que la créativité collective. Un événement accessible, inclusif et convivial : les 5 piliers clés Un accueil chaleureux, sans jugement, à tou·tes, sans distinction de profil, d’âge ou d’expérience, partenaires compris. Un programme varié, co-construit par toutes et tous, incluant les bénéficiaires : ateliers, témoignages croisés, animations préparées et animées ensemble. Une valorisation de chaque mission, qu’elle soit discrète (administratif, gestion) ou visible (terrain, animation), tout comme du soutien de vos partenaires et financeurs. Un ancrage dans la vie locale : communication auprès des habitant·es, des commerçant·es et partenaires du quartier. Le respect d’un cadre accueillant, responsable et accessible : boissons sans alcool, horaires adaptés, espaces pour familles et attention à l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap (signalétique, FALC, accompagnement…). Mettre les partenaires en valeur : un mot d’accueil équilibré Lors du discours d’ouverture, remerciez les partenaires institutionnels et privés pour leur soutien mais gardez toujours le focus sur la dynamique collective et l’impact humain. Par exemple : « Je profite de cette journée pour remercier chaleureusement l’ensemble de nos partenaires et financeurs. C’est grâce à leur engagement que nous pouvons porter nos projets, ouvrir nos portes encore plus largement et imaginer, ensemble, de nouveaux chemins pour notre association. » N’oubliez pas de proposer un temps d’échange informel ou une visite personnalisée si les financeurs sont présents afin de valoriser la relation partenariale. Bon à savoir Ouvrir les portes, c’est aussi l’occasion de détecter des envies d’engagement inattendues : certain·es habitant·es n’osent pas franchir virtuellement la barrière de l’association mais une visite informelle, une discussion chaleureuse, peuvent déclencher le “déclic”. Celui de rejoindre l’association. Le premier contact reste décisif ! Précision sur la buvette associative Vous pouvez tenir une buvette payante avec des boissons sans alcool lors d’une journée portes ouvertes associative, sans démarche préfectorale spécifique (hors cas particulier imposé par votre mairie ou règlements locaux). Veillez à respecter les règles d’hygiène et à bien afficher la nature sans alcool des boissons. En résumé Transformer une journée portes ouvertes en moment fort de rencontre, d’ouverture sur le quartier, de reconnaissance des partenariats et de fête collective, c’est offrir à votre association une nouvelle énergie et des liens durables avec toutes les personnes engagées, curieuses ou partenaires, financeurs compris. Alors, quand ouvrirez-vous vos portes ? FAQ – Journée portes ouvertes « Une journée portes ouvertes, c’est surtout pour les grandes associations, non ? » Non, bien au contraire ! Associations de quartier, petites structures, collectifs émergents… toute structure, même avec peu de moyens, peut organiser une journée portes ouvertes adaptée à ses ressources et à … Lire la suite

Quatre chartes utiles pour votre association

Une main signe un document

Dans une association, les statuts et le règlement intérieur ne suffisent pas toujours à encadrer les pratiques de manière souple et opérationnelle. Pour gagner en clarté, en cohérence et en professionnalisme, il peut être utile d’adopter des chartes. Plus simples à mettre en place que des documents juridiques, les chartes permettent de poser des repères partagés. Dans cet article, les quatre chartes essentielles, avec pour chacune des conseils concrets pour les construire et les faire vivre. Que vous soyez dirigeant·e, salarié·e, ou membre bénévole d’une association, ces outils vous aideront à structurer le fonctionnement quotidien sans le complexifier outre mesure.  