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Évaluation continue : un levier pour renforcer l’impact des associations

Un doigt au centre d'une cible avec le mot évaluation

L’évaluation continue est une démarche stratégique essentielle pour toute association soucieuse de maximiser son impact. Elle permet d’aller au-delà des résultats immédiats pour s’inscrire dans une dynamique d’amélioration sur la durée. En mesurant régulièrement ses actions, une association peut identifier ses forces et ses faiblesses, adapter ses projets aux besoins réels de ses bénéficiaires et démontrer la pertinence de son action auprès des financeurs, partenaires et membres. C’est une manière de consolider la crédibilité de l’association tout en valorisant l’implication des équipes et des bénévoles. Pourquoi adopter l’évaluation continue ? En intégrant l’évaluation continue à sa stratégie, l’association se donne les moyens d’atteindre plusieurs objectifs clés : Accroître l’efficacité des actions en identifiant rapidement ce qui fonctionne et ce qui nécessite des ajustements. Justifier les demandes de financement  en prouvant l’impact réel des projets grâce à des indicateurs mesurables. Fédérer les parties prenantes en impliquant les bénévoles, salarié•es et bénéficiaires dans un processus collaboratif qui renforce leur engagement. Adopter cette démarche n’est pas seulement une contrainte administrative mais bien un investissement pour pérenniser les missions associatives et construire un modèle opérationnel performant et adaptable dans le temps. Les étapes clés d’une démarche d’évaluation efficace Mettre en place une évaluation continue au sein d’une association requiert une méthodologie structurée et adaptée aux réalités de son fonctionnement. Voici les étapes essentielles pour garantir la pertinence et l’efficacité de cette démarche : 1. Redéfinir l’horizon collectif Avant de commencer, il est crucial de rappeler les objectifs fondamentaux de l’association : sa mission, sa vision et ses valeurs. La mission est la raison d’être de toute organisation. Elle répond aux questions « Pourquoi existons-nous ? », « Quels sont nos grands objectifs dans le futur ? » La mission se décline majoritairement sous forme de verbes : « promouvoir », « aider », « accompagner », « développer », « organiser »… La vision a pour but de donner un sens au futur, d’inspirer de l’émotion et de fournir des repères pour l’action. Les valeurs sont les principes éthiques portés par l’association. Ces valeurs s’expriment sous forme de mots clé : solidarité, égalité des chances, vivre ensemble … Ces objectifs sont déjà définis dans les statuts et explicités dans la charte éthique de l’association, le cas échéant.  Ces éléments sont le socle à partir duquel les actions seront évaluées. Ce travail collectif peut inclure des ateliers participatifs impliquant les membres, les bénévoles et les bénéficiaires. 2. Décliner les objectifs stratégiques Une fois l’horizon collectif clarifié, il est nécessaire de le traduire en objectifs concrets et mesurables. Ces objectifs doivent répondre à des questions précises : Que souhaitons-nous atteindre ? Dans quel délai ? Quels sont les indicateurs de succès ? Par exemple, une association culturelle peut viser une augmentation de 20 % de ses adhérent•es ou la mise en place de trois nouveaux partenariats en un an. 3. Identifier les indicateurs clés de performance (KPI) Les indicateurs doivent être simples, pertinents et adaptés à l’activité de l’association. Par exemple, pour une association d’insertion, cela pourrait inclure le taux de retour à l’emploi des bénéficiaires ou la satisfaction des participants à un programme. 4. Collecter et analyser les données La collecte de données est une étape cruciale. Il s’agit d’utiliser des outils adaptés (enquêtes, rapports d’activités, observations terrain) pour recueillir des informations fiables. Une analyse régulière permettra de détecter les écarts entre les objectifs fixés et les résultats obtenus. 5. Impliquer toutes les parties prenantes Pour que l’évaluation ait du sens, il est important d’impliquer les membres de l’association à chaque étape : de la définition des objectifs à l’interprétation des résultats. Cela favorise une meilleure appropriation des conclusions et stimule la motivation collective. 6. Utiliser les résultats pour ajuster les actions L’évaluation doit déboucher sur des décisions concrètes. Qu’il s’agisse d’abandonner une action peu performante, de renforcer une initiative prometteuse ou de revoir les méthodes de travail, les enseignements tirés doivent nourrir une amélioration continue. Cette méthodologie, bien appliquée, permet de renforcer l’impact de l’association tout en lui donnant une véritable capacité d’adaptation face aux évolutions de son environnement. Lever les freins et pérenniser la démarche Mettre en place une démarche d’évaluation continue dans une association peut se heurter à des obstacles variés mais il est essentiel de les surmonter pour garantir la durabilité du processus. Voici comment identifier ces freins et adopter des solutions adaptées pour pérenniser la démarche. 1. Identifier et comprendre les freins internes Les freins internes sont souvent liés à un manque de ressources (temps, compétences, outils) ou à une résistance au changement. Ou bien encore à une incompréhension de l’utilité de la démarche. D’où la nécessaire étape de la présentation pédagogique : ce que cela va apporter à l’association et ce que cela va apporter à chaque personne impliquée dans le processus. Par exemple, les bénévoles ou salarié•es peuvent percevoir l’évaluation comme une charge supplémentaire ou craindre d’être jugée•es sur leurs résultats. Il est donc indispensable d’instaurer un climat de confiance et d’expliquer que l’évaluation vise l’amélioration collective et non la sanction individuelle. 2. Intégrer l’évaluation dans le quotidien de l’association Pour éviter que l’évaluation ne soit perçue comme une tâche ponctuelle et contraignante, elle doit s’inscrire dans les pratiques courantes de l’association. Ele doit faire partie de son fonctionnement ordinaire. Cela passe par la formation des membres aux outils et méthodes d’évaluation. Cela passe également par l’automatisation de certaines tâches, comme la collecte et l’analyse des données, grâce à des outils digitaux simples et accessibles. 3. Communiquer sur les bénéfices de la démarche Il est indispensable de montrer l’intérêt concret de l’évaluation. Cela peut se faire en valorisant les résultats obtenus auprès des membres et partenaires : amélioration des actions, renforcement de la crédibilité vis-à-vis des financeurs et en soulignant son impact positif sur la mission de l’association. Une transparence accrue renforce l’adhésion des parties prenantes. 4. Mobiliser des ressources adaptées Même avec peu de moyens, des solutions existent pour soutenir la démarche. Les associations peuvent recourir à des bénévoles spécialisés, à des formations gratuites ou subventionnées, et à des partenariats avec des experts (consultants, universités). De plus, … Lire la suite

