Is@ vous Zed

2025 en 7 articles

Sur un écran, le top 7 des articles du blog 2025. Image générée par IA

Plutôt qu’un simple “top 5” des articles les plus lus, j’ai eu envie de regarder 2025 sous un autre angle : quelles sont les questions récurrentes que les associations m’ont posées cette année et comment j’y ai répondu à travers mes contenus ? En relisant les articles publiés en 2025, trois grands fils rouges se dessinent : poser un cadre clair pour faire tenir l’association dans la durée, piloter et sécuriser l’avenir sans se perdre dans les chiffres, apprivoiser les outils et supports qui aident vraiment le quotidien. Voici 7 articles qui illustrent ces fils rouges et montrent, chacun à leur manière, comment je peux accompagner votre association. Sommaire 1. Poser le cadre : règles du jeu, valeurs et bénévoles En 2025, beaucoup d’associations m’ont parlé de cadre : statuts, règlement intérieur, chartes… mais aussi qualité de la relation avec les bénévoles. Derrière ces mots, il y a toujours la même préoccupation : Comment rester fidèle à notre projet tout en évitant les tensions qui épuisent tout le monde ? Le règlement intérieur pour les associations : tout ce qu’il faut savoir Cet article part d’une question très fréquente : Est‑ce qu’on a vraiment besoin d’un règlement intérieur ou est‑ce que les statuts suffisent ? Je montre comment le règlement intérieur peut : traduire les grandes lignes des statuts en règles de fonctionnement concrètes, préciser le rôle des instances, des membres, des bénévoles, servir de référence quand une situation se complique. C’est typiquement un chantier sur lequel je peux vous accompagner : relire vos pratiques, voir ce qui manque et vous aider à écrire un règlement utile, pas un texte qui dormira dans un tiroir. La charte éthique : pourquoi et comment en créer une dans votre association La charte éthique sert à : rendre visibles les valeurs qui guident vos décisions, cadrer des sujets sensibles : relations avec les publics, partenariats, communication, protéger l’association en cas de crise ou de tension. Je rappelle aussi qu’une charte copiée‑collée ne fonctionne pas : elle doit être co‑construite, discutée, appropriée. C’est un travail que j’aime particulièrement faire avec les équipes : animer les échanges, clarifier les points de vigilance, aider à trouver les bons mots. Fidéliser vos bénévoles grâce à une meilleure reconnaissance Le bénévolat a été un autre fil rouge de l’année. Beaucoup d’associations m’ont dit : “On a du mal à garder nos bénévoles dans la durée”. Dans cet article, je montre que la fidélisation ne repose pas que sur “trouver plus de monde” mais aussi sur : reconnaître le travail déjà fait, clarifier les attentes, proposer des formes de gratitude adaptées à la réalité de chacun·e. C’est souvent à ce niveau‑là que nous travaillons ensemble : regarder comment vos bénévoles vivent l’association et construire des pratiques de reconnaissance qui leur donnent envie de rester. 2. Piloter et sécuriser : audit, budget et campagnes de dons Autre grande série de questions en 2025 : Comment garder la maîtrise de notre association quand les obligations augmentent et que les financements se tendent ? Entre les inquiétudes budgétaires, la multiplication des projets et la pression des dossiers, beaucoup de structures ont exprimé le besoin de voir clair. Pourquoi faire auditer votre association est une excellente idée Cet article explique en quoi un audit ne se limite pas à “regarder la compta”. Il s’agit d’un regard global sur : votre gouvernance, votre organisation interne, vos outils, vos finances, vos priorités stratégiques. L’objectif n’est pas de donner des bons ou des mauvais points mais de : identifier vos points forts, repérer les fragilités, et prioriser les chantiers. C’est l’un des formats d’accompagnement que je propose : un diagnostic partagé, suivi d’un plan d’action réaliste, adapté à votre taille et à vos ressources. Tableau de bord et financements : comment piloter son budget associatif La question du budget revient chaque année, mais en 2025, elle a souvent été formulée ainsi : On a un budget prévisionnel, mais on n’a pas vraiment d’outil pour suivre et ajuster. Dans cet article, je relie : le tableau de bord, le suivi des financements, et les décisions prises en bureau ou en CA. Il montre comment un outil simple peut aider à : suivre l’état des recettes et des dépenses, vérifier l’évolution des dossiers de subventions, anticiper les tensions de trésorerie. Là aussi, je peux intervenir pour vous aider à définir vos indicateurs, choisir un outil adapté (tableur ou Notion), et l’ancrer dans vos rituels de décision. Structurer une campagne de dons efficace : les 5 chantiers à lancer en octobre La campagne de dons de fin d’année est un moment clé pour beaucoup d’associations. Mais sans préparation, elle peut se transformer en source de stress plus qu’en levier. Dans cet article, je propose 5 chantiers pour : clarifier vos objectifs, travailler votre récit, préparer vos supports, organiser votre diffusion, et penser à l’après‑campagne. C’est un bon exemple de la manière dont j’aborde les sujets “financements” : en mêlant stratégie, communication et organisation, sans usine à gaz. 3. Outils et supports : apprivoiser le numérique sans s’y perdre Enfin, 2025 a confirmé quelque chose que je vois depuis longtemps : on vient souvent me voir “pour un outil” mais la question de fond est presque toujours ailleurs. Derrière “on a besoin d’un tableau de bord” ou “on cherche un nouvel outil”, il y a souvent : un besoin de clarifier ce qu’on veut suivre, de décider qui fait quoi, de mieux partager l’information. Pourquoi et comment mettre en place un tableau de bord / Tableau de bord associatif : éviter les erreurs Ces deux articles se complètent : le premier explique pourquoi un tableau de bord peut changer vos décisions au quotidien, le second pointe les erreurs classiques : trop d’indicateurs, pas assez de mises à jour, outil trop complexe. Ils montrent que l’enjeu n’est pas de trouver “le bon modèle magique” mais de construire : quelques indicateurs utiles pour vous, un format lisible, et surtout un rituel pour le consulter. C’est exactement là que j’interviens souvent : transformer un tableau … Lire la suite

Votre plan de com’ 2026 en une page

Une page de plan de communication posée sur une table. En arrière plan, une tasse de café et un ordinateur portable ouvert sur des photos. Image générée par IA

La fin d’année associative concentre tout : bilans, demandes de subventions, campagnes de dons, événements et… fatigue générale. C’est souvent à ce moment que l’idée d’un “plan de communication” refait surface. Dans beaucoup d’associations, ce plan ressemble alors davantage à une liste au Père Noël qu’à une feuille de route réaliste : on y trouve toutes les envies, tous les canaux possibles, toutes les bonnes idées… mais pas forcément le calendrier ni l’équipe pour les mettre en œuvre. Bref, vous avez beaucoup de choses à raconter et de vraies ambitions pour votre association. L’enjeu de cet article n’est pas de brider vos envies mais de vous aider à transformer cette liste au Père Noël en feuille de route utilisable au quotidien. Un plan de communication utile peut tenir sur une seule page, à condition d’être clair sur trois points : à qui vous parlez, par quels canaux, quand et comment vous vérifiez les résultats Sommaire 1. Cadrer vos publics et vos messages clés Avant de parler d’outils, la vraie question est à qui voulez‑vous vous adresser et pour dire quoi ? La tentation est grande de viser “tout le monde” mais plus votre message est large, moins il est concret. Commencez plutôt par trois publics prioritaires. Par exemple : vos adhérent·es et membres, vos partenaires et financeurs, les personnes accompagnées ou bénéficiaires. Pour chacun, notez trois éléments simples : Un objectif de communication Informer, mobiliser, rassurer, demander un soutien, inviter à un événement… Un message principal Une phrase courte que vous aimeriez que la personne retienne pour de bon. Une preuve concrète Un exemple, un chiffre, un témoignage, une histoire qui montre que votre message est puissant. Exemple pour des partenaires : Objectif : montrer que leur soutien produit des effets concrets sur le terrain. Message : “Grâce à votre appui, nous avons pu accompagner plus de X personnes cette année.” Preuve : un chiffre d’activité + une courte histoire ou une citation anonyme. Ce premier cadrage évite les contenus “tous publics” où personne ne se reconnaît vraiment. Les pièges fréquents à éviter dès le départ Vouloir parler à tout le monde → Trois publics prioritaires suffisent souvent pour commencer. Multiplier les canaux sans équipe dédiée → Mieux vaut un canal principal assumé que quatre comptes à moitié vides ou en sommeil. Confondre fréquence et qualité → Un post utile et clair par semaine vaut mieux que cinq posts sans vraie valeur. Produire des contenus sans preuve d’impact → Une preuve solide (chiffre, retour d’expérience, histoire vraie) vaut mieux qu’un long texte abstrait. Ne rien mesurer du tout → Même quatre indicateurs sobres (ouvertures, clics, contacts, adhésions/dons) changent la donne. 2. Choisir vos canaux sans vous disperser La tentation est forte d’être partout : réseau social, blog, vidéos, podcast… Sauf qu’on ne peut pas courir plusieurs lièvres à la fois ! Pour une association avec peu de moyens, il est souvent plus efficace de se concentrer sur quelques canaux stables : une newsletter courte (mensuelle ou bimestrielle), un réseau social principal (LinkedIn si vous parlez beaucoup à des dirigeant·es, partenaires et financeurs ; Facebook ou Instagram si vous ciblez surtout le grand public), une page “Soutenir l’association” à jour sur votre site. Pour chaque canal, précisez : son rôle : informer, mobiliser, remercier, rendre des comptes…, une fréquence réaliste, qui fait quoi : rédaction, relecture, mise en ligne. L’objectif pour 2026 n’est pas d’ouvrir de nouveaux comptes mais de : consolider ce qui fonctionne déjà, installer un rendez‑vous régulier (un format réutilisable chaque mois, par exemple), accepter de ne pas être partout et c’est très bien ainsi. Souvent, une communication efficace ressemble plus à un “moins mais mieux” qu’à un empilement de canaux et une dispersion tous azimuts. 3. Construire un calendrier minimal réaliste Une fois vos publics et vos canaux clarifiés, vous pouvez esquisser un calendrier minimal, sous forme de semaine type. L’idée n’est pas de remplir chaque jour à l’heure près mais d’avoir un cadre simple pour décider. Version “standard” Quand l’équipe a un peu de marge : 1 contenu de fond par semaine (article de blog ou newsletter), 2 posts sur votre réseau social principal, 1 preuve d’impact mise en avant (histoire, chiffre, retour d’expérience). Version “minimum vital” Pour les équipes très limitées en temps : 1 contenu de fond par mois, 1 post par semaine, 1 preuve d’impact par mois. Exemple de mois type Semaine 1 : mise en valeur d’un projet phare. Semaine 2 : éclairage “coulisses” ou organisation interne. Semaine 3 : focus sur les personnes accompagnées, bénévoles ou salarié·es. Semaine 4 : rappel de vos besoins (adhésions, dons, renforts bénévoles…). Ce qui compte n’est pas de tout cocher mais d’avoir un canevas qui colle à votre réalité… et que vous pourrez ajuster. 4. Quelques détails pratiques pour que le plan reste applicable Newsletter : un modèle simple et réutilisable 300 à 500 mots maximum. Deux rubriques principales, pas plus. Une preuve d’impact par numéro. Un modèle réutilisable pour ne pas repartir de zéro à chaque fois. Un circuit de validation clair : rédaction → relecture → envoi. Page “Soutenir l’association” : checklist rapide Un message clair sur ce que permet un don ou une adhésion Un formulaire intégré, un bouton ou un lien d’action visible et testé Des coordonnées simples pour poser une question. Posts sur le réseau social principal : une structure rapide une accroche claire en première ligne, une idée principale par post, un fait concret : chiffre, mini‑histoire, citation courte, un appel à l’action simple : lire l’article, s’inscrire, partager, répondre à une question… 5. Quand la liste au Père Noël devient un boulet (et comment la transformer) Vouloir communiquer sans rien oublier n’est pas un défaut en soi. Cela manque seulement de réalisme ! Quand votre plan de communication ressemble à une to-do list interminable, il y a de fortes chances qu’il termine au fond d’un tiroir (même numérique). Quelques pistes pour transformer cette liste : Commencer par la version “une page” Revenir à : objectifs, publics, canaux, semaine … Lire la suite

Faut‑il vraiment organiser quelque chose à Noël pour votre association ?

Un goûter de Noël réunit autour de la table plusieurs générations. Image générée par IA