Pourquoi créer une charte ? Une charte est un document d’engagement moral. Elle traduit les valeurs, les règles de fonctionnement ou les bonnes pratiques que l’association souhaite voir respectées. Contrairement aux statuts, qui ont une valeur juridique, la charte n’a pas de portée contraignante, mais elle fixe un cadre de référence clair, compréhensible et évolutif. Elle peut concerner : des valeurs partagées : charte éthique ; des modalités d’engagement : charte du bénévolat ; des bonnes pratiques : charte informatique, charte sur l’usage de l’IA 1. La charte éthique : poser les bases communes Elle définit ce que l’association considère comme acceptable ou non en matière de comportements, d’attitudes, de relations avec les bénéficiaires et avec les partenaires.  🔹 Contenu type : valeurs fondatrices : respect, solidarité, transparence, laïcité… ; comportements attendus et attitudes à proscrire ; engagements vis-à-vis des publics et des partenaires. 🔹 À construire collectivement, en animant un atelier avec l’équipe des bénévoles, salarié·es et membres du Conseil d’Administration et en faisant participer, le cas échéant, les bénéficiaires. 🔹 À diffuser largement : sur le site de l’association, à afficher dans les locaux, à joindre aux documents d’entrée dans l’association. Mon conseil :  La tentation est grande d’aller chercher des modèles sur le web pour construire rapidement sa charte éthique, surtout quand ce document est demandé dans le cadre de la soumission d’une demande de financement. Mieux vaut répondre que la charte éthique est en cours de réflexion plutôt que de proposer un document qui ne reflète pas vos valeurs et votre mission associatives.  2. La charte du bénévolat : un outil de reconnaissance Indispensable, elle formalise la relation entre l’association et ses bénévoles. Elle reconnaît leur engagement et encadre les attentes réciproques. 🔹 Contenu type : droits et devoirs des bénévoles ; conditions d’accueil, de formation et d’information ; cadre de la mission, outils à disposition ; modalités de sortie ou de désengagement. 🔹 À rédiger à partir de témoignages de bénévoles et de responsables de terrain. 🔹 À faire signer lors de l’accueil des nouveaux bénévoles, en complément de la fiche de mission. Mon conseil : C’est la première charte à mettre en place de façon à encadrer les relations entre les bénévoles et l’association. Elle concentrera aussi bien les bonnes pratiques que les règles d’usage. Elle posera également le cadre juridique de l’engagement bénévole. Pour le coup, des modèles gratuits sont disponibles en ligne et peuvent facilement être adaptés au fonctionnement de votre structure. 3. La charte informatique : prévenir les risques d’usage Elle encadre l’usage des outils numériques, de plus en plus présents dans les associations (emails, cloud, outils collaboratifs…). 🔹 Contenu type : sécurité des accès (mots de passe, VPN…) ; règles d’usage (pas d’usage personnel, respect des licences…) ; confidentialité des données et protection des informations sensibles. 🔹 À adapter au matériel et aux outils utilisés.  🔹 À faire évoluer avec l’usage des outils ou la réglementation (notamment RGPD). Mon conseil : Les associations ne sont pas exemptes de se conformer à la Réglementation Générale sur la Protection des Données (RGPD). La charte informatique est le document interne qui encadrera la pratique numérique quand le registre de traitement des données précisera les process de collecte, de sauvegarde et de suppression des données. Utilisation du matériel nomade, les outils autorisés, les règles de sécurité, le droit à la déconnexion : les sujets sont vastes et doivent faire l’objet d’une réflexion commune.  4. La charte sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) De plus en plus d’associations utilisent des outils IA (générateurs de texte, traitement d’image, analyse de données). D’autant que ceux-ci sont pour la plupart gratuits et faciles d’accès. Une charte permet d’encadrer ces usages pour éviter les dérives. 🔹 Contenu type : dans quels cas l’IA est autorisée ; précautions à prendre : vérification humaine, confidentialité… ; engagement à informer les publics si l’IA est utilisée : génération d’images, contenus rédigés automatiquement… ; principes de transparence et de non-discrimination. 🔹 À élaborer à partir de cas d’usage concrets. 