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LinkedIn en association : la page pro ne suffit pas

LibkedIn pour les associations : la page ne suffit pas. Un personnage féminin aux cheveux violets devant un écran géant avec une page LinkedIn et à la main un portable. Image générée par IA

En avril 2024, j’ai publié un article intitulé Comment être visible sur Internet — Ep. 1 : la page Pro LinkedIn. J’y défendais une idée simple : LinkedIn est un moteur de recherche, l’ESS y a toute sa place et créer une page professionnelle pour votre association est un socle de crédibilité incontournable. Deux ans plus tard, ma vision a évolué. Pas sur le fond. Sur ce qui fait vraiment la différence. Sommaire Ce qui tient toujours Tout ce que j’écrivais en 2024 reste vrai. LinkedIn fonctionne comme un moteur de recherche : quand quelqu’un tape le nom de votre association, votre page pro apparaît. Elle pose un cadre, une identité, un premier contact professionnel. L’ESS y est légitime – vos bénévoles, vos partenaires, vos anciens adhérents sont déjà sur la plateforme. Et la page pro reste un socle utile. Mais un socle, par définition, ne bouge pas. Ce que mes stats m’ont appris (et qui ne m’a pas vraiment fait exulter de joie) Depuis dix-huit mois, je publie chaque semaine cinq fois par semaine sur LinkedIn. C’est un rythme soutenu et j’ai accumulé assez de données pour que les chiffres racontent quelque chose. Voici ce qu’ils racontent. Mes posts d’expertise associative – ceux où je partage une méthode, un outil, un conseil concret de structuration – plafonnent. Régulièrement. Autour de 200 à 260 impressions. Ce ne sont pas de mauvais posts. Ils sont utiles, documentés, travaillés. Mais LinkedIn ne les pousse pas. En face, mes posts incarnés racontent une autre histoire. Le retour de conférence sur les femmes et l’IA : 10 547 impressions. La Nuit des Relais pour les femmes victimes de violences : plus de 600. Les posts où je prends position, où je raconte ce que j’ai vu, entendu, ressenti – ceux-là dépassent systématiquement les 400 impressions et parfois beaucoup plus. Le contraste le plus cruel ? Un post d’expertise sur la cooptation en conseil d’administration : 263 impressions. Un sujet pourtant central dans la vie associative. Quarante fois moins que le post sur la conférence d’Isabelle Collet. Quarante fois. Ce n’est pas un problème de qualité. C’est un problème de terrain. LinkedIn n’est pas un canal d’expertise associative. C’est un canal d’incarnation de causes. Et ça, je ne l’avais pas écrit en 2024. Ce que ça change pour la page LinkedIn de votre association Si votre page associative publie quatre fois par an un bilan d’activité, un appel à bénévoles et un visuel pour la journée mondiale de quelque chose, elle reste invisible. Pas parce que vous faites mal. Parce que ce type de contenu ne déclenche rien dans l’algorithme de LinkedIn. Pas d’émotion, pas de partage, pas de commentaire, pas de diffusion. La page est une vitrine. Elle existe, elle est propre, elle dit qui vous êtes. Mais personne ne s’arrête devant une vitrine éteinte. Ce qui attire, c’est la voix. Une personne qui parle depuis son expérience, qui défend une conviction, qui raconte un moment vécu. C’est cette voix humaine incarnée qui porte la visibilité d’une cause associative sur LinkedIn. La page est un socle. La voix est un moteur. La vraie question : qui porte la voix de votre asso ? Et c’est là que ça se complique. Parce que la question n’est plus technique. Elle est politique, au sens de la gouvernance. Qui, dans votre association, est autorisé à prendre la parole publiquement ? La directrice ? Le président ? Une bénévole particulièrement investie ? Et quand cette personne publie sur LinkedIn à titre personnel, parle-t-elle au nom de l’association ou en son nom propre ? Que fait-on quand une administratrice porte publiquement une conviction qui n’engage qu’elle, mais que tout le monde associe à votre structure ? Ces questions sont rarement posées dans les associations. Elles sont encore plus rarement tranchées. Et pourtant, c’est exactement le point de bascule entre une association invisible sur LinkedIn et une association qui existe dans le débat. La réponse n’est pas une charte de communication de quinze pages. C’est un cadre léger – trois phrases suffisent parfois – qui dit : voilà les sujets qui engagent l’association, voilà ceux qui relèvent de la parole personnelle. Et ce cadre libère au lieu de contrôler. Quelques pistes, si votre association se décide pour LinkedIn Je ne vais pas vous donner une checklist. Vous en trouverez cinquante sur Google et elles se ressemblent toutes. Ce que je peux partager, c’est ce que j’observe sur le terrain. Identifiez une ou deux personnes ressources Pas toute l’équipe. Pas un planning de publication collectif. Une ou deux personnes dans votre écosystème – salariées, bénévoles, administratrices – qui ont envie de s’exprimer et qui sont à l’aise avec l’exercice. Autorisez-les explicitement Le plus grand frein à la prise de parole dans les associations, ce n’est pas le manque d’idées. C’est la peur de mal faire, de ne pas être légitime, de dire quelque chose qui dépasse le mandat. Une autorisation claire lève cette inhibition. Laissez-leur les coudées franches et ne demandez pas à relire avant publication ! Posez le périmètre, pas le ton Vous ne contrôlerez jamais la façon dont quelqu’un s’exprime. Et c’est tant mieux – c’est justement l’authenticité qui porte. En revanche, vous pouvez distinguer ce qui relève de l’engagement collectif et ce qui reste personnel. Acceptez que ce ne soit pas parfait Un post authentique avec une coquille et une photo floue aura toujours plus d’impact qu’un visuel propre sur lui et un texte relu six fois par trois personnes différentes… et publié trois mois trop tard. Et si personne ne veut prendre la parole ? Alors LinkedIn n’est peut-être pas votre canal. Et ce n’est pas grave. Toutes les associations n’ont pas besoin d’être visibles sur LinkedIn. Si votre communauté est ailleurs – sur le terrain, dans les quartiers, sur WhatsApp, dans d’autres réseaux sociaux ou locaux – c’est là que votre énergie doit aller. Pas dans un canal qui ne correspond ni à vos publics ni à vos ressources. Et ni à votre envie. Le … Lire la suite

Comment être visible sur Internet – Ep. 1 : la page Pro LinkedIn

La page pro sur LinkedIn - Logo LinkedIn

Dans la série des astuces pour rendre visible son association en ligne, focus aujourd’hui sur LinkedIn, le réseau social professionnel. Comme le rappelle Juliette Cadot dans son infolettre, LinkedIn est le réseau social considéré dans l’opinion publique comme le plus fiable, parmi tous. Sommaire Una page pour votre association sur LinkedIn ? Le but lucratif ne fait pas la structure professionnelle. L’association relève du champ de l’Economie Sociale et Solidaire ou ESS. Donc, oui, les associations ont toute leur place sur ce réseau social à vocation professionnelle. En tant qu’organisme, l’association est au cœur d’un écosystème qui regroupe : des bénévoles impliqué•es dans sa gouvernance et dans le pilotage de ses actions ainsi que des anciennes et anciens bénévoles des salarié•es en poste ou ayant quitté la structure des partenaires financiers des partenaires organisationnels des adhérente•s et adhérents… Et bon nombre de ces personnes sont elles aussi sur LinkedIn. Pourquoi une association a tout intérêt à créer sa page Pro sur LinkedIn Il convient de penser LinkedIn non plus comme un réseau social mais comme un moteur de recherche. Les pratiques de recherche de l’information ont évolué. Désormais, bon nombre d’internautes vont supprimer dans leur process de recherche une étape jugée inutile. Pourquoi taper dans la barre de recherche de Google “réparer sa chasse d’eau” puis ensuite choisir une vidéo explicative quand on peut directement chercher dans YouTube “réparer sa chasse d’eau” ? C’est le même phénomène qui est à l’œuvre avec LinkedIn : celui de la pertinence et donc du gain de temps. Pour preuve, en utilisant la fonction “Recherche” dans LinkedIn, les résultats peuvent être filtrés selon plusieurs critères : posts personnes entreprises groupes emplois produits services événements cours écoles Et pour certains critères, la recherche peut être affinée par des filtres et des sous-catégories voire par mots-clés. Le paradigme a changé : LinkedIn est un moteur de recherche et une plateforme de contenu. Une page pour quoi faire ? Etre visible C’est le but premier de l’exercice : avoir une visibilité dans l’espace digital sur une plateforme adaptée à votre positionnement. Une association, par définition, est une communauté. Donc avec une page pro, votre association va démontrer qu’elle fédère autour de sa vision des soutiens émanant tant de particuliers que d’autres structures et qu’elle fédère également sur ses projets des personnes impliquées à des degrés divers. Partager son projet associatif Une rubrique est entièrement dédiée à la présentation de votre structure. “A propos” offre un espace à la fois très factuel pour alimenter les rubriques de recherche et un espace rédactionnel pour présenter l’historique de l’association, ses visions, missions et valeurs. Partager ses actions Votre association est active ? Faites de votre page LinkedIn la vitrine de vos activités et de votre actualité en publiant des posts régulièrement. Quelques conseils Construire une page LinkedIn se pense en amont Avant de vous lancer dans sa création, regroupez tous les éléments qui vous seront utiles comme les informations administratives. Si vous n’avez pas encore rédigé l’historique de votre structure, c’est l’occasion rêvée de prendre le temps de le faire ! Pensez également à l’aspect visuel : logo et bannière sont votre signature. Une bannière doit être pensée comme un élément primordial d’identification visuelle. Une page LinkedIn ne vit pas seule : elle s’inscrit dans une stratégie de communication. Le logo de votre association, les couleurs de votre charte graphique, votre devise seront déclinés sur tous les supports, constituant votre image de marque. Animer une page LinkedIn est une mission Trop souvent, les actions de communication des associations passent à l’as, faute de temps. C’est la variable d’ajustement, celle qui saute, celle que l’on supprime quitte ensuite à avoir des remords et à publier ensuite en masse pendant un temps restreint. Or, la page LinkedIn d’une association entre dans sa stratégie de communication. Son animation doit être pensée avec la mise en place de process : Qui publie ? Que publie-t-on ? Pour qui publie-t-on ? Quand publie-t-on ? Quels sont nos indicateurs ?   Pourquoi LinkedIn plutôt qu’un autre réseau ? La question n’est pas tant l’exclusivité que l’ordre de priorité. En choisissant de se positionner sur LinkedIn, une association va chercher à asseoir sa légitimité et son expertise auprès de deux types de cibles : ses financeurs actifs ou en devenir ses collaboratrices et collaborateurs : salarié•es, bénévoles, alternant•es, stagiaires, volontaires… Libre à l’association ensuite de décliner ses messages selon ses audiences sur d’autres médias sociaux. Le conseil en plus Une fois votre page entreprise créée, il est possible de créer une page vitrine. Celle-ci fonctionne comme une sous-page de votre compte professionnel. Elle permettra de : mettre en avant une action spécifique de votre association faire un focus sur votre activité phare lister les implantations autres que le siège social ou le local associatif principal… Chaque page vitrine aura sa propre URL, permettant ainsi de renvoyer directement sur la page concernée.  Pour aller plus loin Plateformes d’engagement solidaire Accessibilité numérique – LinkedIn Ep. 4 – Réseaux sociaux Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Asso : soyez visibles sur le Net