Rédiger le rapport annuel d’activité

Rapport d'activité - image d'illustration avec des graphiques

Votre assemblée générale annuelle arrive. Parmi les éléments que vous allez présenter à l’ensemble des membres réunis pour l’occasion, deux formes de rapports se distinguent. D’une part le rapport financier qui va présenter les résultats comptables. D’autre part le rapport d’activité ou rapport moral qui va passer en revue l’ensemble des activités menées au cours de l’exercice et ouvrir les perspectives d’avenir. Même s’il n’est pas légalement obligatoire, il est souvent prévu aux statuts, ce qui rend sa présentation indispensable. Dans ce cas, il est soumis à l’approbation des membres lors de l’assemblée générale annuelle ordinaire.  Quand bien même votre association n’a pas prévu statutairement de fournir un tel rapport, je vous recommande cependant de vous plier à l’exercice. Cela permet de faire le bilan des actions menées, de présenter les résultats obtenus (ou pas) et d’envisager les développements à venir sur les prochains exercices. Sommaire   Pourquoi rédiger un rapport annuel d’activité ? Le rapport annuel d’activité est bien plus qu’une simple formalité. Il s’agit d’un outil de communication interne et externe qui permet de : Informer les membres des actions et des progrès de l’association Rendre des comptes en transparence auprès des membres et des partenaires opérationnels et financiers Présenter les projets futurs et les orientations stratégiques Mettre en avant les réussites et les impacts positifs des actions menées Étapes clés pour rédiger le rapport annuel d’activité 1. Préparation Un rapport annuel se construit tout au long de l’année. Un mois avant la tenue de l’AG, il est bien trop tard pour penser à collecter les informations et indicateurs.  Aussi, à chaque événement important – journée portes ouvertes, conférence, participation à un forum – prévoyez un dossier numérique contenant :  quelques photos un compte-rendu rédigé avec le contexte (lieu, jour, nature de l’événement) et un narratif sur les objectifs et les résultats de l’événement les indicateurs clés : le nombre de personnes inscrites, le nombre de personnes présentes… Avant de passer à la rédaction, vérifiez que vous avez bien regroupé tous les documents, rapports et données pertinents de l’année écoulée dans ce dossier numérique vous avez bien défini les points essentiels sur lesquels vous souhaitez communiquer dans ce rapport vous avez bien choisi un modèle pour structurer votre rapport. Des modèles gratuits sont disponibles en ligne pour vous aider pas à pas. 2. Structure du rapport Un rapport annuel d’activité bien structuré doit inclure les sections suivantes : a) Édito de la présidente ou du président Un message d’introduction qui rappelle la mission et les valeurs de l’assocition et présente les grandes lignes de l’année écoulée et les perspectives futures. b) Bilan des activités  Un tour d’horizon des actions menées durant l’année, avec les réussites et les échecs. Utilisez des chiffres, des graphiques et des tableaux lorsqu’ils sont pertinents mais n’oubliez pas les témoignages humains pour illustrer vos propos. Actions de terrain c’est-à-dire les initiatives concrètes menées directement sur le territoire et à destination de vos bénéficiaires Actions de plaidoyer c’est-à-dire les démarches réalisées pour défendre les causes de l’association Bénéficiaires : leur nombre, leur profil, leurs attentes, leurs témoignages Bénévoles : le rôle et l’implication des bénévoles en termes d’engagements et d’impact Equipe salariée : si votre association est employeuse, indiquez les missions menées par les personnes employées y compris les stagiaires et les volontaires en service civique Actions de communication : les publications, les campagnes, les canaux de communication  c) Projets futurs  Présentez les projets à venir et les objectifs pour l’année suivante. d) Ecosystème associatif Mentionnez les partenariats, les collaborations et les soutiens obtenus au cours de l’année. Indiquez les relations de longue durée ainsi que les nouveaux partenariats mis en place dans l’année.  e) Remerciements N’oubliez pas de remercier les bénévoles, les adhérentes et adhérents et les partenaires opérationnels pour leurs contributions.  Une rubrique des remerciements doit être réservée pour les partenaires financiers. Il est de bon ton d’indiquer nommément les collectivités territoriales, les entreprises et fondations qui ont permis à l’association de réaliser ses misssions. Si une campagne de crowdfunding ou d’appel à dons a été réalisée en cours d’année, le rapport d’activité mentionnera le nombre de personnes donatrices et le pourcentage des fonds levés par rapport à l’objectif initial. Les données chiffrées seront réservées au rapport financier qui fera état des montants perçus et de leur affectation. f) Infographie des indicateurs clés Présentez visuellement les principaux indicateurs de performance de l’association, tels que le nombre d’adhérent•es, de bénéficiaires, le public accueilli lors des événements et le nombre de publications sur les réseaux sociaux ou encore le nombre de personnes ayant visité le site de l’association… 3. Rédaction Ne confondez pas rapport d’activité et roman fleuve. Inutile de chercher l’exhaustivité au risque de perdre celles et ceux qui prendront connaissance de ce document. Restez concis et clair dans votre présentation et dans votre rédaction. Si vous utilisez des acronymes, explicitez-les. Evitez les termes trop techniques ou trop spécifiques.  Ne cherchez pas à minimiser les échecs. Ils font partie du quotidien associatif. Cherchez plutôt à expliquer pourquoi l’association n’est pas parvenue à atteindre ses objectifs. Mieux vaut une difficulté analysée qu’un échec mis sous le tapis. C’est une question de transparence et de confiance. Privilégiez une mise en page aérée et accessible avec une typographie lisible et des contrastes élevés. Utilisez des visuels pour faciliter la compréhension des chiffres. Incluez des photos en regard des témoignages que vous mettrez en avant. 4. Présentation et diffusion Le rapport sera présenté lors de l’assemblée générale annuelle qui sera éventuellement amenée à l’approuver lors d’un vote. Prévoyez un document support à diffuser sur écran pour compiler les informations les plus pertinentes. Je vous renvoie à l’article que j’ai consacré à la création d’un document de présentation pour votre AG.  Une fois le rapport approuvé en AG, partagez-le ! Faites-le parvenir aux adhérentes et adhérents qui n’ont pas pu assister à l’assemblée, publiez-le sur le site de l’association et envoyez-le à vos partenaires financiers. Comment recycler le rapport d’activité ? Elément de communication, le rapport annuel d’activité … Lire la suite

Mesurer l’impact de vos actions associatives

Une goutte d'eau qui tombe

Si chaque association est persuadée du bien-fondé de ses actions, il n’en est pas toujours de même pour les personnes extérieures, à commencer par les financeurs. Ceux-ci demandent d’estimer comment les activités et les actions associatives ont amélioré la vie des bénéficiaires. D’où la nécessité pour les associations de mesurer leur impact social. Cet article ne vise pas à être exhaustif sur la question de la mesure d’impact. Des cabinets se sont spécialisés pour accompagner les grandes associations dans l’édition de ces indicateurs. Des ressources en ligne sont également disponibles pour expliciter les tenants et aboutissants de la mesure d’impact. Ici, nous envisagerons la première étape dans la mise en place des indicateurs de base dans une petite association. Même si chaque association est unique, un socle commun s’impose, entre les indicateurs qualitatifs et les indicateurs quantitatifs. Puis nous aborderons comment utiliser ces indicateurs pour communiquer auprès de l’ensemble de l’écosystème associatif. Sommaire 1. Comprendre l’impact des actions associatives L’impact dans le contexte associatif fait référence aux changements positifs générés par les actions d’une association sur ses bénéficiaires et la communauté. Mesurer cet impact permet de démontrer l’efficacité des actions, d’attirer des financements et d’améliorer les programmes. « L’impact social consiste en l’ensemble des conséquences (évolutions, inflexions, changements, ruptures) des activités d’une organisation tant sur ses parties prenantes externes (bénéficiaires, usagers, clients) directes ou indirectes de son territoire et internes (salariés, bénévoles, volontaires), que sur la société en général. Dans le secteur de l’ESS, il est issu de la capacité de l’organisation (ou groupes d’organisations) à anticiper les besoins pas ou mal satisfaits et à y répondre, via ses missions de prévention, réparation ou compensation. Il se traduit en termes de bien-être individuel, de comportements, de capabilités, de pratiques sectorielles, d’innovations sociales ou de décisions politiques » selon la définition donnée par le Conseil Supérieur de l’Économie Sociale et Solidaire (CSESS) en 2011. 2. Les principaux indicateurs à compiler Indicateurs quantitatifs : Nombre de bénéficiaires atteint•es Taux de participation aux activités Nombre d’événements organisés… Exemple : une association d’accueil de personnes primo-arrivantes mesurera le nombre de personnes ayant suivi ses cours d’alphabétisation et le taux de réussite aux tests internes. Indicateurs qualitatifs : Satisfaction des bénéficiaires Changements observés dans le comportement ou les conditions de vie des bénéficiaires et de leurs proches (bénéficiaires directs et indirects) Témoignages et retours d’expérience Exemple : une association d’aide aux personnes sans-abri recueillira des témoignages sur l’amélioration de la qualité de vie des bénéficiaires après distribution de kits d’hygiène. Indicateurs financiers : Coût par bénéficiaire Retour sur investissement social (SROI) Exemple : une association gérant une épicerie solidaire en zone rurale pourra estimer le coût par panier distribué en tenant compte des coûts des produits et des coûts opérationnels. Les attentes de vos financeurs… et ce que votre association peut proposer La mesure d’impact vise à apprécier le changement apporté par les actions de l’association dans la vie de ses bénéficiaires. Il est donc question d’estimer les effets concrets comme résultat des actions. Or, la frontière est parfois floue entre ces indicateurs et les indicateurs de pilotage qui se concentrent sur le suivi opérationnel et la performance des activités de l’association.  Les financeurs qui investissent dans les projets portés par l’association s’attendent à des preuves tangibles du bien-fondé de leur engagement. Quand, dans un appel à projet, il est demandé à l’association quels indicateurs elle pourra fournir, attention à ne pas vouloir trop en faire. Mieux vaut proposer des indicateurs réalistes et pertinents, en phase avec les objectifs du projet et surtout adaptés à la réalité associative, qu’une liste interminable et hors sol par rapport au projet, aux personnes qui le pilotent et aux ressources disponibles.  Ainsi définissez vos critères d’évaluation pour qu’ils soient adaptés à votre écosystème associatif, prenant en considération toutes les personnes intéressées au projet et le territoire sur lequel il est mis en place. La question de la valorisation des heures de bénévolat Même si cet indicateur n’est pas toujours déployé dans les associations, il est devenu au fil du temps un levier important pour optimiser certaines demandes de financement. Ce qui sous-entend qu’il faut penser le recueil régulier des heures de bénévolat pratiquées dans l’association en amont, dès l’arrivée de la personne bénévole. Cette démarche s’inscrit dans la conception de la pratique bénévole et dans le pilotage de la vie associative. Libre à l’association de calculer la valeur des heures de bénévolat en choisissant un taux horaire de base (SMIC), un taux horaire moyen pour un poste salarié équivalent ou le coût d’une externalisation de la mission auprès d’un•e prestataire (mission qualifiée ou experte). L’objectif est de mettre en avant la contribution économique des bénévoles et de l’exprimer comme ressource de l’association, à la fois en ETP (équivalent temps plein) et en valorisation financière. 3. Méthodologie pour mesurer l’impact Étapes de la mesure : Définir les objectifs et les indicateurs clés Collecter les données de manière systématique (mise en place de process) Analyser les données pour identifier les tendances et les résultats Outils et ressources : Utilisation de questionnaires, entretiens et observations Logiciels de gestion de données et tableaux de bord Ressources externes : Guide d’auto-évaluation de l’utilité sociale par l’Avise, Le guide méthodologique « Évaluer son impact social » de l’Avise et Comment évaluer son impact social. 4. Bonnes pratiques pour une évaluation réussie Pour que l’évaluation soit complète et représentative, la mobilisation et la participation de toutes les parties prenantes est essentielle. Cela signifie qu’il faut penser non seulement à l’implication des bénéficiaires mais également à celle des bénévoles, des salarié•es, des stagiaires, des volontaires en service civique… Ne pas oublier d’inclure dans le périmètre de l’évaluation les autres partenaires dans le cas de projets en co-construction, que ce soit des associations, des entreprises, des prestataires ou des structures publiques. Même si votre association estime que les indicateurs recueillis ne sont pas conformes à ses attentes, mieux vaut les communiquer à toutes les parties prenantes que de les garder pour soi. Partager les résultats et communiquer sur ceux-ci montre que … Lire la suite

Pourquoi l’audit organisationnel est utile pour votre association : avantages et bénéfices