🔹 À mettre à jour selon les évolutions technologiques et éthiques. Mon conseil : Il serait absurde de penser que l’on peut se passer de l’IA. Comme tout outil technologique, l’intelligence artificielle peut aider à améliorer le fonctionnement associatif à condition de ne pas uniquement se reposer sur ce qu’elle génère. Des consultantes et consultants se spécialisent sur l’usage de l’IA par les associations, intégrant cette technologie dans l’amélioration des campagnes de collecte par exemple. Tableau récapitulatif Charte Contenu Construction Actualisation Charte éthique Valeurs, comportements attendus Ateliers participatifs Tous les 2-3 ans ou à chaque changement majeur Charte du bénévolat Engagements réciproques, droits, devoirs Co-construction avec les bénévoles Tous les ans ou après un cycle d’engagement Charte informatique Sécurité, usage des outils, RGPD Avec appui d’un référent numérique Annuellement ou lors de l’adoption d’un nouvel outil Charte sur l’usage de l’IA Cas d’usage autorisés, précautions, éthique Réflexion avec l’équipe et retour d’expériences En continu selon les outils utilisés Check-list : 5 questions à se poser avant de rédiger une charte Pourquoi avons-nous besoin de cette charte ? Quelles sont les situations concrètes à encadrer ? Qui doit être impliqué dans sa rédaction ? Comment allons-nous l’utiliser au quotidien ? Quand et comment la mettra-t-on à jour ? Les chartes sont des outils précieux pour structurer votre fonctionnement de manière fluide. Avant de tout formaliser dans des textes complexes, commencez par choisir une charte … Lire la suite

Préparer et animer l’assemblée générale annuelle de votre association

Réunion hybride avec des participants autour d'une table et une mosaïque sur un écran

Pour les associations dont l’exercice est calqué sur l’année civile, la période de mars à fin juin est celle de l’assemblée générale ordinaire annuelle. Si, selon la loi, l’assemblée n’est pas obligatoire, elle le devient pour peu que l’association doive justifier de sa gestion auprès de financeurs publics ou dans le cadre d’un agrément délivré par l’Etat ou un établissement public. En clair, si votre association reçoit des subventions ou dispose d’un agrément, l’assemblée générale annuelle est indispensable. Cet article vous aidera à y voir un peu plus clair sur ce qu’est une assemblée générale annuelle, comment l’organiser et comment la tenir. Pour l’animation de cet événement d’importance dans la vie de votre association, je vous renvoie à l’article sur comment créer une animation pour votre assemblée. 1. Comprendre les différents types d’assemblées générales 1.1 Assemblée générale ordinaire (AGO) L’AGO est un rendez-vous statutaire annuel permettant de présenter les rapports moral et financier, voter le budget prévisionnel, renouveler les mandats des administratrices et administrateurs et discuter de l’orientation de l’association. Elle est essentielle pour assurer la transparence et la bonne gouvernance. 💡 Conseil pratique : consultez les statuts de votre association pour vérifier les points obligatoires à l’ordre du jour et les modalités de convocation. 1.2 Assemblée générale extraordinaire (AGE) L’AGE est convoquée lorsqu’une décision importante et urgente doit être prise (modification des statuts, dissolution, fusion, etc.). Les modalités de convocation et de quorum sont souvent plus strictes que pour l’AGO. Elle nécessite une organisation rigoureuse pour garantir la validité des décisions. Cas fréquents nécessitant une AGE : Modification des statuts ou du règlement intérieur Changement de dénomination ou d’objet de l’association Dissolution de l’association Fusion avec une autre structure 💡 Conseil pratique : avant d’organiser une AGE, assurez-vous qu’une AGO ne pourrait pas suffire pour traiter le sujet. Vérifiez également les modalités de vote qui peuvent différer selon le format de l’assemblée. Reportez-vous aux statuts pour vous assurer des tenants et aboutissants. 