Début décembre, beaucoup d’associations se posent la même question : « Qu’est‑ce qu’on fait pour Noël cette année ? » Autour de vous, vous voyez des collectes de jouets, des marchés de Noël solidaires, des spectacles de fin d’année, des campagnes de dons tous azimuts. Sur le papier, cela donne envie. Dans la réalité, vos équipes sont parfois déjà fatiguées, vos bénévoles moins disponibles et votre fin d’année est possiblement déjà chargée en bilans, assemblées générales ou clôtures de projets. Alors, est‑ce qu’il est vraiment nécessaire d’organiser quelque chose à Noël ? Ce qui suit vous propose plutôt de prendre le temps de décider, puis, seulement si c’est pertinent pour vous cette année, de choisir un format réaliste. Sommaire Trois questions pour savoir si c’est pertinent pour vous cette année Avant de chercher une idée d’événement, il peut être utile de vous poser quelques questions simples, en équipe. Avons‑nous le temps et l’énergie pour préparer une action supplémentaire ? Un événement, même modeste, demande toujours : un minimum de préparation en amont, une coordination le jour J, et un suivi après (bilan, communication, éventuellement gestion de la trésorerie). Si vos équipes sont déjà très sollicitées en fin d’année, ajouter une action « parce que c’est Noël » peut créer plus de tension que de bénéfices. Vous pouvez vous demander, en toute honnêteté : qui serait disponible pour porter cette action, et ce que cela demanderait comme charge supplémentaire. Si vous sentez que vous êtes déjà au maximum, il est légitime de décider de ne pas ajouter une couche de plus. À quoi cette action servirait‑elle concrètement ? La deuxième question porte sur le sens de ce que vous mettriez en place. Souhaitez‑vous surtout : collecter des dons pour un projet précis, créer du lien avec les habitantes et habitants d’un quartier, remercier vos soutiens, ou faire connaître davantage votre association ? En formulant cet objectif de manière claire, vous pouvez vérifier si un événement de Noël est le bon moyen d’y répondre. Parfois, une autre action, à un autre moment de l’année, sera plus adaptée à vos priorités actuelles. Que se passe‑t‑il si nous décidons de ne rien organiser cette fois‑ci ? Se poser aussi la question inverse peut être très utile. Qu’est‑ce que vous craignez si vous ne faites rien cette année ? Est‑ce que ce sont des attentes réelles de vos membres, de vos partenaires ou surtout une pression implicite (« tout le monde fait quelque chose à Noël ») ? Est‑ce que ce choix vous permettrait au contraire de préserver vos forces pour un autre temps fort de l’année prochaine ? Décider de ne pas organiser d’événement à Noël peut être un choix réfléchi, au service du bien-être de votre équipe et de la qualité de vos actions. Si vous décidez d’organiser quelque chose : des formats simples à votre mesure Si, après ces questions, vous estimez que vous avez l’envie et la capacité de mettre en place une action de Noël, l’enjeu devient alors de choisir un format réaliste, adapté à vos moyens. L’idée n’est pas de copier de grandes campagnes nationales mais de partir de ce que vous avez déjà : un local, quelques bénévoles, un réseau de voisinage ou de partenaires de proximité. Dans vos locaux : des moments conviviaux qui créent du lien Si votre association dispose d’un local, même modeste, vous pouvez imaginer des formats simples, centrés sur la convivialité. Quelques pistes possibles : Un atelier « fabrique de cadeaux solidaires » Par exemple : confection de cartes de vœux, réalisation de petits objets à partir de matériaux de récupération, préparation de décorations de Noël. Les participantes et participants peuvent faire un don libre, ou acheter certains objets au profit de l’association. Un goûter solidaire ou un café de quartier L’association ouvre ses portes pendant un temps défini, autour d’une boisson chaude et de gâteaux. C’est l’occasion de faire connaître vos actions, de rencontrer les habitantes et habitants, et de proposer une participation libre pour soutenir un projet précis. Dans tous ces cas, il est possible de garder une échelle raisonnable, en limitant le temps de préparation, le nombre de personnes accueillies et en s’appuyant sur les ressources déjà disponibles. Avec des partenaires de proximité : s’appuyer sur l’existant Si vous n’avez pas de local adapté, ou si vous souhaitez toucher un autre public, vous pouvez vous tourner vers les commerces ou événements déjà en place. Quelques exemples : Emballer des cadeaux dans un commerce contre don libre Une librairie, un magasin de jouets, un concept‑store ou un autre commerce peut accepter que vous proposiez l’emballage des cadeaux en échange d’un don au profit de l’association. Cela permet de vous rendre visible et de rencontrer des personnes qui ne vous connaissaient pas encore. Organiser un vide‑grenier ou un mini‑marché solidaire « spécial cadeaux de Noël » L’idée peut être de collecter des objets en bon état, des livres, des jeux, puis de les proposer à prix modeste au bénéfice de l’association. C’est une manière de participer à un Noël plus sobre, tout en générant des ressources. Tenir un corner solidaire dans un événement déjà existant Plutôt que de monter un événement de toutes pièces, vous pouvez demander à disposer d’un espace dans un marché de Noël municipal, une fête d’école ou un autre rendez‑vous local. Vous y présentez vos actions, proposez une petite animation, une mini‑vente solidaire ou une collecte. Dans ces formats, l’enjeu est de clarifier le cadre avec vos partenaires (horaires, modalités de présence, gestion des dons) et de rester sur quelque chose de compatible avec les forces de votre association. Si vous choisissez de ne rien organiser, ce n’est pas « ne rien faire » Décider de ne pas lancer un événement de Noël ne signifie pas que vous laissez la période passer sans un mot. Vous pouvez choisir de concentrer votre énergie sur un message de remerciement soigné, plutôt que sur la logistique d’une action supplémentaire. Une piste possible est de préparer un message qui : dit … Lire la suite

Créer des supports pédagogiques pour sensibiliser aux causes associatives

Une femme anime une conférence sur l'impact positif devant une assemblée nombreuse. Derrière elle, une présentation visuelle et deux kakemonos. Image générée par IA

Lorsque son association porte un message fort, il est courant qu’on lui demande d’intervenir pour des actions de sensibilisation auprès de publics très variés : salarié·es en entreprise, élèves de tous niveaux, autres associations, élu·es… Et pour que le message passe, mieux vaut avoir un catalogue de formats d’intervention pour pouvoir répondre à ces besoins et attentes. Alors, comment s’y prendre quand on n’est pas formateur ou formatrice ? Cet article vous donnera quelques pistes pour penser et construire des interventions pédagogiques claires, engageantes et accessibles, sans perdre de vue votre mission associative. Sommaire 1. Cadrer avant d’accepter une intervention Avant de foncer tête baissée, il est essentiel de poser un cadre. Quand on sollicite votre expertise, on attend plus qu’un témoignage – vous avez le droit de poser vos conditions et protéger votre temps. Les temps “invisibles” (préparation, échanges préalables, déplacements, suivi) font partie intégrante du travail. Les valoriser, c’est aussi reconnaître la valeur de votre action. Quelques repères utiles  Intervention gratuite → format court (1h maximum), sans personnalisation, basée sur une présentation existante. Adaptation ou co-conception → facturation et devis, comme pour toute prestation professionnelle. Avant de dire oui, demandez : Quel est l’objectif pédagogique, formulé en une phrase ? Qui sera présent : public, taille du groupe, matériel disponible, accessibilité ? Quel “prochain pas” l’organisateur souhaite pour le public après l’intervention ? Poser le cadre en amont évite les malentendus et fait gagner du temps à tout le monde. Bon à savoir : activités lucratives en association, en bref Une association peut tout à fait mener des activités économiques, à condition de respecter quelques règles simples : Elle reste non lucrative si : sa gestion est désintéressée (pas de rémunération excessive des dirigeant·es), elle ne profite pas à un cercle restreint, et ses activités lucratives ne sont pas prépondérantes. 👉 En savoir plus sur le “cercle restreint” – Associathèque Les activités lucratives accessoires peuvent être exonérées d’impôts si elles respectent certaines conditions et restent sous un seuil de recettes actualisé chaque année. 👉 Détail sur le seuil d’exonération – associations.gouv.fr Pour évaluer si une activité concurrence le secteur marchand, on applique la règle des “4 P” : Produit, Public, Prix, Publicité. 👉 Repères sur la règle des 4P – Ministère de l’Intérieur Si l’activité devient prépondérante ou exercée comme une entreprise, l’association peut être soumise à l’IS, TVA ou CET. La sectorisation comptable permet parfois de limiter l’imposition au seul secteur lucratif. Bon réflexe : prévoir ces activités dans les statuts, tracer les recettes accessoires, et formaliser devis et factures lorsqu’il y a personnalisation. 👉 Guide Service-Public.fr ⚖️ À noter : je ne suis pas avocate fiscaliste – les informations ci-dessus sont des repères généraux pour mieux comprendre le cadre associatif. En cas de doute sur la fiscalisation ou la sectorisation, rapprochez-vous d’un·e expert·e-comptable ou juriste spécialisé·e en droit associatif. 2. Adapter le format et le contenu au contexte Chaque demande est différente : certaines visent à éveiller, d’autres à transformer. Plutôt que de vouloir tout faire, choisissez le format qui correspond à vos objectifs et à vos moyens. Type d’intervention Durée Objectif principal Sensibilisation courte 1h Semer une idée, éveiller la curiosité Atelier participatif 60–90 min Faire réfléchir, débattre, expérimenter Parcours en 2–3 séances Étalé dans le temps Accompagner un changement de pratiques Le bon format est celui qui respecte à la fois le message, le public et vos capacités de préparation. 3. Construire un fil conducteur clair et vivant Même la meilleure cause perd de sa force si le message se disperse. Pour capter l’attention, structurez vos interventions autour de trois piliers simples : Une accroche ancrée dans le terrain : une anecdote, une situation vécue, une statistique parlante. Trois messages clés reliés à votre objectif de sensibilisation. Une action concrète en fin d’intervention (geste symbolique, lien, ressource, engagement). Ce que les participant·es font, ils et elles s’en souviennent. Ce qu’ils et elles entendent, ils et elles l’oublient. 4. Dynamiser sans surcharger Les publics apprennent mieux quand ils participent. Pas besoin d’activités spectaculaires : quelques minutes d’interaction suffisent à ancrer le message. Idées simples à tester  Quiz express : avec des outils numériques comme Mentimeter ou Kahoot pour jouer sur le téléphone ou même à main levée Jeu ou tour de table dynamique pour casser la glace Carte mentale collective ou nuage de mots en conclusion Durée idéale : 5 à 10 minutes, avec des consignes claires et un lien explicite avec le contenu. L’interactivité sert autant à embarquer l’assistance qu’elle aide à faire comprendre votre message. 5. Concevoir des supports inclusifs et accessibles Un bon support, c’est celui qui permet à toutes et tous de suivre et de comprendre. Utilisez un langage clair, sans jargon Décrivez à l’oral les visuels essentiels Choisissez des contrastes lisibles et une police d’au moins 16 pt Prévoyez des versions imprimées, audio ou simplifiées si besoin Vérifiez en amont avec l’organisateur la présence de matériel adapté (micro, écran, siège, etc.). La participation de toutes et tous n’est pas une option. Pensez l’accessibilité dès le départ pour ne pas laisser des personnes sur le bord de la route. 6. Évaluer sans alourdir L’évaluation ne doit pas être perçue comme un contrôle mais comme une façon d’ancrer l’expérience. Pendant la séance Quiz rapide ou vrai/faux collectif Question ouverte : « Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ? » Après la séance  Mini-quiz en ligne ou message de suivi avec une ressource complémentaire Question-clé : “Qu’est-ce que cette intervention vous a donné envie de faire différemment ?” insérée dans votre questionnaire de satisfaction Sensibiliser, c’est aussi donner envie de passer à l’action après votre départ. Pour résumer Créer un support pédagogique, ce n’est pas seulement préparer un diaporama avec des slides. C’est partager votre cause et transmettre votre engagement. Avec des exercices, des jeux, des interactions. En cadrant vos interventions, en adaptant vos formats et en construisant des supports sobres mais vivants, vous gagnez à la fois en impact et en légitimité. En sensibilisant, vous faites progresser la cause que défend votre association en … Lire la suite

Structurer sa campagne de dons de fin d’année dès octobre

Deux personnes glissent des billets de banque dans une cagnotte. Image générée par IA

En 2025, la fragilité financière des associations françaises est plus visible que jamais : subventions publiques en baisse, appels à projets non pérennes, trésoreries à flux tendu. Dans ce contexte, diversifier ses ressources n’est plus un luxe mais une nécessité. Sommaire Les études récentes du Mouvement associatif et de la Fondation des Femmes confirment ce que beaucoup vivent déjà sur le terrain : les financements publics se réduisent et les associations doivent composer avec une trésorerie de plus en plus fragile. 31 % des associations employeuses disposent de moins de trois mois de trésorerie. Plus de 70 % déclarent ne pas avoir de fonds propres solides. Certaines associations féministes ont déjà perdu en moyenne 15 % de subventions publiques en un an. Résultat : nombre d’actions sont réduites ou annulées, des postes ne sont pas renouvelés et l’incertitude budgétaire pèse sur les équipes. Dans ce contexte, les campagnes de dons ne sont pas seulement un “supplément” mais un levier stratégique pour diversifier les financements, renforcer l’indépendance et créer un lien direct avec les citoyen•nes. Même pour les petites associations, elles peuvent représenter un apport ponctuel mais décisif. Octobre est le bon moment pour s’y mettre. Voici un guide pas à pas pour structurer une campagne efficace et réaliste de fin d’année. 1. Pourquoi lancer une campagne de dons ? Clarifier l’objectif de votre collecte est la première étape. Souhaitez-vous : Financer le fonctionnement courant : par exemple maintenir une permanence d’écoute Pérenniser un projet : “Notre atelier artistique accueille chaque semaine X personnes ; vos dons financent les fournitures.” Initier une nouvelle action avec des objectifs concrets et mesurables. Pourquoi c’est essentiel ? Parce que ce choix va déterminer vos messages selon vos publics cibles et vos priorités. 2. Quelle charge de travail prévoir ? Une campagne bien menée est accessible même à une petite équipe. Préparez-vous à y consacrer 20 à 30 heures sur 3 mois : Octobre (préparation) : définir les objectifs, 2–3 réunions de 1h30 + 4–6 h de travail individuel. Novembre (structuration) : 1 réunion par semaine + 2–3 h de finalisation par rôle. Décembre (campagne) : environ 1h de pilotage/sem. + suivi léger (surtout après Noël). Janvier (bilan) : 1 réunion de 2 h + 2 h de préparation du compte-rendu 3. Comment s’organiser en équipe ? Évitez l’éparpillement des mails en créant un espace collaboratif partagé (Notion, Google Drive, Framapad…) qui centralise : le calendrier, les rôles, les contenus validés, les visuels prêts à l’emploi, le suivi des dons. Clarifier les rôles Même si une même personne cumule plusieurs responsabilités, les nommer évite les zones d’ombre : Responsable numérique : formulaire de don, reçus fiscaux, automatisation des remerciements. Responsable éditorial : mails, posts, page de don. Responsable visuel : création ou adaptation des visuels. Responsable suivi/finance : suivi quotidien des dons, bilans chiffrés, conformité comptable. Pilote : coordination générale et arbitrages. Pourquoi c’est essentiel ? Parce que cela évitera les inévitables « Je pensais que c’était Valérie qui s’en occupait ! » ou « Mais personne ne m’a dit que c’était à moi de le faire » 4. Quel calendrier suivre ? Le tremplin Giving Tuesday Le Giving Tuesday ou journée mondiale de la philanthropie se tiendra le 2 décembre 2025.  Pour votre association, c’est : l’occasion de tester une campagne grand public, de profiter de la notoriété collective de cette journée, et de préparer le terrain pour votre campagne maison de fin d’année. Utiliser le kit visuel officiel Bonne nouvelle : Giving Tuesday France fournit un kit de communication clé en main (visuels, modèles de posts, affiches, flyers). Si vous n’avez pas de graphiste en interne : utilisez les visuels tels quels en ajoutant votre logo et vos coordonnées. Si vous avez un peu de ressources : adaptez les couleurs et le ton pour garder votre identité. Bon à savoir Le kit est gratuit, pensé pour faciliter la participation des petites associations. Trois bonnes raisons de participer au Giving Tuesday Pour élargir votre audience et capter l’attention sur des canaux où vos donatrices et donateurs ne sont pas habituellement Pour mobiliser sur un projet précis avec des résultats concrets (X € reçus permettent d’acheter 10 kits d’hygiène)  Pour donner de l’élan à votre campagne de fin d’année en partageant la réussite de votre Giving Tuesday dans vos premiers messages. Exemple : « Votre générosité lors de cette journée a permis de récolter X € que nous allons transformer en X kits d’hygiène pour les femmes sans abri. Pour ne pas en rester là, poursuivons ensemble en décembre : votre don maintenant nous aide à financer [objectif de la campagne] sur la durée.” Les deux vagues de collecte en décembre Vague 1 : début à mi-décembre mail de lancement, mail avec preuve d’impact, quelques posts pédagogiques. Vague 2 : après Noël (25–31 décembre) relances courtes et ciblées, rappel de l’échéance fiscale, message d’urgence le 30 ou 31 décembre. 5. Quels messages valoriser ? L’avantage fiscal est un déclencheur puissant : Particuliers : 66 % de réduction d’impôt pour les dons aux associations d’intérêt général. La réduction s’applique dans la limite de 20 % du revenu imposable (article 200 du Code Général des Impôts). La réduction est de 75 % jusqu’à 1 000 € pour pour les dons faits à des organisme d’aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violence Entreprises : 60 % de réduction d’impôt. (article 238 bis du Code Général des Impôts) Exemple : “Un don de 100 € ne vous coûte que 34 € après déduction fiscale.” Associez cet argument à : une preuve d’impact : témoignage, chiffre clé, un message positif sur la mission, un rappel clair des échéances. 6. En résumé Réussir une campagne de dons, ce n’est pas multiplier les appels à la dernière minute. C’est une démarche structurée, adaptée à vos moyens : réfléchir en octobre, préparer en novembre, déployer en décembre, apprendre en janvier. Avec 20–30 heures d’investissement, vos actions deviennent un levier puissant pour financer votre mission et mobiliser votre communauté. 🎁 Bonus téléchargeable Pour aller plus loin, téléchargez … Lire la suite

Organiser une newsletter de rentrée pour informer et mobiliser vos publics

Une femme travaille sur écran la newsletter de rentrée. Image générée par IA

Sommaire La rentrée est un moment clé pour votre association. Ce serait dommage de le rater faute de communication. Après l’été, vos bénévoles, adhérent•es et partenaires reprennent leurs activités et leurs lectures. Une newsletter bien pensée permet de renouer le contact, d’informer efficacement et de mobiliser vos publics autour de vos projets. Dans cet article, découvrez comment structurer votre newsletter de rentrée et l’inscrire dans votre communication globale. 1. Définir l’objectif de votre newsletter de rentrée Avant tout, clarifiez ce que vous souhaitez obtenir : Informer sur les bilans de l’année écoulée et les projets à venir. Mobiliser vos bénévoles pour des actions concrètes. Renforcer l’engagement de vos adhérents et partenaires. Mon conseil Soyez pragmatique : focalisez-vous sur 2 à 3 objectifs principaux selon votre cible. 2. Planifier le contenu : ce qui change à la rentrée La newsletter de rentrée se distingue par son contenu dynamique et concret. Les équipes sont reposées et prêtes à se mobiliser pour votre mission. Que mettre dans ce numéro ? Voici quelques idées : Bilan de l’année précédente : chiffres clés, projets réalisés, succès et apprentissages Projets et événements à venir : calendrier de la rentrée, appels à bénévoles ou à dons Temps forts pour engager vos publics : journée portes ouvertes pour accueillir de nouveaux bénévoles ou adhérent•es participation au forum des associations pour promouvoir vos activités réunion de reprise avec pot des bénévoles pour créer un moment convivial Actualités ou changements internes : nouvelles missions, changements de responsables, nouveaux partenariats Focus sur vos valeurs : rappeler la mission de votre association et vos convictions. L’objectif est de susciter l’envie de participer et de rester connecté à votre association. Mon conseil Même s’il y a beaucoup à dire à la rentrée, ne cherchez pas à tout caser dans ce numéro de l’infolettre. Une newsletter percutante est celle qui se lit rapidement, pas celle que l’on met dans le dossier « à lire plus tard » car plus tard, c’est souvent jamais. 3. Adapter le ton et le format Ton dynamique et engageant : chaleureux, clair et motivant, sans être trop institutionnel Visuels attractifs : photos d’événements passés, infographies ou images illustrant vos projets Titres percutants et accrocheurs : inciter à la lecture et à l’action Appels à l’action clairs : boutons ou liens vers l’inscription à des événements, au bénévolat ou aux dons. Astuce : privilégiez un format lisible sur mobile car de nombreuses personnes lisent vos newsletters sur smartphone. Mon conseil Soignez l’accessibilité de votre message : des titres hiérarchisés, un sommaire, des visuels avec une description alternative, un contraste entre les couleurs de fond et celle du texte facilitant la lecture, une typographie sans serif… 4. Structurer l’envoi Choisir le bon moment : la première quinzaine de septembre est idéale pour capter l’attention avant la reprise totale des activités Segmenter vos publics : bénévoles, adhérent•es et partenaires peuvent recevoir des messages adaptés à leur rôle et intérêts Analyser les retours : taux d’ouverture, clics et interactions pour ajuster vos prochaines communications 5. Intégrer la newsletter dans une stratégie globale Complémentarité avec les réseaux sociaux : partager des extraits ou des liens pour atteindre un public plus large Suivi des événements : relayer les moments forts de la rentrée dans la newsletter (photos, retours d’expérience, témoignages). Mesure de l’impact : observez comment vos publics réagissent et ajustez vos prochains contenus pour maintenir l’engagement. 6. En résumé : une rentrée réussie commence par une communication claire Une newsletter de rentrée n’est pas seulement un passage obligé ou une case à cocher dans la to-do list. C’est le moyen de renouer le dialogue et surtout de mobiliser autour de votre projet associatif. Un dernier conseil ? Jouez sur l’effet de suspens. Annoncez que le prochain numéro parlera de tel sujet ou reviendra plus en détails sur tel événement. Cela permettra à votre newsletter de rentrée de rester concise et d’amorcer l’attente de la suite. Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Et si vos bénévoles racontaient déjà mieux votre histoire que vous ?

Une bénévole montre une photo prise sur son smartphone. Image générée par IA

Dans les associations, on parle beaucoup de communication : comment mieux raconter ce que l’on fait, valoriser les actions, susciter de nouvelles adhésions, obtenir plus de financements… Pourtant, une ressource souvent sous-estimée pourrait déjà faire une bonne partie du travail : les bénévoles eux-mêmes. Non, elles et ils n’ont pas forcément besoin d’un micro ou d’un compte Instagram officiel pour le faire. Elles et ils racontent votre histoire au quotidien, dans leur entourage, au travail, sur les réseaux sociaux, dans leurs messages privés ou autour d’un café. Encore faut-il savoir écouter ces récits et les valoriser. Quand les bénévoles deviennent ambassadeurs… sans le savoir Un jour, une bénévole nouvellement arrivée m’a dit, presque gênée : J’espère que ça ne te dérange pas, j’ai partagé une photo sur mon Facebook avec un petit mot sur l’asso et l’atelier d’hier. J’étais fière de ce qu’on a fait. Non seulement cela ne me dérangeait pas mais je lui ai demandé de taguer systématiquement l’asso dans ses partages. Et j’ai à mon tour partagé sur la page de l’asso son témoignage.  Cette scène simple et quotidienne en dit beaucoup : vos bénévoles vivent l’action de l’intérieur, avec émotion, spontanéité et authenticité. Ce qu’ils et elles en retiennent, ce qu’ils et elles en disent ou ce qu’ils et elles montrent sans filtre est souvent plus impactant que n’importe quelle plaquette de communication. Plutôt que de vouloir tout contrôler, les associations peuvent ouvrir un espace d’écoute et de mise en commun : Qu’ont-ils aimé dans leur mission ? Qu’ont-ils raconté à leur entourage ? Quels mots ont-ils utilisés ? Quelles photos ont-ils prises spontanément ? Ces traces sont des matières premières précieuses pour nourrir la communication associative. 💡Bonne idée Plusieurs associations que j’accompagne ont créé un groupe WhatsApp ou un espace Slack pour leurs bénévoles… et ont vite constaté que ce sont ces derniers qui le font vivre : récits de terrain, photos de moments partagés, petits mots d’encouragement voire petites annonces ! Ces échanges spontanés témoignent du dynamisme de l’association et de l’engagement de ses bénévoles. À vous ensuite d’y piocher des éléments à valoriser dans votre communication publique, avec l’accord des personnes concernées. Comment libérer le potentiel narratif de vos bénévoles Donner la parole à vos bénévoles ne doit pas générer une surcharge de travail pour les personnes en charge de la communication.  5 idées concrètes pour vous y aider :  Créez des moments de partage Consacrez 10 minutes à chaque réunion pour qu’un bénévole raconte une anecdote vécue dans l’association. Enregistrez simplement avec un smartphone. Lancez des « duos narratifs » Jumelez vos bénévoles pour qu’iels s’interviewent mutuellement sur leur engagement. Parfois, c’est en parlant à quelqu’un d’autre qu’on trouve les mots justes. Créez un temps de parole libre lors d’un événement« Racontez comment vous avez découvert l’association. » Le plus important ? Ne pas corriger leur manière de dire. Leur parole est juste, même si elle ne correspond pas à votre argumentaire officiel. Lancez un micro-sondage anonyme « Si vous deviez parler de l’asso à un ami, que diriez-vous en 3 phrases ? » Vous découvrirez comment votre mission est réellement perçue et vécue. Acceptez l’imperfection Une vidéo mal cadrée mais sincère d’un•e bénévole enthousiaste vaut mille fois plus qu’un communiqué parfaitement rédigé mais trop léché. Cela vous donnera de quoi alimenter : Un portrait de bénévole par trimestre sur le site ou dans la newsletter Une rubrique « la phrase du mois » dans vos comptes-rendus internes ou sur vos réseaux Un fil de verbatim affiché lors de votre assemblée générale Une frise collaborative où chaque bénévole ajoute une anecdote clé de son année L’idée est de recueillir de la matière venue du terrain pour humaniser votre communication. En se donnant des objectifs réalistes comme « 5 phrases de bénévoles par mois », en peu de temps, vous aurez un vivier dans lequel piocher !   Mettre en place une communication plus collaborative Cela ne veut pas dire publier sans filtre ou céder toute la ligne éditoriale. Mais vous pouvez imaginer plusieurs façons de co-construire la communication avec les bénévoles qui le souhaitent : Un appel à témoignages dans la newsletter Une contribution sur un sujet qui leur tient à coeur à publier sur le site Une « boîte à souvenirs » partagée pour récolter photos et anecdotes Une série de portraits publiée sur le site ou sur les réseaux Une lettre d’infos dont chaque édition est co-écrite avec un bénévole Ces approches permettent à la fois de reconnaître l’engagement, de diversifier les formats et de révéler le sens de l’action associative par celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Une question d’écoute et de posture Derrière cette idée simple se cache un changement de posture : écouter ce que les bénévoles racontent déjà au lieu d’imaginer ce que l’on devrait dire à leur place. En valorisant leur voix, vous montrez que leur engagement a du sens, qu’il est vu, entendu, relayé. Et vous faites émerger une communication vivante, enracinée, incarnée. Parce qu’au fond, les meilleures histoires… ce sont souvent les autres qui les racontent pour nous. Et mieux que nous ! À RETENIR 💜 L’authenticité des récits de vos bénévoles génère plus d’engagement que vos communications officielles 💬 Vous n’avez pas besoin d’être expert•e en communication pour libérer ce potentiel narratif 🔑 La rentrée est le moment idéal pour mettre en place une stratégie de récits partagés. Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Segmentez vos contacts : une clé pour des newsletters plus efficaces

Une personne travaille à la saisie de fiches de contact sur un ordinateur portable

Dans la stratégie de communication associative, les newsletters – ou infolettres – sont un excellent canal pour informer, mobiliser et fidéliser. Mais si tous vos contacts reçoivent le même message, votre communication risque de perdre en efficacité. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de produire des contenus différents à chaque fois. Segmenter ne signifie pas tout refaire mais plutôt mieux adapter ce qui existe déjà. Petit tour d’horizon pour expliquer en quoi consiste la segmentation, ce qu’elle apporte à votre association et surtout comment envisager de la mettre en oeuvre dans votre structure. Sommaire Segmenter, c’est quoi exactement ? Pourquoi segmenter vos contacts Cartographier vos destinataires : pourquoi et comment faire Adapter le ton et le contenu selon les destinataires Mettre en œuvre : des solutions simples et efficaces Pour démarrer : définir vos personas En résumé  Segmenter, c’est quoi exactement ? Segmenter, c’est organiser vos contacts en sous-groupes homogènes selon des critères simples : le lien avec votre association, les attentes, la disponibilité, la fréquence de participation, etc. Cela vous permet d’adresser à chaque personne un message plus pertinent, plus clair, plus adapté. Il ne s’agit pas de calquer un modèle de marketing issu du secteur marchand. Il s’agit de s’en inspirer pour optimiser sa communication associative. Tout en respectant les personnes qui ont fait confiance à l’association en lui laissant leurs coordonnées… Pourquoi segmenter vos contacts ? Pour ne pas noyer les informations clés dans une newsletter trop dense Pour envoyer le bon message, au bon moment, à la bonne personne Pour entretenir des liens de qualité avec vos différents cercles : bénévoles, partenaires, donatrices et donateurs, membres…. Une info logistique pour les bénévoles n’a pas forcément sa place dans le message adressé à un•e sympathisant•e. Et inversement. Cartographier vos destinataires : pourquoi et comment faire Avant de segmenter, il faut avoir une idée claire de qui reçoit quoi. Commencez par établir une cartographie simple de vos contacts. Cette cartographie reprendra : La nature de vos contacts Vous allez catégoriser les personnes qui sont dans votre liste de contacts selon leurs interactions avec votre association. Typiquement, on distinguera à minima : vos adhérentes et adhérents vos bénévoles en activité vos partenaires opérationnels et financiers vos soutiens ponctuels comme des donatrices et donateurs vos anciens membres et bénévoles… Selon le périmètre d’intervention, d’autres types de contacts pourront apparaître. Ainsi, une association de formation qui fait appel à des freelances pour assurer certaines interventions aura tout intérêt à les distinguer dans une rubrique « prestataires » La nature des informations Posez-vous la questions des informations que vous cherchez à transmettre à ces contacts. Mieux, demandez-vous la finalité de vos envois. En clair, pour quoi faire ? Et s’il y a une question à se poser avant d’envoyer un message, que ce soit sous forme de newsletter ou de post sur les réseaux sociaux, c’est de s’interroger sur ce qui restera dans l’esprit de votre lectrice ou de votre lecteur une fois le message lu… Les moyens de diffusion et de communication La newsletter n’est qu’un des canaux de votre communication. Donc, il est utile de savoir quels sont les canaux que votre audience utilise le plus pour vous lire. Et surtout pour interagir, c’est-à-dire vous répondre et vous interpeler.  Mon conseil : Même si ce travail de cartographie paraît fastidieux, il vous fera gagner beaucoup de temps une fois qu’il sera en place. Et pour éviter d’avoir à revenir sur cette étape, dans vos questionnaires de contact, pensez à prévoir un champ pour cette qualification. Adapter le ton et le contenu selon les destinataires Même si le fond reste le même, la forme compte : un bénévole appréciera un ton chaleureux, des remerciements explicites, des infos concrètes et immédiates un partenaire attendra une posture plus professionnelle, une mise en contexte, des résultats chiffrés ou des perspectives une donatrice ou un donateur souhaitera comprendre l’impact de son geste, savoir à quoi ont servi ses contributions, être remercié•e personnellement. Chaque profil a des attentes spécifiques : à vous de les percevoir pour que votre message soit bien perçu et bien reçu. Une fois cette posture adoptée, reste à la traduire dans vos outils quotidiens. Mettre en œuvre : des solutions simples et efficaces Vous n’avez pas besoin d’un logiciel complexe pour commencer à segmenter. Tout dépend du volume des contacts que vous avez. Mon premier conseil est de choisir l’outil non pas en fonction de ce que l’on peut vous recommander mais en fonction de vos besoins et des compétences et appétences de vos bénévoles pour le numérique. Ainsi, un tableur peut très bien suffire quand votre association démarre et n’a que quelques centaines de contacts.  La pile d’outils la plus simple est toujours la plus efficace : une base de données (vos contacts) sous forme de tableau avec des colonnes pour la segmentation. Attention à tout centraliser. Rien de pire que des tableaux distincts pour d’un côté les membres, de l’autre les bénévoles et un troisième pour les autres… C’est l’enfer à gérer quand les bénévoles adhèrent aussi à l’association ! un logiciel d’envoi de mails en nombre pour créer des modèles de newsletters (avec des variables) et gérer les listes d’envoi Pour le contenu, je vous recommande d’écrire un texte de base. A vous ensuite d’ajuster l’objet, l’introduction, l’appel à l’action… selon le profil des destinataires. Un seul mot d’ordre pour gagner du temps et éviter de repartir d’une page blanche pour chaque message : recyclez ! La bonne pratique La plupart des logiciels d’envoi de mails disposent nativement de fonctionnalités pour mesurer l’impact de votre message. Ne vous privez pas d’aller mesurer les retours : taux d’ouverture, clics, réponses. Et aussi voir les messages qui n’ont pas trouvé leurs destinataires parce que l’adresse n’est plus valide. Cela permet de nettoyer votre liste de contacts et d’améliorer la déliverabilité.  Pour démarrer : définir vos personas Un persona associatif est une représentation semi-fictive d’un•e bénéficiaire, membre, donateur ou partenaire type d’une association, construite à partir de données réelles (enquêtes, entretiens, … Lire la suite

Organiser une journée portes ouvertes en association : mode d’emploi

Un espace détente avec une tasse de café au premier plan et des silhouettes floues à l'arrière plan

Votre association dispose d’un local, petit ou grand ? Quand l’avez-vous ouvert pour la dernière fois à celles et ceux qui passent devant sans jamais oser entrer ? Une journée portes ouvertes, c’est bien plus qu’une vitrine : c’est une invitation à transformer des inconnu·es et des voisin·es en futur·es bénévoles, membres, donateur·rices, partenaires… et à révéler toute la richesse de votre association. C’est aussi un moment privilégié pour remercier et associer les partenaires et financeurs qui vous soutiennent. Faire vibrer le quartier : retisser des liens au cœur du territoire Ouvrir la porte de son association, c’est envoyer un signal fort à tout le quartier ou au village : « Ici, c’est un lieu pour toutes et tous, à découvrir librement ». Ce geste valorise l’engagement local, attire la curiosité et tisse des liens entre habitant·es, commerçant·es, institutions et tous les acteurs de la vie sociale. Les financeurs publics ou privés sont également conviés et peuvent ainsi constater l’impact concret de leur soutien au plus près du terrain. Saviez-vous que près de 28 % des nouvelles adhésions en association proviennent d’événements ouverts à tou·tes ? Mieux encore, les structures qui organisent ces rencontres constatent deux fois plus de passages du statut “touriste” à celui de membre actif ou de donatrice/donateur (source : France Bénévolat, Baromètre associatif 2023). Saisir l’ambiance, vivre une rencontre On ne rejoint jamais une association sur catalogue. Ce qui compte, c’est l’expérience vécue : l’ambiance ressentie, les sourires échangés, la chaleur humaine du collectif. Une porte ouverte offre un précieux temps d’immersion à celles et ceux qui hésitent à franchir le pas. Futur·es bénévoles, donateur·rices, partenaires ou financeurs peuvent ainsi saisir l’esprit de l’association, ses projets et rencontrer toutes ses composantes sans barrière. Astuce : Prévoir des “tours informels” du local, animés par des bénévoles de secteurs variés, pour montrer la diversité des missions et encourager le dialogue. L’art de la convivialité : le « mieux-vivre ensemble » La convivialité est la clé ! Prévoyez boissons, douceurs, animations intergénérationnelles, espaces pour discuter, jeux ou ateliers créatifs accessibles à tou·tes. Ce sont les moments informels, souvent improvisés, qui forgent l’envie de revenir… et d’agir. Les partenaires et financeurs y trouveront un contact direct avec celles et ceux qui bénéficient concrètement de leur soutien – une expérience précieuse, loin du formalisme institutionnel. Croiser les générations et les talents : l’intergénérationnel en action La journée portes ouvertes est l’occasion de faire se rencontrer toutes les générations : bénévoles aguerri·es, volontaires en service civique, familles, bénéficiaires, partenaires, financeurs, habitant·es du quartier… Un moment rare où transmission, écoute et partage de savoirs créent la vitalité et le futur de l’association. Faire équipe : rassembler les bénévoles de tous horizons C’est aussi le moment où bénévoles de terrain (auprès des bénéficiaires) et fonctions support (administratif, communication…) font connaissance, renforcent la cohésion et partagent leur expérience. Salarié·es, volontaires, membres du conseil d’administration ou du bureau, partenaires opérationnels ou financiers : tout le monde échange, parfois découvre des compétences insoupçonnées et de nouvelles envies d’agir collectivement naissent. Un exemple inspirant : transformer la curiosité en vraie rencontre Une association proposant des ateliers de création artistique à ses bénéficiaires a organisé, lors de sa journée portes ouvertes, une exposition sur le thème “(auto)-portraits” mêlant photographies, collages et aquarelles, chaque œuvre étant présentée et expliquée par ses créateurs et créatrices. La curiosité des visiteur·ses – parmi lesquels des partenaires et financeurs – a rapidement laissé place à des discussions spontanées, tant avec les animatrices que les bénéficiaires. Ces échanges ont suscité de nouveaux élans d’engagement et révélé la force de l’inclusivité ainsi que la créativité collective. Un événement accessible, inclusif et convivial : les 5 piliers clés Un accueil chaleureux, sans jugement, à tou·tes, sans distinction de profil, d’âge ou d’expérience, partenaires compris. Un programme varié, co-construit par toutes et tous, incluant les bénéficiaires : ateliers, témoignages croisés, animations préparées et animées ensemble. Une valorisation de chaque mission, qu’elle soit discrète (administratif, gestion) ou visible (terrain, animation), tout comme du soutien de vos partenaires et financeurs. Un ancrage dans la vie locale : communication auprès des habitant·es, des commerçant·es et partenaires du quartier. Le respect d’un cadre accueillant, responsable et accessible : boissons sans alcool, horaires adaptés, espaces pour familles et attention à l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap (signalétique, FALC, accompagnement…). Mettre les partenaires en valeur : un mot d’accueil équilibré Lors du discours d’ouverture, remerciez les partenaires institutionnels et privés pour leur soutien mais gardez toujours le focus sur la dynamique collective et l’impact humain. Par exemple : « Je profite de cette journée pour remercier chaleureusement l’ensemble de nos partenaires et financeurs. C’est grâce à leur engagement que nous pouvons porter nos projets, ouvrir nos portes encore plus largement et imaginer, ensemble, de nouveaux chemins pour notre association. » N’oubliez pas de proposer un temps d’échange informel ou une visite personnalisée si les financeurs sont présents afin de valoriser la relation partenariale. Bon à savoir Ouvrir les portes, c’est aussi l’occasion de détecter des envies d’engagement inattendues : certain·es habitant·es n’osent pas franchir virtuellement la barrière de l’association mais une visite informelle, une discussion chaleureuse, peuvent déclencher le “déclic”. Celui de rejoindre l’association. Le premier contact reste décisif ! Précision sur la buvette associative Vous pouvez tenir une buvette payante avec des boissons sans alcool lors d’une journée portes ouvertes associative, sans démarche préfectorale spécifique (hors cas particulier imposé par votre mairie ou règlements locaux). Veillez à respecter les règles d’hygiène et à bien afficher la nature sans alcool des boissons. En résumé Transformer une journée portes ouvertes en moment fort de rencontre, d’ouverture sur le quartier, de reconnaissance des partenariats et de fête collective, c’est offrir à votre association une nouvelle énergie et des liens durables avec toutes les personnes engagées, curieuses ou partenaires, financeurs compris. Alors, quand ouvrirez-vous vos portes ? FAQ – Journée portes ouvertes « Une journée portes ouvertes, c’est surtout pour les grandes associations, non ? » Non, bien au contraire ! Associations de quartier, petites structures, collectifs émergents… toute structure, même avec peu de moyens, peut organiser une journée portes ouvertes adaptée à ses ressources et à … Lire la suite

Comment créer une stratégie de newsletter efficace pour votre association : guide complet

Un porte revue News contient un journal français

Une newsletter bien pensée peut devenir l’un des piliers de la stratégie de communication de votre association. Pourtant, trop d’associations envoient des emails sans véritable plan. Résultat : des taux d’ouverture faibles, des messages peu impactants et un engagement en chute libre. Dans cet article, nous allons voir pourquoi la stratégie doit toujours primer sur la technique et comment structurer votre communication pour maximiser son efficacité. 1. Une newsletter sans stratégie : un risque d’errance Envoyer une newsletter sans stratégie, c’est comme partir en expéditions sans carte : vous risquez de vous perdre en chemin. Pour qu’une newsletter soit véritablement utile, elle doit être pensée comme un outil de communication à part entière, intégré à un plan de communication global. Avant même de vous interroger sur la fréquence des envois ou le design de votre email, la première question à vous poser est la suivante : Quels objectifs souhaitez-vous atteindre avec cette newsletter ? Mobiliser des fonds, sensibiliser à une cause, fidéliser vos bénévoles, informer vos adhérents des événements à venir… Chaque objectif nécessite une approche différente. 2. Définir votre cible : la clé du succès Dans la jungle des outils et des technologies, il est facile d’oublier que le cœur de votre stratégie repose sur une seule chose : votre audience. Une communication efficace est d’abord une communication ciblée. Qui sont les personnes que vous voulez atteindre ? Est-ce vos bénévoles, vos donatrices et donateurs, vos partenaires ou vos membres ? Chacune de ces catégories a des attentes spécifiques et des besoins de communication différents. Par exemple : Vos bénévoles auront peut-être besoin de mises à jour régulières sur les projets en cours et des informations sur les opportunités de collaboration. Vos donatrices et donateurs seront plus réceptifs aux histoires de l’impact de leurs contributions et à des appels à la collecte de fonds. Bien comprendre votre cible est essentiel pour concevoir une newsletter qui réponde à leurs attentes. L’objectif est de personnaliser le message pour qu’il soit pertinent et engageant pour chaque catégorie. 3. Structurer votre stratégie : bien plus qu’un simple envoi d’emails Une fois que vous avez bien défini vos objectifs et votre cible, il est temps de penser à la structure de votre newsletter. Voici les éléments clés qui doivent composer votre stratégie : a. Le contenu : centré sur la valeur ajoutée Le contenu est la pierre angulaire de votre newsletter. Chaque envoi doit apporter de la valeur à vos abonné•es. C’est ce qui les incitera à ouvrir vos emails, à les lire et à interagir avec vos contenus. Le contenu doit être : Pertinent : Chaque email doit répondre aux attentes de vos abonné•es. Par exemple, si vous vous adressez à des bénévoles, proposez des informations pratiques et des appels à l’action concrets. Clair et concis : N’oubliez pas que les abonné•es reçoivent de nombreux emails chaque jour. Il est donc crucial de capter leur attention rapidement avec des titres percutants et des contenus qui vont droit au but. Engageant : Incitez vos lecteurs à interagir avec vos contenus. Cela peut être sous forme de sondages, de liens vers des articles de blog ou même d’appels à contribuer à des projets. b. Le calendrier : une régularité qui crée des habitudes La fréquence d’envoi de votre newsletter doit être définie en fonction des objectifs de votre association mais aussi du temps dont vous disposez pour la produire. Un envoi trop fréquent peut lasser votre lectorat tandis qu’un envoi trop rare peut rendre vos communications inefficaces. Il est recommandé de choisir une fréquence réaliste, en fonction de vos ressources et de votre capacité à fournir du contenu de qualité. Pour certaines associations, un envoi mensuel peut suffire tandis que d’autres pourront opter pour des envois bi-hebdomadaires. c. L’objet et le design : capter l’attention dès le premier coup d’œil L’objet de votre email est l’un des facteurs les plus importants pour garantir un bon taux d’ouverture. Il doit être : Clair et concis, incitant les abonné•es à ouvrir le message. Personnalisé si possible, pour se démarquer dans une boîte de réception souvent saturée. Quant au design, il doit être simple et épuré, tout en étant responsive (adapté aux mobiles) car une grande majorité des lecteurs consultera la newsletter sur leur smartphone. N’oubliez pas également qu’il doit répondre aux normes d’accessibilité : choix de la typographie, contraste des couleurs et description alternative des images. 4. Les outils techniques : à utiliser une fois la stratégie définie Lorsque vous avez une stratégie bien en place, il est temps de vous tourner vers les outils qui vous permettront de mettre en œuvre vos plans. Des plateformes comme Mailchimp, Brevo ou MailerLite permettent de segmenter vos listes, de personnaliser vos emails et d’automatiser les envois. Mais attention : l’outil technique n’est qu’une partie du puzzle. Le succès d’une newsletter ne repose pas sur l’outil que vous utilisez mais sur la manière dont vous l’intégrez à votre stratégie de communication. a. Segmentation Les outils d’emailing permettent une segmentation fine de votre audience. Vous pouvez, par exemple, envoyer des messages spécifiques aux bénévoles, aux donateurs ou aux membres, selon leurs besoins et attentes. En segmentant correctement votre liste, vous garantissez que chaque groupe reçoit des informations pertinentes. b. Automatisation L’automatisation permet de gagner du temps tout en maintenant une communication régulière. Par exemple, vous pouvez programmer l’envoi d’une newsletter chaque mois ou mettre en place des rappels automatiques pour certaines actions comme une campagne de dons ou des événements à venir. 5. L’analyse : ajuster pour aller plus loin L’un des avantages des outils de newsletter est la possibilité de mesurer l’efficacité de vos campagnes. Grâce aux statistiques sur les taux d’ouverture, de clics et de conversion, vous pouvez ajuster votre stratégie en fonction des retours concrets. Chaque analyse doit vous aider à répondre aux questions suivantes : Pourquoi certains abonné•es n’ont-ils pas ouvert mes emails ? Quels contenus ont suscité le plus d’engagement ? La fréquence d’envoi était-elle adéquate ? Ces indicateurs sont précieux pour améliorer continuellement votre … Lire la suite