Un paysage urbain nocture avec des icônes de verrou en surimpression

La majorité des associations loi 1901 que je connais fonctionnent avec des ressources humaines et financières (très) limitées. Sans l’engagement de leurs bénévoles, ces associations n’existent plus. Et si un financeur central vient à faire défaut, l’association risque de mettre la clef sous la porte, ne pouvant perdurer uniquement avec les cotisations de ses membres. En fait, une association qui ne se développe pas, qui ne met pas en place de nouvelles activités ou qui n’étend pas ses actions existantes, est en péril. Les freins constatés à ce développement sont des problèmes organisationnels, un manque de vision à moyen et long terme ou une gouvernance inadaptée.  La difficulté première consiste donc à identifier clairement ces freins. L’audit associatif prend alors tout son sens. A la différence d’audit comptable qui va se concentrer sur les finances, il propose une analyse approfondie du fonctionnement global de l’association. Son objectif est clair : identifier les forces et les faiblesses de la structure pour optimiser son organisation et sécuriser son avenir. 1. L’audit associatif : un état des lieux nécessaire Un manque de structuration initiale aux conséquences durables Les associations naissent autour d’un projet porté par une équipe motivée pour répondre à un besoin identifié sur un territoire.  Je dis très souvent sous forme de boutade que les associations pensent naïvement que l’intendance suivra. Sauf qu’à ne pas prévoir d’intendance, il n’y aucune chance qu’elle suive ! Donc, faute d’organisation dès le départ, des problèmes structurels apparaissent avec le temps : Une gouvernance informelle où tout repose sur un nombre restreint de personnes, entraînant une surcharge de travail et une dépendance risquée Une absence de processus définis qui conduit à des difficultés d’organisation et une perte d’efficacité Une instabilité financière due à un manque de stratégie à moyen et long terme Un turn-over bénévole élevé faute de gestion des ressources humaines et de valorisation des engagements Des outils numériques inadaptés qui font perdre plus de temps qu’en gagner Ces difficultés ne sont pas toujours visibles au quotidien. C’est souvent lorsqu’une crise survient que l’association prend conscience des limites de son organisation. Une analyse globale pour sortir du mode réactif Les associations réagissent souvent aux problèmes au fur et à mesure qu’ils apparaissent, sans prendre le temps du recul. C’est la célèbre image de la charette aux roues carrés : des individus s’obstinent à pousser une charette aux roues carrés, n’ayant pas le temps de s’arrêter pour troquer les roues carrées par des roues rondes. Et quand on demande pourquoi, la réponse oscille entre « on n’a pas le temps de s’arrêter » et « on a toujours fait comme ça ». Un audit permet de : Faire un diagnostic complet du fonctionnement actuel Identifier les déséquilibres et points de tension Entendre les attentes des parties prenantes investies dans l’association Poser les bases d’une stratégie de développement à 3 et 5 ans L’objectif est de passer d’une gestion au jour le jour à une vision plus structurée et prévoyante.  Une analyse fine pour accompagner une évolution A côté de l’audit initial pour comprendre les trous dans la raquette, l’audit est également utile lorsqu’une association envisage une transformation majeure comme le passage d’un modèle tout bénévole à la première embauche d’une personne salariée ou comme l’essaimage sur un autre territoire. Il est aussi indispensable dans le cas de la transformation digitale de l’association.  Ces évolutions nécessitent une organisation renforcée, des processus adaptés et une vision claire des ressources mobilisables. L’audit permet d’anticiper ces changements en identifiant les leviers et les risques et en assurant que l’association dispose d’une base solide avant de franchir un cap structurant. 2. Pourquoi un regard extérieur est indispensable Faire un audit en interne semble une solution économique mais elle a ses limites. Limite de temps, limite de compétences, limite d’objectivité. Certes, il est toujours possible de trouver des modèles d’analyse sur internet pour réaliser un audit interne. Cela peut être une première étape pour identifier les problèmes les plus saillants. Mais le recul est indispensable pour qu’un audit soit profitable à la structure. L’équipe ne peut être juge et partie… En externalisant l’analyse, l’association trouvera  Un regard objectif : les membres de l’association sont souvent trop impliqué•es pour repérer certains dysfonctionnements Une analyse transversale : une vision globale qui ne se limite pas à un seul aspect (financier, RH, gouvernance…) Des solutions adaptées : en adéquation avec les possibilités de l’association, elles s’appuyent sur une expertise de terrain 3. S’inscrire dans une démarche d’audit externalisé Un audit n’est pas une opération rapide et sans douleur. Surtout quand il intervient après une crise ou lorsque des dysfonctionnements systémiques ont été mis en lumière. L’audit est une remise en question du fonctionnement de l’association, des éléments structurants, des relations interpersonnelles…  C’est une démarche volontaire qui doit recueillir la plus grande adhésion au sein de la gouvernance. Car la gouvernance aura pour charge de mobiliser toutes les forces vives de l’association pour accompagner le projet. Une fois encore, choisir de faire auditer son association relève du lancement d’un projet, celui de la mise à plat de l’existant. Et comme tout projet, celui-ci s’inscrira dans une double temporalité : le déroulé de la phase d’audit proprement dite puis la mise en place des recommandations et préconisations faites dans le rapport d’audit.  Un audit mobilisera vos équipes pendant un certain temps et c’est une réalité à prendre en compte dans son impact sur le quotidien de l’association. Et comme tout projet, il répondra à des objectifs spécifiques et clairs, mesurables, atteignables, réalistes et inscrits dans le temps (SMART). Enfin un audit est un investissement initial. C’est la première phase d’une démarche de refonte du fonctionnement pour aider l’association à passer au niveau supérieur de son développement.  4. Comment se déroule un audit Pour ma part, je suis partisane d’une méthode participative et si possible immersive. J’ai adapté mon approche aux associations de petite taille qui fonctionnent avec une équipe majoritairement bénévole. Lorsque l’association est employeuse et dispose d’un local ou de bureaux, je m’invite pour partager le quotidien de … Lire la suite

Entreprendre en association : avantages et limites

Image d'un entrepôt

En France, les associations se créent pour répondre à un besoin social, culturel ou environnemental spécifique. Pour une population donnée, sur un territoire précis pour pallier un manque et répondre à des besoins non pourvus. Toutefois, face aux contraintes de financement et à la volonté de développer des projets durables, certaines se posent la question de professionnaliser leur activité, voire de générer des revenus. Entreprendre en tant qu’association peut présenter de réels avantages mais nécessite de bien être conscient des limites de ce modèle. Cet article vous propose un tour d’horizon des enjeux, des conseils pratiques et des structures juridiques adaptées pour un développement responsable et pérenne de vos projets associatifs. Attention : cet article a valeur d’information. Il n’est pas rédigé par une juriste. Prendre l’avis d’un•e professionnel•le du droit est plus que vivement conseillé avant de se lancer dans cette activité. 1. Pourquoi entreprendre en tant qu’association ? Les associations loi de 1901 sont été créées dans un but non lucratif pour mener des activités d’intérêt général ou collectif. Ce qui n’exclut pas pour autant de mener en interne des activités qui font rentrer des fonds. 300 000 associations en France mènent des activités économiques secondaires à leur objet social. Ainsi, elles répondent à des enjeux sociétaux tout en restant fidèles à leurs principes éthiques. La structure associative permet d’entreprendre de façon encadrée et offre certains avantages comme : a) la liberté de gestion Les associations jouissent d’une grande souplesse dans la gestion de leurs activités et de leur gouvernance, permettant d’adapter facilement leur modèle à leurs missions. b) l’accès à des subventions publiques Les associations peuvent obtenir des financements de la part des collectivités, ce qui est généralement moins accessible pour les entreprises. Bien que ces derniers temps, l’attribution de financements publics soit devenue plus contrainte. c) la mobilisation du bénévolat De nombreuses personnes sont prêtes à investir bénévolement du temps et des compétences dans des projets associatifs à impact, réduisant ainsi les coûts de personnel. d) un statut fiscal avantageux Avantage non négligeable, les activités non lucratives des associations sont exonérées d’impôt sur les sociétés et de TVA. Cependant, il est essentiel de veiller à ne pas franchir les limites imposées par le cadre associatif pour éviter les sanctions fiscales et préserver la mission de l’association. 2. Quels sont les écueils courants à éviter ? Entreprendre en tant qu’association n’est pas sans défis surtout lorsqu’il s’agit de maintenir une activité durable et conforme au cadre associatif : a) la frontière entre activité lucrative et non lucrative Toute activité générant des revenus ne doit pas pour autant devenir « lucrative » au sens fiscal. Pour rester non lucrative, une activité doit servir directement la mission de l’association, sans viser de profit personnel. Les bénéfices doivent être intégralement réinjectés dans les actions de l’association. b) la concurrence avec le secteur marchand Les activités de nature commerciale exercées par les associations ne doivent pas empiéter sur celles du secteur privé. Les associations doivent se poser la question de leur légitimité dans des domaines où existent des entreprises privées. Pour éviter les conflits avec le secteur marchand, une association doit formaliser son impact social et environnemental et justifier que ses actions visent à répondre à des besoins non couverts. Exemple : Une association a pour objet social de favoriser la participation citoyenne des personnes en situation de handicap. Cette association forme des entreprises à l’accessibilité en ne faisant intervenir que des personnes en situation de handicap. Elle ne sera pas en directe concurrence avec un organisme de formation proposant des interventions sur le même sujet porté uniquement par des personnes valides. c) la gestion du bénévolat et des salarié•es La professionnalisation des activités implique le plus souvent l’embauche de salarié•es. Un modèle exclusivement bénévole montre ses limites lorsque des compétences spécifiques sont requises. Idem lorsque l’activité se développe et nécessite une mobilisation importante des bénévoles en termes de temps. 3. Peut-on tester une activité en association avant de se lancer en entreprise ? Pour des porteurs de projets souhaitant tester une idée sans prendre immédiatement un statut commercial, créer une association peut être une option. Cependant, il est crucial de définir dès le départ la temporalité du projet : a) phase de test Il est possible de mener une activité au sein de l’association pour évaluer la viabilité économique et l’intérêt de votre projet. Si cette activité se développe et devient manifestement lucrative, une transition vers un modèle commercial est à envisager. b) moment du passage au modèle lucratif Dès que l’activité génère un chiffre d’affaires significatif et que la structure associative ne peut plus répondre aux besoins de financement et de développement, il est temps d’envisager la transformation en entreprise. c) continuité entre l’association et l’entreprise L’association initiale peut devenir actionnaire de la nouvelle structure lucrative, notamment dans le cadre d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Cela permet de garantir la continuité du projet et de préserver l’impact social de l’activité. 4. Les formats juridiques compatibles avec l’entrepreneuriat social Pour développer une activité lucrative tout en conservant un engagement social, plusieurs structures juridiques issues de l’économie sociale et solidaire (ESS) sont adaptées. Ces formats permettent de générer des revenus tout en conservant une gouvernance partagée, une lucrativité limitée et des principes de solidarité. Société Coopérative et Participative (SCOP) Les SCOP offrent une gouvernance démocratique, où les salariés sont majoritaires et détiennent au moins 51 % du capital. Ce modèle permet aux anciens membres d’une association de devenir co-gestionnaires, avec un droit de vote égal pour chaque salarié•e et une redistribution équitable des bénéfices. Les SCOP favorisent un partage des bénéfices principalement réinvestis, assurant la pérennité de l’entreprise tout en respectant les valeurs de solidarité. Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) Les SCIC sont conçues pour des projets multi-acteurs incluant divers partenaires (salarié•es, bénéficiaires, collectivités) qui peuvent participer à la gouvernance. Ce format est idéal pour les associations ayant un fort ancrage territorial et souhaitant fédérer plusieurs parties prenantes. Les SCIC limitent la distribution des bénéfices et réinvestissent la majorité des ressources … Lire la suite

Le règlement intérieur pour les associations : tout ce qu’il faut savoir

Des plumes colorées

Le règlement intérieur est un outil souvent sous-estimé mais d’une grande utilité pour garantir une gouvernance claire et efficace dans une association. Bien qu’il soit facultatif pour la plupart des associations, il peut devenir indispensable pour structurer le fonctionnement interne et prévenir les conflits. Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour rédiger un règlement intérieur adapté aux besoins de votre organisation. 1. Qu’est-ce qu’un règlement intérieur ? Le règlement intérieur est un document interne qui complète les statuts de l’association en précisant les modalités pratiques de fonctionnement. Contrairement aux statuts, il n’est pas soumis à des formalités administratives comme la déclaration en préfecture. Bien que non obligatoire pour toutes les associations, le règlement intérieur est requis pour certaines, comme les associations reconnues d’utilité publique, ou celles bénéficiant de subventions importantes ou employant des salarié•es. 2. À quoi sert un règlement intérieur ? Penser un règlement intérieur comme outil de gouvernance permet de structurer le fonctionnement interne et de cadrer les prises de décision. Il précise le rôle des membres du bureau, les modalités de vote, les règles de gestion financière ou encore les procédures en cas de conflit. Il clarifie le fonctionnement quotidien : adhésion, cotisations, organisation des réunions, sanctions, utilisation des ressources… Son objectif premier est d’expliciter le fonctionnement quotidien de l’association. D’indiquer noir sur blanc les règles, consignes et autres bonnes pratiques au sein de l’association. Clarification des règles : Il évite les malentendus en définissant clairement les rôles et les procédures. Prévention des conflits : En cas de désaccord, il sert de référence pour arbitrer les différends. Flexibilité : Contrairement aux statuts, il peut être modifié rapidement par décision du conseil d’administration ou de l’assemblée générale. Conformité légale : Il encadre juridiquement certaines activités comme l’emploi de salarié•es ou la gestion des subventions. Exemple pratique : Dans une association sportive, le règlement intérieur peut inclure : Les conditions pour participer à une compétition : présentation d’un certificat médical, respect des entraînements… Les sanctions en cas de non-respect du code de conduite : retard, comportement inapproprié… Astuce : Rédigez un règlement intérieur en langage clair et accessible afin que tout le monde puisse le comprendre et l’appliquer.  Question : quand un règlement intérieur est-il inutile ? Et oui, cela arrive. Inutile de vouloir à tout prix un règlement intérieur en plus des statuts, juste pour faire comme les autres associations. A contrario, un règlement intérieur n’est pas indispensable si : Votre association est de petite taille, avec une activité simple et des relations informelles entre les membres. Les statuts suffisent à encadrer toutes les règles essentielles (adhésion, cotisations, gouvernance). 3. Les principaux articles d’un règlement intérieur Il n’existe pas de modèle unique de règlement intérieur. S’agissant d’un document propre au fonctionnement de chaque association, il s’adapte aux réalités. Toutefois, on retrouve certaines rubriques clés qui concernent les : Adhésion et radiation : Critères d’admission Procédure en cas de démission ou radiation Cotisations : Montant, échéances et conséquences en cas de retard de paiement Organisation des réunions : Fréquence, modalités de convocation, quorum, format (réunions à distance) Modalités de vote : Types de vote (électronique, à main levée), conditions de majorité Sanctions disciplinaires : Code de conduite, procédure en cas de manquement (avertissement, exclusion) Ressources de l’association : Gestion du matériel et des fonds, autorisation de dépenses 4. Les rôles et missions des membres de la gouvernance Les membres du bureau Même si les rôles des membres du bureau sont décrits de manière générique dans les statuts, le fait de les expliciter dans le règlement intérieur peut être crucial pour éviter les chevauchements et garantir une bonne organisation. L’objectif est d’assurer une répartition claire des tâches entre les différentes instances, de renforcer la transparence et donc la confiance et de prévenir les conflits. La définition des rôles liste les principales responsabilité de chaque membre du bureau : Président•e : Représente l’association dans tous les actes de la vie civile Anime les réunions et valide les décisions prises en assemblée générale Secrétaire : Rédige les procès-verbaux des réunions. Gère les convocations et archives les documents administratifs. Trésorière ou trésorier : Tient la comptabilité. Prépare le budget et assure le suivi financier. Plus concrètement, les articles du règlement intérieur apporteront des précisions sur les délégations de pouvoir en définissant les délégations possibles comme la signature bancaire ou bien la signature de demandes de subvention et en indiquant les modalités de mise en oeuvre comme par une validation en conseil d’administration. Le règlement intérieur définira les règles sur les limites de pouvoir comme un plafond de dépense autorisé pour le trésorier ou la trésorière sans demande d’accord préalable ou validation par un autre membre du bureau.  Il encadrera les rôles temporaires ou spécifiques, typiquement en cas d’empêchement d’un membre clé de la gouvernance et indiquera la procédure de remplacement en cas de démission, d’absence prolongée ou d’incapacité avec les modalités de désignation ou d’élection à cette fonction. Exemple pratique : « Le trésorier peut engager une dépense jusqu’à 1 000 € sans approbation du conseil. Toute dépense supérieure nécessite un vote du bureau à la majorité simple. » Les membres du Conseil d’administration Pour sanctuariser certains rôles essentiels, ceux-ci peuvent être précisés dans les grandes lignes dans le règlement intérieur. Des fiches de mission pourront être rédigées pour affiner ces rôles et missions en cas de besoin. On peut donc déterminer que les membres du conseil d’administration, hors bureau, sont également chargé·es de missions spécifiques nécessaires au bon fonctionnement de l’association, telles que : a) Communication animation des réseaux sociaux, rédaction de newsletters, gestion des relations presse création de contenus rédactionnels et audiovisuels b) Gestion du site internet  mise à jour du contenu maintenance technique c) Gestion des outils et systèmes informatiques administration des plateformes collaboratives gestion des bases de données mises à jour techniques d) Recherche de fonds  veille documentaire pilotage du calendrier des appels à projets prospection et suivi des subventions, partenariats et mécénats campagnes de crowdfunding e) Animation de la vie bénévole  accueil des nouvelles et nouveaux bénévoles mentorat organisation de … Lire la suite