Outils digitaux et fournitures

La visibilité de votre association sur Internet est un incontournable. Penser sa visibilité associative en ligne sans dépenser un sou ou presque… Tel est le défi que je vais tenter de relever à partir d’aujourd’hui. J’inaugure une série d’articles pour accompagner les associations dans leur stratégie avec des conseils pratico-pratiques : les z’astuces d’Is@ vous Zed ! Sommaire Au début de l’histoire Vite, vite, Isa, on a besoin d’un site pour trouver des sous ! Le “on” en question, c’est une jeune association, créée il y a quelques mois à peine par deux de mes amies. Et elles ont eu le magnifique réflexe de faire appel à mon expertise, ce dont je les remercie grandement. Mais avant d’intervenir, j’ai cherché à comprendre le POURQUOI de leur demande. Pourquoi leur association avait-elle BESOIN d’un site ? Et pourquoi précisément d’un SITE ? Penser le besoin En tant que consultante, je m’appuie sur l’approche du design thinking pour mener à bien mes missions. Le design thinking met l’utilisatrice (ou l’utilisateur) au centre du processus de création de la solution adéquate. L’idée est de réfléchir de manière créative pour répondre aux problèmes exprimés. Or, il se trouve que derrière le besoin exprimé se cache le besoin réel, le véritable caillou dans la chaussure. Entendre le besoin Ce dont mes amies ont besoin pour leur association, ce n’est pas d’un site pour aller demander des financements. Ce dont elles ont besoin, c’est que leur association soit visible sur le web. C’est que leur projet associatif, leur mission, leur vision, leurs valeurs soient facilement accessibles en ligne. C’est que leur actualité et leurs actions puissent être trouvées dans l’espace digital. Dans leur demande, elles ont confondu l’OUTIL et le BESOIN. Visibilité de votre association sur Internet : quels outils ? Car, au-delà du site internet ou de la landing page, une association peut être visible de manière efficace et gratuite via : une page professionnelle LinkedIn un blog externe comme celui de Carenews un compte HelloAsso une présence sur les différents réseaux sociaux des plateformes d’engagement solidaire comme Komeet ou Day-One une fiche d’entreprise Google (anciennement Google my Business) Au cours des prochaines semaines, je vais explorer ces différentes pistes afin de mettre en avant comment et pourquoi s’emparer de ces espaces numériques quand on est une association. C’est parti pour un grand tour d’horizon afin d’améliorer la visibilité de votre association sur Internet. Pour aller plus loin Il nous faut un site… vraiment ? Ep. 1 – LinkedIn Ep. 2 – Le blog Ep. 3 – HelloAsso Ep. 4 – Réseaux sociaux Ep. 5 – Plateformes d’engagement solidaire Ep. 6 – Google My Business Accessibilité numérique – LinkedIn Segmentez vos contacts   Besoin d’aide pour votre association ? Parlons-en ensemble ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Badgez votre gouvernance

Badge Isabelle Dumont sur LinkedIn

Sommaire Quels avantages pour une association d’intégrer les badges de profil public LinkedIn de ses administratrices et administrateurs, de ses bénévoles et des membres de sa gouvernance sur son site internet ? Badgez vos équipes et boostez votre site Selon l’adage bien connu, ce qui n’existe pas sur internet n’existe tout simplement pas. Individu ou personne morale, notre existence est confirmée, vérifiée et validée par nos traces numériques. Les associations et plus généralement toutes les structures à impact se doivent d’être présentes en ligne. Leur visibilité numérique participe de leur crédibilité, en particulier auprès de potentiels financeurs. S’il est admis que la présence sur la toile se décline sous différents formats, celui qui assoit le mieux la légitimité du projet associatif reste pour le moment le site internet, la vitrine portant la vision, les missions et les valeurs de l’association. Toutefois, on oublie parfois que celles et ceux qui portent ce projet associatif, les membres de la gouvernance, les bénévoles et les salarié•es éventuel•les, sont aussi important•es que les actions menées ou que les actualités mises en avant. ”Qui nous sommes”, “Notre équipe”, “Le Conseil d’administration” peu importe comment s’appelle la page, l’important est que l’association puisse mettre en avant ses forces vives, celles et ceux qui font vivre l’association tant sur le terrain que du côté administratif. Mais comment présenter leur expertise, leurs compétences et leurs rôles de façon rapide et efficace ? Une solution : intégrez les badges de profil public LinkedIn de vos équipes sur votre site ! Quelques préalables Pour maximiser l’impact de cette intégration, il convient que les profils LinkedIn que l’association partagera sur son site soient : à jour : le rôle dans l’association et les missions réalisées ou en cours de réalisation seront mentionnés à la rubrique « Expérience » et/ou à la rubrique « Bénévolat » ; soignés : avec une photo de profil, une bannière, les principales rubriques renseignées ;  actifs : sur et aussi en dehors du réseau avec un post épinglé, des publications récentes ou encore un lien vers une vidéo  Le partage sera fait sur la base du volontariat puisque chaque profil transmettra un code à la webmaîtresse ou au webmaster pour l’intégration sur le site de l’association. Comment faire ? LinkedIn fournit une méthode pas à pas pour créer un badge de profil public puis pour l’intégrer dans une page sur un site. Sinon, voici le tuto fait maison pour vous accompagner pas à pas dans la création d’un badge : Quels avantages ? Gain de visibilité : l’utilisation des badges LinkedIn peut avoir un impact positif sur le référencement SEO et améliorer le trafic organique vers votre site Gain de temps : toutes les informations essentielles sont déjà compilées sur LinkedIn Gain de crédibilité : en affichant les badges des membres de la gouvernance sur son site, l’association affiche sa transparence ; en affichant ceux de ses bénévoles, elle affiche son dynamisme ; en affichant ceux de ses salarié•es, elle affiche son professionnalisme. Quel que soit le besoin de votre association en terme de digitalisation, si nous en parlions ensemble ? Je réserve mon rendez-vous découverte

Les aventures au pays du NoCode

Vue du tableau de bord professionnel d'Is@ vous Zed sur Notion

L’erreur est humaine… Dans mon parcours d’entrepreneuriat, je découvre peu à peu à quel point mes erreurs sont riches d’enseignement.Elles m’apprennent à relativiser, à m’adapter et à adapter mon offre de services.Et surtout elles m’incitent à rester à l’écoute.J’ai fait des erreurs de débutante. Dans ma pratique. Avec mes outils.A l’avenir, j’en ferai certainement d’autres, par inadvertance ou par manque d’attention. Ou parce que j’irai trop vite. Ou trop lentement… Je me fustigerai certainement, par habitude.Mais je sais à présent que je suis en capacité de dépasser ces constats et surtout que je suis outillée pour le faire. Faire et défaire… Pour suivre le feuilleton, abonnez-vous à ma page Isabelle Julia DUMONT | LinkedIn et à celle d’Is@ vous Zed, toujours sur LinkedIn.