2. La préparation de l’assemblée générale 2.1 Pilotage et envoi des convocations L’organisation de l’AG est gérée par le bureau, souvent sous la responsabilité de la présidente ou du président et du/de la secrétaire. Iels doivent : Définir la date et l’horaire de l’Assemblée  Rédiger et envoyer les convocations comprenant l’ordre du jour, le formulaire de pouvoir et le cas échéant, l’appel à candidature pour le renouvellement des membres du conseil d’administration Assurer la logistique (lieu, matériel, accès à distance si nécessaire) 💡 Conseil pratique : assignez une personne responsable pour piloter l’organisation en mode projet. ⚠️ Attention : de plus en plus d’associations envoient leurs convocations de façon dématérialisée, par courriel. Vérifiez bien que vos statuts prévoient ce mode de convocation au risque de voir l’assemblée ne pas être valable. 2.2 Choix du format et du lieu En présentiel : si votre association ne dispose pas d’un local pouvant accueillir l’ensemble des membres, à vous de trouver une salle accessible, équipée et adaptée au nombre de participant•es. N’attendez pas le dernier moment pour la réserver au risque de ne pas trouver !  En ligne : prévoyez un outil de visioconférence sécurisé, permettant l’émargement et le vote à distance. Faites des tests en amont pour vous assurer que vous maîtrisez bien la technique. Prévoyez un temps de connexion d’un quart d’heure avant le début des débats. Hybride : assurez-vous que les membres à distance puissent pleinement participer (son, image, possibilité d’interaction). Si possible, envisagez de projeter sur écran la mosaïque des personnes présentes en ligne pour favoriser l’interaction avec les membres présent•es sur place. 💡 Conseil pratique : communiquez clairement les modalités de connexion (lien en clair, mot de passe) et testez l’outil avec des personnes qui ne sont pas digital native. Vous pouvez également enregistrer une vidéo de démonstration avec Loom pour montrer comment se connecter, comment voter, comment lever la main, comment brancher la caméra et le micro…  2.3 Envoi des documents préparatoires Convocation officielle précisant la date, l’heure et le lieu (et/ou lien de connexion) Ordre du jour détaillé Rapport moral et financier (en pièce jointe ou en lien sur un Drive) Appel à candidatures pour le conseil d’administration et modalités de candidature Formulaire de procuration pour les membres absent•es Lien vers la vidéo explicative, le cas échéant 💡 Conseil pratique : à défaut de délai précisé dans les statuts, envoyez ces documents au moins 15 jours avant l’AG pour permettre aux membres de se préparer et, si nécessaire, de poser des questions en amont. 3. Le déroulement de l’assemblée générale 3.1 Accueil et émargement En présentiel : mise en place d’une feuille d’émargement où chaque membre signe sa présence. Les membres disposant d’un pouvoir doivent aussi émarger pour les personnes qu’iels représentent. En ligne : validation des présences via un formulaire ou une inscription en début de réunion sur le chat de la visioconférence. Cette étape de l’émargement est indispensable pour déterminer si le quorum est atteint et si l’assemblée peut valablement délibérer. 3.2 Présentation et votes La présidente ou le président présente l’ordre du jour et les documents soumis au vote. Les votes peuvent se faire : À main levée Par bulletin papier anonyme Avec une application numérique dont le lien est partagé au moment de l’assemblée Via un outil numérique sécurisé pour les assemblées en ligne ou hybrides 💡 Conseil pratique : le vote par bulletin est recommandé pour l’élection des administratrices et administrateurs. Soyez large dans le nombre de bulletins que vous préparerez et prévoyez le temps de dépouillement et de vérification des votes. 3.3 Gestion des procurations Si les statuts le permettent, un•e membre peut voter au nom d’un•e autre en présentant un pouvoir signé. Vérifiez les conditions spécifiques inscrites dans vos statuts (nombre de pouvoirs autorisés par membre, format spécifique, signature requise). 💡 Conseil pratique : prévoyez un modèle de pouvoir clair et facile à remplir pour éviter toute contestation. Ainsi, la personne qui donne procuration doit pouvoir exprimer ses votes au regard de chaque point de l’ordre du jour : pour – contre – abstention 4. Les … Lire la suite