Micro-mécénat : comment financer son association grâce aux petits dons

Des pièces de monnaie avec des jeunes pousses vertes

Le financement est un défi majeur pour les associations. Alors que les subventions publiques se font plus rares et que les dons traditionnels stagnent, une solution se démarque : le micro-mécénat. Cette approche repose sur l’effet du nombre : au lieu de chercher quelques grands donateurs, elle mobilise une multitude de petites contributions. C’est le principe des petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Mais comment fonctionne le micro-mécénat ? Quels sont les formats les plus efficaces ? Quelles solutions sont les plus faciles à mettre en place et lesquelles demandent plus d’expertise ?  Le micro-mécénat, c’est quoi ? Le micro-mécénat est un modèle de dons où de nombreuses personnes apportent de petites contributions (quelques centimes ou quelques euros) pour soutenir une association ou un projet solidaire. Contrairement au mécénat traditionnel (où des entreprises ou des particuliers fortunés font des dons conséquents), le micro-mécénat repose sur la puissance du collectif : un grand nombre de petites sommes cumulées peuvent générer un impact massif. Une idée ancienne remise au goût du jour par le digital 1875 – 1886 : Financement populaire de la Statue de la Liberté Les dons des particuliers d’abord du côté français puis du côté américain ont permis la réalisation de Lady Liberty.  2000-2010 : Explosion des plateformes de financement participatif Avec l’essor d’Internet, les plateformes de crowdfunding permettent aux associations de collecter des dons auprès de milliers de donateurs en ligne. 2015-2023 : Automatisation et diversification des formats L’apparition de solutions comme l’ARRONDI solidaire et les dons via les réseaux sociaux facilite la collecte de petites sommes, sans effort pour le donateur. Les formats de micro-mécénat  Il existe plusieurs manières d’intégrer le micro-mécénat à une stratégie associative. Il faut tenir compte de la facilité à mettre en place la solution, de l’investissement en temps et de l’expertise requise. Voici un classement en fonction du temps et des moyens nécessaires à leur mise en place : Les solutions les plus simples Ces solutions demandent peu de temps et peu de moyens. Elles sont à la portée de toutes les associations : inutile d’avoir des connaissances avancées en informatique pour les implémenter. Certaines plateformes proposent nativement l’envoi des reçus fiscaux pour les dons. Cette automatisation est un plus dans la gestion des financements à condition de penser à la paramétrer lors de la création de la page de dons. 1. Le don ponctuel via une plateforme Temps requis : 1 à 2 jours Outils : HelloAsso, Leetchi, PayPal Pourquoi ? Simple et rapide : inscription en ligne, mise en ligne d’une page de collecte et partage sur les réseaux sociaux.  Bon à savoir : certaines plateformes financent leur fonctionnement en prélevant une commission au moment de l’utilisation des fonds par l’association. 2. Les dons via les réseaux sociaux (YouTube, TikTok) Temps requis : 1 jour Outils : Boutons dans les vidéos Pourquoi ? Accessible immédiatement aux associations éligibles, très efficace pour les campagnes virales. Attention : depuis juillet 2024, il n’est plus possible de faire des dons depuis Facebook ou Instagram (restrictions pour l’Europe). Bon à savoir : Twitch permet de récolter des dons lors de streams caritatifs de façon extrêmement ponctuelle. Certaines chaînes de streamers annoncent également que les dons reçus sont reversés à des associations. A vous de vous mettre en lien pour inscrire votre association. 3. Le don récurrent (abonnement solidaire) Temps requis : 2 à 3 jours Outils : HelloAsso, Assoconnect Pourquoi ? Nécessite une bonne communication pour fidéliser les donatrices et donateurs mais le montage technique est simple. Les solutions intermédiaires Elles nécessitent un peu plus d’organisation que les précédentes. Elles demandent un minimum de structuration mais sont accessibles sans grande expertise technique. 4. Le moteur de recherche solidaire Temps requis : 1 à 2 mois Outil : Lilo Pourquoi ? Lilo soutient les associations avec un impact social ou environnemental fort avec une communauté d’au moins 1 000 personnes. Nécessite donc d’importantes actions de communication pour mobiliser cette communauté. 5. L’arrondi solidaire sur les salaires Temps requis : 1 à 2 mois Outil : MicroDon Pourquoi ? Demande de convaincre une entreprise partenaire et de mettre en place une convention de mécénat mais reste simple une fois intégré. Comment ça marche ? La personne salariée cède les centimes de sa fiche de paie 6. Le micro-don sur salaire Temps requis : 1 à 3 mois Outils : entreprises partenaires, plateformes de gestion salariale Pourquoi ? Nécessite de collaborer avec un employeur et d’expliquer le fonctionnement aux salariés mais très puissant si bien mis en œuvre. Comment ça marche ? La personne salariée décide d’un montant mensuel qu’elle donne directement depuis sa fiche de paie. Les solutions avancées Elles nécessitent une expertise et un suivi rigoureux. Plus longues à mettre en place, elles ont besoin de partenaires et d’une gestion au long cours. 7. L’arrondi solidaire en caisse (magasins et e-commerce) Temps requis : 3 à 6 mois Outils : MicroDon, Fondation des entreprises partenaires Pourquoi ? Demande un partenariat avec une enseigne et une intégration technique dans leur système de paiement. Fort potentiel de collecte une fois en place. 8. Les campagnes de crowdfunding à grande échelle Temps requis : 3 à 6 mois Outils : Ulule, KissKissBankBank Pourquoi ? Demande une vraie stratégie de communication, une communauté engagée et un suivi constant. Idéal pour financer un projet précis (ex : construction d’un refuge, achat de matériel). Quelle solution choisir ? Comme toujours, la réponse de Normand s’impose : tout dépend. Je suis favorable à commencer petit en termes d’investissement en temps et en moyens humains avec le don ponctuel ou le don récurrent via une plateforme. Il sera toujours temps ensuite de déployer des solutions plus ambitieuses pour explorer cette source de financement. Gardez en tête que le micro-mécénat s’inscrit dans une logique globale de financement et donc dans une stratégie diversifiée de recherche de fonds. Pour aller plus loin : Faire un don sur les réseaux sociaux – infodon.fr Associations – L’ARRONDI : Bénéficier des micro-dons Les solutions citées dans cet … Lire la suite

Comment fixer vos priorités stratégiques pour 2025 – Guide complet pour les associations

Des post it de couleur posés sur un mur

Dans le secteur associatif où le temps, les ressources financières et humaines sont souvent limités, prioriser est une compétence clé pour maximiser votre impact. Pourtant, beaucoup d’associations improvisent encore faute de méthode. Conséquence ? Beaucoup d’efforts fournis et très peu de résultats. Bonne nouvelle : il existe une méthode simple et efficace pour structurer vos priorités et obtenir des résultats concrets. Cet article vous explique comment faire, étape par étape. Pourquoi la priorisation est-elle cruciale ? Sans priorisation, le risque de désengagement est fort : Vous risquez de vous épuiser sur des actions à faible impact Vos bénévoles peuvent perdre leur motivation face à un manque de direction claire Vos partenaires opérationnels et financiers ne perçoivent pas une vision stratégique forte Avec une méthode claire : Vous concentrez vos ressources là où elles produiront les meilleurs résultats Vous mobilisez vos équipes autour d’objectifs réalistes et engageants Vous renforcez votre crédibilité auprès de l’ensemble de votre écosystème associatif Les étapes pour définir vos priorités 1. Identifiez vos actions pour 2025 Logiquement, si votre association en est au stade de la priorisation, c’est qu’elle a déjà défini ses objectifs stratégiques et opérationnels pour l’année.  Si tel n’est pas le cas, je vous invite à le faire sans tarder en utilisant la matrice SMART pour vous y aider. Donc, vos objectifs sont fixés. Passons à la suite. Commencez par lister toutes les actions envisagées pour l’année. Classez-les dans les 5 grandes catégories suivantes : Financements : organiser une campagne de dons, répondre à des appels à projets ou demander des subventions Gestion des bénévoles : recrutement, formation et/ou fidélisation Gouvernance : animer votre conseil d’administration, mettre en place un agenda de travail, structurer les missions Communication : lancer votre newsletter, animer vos pages sur les réseaux sociaux, mettre à jour votre site internet Gestion des projets : lancer, piloter, améliorer une action ou une activité 2. Évaluez vos actions avec la matrice de priorisation Chaque action doit être évaluée selon deux critères : Impact potentiel : Cette action contribue-t-elle fortement à vos objectifs ? Effort nécessaire : Combien de ressources (temps, argent, énergie) devrez-vous mobiliser ? Positionnez vos actions dans une matrice. La plus connue est la matrice d’Eisenhower mais d’autres modèles peuvent être plus adaptés à votre fonctionnement associatif. Téléchargez le modèle gratuit de matrice à la fin de cet article pour faciliter votre travail. 3. Concentrez-vous sur les priorités clés Actions à fort impact et faible effort : ce sont vos priorités immédiates Actions à fort impact mais fort effort : planifiez-les en les découpant en étapes c’est-à-dire en les transformant en projet  Actions à faible impact : automatisez ce qui peut l’être (tâches chronophages et/ou répétitives) ou abandonnez-les pour économiser vos ressources Illustration par l’exemple Imaginons une association qui oeuvre pour la scolarisation des enfants défavorisés. Dans sa liste d’objectifs, cette association a noté : Organiser une campagne de crowdfunding pour financer des fournitures scolaires. L’association va estimer que l’impact de cette action sera fort (financement pour les bénéficiaires directs) et nécessitera un effort moyen car elle a déjà un modèle pour cette campagne ainsi que des bénévoles compétent•es. Résultat : priorité immédiate Recruter et former 5 personnes bénévoles pour accompagner les élèves. L’impact sera jugé fort car directement en lien avec sa mission première. Quant à l’effort, il sera jugé faible car tout le process de recrutement et de formation est opérationnel. Résultat : priorité immédiate Lancer un programme pilote d’accompagnement scolaire en milieu rural. Pour cette action à fort impact, l’effort demandé sera élevé car il nécessitera de mobiliser des ressources humaines et financières dans un temps long. Ce programme passera en mode projet.Résultat : à planifier  Les bénéfices de cette méthode Une meilleure répartition des ressources Des équipes mobilisées autour d’objectifs clairs Une crédibilité accrue auprès de vos partenaires opérationnels et financiers Une efficacité globale renforcée avec des résultats concrets et mesurables.   Bonus Téléchargez votre matrice de priorisation gratuite en format Excel ainsi que son mode d’emploi et commencez dès aujourd’hui ! Besoin d’un accompagnement ? Contactez-moi directement pour bénéficier de conseils adaptés à vos projets. Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

La formation des dirigeant•es d’association, une étape (trop souvent) négligée ?

Composition abstraite

Dans le paysage associatif, la formation des dirigeant•es est une question cruciale mais malheureusement souvent reléguée au second plan quand elle n’est pas tout bonnement ignorée. Pourquoi ce constat ? Quels sont les enjeux d’une formation adaptée et comment y remédier ? Quels sont les bénéfices pour une association de se soucier de la formation des membres de sa gouvernance ? Pourquoi la formation des dirigeants est-elle si souvent négligée ? La première réponse qui vient à l’esprit est le manque de réflexion globale sur la formation des bénévoles. Bon nombre de petites associations ne considèrent pas la formation comme une priorité. Ce qui peut se comprendre. Ces associations doivent jongler avec des ressources limitées, tant financières qu’humaines. Leurs priorités se trouvent sur le terrain, auprès de leurs bénéficiaires. Le financement des projets mobilise l’essentiel de leur énergie et de leurs ressources. La montée en compétences de leurs équipes, y compris dirigeantes, n’apparaît pas sur leur scope. Un autre facteur important est la méconnaissance des dispositifs existants pour accompagner les membres de la gouvernance dans leurs missions.  Enfin, on ne passera pas sous silence le fait que pour certaines et certains dirigeants, la bonne volonté et l’engagement suffisent pour piloter efficacement une association. Il m’est arrivé de rencontrer des personnes formidables à la tête d’associations mais qui n’avaient aucune culture d’entreprise. Or, de nos jours, pour qu’une association se développe, elle doit adopter certains codes de l’entreprise et mettre en place des outils et des process professionnels. D’autant si ce sont des associations employeuses. Pourquoi former les dirigeant•es est-il essentiel ? 1. Garantir la pérennité de l’association Une gouvernance mal (in)formée peut conduire à des erreurs stratégiques, voire à des difficultés légales ou financières. Former les dirigeants permet de renforcer leur capacité à anticiper et à s’adapter aux évolutions du contexte associatif. 2. Renforcer la gouvernance et la crédibilité Une meilleure maîtrise des règles de fonctionnement associatif, des obligations juridiques et des outils de gestion renforce la transparence et la confiance des membres, partenaires et bénévoles. 3. Accompagner les mutations Les associations doivent aujourd’hui relever de nouveaux défis : transition numérique, diversification des financements, conformité avec le nouveau plan comptable associatif. Des dirigeant•es formé•es sont mieux équipé•es pour accompagner ces changements. Qui doit être formé•e et sur quels sujets ? Les profils concernés Présidents et présidentes : Pour clarifier leur rôle stratégique et assumer leurs responsabilités juridiques. Trésoriers et trésorières : Pour garantir une gestion financière rigoureuse et respectueuse des obligations comptables. Secrétaires : Pour optimiser l’organisation administrative et les procédures de prise de décision. Membres du conseil d’administration : Pour améliorer la vision stratégique et anticiper les besoins à long terme. Les thématiques essentielles Bases juridiques et comptables : Rôles, obligations, gestion financière et plan comptable associatif. Stratégie et développement : Gestion des équipes, diversification des financements, levée de fonds. Communication et influence : Strégies de communication digitale, engagement des parties prenantes. Gestion des ressources humaines : Fidélisation des bénévoles, animation des équipes salariées. Quels types de formations sont disponibles ? Formations certifiantes Certificat de Formation à la Gestion Associative (CFGA)Cette formation théorique et pratique de 35 heures, suivie d’un stage de 20 jours en association, est destinée aux bénévoles, dirigeants et salariés de l’économie sociale et solidaire Formation Responsable Associatif du CNAMDiplôme de niveau 6 (anciennement niveau II), cette formation d’un an au rythme de cinq jours par mois en présentiel couvre des domaines tels que la conduite de projet, le management, le droit associatif, la gestion financière, la gestion des ressources humaines, la gestion logistique et la communication. Formations payantes Formations spécifiques du Centre de Développement Associatif (CDA)Le CDA propose des formations sur des thématiques variées, telles que la gestion financière, la trésorerie et l’utilisation du plan de trésorerie, destinées aux dirigeants associatifs souhaitant approfondir leurs compétences en gestion. Formations en ligne Les MOOC (Massive Open Online Courses) et plateformes offrent des contenus adaptés et accessibles à distance. Même si les formations ne sont pas ciblées uniquement pour les membres bénévoles de la gouvernance, certains cours sont orientés spécifiquement vers des compétences juridiques et financières.  EVA – E-learning Vie AssociativeEVA est une plateforme de formations en ligne pour les bénévoles associatifs. Sans concurrencer les formations classiques, EVA permet de se former à la gestion associative gratuitement, à domicile et à son rythme, partout en France. Formations pratiques Le Mouvement AssociatifVous avez envie de vous former ? Plusieurs Mouvements associatifs régionaux vous permettent de trouver dans votre région des formations adaptées aux bénévoles associatifs. Avec ces quelques exemples, il est facile de trouver chaussure à son pied pour former son équipe dirigeante et professionnaliser la gestion de son association. D’autres ressources sont disponibles en particulier auprès des CRESS, les Chambres Régionales de l’Economie Sociale et Solidaire. Quels sont les risques à ne rien faire ? Ne pas former ses dirigeant•es équivaut à négliger la santé de l’association. Ces risques concernent plusieurs aspects cruciaux du fonctionnement associatif : la gouvernance, la gestion financière, les ressources humaines et l’adaptation stratégique. À court terme, cela peut provoquer des dysfonctionnements internes et une perte d’efficacité. À moyen et long terme, les conséquences peuvent aller jusqu’à la dissolution de l’association faute de ressources, de crédibilité ou d’adaptabilité. Investir dans la formation des dirigeant•es est donc une démarche essentielle pour garantir une gouvernance éclairée, une gestion rigoureuse et une vision stratégique adaptée aux enjeux contemporains.   Si vous avez besoin d’aide pour former vos équipes, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mo rendez-vous découverte

Association de fait, association de droit

Des ballons colorés dans un ciel nuageux

Et si nous revenions un peu aux fondamentaux ? Clairement, qu’est-ce qu’une association ? Lorsqu’on parle d’associations, il peut être utile de comprendre les distinctions entre une association de fait et une association de droit. Pour illustrer ces différences, imaginez une cousinade. C’est une réunion simple et conviviale où les membres de la famille se retrouvent sans grande formalité. Maintenant, imaginez que vous souhaitiez organiser un grand banquet familial pour regrouper les descendantes et descendants de l’ancêtre parti vivre au Québec au XIXème siècle. Vous aurez besoin d’une organisation plus structurée et formelle. Voilà comment ces deux types d’associations se comparent sous la loi de 1901. 1. La structure et les formalités Cousinade informelle L’association de fait est un peu comme une cousinade informelle. Il s’agit d’un groupe de personnes qui se réunissent régulièrement pour partager un projet ou une activité sans avoir besoin de créer des statuts pour encadrer son fonctionnement ou de déclarer leur existence en préfecture. Cette forme est idéale pour des projets temporaires ou des rassemblements informels. Le bémol ? elle n’a aucune existence officielle.  Banquet organisé À l’inverse, une association de droit, c’est comme organiser un grand banquet avec toute la descendance éparpillée à travers le monde. Cela demande une certaine logistique. Cela nécessite surtout une structure bien établie. Pour obtenir le statut légal, il faut rédiger des statuts, déclarer l’association en préfecture et se conformer à diverses obligations administratives. Ce processus formalise l’existence de l’association et lui confère une légitimité auprès des institutions et du public. La structure devient une personne morale. Pour aller plus loin, voir comment créer son association sur le site du Service Public. 2. La responsabilité  Partage informel Dans une cousinade, chacun est responsable à sa manière mais cette responsabilité est floue et partagée de façon informelle. Chacune et chacun va se proposer d’apporter des victuailles ou bien de réserver une salle. Même si une liste existe avec les contributions des unes et des autres, ce partage n’a pas d’existence légale. Aucune loi ne vient encadrer cette répartition des responsabilités. Des responsabilités clairement définies En revanche, dans une association de droit, la responsabilité est clairement définie. Les membres du bureau, élu•es par l’assemblée générale, ont des rôles et des responsabilités précis. Cette structure garantit que les décisions et les actions de l’association sont prises par des personnes clairement identifiées et responsables. Cette formalisation permet d’éviter les ambiguïtés et de s’assurer que les obligations légales et financières sont respectées. Les membres du bureau peuvent également être tenus responsables en cas de litige, ce qui est un gage de sérieux pour les partenaires et les financeurs. 3. Crédibilité et financement  Réunion de famille Dans une association de fait, tout reste dans l’implicite. A savoir que chaque personne participera à la réussite de l’événement. Nul besoin d’ouvrir un compte en banque dédié à votre cousinade : Mamy Claudine – qui était comptable avant sa retraite – se charge de tenir les cordons de la bourse, de superviser les achats éventuels et de payer le DJ. Gala prestigieux En revanche, si vous souhaitez changer d’échelle, vous agrandir, mener à bien des projets plus ambitieux que votre cousinade, il vous faudra passer à la vitesse supérieure. C’est-à-dire vous structurer pour attirer des financements ou obtenir des subventions. La bascule entre association de fait et association de droit se fait le plus souvent lorsqu’il est besoin d’argent pour poursuivre les actions. Une association de droit est perçue comme plus crédible et professionnelle : le statut légal garantit le sérieux et la légitimité. Un compte en banque ouvert au nom de l’association permet de gérer les fonds de façon transparente : cotisations, dons, mécénat et subventions. Pourquoi passer d’une association de fait à une association de droit ? Obtenir des financements : accéder aux subventions, solliciter des fonds privés en mécénat, répondre à des appels à projets de structures publiques ou privées demande une reconnaissance officielle. C’est le premier critère d’éligibilité. Pérenniser son projet associatif : l’association de fait valide le bienfondé de l’action envisagée. Lorsque le moment est venu de développer sur un territoire plus vaste, pour un nombre plus important de bénéficiaires, le projet associatif doit être inscrit dans la durée à travers des statuts et une structure officielle. Protéger les membres : l’association, personne morale, souscrit un contrat de responsabilité civile pour couvrir ses membres dirigeants et ses bénévoles dans leurs activités.  Alors, prêts pour le grand banquet ? Si vous êtes actuellement une association de fait et que vous souhaitez franchir le cap pour devenir une association de droit, il est temps de transformer votre cousinade associative en une grande réception officielle. Ce changement vous permettra de bénéficier d’une reconnaissance accrue, d’une meilleure protection juridique et d’opportunités de financement plus vastes. Si vous avez besoin d’aide pour lancer votre association, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte