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Exercice pratique : la fiche de mission bénévole

La fiche de mission bénévole est un outil essentiel pour toute association souhaitant recruter et mobiliser des bénévoles de manière efficace. Bien construite, elle permet d’attirer, d’impliquer et de fidéliser les bénévoles en leur offrant une vision claire de leur rôle au sein de l’organisation. Dans cet article, je vous propose un guide pratique pour élaborer une fiche de mission bénévole réussie, de la phase préparatoire à la rédaction finale. 1. Comment préparer la fiche En toute logique, si vous en êtes à la phase de conception d’une fiche de mission, c’est que vous avez au préalable construit votre projet et identifié les ressources humaines nécessaires pour le mener à bien. Toutefois, pour partir du bon pied, récapitulons les étapes initiales : a) Définir les besoins Listez les projets, actions et activités en cours et à venir pour lesquels vous avez besoin de recruter des bénévoles Estimez l’engagement en ETP (équivalent temps plein) pour arrêter le nombre de bénévoles nécessaires à la réalisation des projets Etablissez la liste des compétences demandées pour chaque projet. Il peut s’agir de compétences techniques, relationnelles ou organisationnelles. b) Cibler les profils Plus vos besoins seront pointus, plus il sera important d’affiner les critères de votre recherche. Ainsi, la mission que vous proposez s’adresse-t-elle en priorité à des étudiantes, à des personnes en recherche d’emploi, à des personnes en activité, à des personnes à la retraite ? Y a-t-il un âge minimum requis pour postuler à cette mission ? Est-il indispensable de maîtriser le français pour la mission proposée ? Les lieux de réalisation de la mission sont-ils accessibles aux personnes en situation de handicap moteur ?  c) Travailler les modalités d’engagement Les bénévoles qui rejoindront votre association pour cette mission (ou ces missions) doivent pouvoir s’engager en toute connaissance de cause. Cela signifie pour votre association d’avoir prévu dès la préparation de la fiche de mission : le format de la mission : sur place dans le local associatif ou en distanciel la durée de l’engagement : mission ponctuelle ou de longue durée la fréquence de l’activité : une fois par semaine, une fois par mois le temps de la mission : 2 heures par semaine, une journée par mois les moments de la mission : pendant les heures ouvrables, en soirée, le week-end, pendant les vacances scolaires le degré d’autonomie : travail en équipe ou en solo le degré de responsabilité : dans le cas d’une mission d’encadrement ou de pilotage de projet 2. Comment structurer la fiche Une fois que vous avez compilé toutes ces informations, le temps est venu de passer à la mise en forme de votre fiche.  Il n’existe pas de différences fondamentales avec la traditionnelle offre d’emploi. D’ailleurs, celle-ci nous est si familière qu’il est rassurant de retrouver les mêmes jalons dans une fiche de mission. Voici les différents points à mentionner dans votre fiche : a) Titre de la mission Visez la précision. Il n’est pas très utile de dire que votre association recrute des bénévoles… Indiquez plutôt un intitulé générique pour la mission comme « Animation d’un atelier de loisirs créatifs », « Aide aux devoirs – niveaux CM1 et CM2 » ou « Collecte de produits de première nécessité ». Imaginons que votre association propose des sorties culturelles et que vous recherchiez des bénévoles pour les encadrer. b) Contexte de la mission Présentez votre association en quelques phrases pour que les personnes intéressées puissent comprendre qui vous êtes, ce que vous faites et pour qui vous le faites. Précisez également le projet auquel est rattachée la mission pour laquelle vous recrutez. Ainsi, ne vous contentez pas de dire que votre association organise des sorties culturelles… « Notre association organise toutes les semaines une sortie culturelle pour ses membres en situation de handicap moteur. Ces sorties se déroulent soit en journée (visite de musées ou d’expositions) soit en soirée (concerts, théâtre). »  c) Objectifs de la mission Quels sont les résultats espérés par l’association en mettant en place ce projet ? Quel sera l’impact de la participation de la personne bénévole dans la réalisation de cette mission ? « Ces sorties culturelles permettent à nos membres de partager des moments ensemble et de rompre avec l’isolement dans lequel les situations de handicap les plongent. Grâce à votre engagement, l’association pourra maintenir le rythme d’une sortie par semaine. » d) Tâches et responsabilités de la personne bénévole Il convient de préciser quelles seront les tâches afférentes à la mission. Dans le cas de l’encadrement des sorties culturelles, la personne bénévole pourrait avoir à : gérer les inscriptions relancer les personnes inscrites deux jours avant pour s’assurer de leur venue organiser le transport ou l’accueil des membres anticiper les besoins spécifiques en accessibilité… Il est bien sûr impossible d’être exhaustif dans les tâches à accomplir, d’autant que celles-ci évoluent avec la mission. Toutefois, mieux vaut préciser ce qui est attendu de la personne bénévole. D’où l’importance du titre de la mission : « encadrement de sorties culturelles » ne recoupe pas les mêmes attributions que « accompagnement de sorties culturelles »… e) Profil recherché Séparez bien ce qui relève du savoir-faire de ce qui relève du savoir-être.  Dans le cadre d’une mission bénévole, les qualités humaines prennent le pas sur les compétences requises et/ou l’expérience souhaitée. Seules quelques missions hautement spécifiques demandant des compétences avancées détailleront comme obligatoires la maîtrise d’outils techniques ou une expertise professionnelle. Ce sera le cas, par exemple, de la gestion des systèmes informatiques ou de compétences comptables pour la tenue de la trésorerie.  Pour la mission d’encadrement des sorties culturelles destinées à des personnes en situation de handicap moteur, il ne sera pas indispensable que la personne soit déjà formée aux handicaps. Mais il est plus que souhaitable qu’elle ait envie de partager du temps avec des personnes autrement capables…  f) Durée et lieu On reprend les modalités d’engagement vues plus haut et on précise :  le format de la mission : sur place dans le local associatif ou en distanciel la durée de l’engagement : mission ponctuelle ou de longue durée la fréquence de l’activité … Lire la suite

Exercice de rentrée : programmer sa campagne de dons de fin d’année

Une petite plante en pot offerte par une main ouverte

La campagne de recherche de fonds de fin d’année est une étape cruciale pour les associations, quel que soit leur degré de maturité, quelle que soit leur taille, quels que soient leurs besoins. Peu importe le format choisi, il serait dommage pour votre association de ne pas profiter de décembre et de la période des fêtes pour faire appel à la générosité et aux dons en numéraire. D’autant que l’incitation fiscale joue à plein en décembre. Le 1er janvier, il sera trop tard ! C’est parti pour cet exercice de rentrée. Voici quelques recommandations sous forme d’étapes à passer en revue pour programmer sa campagne de dons de fin d’année. 1. Définir des objectifs clairs Les objectifs doivent être réalistes, mesurables et adaptés à la taille de l’association. Le premier objectif à définir est d’ordre financier. En clair, quel montant souhaitez-vous obtenir d’ici la fin de l’année ? En définissant un seuil à atteindre en lien avec une action ou un projet, cela vous permettra de poser également les bases de votre communication.  En plus de fixer un montant de collecte, il est pertinent d’envisager des objectifs secondaires : élargir sa base de donatrices et donateurs proposer une formule de dons mensuels encourager le renouvellement des adhésions accroître la visibilité de l’association. Chaque objectif doit s’accompagner d’un plan d’action précis. Astuces :  Inspirez-vous de ce que font les grandes associations dans leurs campagnes de collecte. A votre tour de fixer un montant à atteindre pour réaliser l’intégralité de votre projet ou de votre action. Indiquez les paliers « avec X € récoltés, notre association pourra réaliser… » Inutile de réinventer la roue ! Lancez la dynamique en vous inscrivant dans le mouvement du Giving Tuesday qui a lieu fin novembre ou début décembre selon les années. Cette journée mondiale de la philanthropie est un excellent levier de visibilité pour les associations.  Donnez des exemples concrets pour montrer aux donatrices et donateurs l’impact direct qu’auront leurs contributions :  « Les dons permettront de financer des cours de français pour les réfugiés accueillis par notre association » « Avec vos dons, notre jardin partagé pourra créer de nouveaux bacs potagers » « Les fonds collectés serviront à financer des hébergements d’urgence pour des femmes victimes de violences. » 2. Mobiliser l’équipe et définir les rôles L’idée est de mettre en place une équipe dédiée pour coordonner les efforts et maximiser l’impact de votre campagne. Par nature, cette équipe sera pluridisciplinaire et travaillera de manière transverse. Elle sera composé à minima des personnes suivantes : La ou le responsable de la campagne pilote l’ensemble de la campagne, assure la coordination des actions et veille au suivi des objectifs. Cette personne aura la charge d’établir le compte-rendu de la campagne pour la présenter au Conseil d’administration. La ou la responsable communication est en charge d’élaborer les messages clés, de créer le contenu (textes, images, vidéos), d’animer les supports de communication (emails, réseaux sociaux, site internet…) et d’assurer la cohérence de la campagne avec la charte graphique de l’association et les règles de communication en vigueur. La ou le responsable technique gère la mise en place des formulaires en ligne, de la maintenance des outils numériques utilisés et des séquences (workflow) du parcours donateur. Cette personne s’assure également de la conformité de la collecte et de l’enregistrement des données avec la RGPD. La trésorière ou le trésorier définit les objectifs financiers, assure le reporting des résultats pour ajuster la communication, établit les reçus fiscaux (si ceux-ci ne sont pas adressés automatiquement) et réalise le bilan de la campagne. Les bénévoles aident lors d’événements ou d’actions spécifiques (webinaire, journée portes ouvertes), apportent des témoignages et relaient la campagne sur les réseaux sociaux. Astuces : Si l’association ne dispose pas en interne des compétences demandées pour constituer cette équipe, faites appel à des bénévoles spécialisés. S’agissant de missions ponctuelles, le recours au mécénat de compétence est aussi une piste à explorer. L’équipe peut être complétée par une ou un chargé•e de partenariats qui aura pour mission d’identifier et d’approcher des entreprises locales ou des mécènes prêts à soutenir l’action. 3. Les outils essentiels pour une campagne réussie Il est indispensable d’avoir une liste de contacts segmentée c’est-à-dire établie avec des catégories sur lesquelles filtrer les contacts. Dans le cas d’une campagne d’appel aux dons, les messages ne seront pas les mêmes selon qu’ils seront adressés à vos membres, à vos bénévoles, à vos donatrices actives et donateurs actifs… En segmentant votre base de contacts, vous pourrez envoyer des messages personnalisés.  a) Envoi en nombre d’emails Le mieux pour optimiser votre campagne d’emailing est de faire appel à un outil dédié comme Brevo ou MailChimp. Ces plateformes permettent d’importer des listes depuis un fichier de tableur aussi bien que de conserver les contacts qui s’inscrivent directement (participation à un événement, envoi de la newsletter…). Avec les versions payantes de ces outils, vous pourrez également planifier toute la séquence d’envoi de votre campagne. Astuces : Plutôt qu’une gestion de vos contacts dans un fichier sur tableur, optez pour un outil dédié, plus puissant, plus fiable et plus automatisable : le CRM. Des solutions « sur l’étagère » c’est-à-dire déjà configurées pour répondre aux besoins des associations existent sur le marché. Il est également possible de déployer des solutions personnalisées et évolutives avec des outils de programmation visuelle (NoCode). Avant tout envoi, vérifiez que vos données sont à jour et complètes.  b) Plateforme de dons en ligne Sur votre site, ajoutez – si ce n’est déjà fait – une page dédiée aux dons.  En utilisant des plateformes de collecte sécurisées comme HelloAsso, il vous est possible d’importer directement dans votre site le formulaire de don. L’outil propose aussi la fonctionnalité d’envoi automatique de reçus fiscaux.  Astuce : N’oubliez pas de mentionner l’avantage fiscal pour maximiser l’engagement tant des particuliers que des entreprises. c) Réseaux sociaux Votre campagne d’appel aux dons passera aussi par les réseaux sociaux. Peu importe que votre association soit présente sur un seul réseau ou sur plusieurs, l’essentiel est de diffuser également votre campagne sur les … Lire la suite

Comment être visible sur Internet. Ep. 6 : la page Google my business

Vue d'un téléphone mobile affichant un plan de géolocalisation

Parmi les outils à disposition des associations pour être visibles dans l’espace numérique, gros plan aujourd’hui sur la fiche Google my Business. Ou comment inscrire son action associative dans un territoire avec une fiche d’identité complète… Une fiche d’identité  Couplée à Google Maps, Google my Business permet de recenser votre association comme un établissement proposant des services. Même si votre association n’a pas de local pour recevoir du public ou même si les actions de votre association sont totalement dématérialisées, cette fiche d’établissement est un atout non négligeable.  Petit tour d’horizon. Des informations essentielles en une seule fiche Nom de l’association Adresse complète pour vous trouver facilement sur la carte Numéro de téléphone Horaires d’ouverture Catégorie d’activités et de services Présentation de votre mission, de vos activités et de vos objectifs  Photos et vidéos… Avec toutes ces informations pratiques agrémentées d’images d’illustration, votre association disposera d’emblée d’une fiche vitrine. Et si votre établissement ne reçoit pas de public, il conviendra de bien indiquer que l’adresse inscrite est celle de votre siège social administratif. Les plus de la fiche : les interactions Avis et commentaires Demandez à vos bénéficiaires, vos sympathisant•es, vos mécènes, vos bénévoles et plus généralement à toute personne qui participe à la vie de votre association de laisser un avis positif. Répondez aux commentaires laissés sur votre fiche : montrez que vous êtes dynamique et à l’écoute. Nouez le dialogue et alimentez-le.  Actualités Gardez votre communauté informée en postant régulièrement : vos actualités vos événements Partagez également sur cet espace vos actions de collecte de fonds, par exemple. Ce qu’il faut garder en tête Prendre le temps Créer une fiche, l’alimenter et la faire vivre demande du temps.  Une mise à jour régulière des informations sur la vie de votre association demande de réserver des blocs de temps pour écrire et publier. La gestion de cette page doit s’intégrer dans la stratégie de communication et surtout dans le calendrier éditorial de votre structure. Interactions Nulle association n’est à l’abri de recevoir des critiques et des avis négatifs.  Impossible de tous les anticiper mais néanmoins, il est bon d’avoir sous le coude quelques réponses diplomates et pédagogiques. Et il est bon aussi que la personne en charge de l’animation de cet espace d’échanges ne soit pas seule à être confrontée aux possibles haters. Astuces pratiques On ne redira jamais assez à quel point il est essentiel pour les associations de pouvoir communiquer des indicateurs, en particulier auprès de ses soutiens financiers. Le service Google my Business propose des outils d’analyse natifs. Indicateurs quantitatifs  En une vue d’ensemble, toutes les performances de votre page s’affichent : appels messages clics vers votre site Ces données sont directement exploitables.  Indicateurs qualitatifs Le service vous permet de créer un lien pour recueillir les avis qui seront ensuite publiés : invitez votre communauté à partager son ressenti directement sur votre page, en incluant ce lien à la fin de votre infolettre ou dans la signature de vos mèls. ajoutez une affiche avec le QR Code à l’entrée de votre local associatif pour proposer à chaque personne de s’exprimer… Attention à ne pas imposer. La demande d’avis ne doit pas être perçue comme une obligation. C’est une invitation. Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Comment être visible sur Internet. Ep. 5 : les plateformes d’engagement solidaire

Trois ordinateurs portables ouverts

Dans l’exploration des alternatives à la création d’un site internet par les associations, focus sur les plateformes d’engagement solidaire. Plus spécifiques que les autres outils vus jusqu’à présent, ces plateformes d’engagement solidaire sont axées sur le recrutement de forces bénévoles, que ce soit en bénévolat pur ou en bénévolat de compétences. Toutes proposent des espaces de présentation de l’association, de son projet, de ses missions et des besoins humains voire financiers pour les mener à bien. Ce que sont les plateformes d’engagement solidaire Solutions en ligne, ces plateformes connectent des entreprises et/ou des bénévoles et des associations autour de projets communs d’intérêt général. Elles offrent un espace numérique où les associations peuvent promouvoir leurs actions, recruter des bénévoles et obtenir des ressources sans avoir à gérer leur propre site internet. Ce qu’elles proposent pour les associations Même si elles se démarquent les unes des autres par leur positionnement et des offres de services différemment ciblées, ces plateformes permettent aux associations de : mettre en ligne la présentation de leur raison d’être, de leurs missions, de leur projet, bref de créer un profil complet rédiger des fiches de mission pour faire appel à des bénévoles qualifiés (bénévolat de compétences) Certaines plateformes vont plus loin dans l’offre de services et proposent aux associations de  partager leur actualité associative et de publier du contenu  d’entrer en relations avec des entreprises pour lever des fonds Comment rendre visible son association sur ces plateformes ? Il ne faut pas perdre de vue l’objet premier de ces espaces numériques : mettre en relation des bénévoles potentiel•les et des associations de terrain en recherche de bonnes volontés. Il est donc plus que conseillé d’avoir des projets de recrutement pour envisager de créer un espace association.  Et ces besoins en ressources humaines doivent être adossés à des projets d’actions : précises détaillées inscrites dans une durée et un territoire à destination d’un public bien défini Ces plateformes fonctionnent sur le principe des moteurs de recherche multicritères. D’où l’importance de bien renseigner ses actions et activités. Ce que cela coûte Certaines plateformes ont choisi un modèle économique sans publicité ni subventions et demandent donc un abonnement mensuel pour les utiliser. Attention donc à vérifier les tarifs avant de vous lancer dans la création de votre espace associatif. Les avantages En s’inscrivant sur une plateforme d’engagement solidaire, les associations y trouvent : un outil numérique facile à prendre en main et rapidement opérationnel  une page publique pour une visibilité en ligne  des ressources adaptées à leur fonctionnement (blog, guides, webinaires, témoignages, newsletter…) Les limitations A la différence du site internet créé en propre, les plateformes d’engagement solidaire peuvent ne pas proposer toutes les fonctionnalités nécessaires à la gestion spécifique de certaines associations. Il en va de même pour le référencement naturel dans les moteurs de recherche. Comment choisir ? Commencez par définir votre identité associative, vos besoins et votre public. Aussi, avec un modèle de fonctionnement associatif qui ne repose pas sur le recours à des bénévoles, il semble contre-intuitif d’inscrire votre association sur une plateforme d’engagement solidaire…  Si vous avez besoin d’aide pour penser la visibilité de votre association en ligne, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Comment être visible sur Internet. Ep. 4 : les réseaux sociaux

Un PC portable ouvert devant une fenêtre avec une image de rue - image d'illustration créée par Pablo Stanley - Lummi

Poursuivons le tour d’horizon des alternatives offertes aux associations qui n’ont pas (encore) de site internet. Dans un précédent article, focus avait été fait sur la page pro LinkedIn. Si LinkedIn est sans doute le réseau le mieux adapté pour les associations qui souhaitent être visibles tant auprès de leurs bénévoles que de leurs financeurs, d’autres alternatives se présentent. Mais que choisir ? Et comment choisir ? L’embarras du choix Les « historiques » Outre LinkedIn, on ne peut pas faire l’impasse sur Facebook et sur X (anciennement Twitter). Schématiquement, aux associations de plaidoyer, qui portent un message fort et réagissent à l’actualité, on conseillera X. Et aux associations de terrain, qui cherchent à embarquer dans leurs actions et activités une communauté de sympathisante•s, on conseillera plutôt Facebook. Les réseaux axés sur l’image fixe D’emblée, Instagram et Pinterest ne semblent pas répondre aux besoins en communication des associations. Toutefois ce sont deux réseaux qui peuvent faire une différence notable. Je pense en particulier à des associations dont les actions sont très nichées « créations artistiques ». Signe des temps, des freelances en graphisme, en community management et des coaches en communication s’emparent de ces deux réseaux. Des conseils et astuces fleurissent pour mieux décrypter leur fonctionnement et surtout pour en faire un vecteur de visibilité numérique. Les réseaux spécialisés vidéo YouTube, Twitch et TikTok pour ne citer que les plus importants en termes de nombre de vues et de « consommateurs ». Comment choisir ? Selon son public A qui s’adresse votre association ?  Le réseau social doit refléter ce qu’est profondément l’association. Pour une structure qui propose l’empuissancement des jeunes des quartiers prioritaires de la ville par l’e-sport, avoir une chaîne sur Twitch fait sens.  En revanche, l’association horticole qui chaque année organise le concours de la plus belle jardinière aura tout intérêt à être visible sur Instagram avec republication sur Facebook. Ou bien d’avoir une page Pinterest pour épingler les plus belles réalisations de ses membres. Selon son contenu Quel est le format premier des messages de votre association ? Une réaction à chaud se postera sur X Une analyse sur LinkedIn Une vidéo sur YouTube ou TikTok Un webinaire sur Zoom, sur YouTube ou encore Twitch Des photos sur Instagram ou Pinterest Selon les ressources Ces ressources, ce sont les personnes qui seront missionnées pour animer votre communication sur les réseaux sociaux.  Animer un réseau social demande des compétences en : graphisme montage vidéo sous-titrage (+ 12% de vues supplémentaires quand les vidéos sont sous-titrées) sans oublier une certaine maîtrise de la langue… Et on sait qu’il ne suffit pas de poster pour être visible. Il faut aussi dégager du temps pour réagir, pour répondre aux commentaires et pour animer plus généralement votre communauté. Pourquoi choisir ? Parce qu’une association qui se développe ne peut pas être présente sur tous les fronts ! Mieux vaut une communication maîtrisée sur un voire deux réseaux sociaux, avec un calendrier éditorial construit et pertinent avec le positionnement de l’association c’est-à-dire avec sa vision, ses valeurs et ses missions, qu’une présence tous azimuts mais sans contenu. Car la richesse d’une association se mesure également à son rythme de publications et à la constance de celui-ci. Les limites N’oublions pas que la stratégie de communication d’une structure associative ne peut pas reposer uniquement sur les algorithmes des réseaux sociaux. Il lui faut un canal de communication qui lui appartienne en propre :  infolettre ou lettre d’information (la fameuse newsletter) blog externe (voir l’article consacré) blog interne podcast… En guise de conclusion Toute association se doit d’être présente sur les réseaux sociaux. Mais le choix doit être fait en toute conscience, en tenant compte du message, du public, des formats et des ressources.  Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Comment être visible sur Internet. Ep. 3 : HelloAsso

Travail en collaboration

HelloAsso se présente comme la plateforme des associations. Elle « connecte les projets et activités associatifs aux Français ». Connue en premier lieu pour ses fonctionnalités de paiement des cotisations, de versement de dons ou de billetterie, cette plateforme permet également de visibiliser les actions des associations et de les référencer dans son moteur de recherche. La solution de gestion Outil tout-en-un, gratuit et en ligne, HelloAsso permet de gérer sur une seule plateforme les : adhésions avec envoi automatique d’une confirmation de cotisation ou carte d’adhérent•e dons avec émission du reçu fiscal billetteries d’événements avec la possibilité de télécharger l’application pour gérer depuis un terminal mobile les entrées campagnes de crowdfunding pour la levée de fonds spécifique à un projet ou à une action ponctuelle. L’espace de visibilité Toute association inscrite sur HelloAsso dispose d’une page avec une URL.  Cette page fonctionne comme toute page vitrine et propose de mettre en ligne : un en-tête d’activité avec le logo de l’association un espace d’actualité intitulé « à la une » la rubrique « adhérer » avec le formulaire d’adhésion la rubrique « faire un don » avec le formulaire de don « qui sommes-nous » avec un espace de présentation offrant la possibilité d’inclure dans un carrousel des images et des vidéos  « où nous trouver » avec les informations géographiques, les contacts téléphonique et courriel ainsi que le lien vers le site de l’association (si celui-ci existe) Un moteur de recherche puissant Plateforme multimodale, HelloAsso a intégré un outil de recherche pour « explorer les activités associatives ». La rubrique « associations » à elle seule propose 267 189 structures réparties dans toute la France. D’où l’intérêt de pouvoir chercher par le nom, le lieu ou le type de champs d’intervention. Plus intéressant, les rubriques « activités » et « projets » référencent les actions menées par les associations. En appliquant un filtre multicritère, le moteur de recherche vous proposera des activités auxquelles participer. Idéal quand on cherche un cours de théâtre pour les enfants à deux pas de chez soi ! Les avantages d’HelloAsso La plateforme HelloAsso allie les fonctionnalités d’un espace de collecte de fonds à celles d’une page vitrine et propose un puissant moteur de recherche. Elle permet aux associations débutantes de se rendre visibles dans l’espace numérique et de pouvoir partager un lien public. Son modèle de financement par pourboire des donateurs la rend gratuite pour les associations. Simple d’utilisation, son centre de ressources accompagne pas à pas à la prise en main de ses fonctionnalités plus avancées.  Enfin, la plateforme propose un partage d’expertises sur son blog. Ces articles abordent toutes les étapes de la vie d’une association : comment créer son association, la gérer, la financer et communiquer sur ses projets et activités. Pour information, ce contenu n’est pas soutenu par HelloAsso. Si vous avez besoin d’aide pour penser votre visibilité en ligne, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Comment être visible sur Internet – Ep. 2 : le blog

Un écran d'ordinateur portable recouvert de post it

Comment publier du contenu long quand on n’a pas de site internet ? Comment s’affranchir des algorithmes des réseaux sociaux ? Dans la série des astuces pour rendre visible son association en ligne, focus aujourd’hui sur l’utilisation d’un blog externe.   Qu’est-ce qu’un blog externe ? A la différence du blog hébergé sur un site internet dédié géré par votre association et qui regroupe les articles que vous publiez régulièrement sur vos activités et actualités, le blog externe est hébergé par un tiers. Ce tiers gère l’infrastructure ainsi que le référencement de votre contenu. Un blog externe pour quoi faire ? Etre visible C’est le but premier de l’exercice : avoir une visibilité dans l’espace digital. Une association, par définition, est une communauté. Donc avec un blog externe hébergé sur un support portant des valeurs fortes, votre association va s’inscrire dans une démarche de nature éthique. Partager son projet associatif Une page de présentation, c’est une URL. A défaut de pouvoir renseigner l’adresse de votre propre site, vous pouvez renvoyer vers la page d’accueil de votre blog. Partager ses actions Votre association est active ? Faites de votre blog la vitrine de vos activités et de votre actualité en publiant des articles régulièrement. Le blog vient en complément des publications faites sur les réseaux sociaux dont la durée de vie est éphémère. Choisir son blog externe Choisissez votre blog externe selon votre positionnement Votre association est une structure de l’Economie Sociale et Solidaire, une structure à impact. Elle est porteuse de valeurs. Il va de soi que le choix de l’hébergement sera aligné avec ces valeurs.  Choisissez votre blog externe selon votre stratégie éditoriale L’objectif premier du blog externe est de donner de la visibilité à votre association dans l’espace numérique. Encore une fois, il y a visibilité et visibilité : visibilité orientée communication visibilité orientée financements L’une n’excluant pas l’autre…   Quelques conseils Peaufinez votre présentation Si vous avez créé votre page LinkedIn, vous avez déjà les éléments de base : historique, vision et valeurs, missions et actions. Reprenez les éléments visuels avec votre logo et les couleurs de votre charte graphique. Si besoin, adaptez votre bannière pour qu’elle corresponde aux critères de publication du blog. Pensez stratégie de communication plutôt que publications On l’a déjà vu dans l’article précédent, les actions de communication des associations sont souvent dans la gestion du temps et des priorités la variable d’ajustement. Inscrivez donc l’animation de votre blog dans votre stratégie globale de communication. Inscrivez-la dans vos process qui vont encadrer le Qui – Quoi – Quand et ce que cela va apporter à l’association en termes de visibilité (indicateurs). Ciblez votre public L’audience à laquelle vous vous adressez sur votre blog n’est pas la même que celle à laquelle vous vous adressez sur votre page LinkedIn.  Travaillez vos thématiques Votre association est forte d’une expertise, que ce soit celle du plaidoyer ou celle du terrain. Choisissez les axes forts de votre communication et déclinez-les. Optimisez vos contenus en les recyclant : autre format, autre public, autre support, même thématique Et sinon, que choisir ?  Plusieurs plateformes existent pour publier un blog externe. Je partagerai mon expérience sur le blog que j’ai utilisé dans ma précédente expérience associative : Carenews Le média des acteurs de l’engagement propose aux associations de créer gratuitement un blog sur son site. L’avantage pour les associations est de s’inscrire dans un écosystème orienté communication et permettant de synthétiser en un seul espace : une présentation de l’association avec son logo et une courte présentation des liens pour contacter directement l’association l’historique des publications des liens vers les mécènes soutenant l’association et présents dans l’écosystème Carenews. Ce blog est assez simple à prendre en main quand on a l’habitude de publier en ligne. Pour information, ce contenu n’est pas soutenu par le média Carenews. Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Comment être visible sur Internet – Ep. 1 : la page Pro LinkedIn

Logo LinkedIn

Dans la série des astuces pour rendre visible son association en ligne, focus aujourd’hui sur LinkedIn, le réseau social professionnel. Comme le rappelle Juliette Cadot dans son infolettre, LinkedIn est le réseau social considéré dans l’opinion publique comme le plus fiable, parmi tous. Une asso sur LinkedIn ? Le but lucratif ne fait pas la structure professionnelle. L’association relève du champ de l’Economie Sociale et Solidaire ou ESS. Donc, oui, les associations ont toute leur place sur ce réseau social à vocation professionnelle. En tant qu’organisme, l’association est au cœur d’un écosystème qui regroupe : des bénévoles impliqué•es dans sa gouvernance et dans le pilotage de ses actions ainsi que des anciennes et anciens bénévoles des salarié•es en poste ou ayant quitté la structure des partenaires financiers des partenaires organisationnels des adhérente•s et adhérents… Et bon nombre de ces personnes sont elles aussi sur LinkedIn. Pourquoi une association a tout intérêt à créer sa page Pro sur LinkedIn Il convient de penser LinkedIn non plus comme un réseau social mais comme un moteur de recherche. Les pratiques de recherche de l’information ont évolué. Désormais, bon nombre d’internautes vont supprimer dans leur process de recherche une étape jugée inutile. Pourquoi taper dans la barre de recherche de Google “réparer sa chasse d’eau” puis ensuite choisir une vidéo explicative quand on peut directement chercher dans YouTube “réparer sa chasse d’eau” ? C’est le même phénomène qui est à l’œuvre avec LinkedIn : celui de la pertinence et donc du gain de temps. Pour preuve, en utilisant la fonction “Recherche” dans LinkedIn, les résultats peuvent être filtrés selon plusieurs critères : posts personnes entreprises groupes emplois produits services événements cours écoles Et pour certains critères, la recherche peut être affinée par des filtres et des sous-catégories voire par mots-clés. Le paradigme a changé : LinkedIn est un moteur de recherche et une plateforme de contenu. Une page pour quoi faire ? Etre visible C’est le but premier de l’exercice : avoir une visibilité dans l’espace digital sur une plateforme adaptée à votre positionnement. Une association, par définition, est une communauté. Donc avec une page pro, votre association va démontrer qu’elle fédère autour de sa vision des soutiens émanant tant de particuliers que d’autres structures et qu’elle fédère également sur ses projets des personnes impliquées à des degrés divers. Partager son projet associatif Une rubrique est entièrement dédiée à la présentation de votre structure. “A propos” offre un espace à la fois très factuel pour alimenter les rubriques de recherche et un espace rédactionnel pour présenter l’historique de l’association, ses visions, missions et valeurs. Partager ses actions Votre association est active ? Faites de votre page LinkedIn la vitrine de vos activités et de votre actualité en publiant des posts régulièrement. Quelques conseils Construire une page LinkedIn se pense en amont Avant de vous lancer dans sa création, regroupez tous les éléments qui vous seront utiles comme les informations administratives. Si vous n’avez pas encore rédigé l’historique de votre structure, c’est l’occasion rêvée de prendre le temps de le faire ! Pensez également à l’aspect visuel : logo et bannière sont votre signature. Une bannière doit être pensée comme un élément primordial d’identification visuelle. Une page LinkedIn ne vit pas seule : elle s’inscrit dans une stratégie de communication. Le logo de votre association, les couleurs de votre charte graphique, votre devise seront déclinés sur tous les supports, constituant votre image de marque. Animer une page LinkedIn est une mission Trop souvent, les actions de communication des associations passent à l’as, faute de temps. C’est la variable d’ajustement, celle qui saute, celle que l’on supprime quitte ensuite à avoir des remords et à publier ensuite en masse pendant un temps restreint. Or, la page LinkedIn d’une association entre dans sa stratégie de communication. Son animation doit être pensée avec la mise en place de process : Qui publie ? Que publie-t-on ? Pour qui publie-t-on ? Quand publie-t-on ? Quels sont nos indicateurs ?   Pourquoi LinkedIn plutôt qu’un autre réseau ? La question n’est pas tant l’exclusivité que l’ordre de priorité. En choisissant de se positionner sur LinkedIn, une association va chercher à asseoir sa légitimité et son expertise auprès de deux types de cibles : ses financeurs actifs ou en devenir ses collaboratrices et collaborateurs : salarié•es, bénévoles, alternant•es, stagiaires, volontaires… Libre à l’association ensuite de décliner ses messages selon ses audiences sur d’autres médias sociaux. Le conseil en plus Une fois votre page entreprise créée, il est possible de créer une page vitrine. Celle-ci fonctionne comme une sous-page de votre compte professionnel. Elle permettra de : mettre en avant une action spécifique de votre association faire un focus sur votre activité phare lister les implantations autres que le siège social ou le local associatif principal… Chaque page vitrine aura sa propre URL, permettant ainsi de renvoyer directement sur la page concernée.  Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Asso : soyez visibles sur le Net

Outils digitaux et fournitures

Penser sa visibilité associative en ligne sans dépenser un sou ou presque… Tel est le défi que je vais tenter de relever à partir d’aujourd’hui. J’inaugure une série d’articles pour accompagner les associations dans leur stratégie avec des conseils pratico-pratiques : les z’astuces d’Is@ vous Zed ! Au début de l’histoire Vite, vite, Isa, on a besoin d’un site pour trouver des sous ! Le “on” en question, c’est une jeune association, créée il y a quelques mois à peine par deux de mes amies. Et elles ont eu le magnifique réflexe de faire appel à mon expertise, ce dont je les remercie grandement. Mais avant d’intervenir, j’ai cherché à comprendre le POURQUOI de leur demande. Pourquoi leur association avait-elle BESOIN d’un site ? Et pourquoi précisément d’un SITE ? Penser le besoin En tant que consultante, je m’appuie sur l’approche du design thinking pour mener à bien mes missions. Le design thinking met l’utilisatrice (ou l’utilisateur) au centre du processus de création de la solution adéquate. L’idée est de réfléchir de manière créative pour répondre aux problèmes exprimés. Or, il se trouve que derrière le besoin exprimé se cache le besoin réel, le véritable caillou dans la chaussure. Entendre le besoin Ce dont mes amies ont besoin pour leur association, ce n’est pas d’un site pour aller demander des financements. Ce dont elles ont besoin, c’est que leur association soit visible sur le web. C’est que leur projet associatif, leur mission, leur vision, leurs valeurs soient facilement accessibles en ligne. C’est que leur actualité et leurs actions puissent être trouvées dans l’espace digital. Dans leur demande, elles ont confondu l’OUTIL et le BESOIN. Quels outils pour être visible sur Internet ? Car, au-delà du site internet ou de la landing page, une association peut être visible de manière efficace et gratuite via : une page professionnelle LinkedIn un blog externe comme celui de Carenews un compte HelloAsso une présence sur les différents réseaux sociaux des plateformes d’engagement solidaire comme Wenabi,  Vendredi ou Day-One une fiche d’entreprise Google (anciennement Google my Business) Au cours des prochaines semaines, je vais explorer ces différentes pistes afin de mettre en avant comment et pourquoi s’emparer de ces espaces numériques quand on est une association. Besoin d’aide pour votre association ? Parlons-en ensemble ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Accessibilité numérique #1 : LinkedIn

Une femme avec des prothèses de bras devant son ordinateur portable

Le 11 février 2005, la France s’est dotée d’une loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Cette loi met en avant une obligation d’accessibilité de tous les espaces afin de favoriser la participation à la vie sociale et citoyenne des quelques 12 millions de personnes porteuses de handicap en France. Ainsi, l’espace numérique doit être accessible aux personnes en situation de handicap et plus particulièrement aux personnes avec des besoins spécifiques. Inutile de dire que nous en sommes bien loin. Aujourd’hui, j’inaugure une série d’articles qui seront consacrés à l’accessibilité numérique et plus particulièrement aux bonnes pratiques qui rendent les contenus en ligne accessibles aux personnes en situation de handicap. Focus du jour : LinkedIn Comme tout réseau social, LinkedIn est en perpétuelle évolution. Les publications évoluent avec de nouveaux formats et de nouvelles mises en forme. Il se trouve que ces évolutions ne sont pas toujours pensées en termes d’accessibilité. J’en veux pour preuve deux habitudes qui a mon sens viennent grever l’accessibilité du contenu pour les personnes déficientes visuelles. La mise en forme La tentation est grande de mettre en forme un texte en y ajoutant du gras ou une écriture en italique. Or, ces deux mises en forme ne sont pas natives sur LinkedIn.  Mais, comme avec tout outil numérique, un contournement est toujours possible. C’est-à-dire qu’un outil tiers est utilisé pour formater le texte.  Visuellement, italique et gras s’affichent dans la publication. En revanche, ces mises en forme sont absolument illisibles par une synthèse vocale ou un outil de lecteur d’écran. Le mieux est donc ici l’ennemi du bien. Ou plutôt le joli l’emporte sur le message. En cas de doute, certains navigateurs proposent de tester le rendu avec la fonctionnalité « Lire à haute voix cette page ».  Les carrousels Comme tout format image, le carrousel nécessite la mise en place d’une description alternative. Cette pratique de description alternative permet de rendre accessibles les images soit en les décrivant, soit en indiquant simplement que l’image est utilisée à titre d’illustration. Or, le principe même du carrousel est de fusionner le texte et l’image. Autant dire que si on conserve le format du carrousel pour appuyer son propos, celui-ci risque d’être noyé par défaut d’accessibilité. J’ai vu passer certains posts qui utilisent les carrousels et qui, dans le corps du texte, donnent la description de ce carrousel image par image. La démarche est clairement inclusive et accessible. Besoin d’aide pour votre association ? Parlons-en ensemble ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte