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2025 en 7 articles

Sur un écran, le top 7 des articles du blog 2025. Image générée par IA

Plutôt qu’un simple “top 5” des articles les plus lus, j’ai eu envie de regarder 2025 sous un autre angle : quelles sont les questions récurrentes que les associations m’ont posées cette année et comment j’y ai répondu à travers mes contenus ? En relisant les articles publiés en 2025, trois grands fils rouges se dessinent : poser un cadre clair pour faire tenir l’association dans la durée, piloter et sécuriser l’avenir sans se perdre dans les chiffres, apprivoiser les outils et supports qui aident vraiment le quotidien. Voici 7 articles qui illustrent ces fils rouges et montrent, chacun à leur manière, comment je peux accompagner votre association. Sommaire 1. Poser le cadre : règles du jeu, valeurs et bénévoles En 2025, beaucoup d’associations m’ont parlé de cadre : statuts, règlement intérieur, chartes… mais aussi qualité de la relation avec les bénévoles. Derrière ces mots, il y a toujours la même préoccupation : Comment rester fidèle à notre projet tout en évitant les tensions qui épuisent tout le monde ? Le règlement intérieur pour les associations : tout ce qu’il faut savoir Cet article part d’une question très fréquente : Est‑ce qu’on a vraiment besoin d’un règlement intérieur ou est‑ce que les statuts suffisent ? Je montre comment le règlement intérieur peut : traduire les grandes lignes des statuts en règles de fonctionnement concrètes, préciser le rôle des instances, des membres, des bénévoles, servir de référence quand une situation se complique. C’est typiquement un chantier sur lequel je peux vous accompagner : relire vos pratiques, voir ce qui manque et vous aider à écrire un règlement utile, pas un texte qui dormira dans un tiroir. La charte éthique : pourquoi et comment en créer une dans votre association La charte éthique sert à : rendre visibles les valeurs qui guident vos décisions, cadrer des sujets sensibles : relations avec les publics, partenariats, communication, protéger l’association en cas de crise ou de tension. Je rappelle aussi qu’une charte copiée‑collée ne fonctionne pas : elle doit être co‑construite, discutée, appropriée. C’est un travail que j’aime particulièrement faire avec les équipes : animer les échanges, clarifier les points de vigilance, aider à trouver les bons mots. Fidéliser vos bénévoles grâce à une meilleure reconnaissance Le bénévolat a été un autre fil rouge de l’année. Beaucoup d’associations m’ont dit : “On a du mal à garder nos bénévoles dans la durée”. Dans cet article, je montre que la fidélisation ne repose pas que sur “trouver plus de monde” mais aussi sur : reconnaître le travail déjà fait, clarifier les attentes, proposer des formes de gratitude adaptées à la réalité de chacun·e. C’est souvent à ce niveau‑là que nous travaillons ensemble : regarder comment vos bénévoles vivent l’association et construire des pratiques de reconnaissance qui leur donnent envie de rester. 2. Piloter et sécuriser : audit, budget et campagnes de dons Autre grande série de questions en 2025 : Comment garder la maîtrise de notre association quand les obligations augmentent et que les financements se tendent ? Entre les inquiétudes budgétaires, la multiplication des projets et la pression des dossiers, beaucoup de structures ont exprimé le besoin de voir clair. Pourquoi faire auditer votre association est une excellente idée Cet article explique en quoi un audit ne se limite pas à “regarder la compta”. Il s’agit d’un regard global sur : votre gouvernance, votre organisation interne, vos outils, vos finances, vos priorités stratégiques. L’objectif n’est pas de donner des bons ou des mauvais points mais de : identifier vos points forts, repérer les fragilités, et prioriser les chantiers. C’est l’un des formats d’accompagnement que je propose : un diagnostic partagé, suivi d’un plan d’action réaliste, adapté à votre taille et à vos ressources. Tableau de bord et financements : comment piloter son budget associatif La question du budget revient chaque année, mais en 2025, elle a souvent été formulée ainsi : On a un budget prévisionnel, mais on n’a pas vraiment d’outil pour suivre et ajuster. Dans cet article, je relie : le tableau de bord, le suivi des financements, et les décisions prises en bureau ou en CA. Il montre comment un outil simple peut aider à : suivre l’état des recettes et des dépenses, vérifier l’évolution des dossiers de subventions, anticiper les tensions de trésorerie. Là aussi, je peux intervenir pour vous aider à définir vos indicateurs, choisir un outil adapté (tableur ou Notion), et l’ancrer dans vos rituels de décision. Structurer une campagne de dons efficace : les 5 chantiers à lancer en octobre La campagne de dons de fin d’année est un moment clé pour beaucoup d’associations. Mais sans préparation, elle peut se transformer en source de stress plus qu’en levier. Dans cet article, je propose 5 chantiers pour : clarifier vos objectifs, travailler votre récit, préparer vos supports, organiser votre diffusion, et penser à l’après‑campagne. C’est un bon exemple de la manière dont j’aborde les sujets “financements” : en mêlant stratégie, communication et organisation, sans usine à gaz. 3. Outils et supports : apprivoiser le numérique sans s’y perdre Enfin, 2025 a confirmé quelque chose que je vois depuis longtemps : on vient souvent me voir “pour un outil” mais la question de fond est presque toujours ailleurs. Derrière “on a besoin d’un tableau de bord” ou “on cherche un nouvel outil”, il y a souvent : un besoin de clarifier ce qu’on veut suivre, de décider qui fait quoi, de mieux partager l’information. Pourquoi et comment mettre en place un tableau de bord / Tableau de bord associatif : éviter les erreurs Ces deux articles se complètent : le premier explique pourquoi un tableau de bord peut changer vos décisions au quotidien, le second pointe les erreurs classiques : trop d’indicateurs, pas assez de mises à jour, outil trop complexe. Ils montrent que l’enjeu n’est pas de trouver “le bon modèle magique” mais de construire : quelques indicateurs utiles pour vous, un format lisible, et surtout un rituel pour le consulter. C’est exactement là que j’interviens souvent : transformer un tableau … Lire la suite

Les décisions que vous n’avez pas besoin de prendre avant le 31 décembre

Une liste de tâches à faire et le calendrier de décembre avec la date du 31 entourée en rouge. Image générée par IA

À l’approche de la fin de l’année, beaucoup d’associations ont l’impression qu’il faudrait impérativement : clore tous les dossiers, lancer les nouveaux projets, régler les tensions de gouvernance, poser la stratégie 2026… … le tout avant le 31 décembre. Entre les bilans, les dates limites de subventions, les événements de fin d’année et la fatigue accumulée, cette pression peut donner le sentiment qu’il faut tout décider tout de suite. Résultat : des choix pris à chaud, dans un contexte où les équipes sont déjà très sollicitées. Cet article propose de regarder trois types de décisions que vous pouvez tout à fait ne pas prendre avant le 31 décembre, sans mettre votre association en danger. Sommaire 1. Lancer un projet en urgence « pour utiliser les fonds » Scénario que beaucoup d’associations connaissent : une subvention est arrivée (très) tard dans l’année ou bien une partie du budget alloué à un projet n’a pas encore été consommée. La tentation est alors de : lancer une nouvelle phase de l’action en toute urgence, organiser un événement supplémentaire « avant la fin de l’année », acheter du matériel ou des prestations « pour ne pas perdre les fonds ». Sur le moment, cela peut rassurer : on a utilisé l’argent, on respecte la ligne budgétaire, on « honore » l’engagement. Mais les risques sont réels : un projet construit à la hâte, sans avoir identifié les besoins réels, des bénévoles et salarié·es encore plus épuisé·es, des bénéficiaires qui ne comprennent pas cette nouvelle action, des financeurs qui ne sont pas dupes de l’usage précipité des fonds. Ce que je recommande : Prenez les devants ! Annoncez au financeur que pour telles et telles raisons, l’action n’a pu être mise en oeuvre selon le planning convenu.  Quelques pistes : expliquer la situation : retard, contraintes, réalités du terrain, proposer un calendrier réaliste pour l’année suivante, ajuster le contenu du projet si besoin, en restant fidèle à l’esprit de la convention. C’est parfois inconfortable d’oser dire « nous préférons faire moins maintenant mais mieux, un peu plus tard ». Mais à long terme, cela construit une relation de confiance dans la transparence. 2. « Tout remettre à plat » dans la gouvernance avant les fêtes Deuxième type de décision qu’on se met souvent sur les épaules : Avant la fin de l’année, il faudrait qu’on clarifie les rôles, qu’on revoie le fonctionnement du bureau, qu’on tranche enfin telle question de gouvernance. L’intention est légitime : mettre de l’ordre, clarifier, repartir sur de bonnes bases. Mais décembre est rarement le moment le plus serein pour : ouvrir des sujets sensibles, organiser des échanges profonds sur la manière de décider, redéfinir les rôles de chacune et chacun. Les agendas sont chargés, les esprits fatigués, les émotions parfois à fleur de peau. Exit la sérénité ! Plutôt que de vouloir tout remettre à plat dans l’urgence, vous pouvez : lister les sujets de gouvernance à traiter (par exemple : rôles, réunions, décisions, information), noter en quelques mots ce qui coince aujourd’hui, fixer dès maintenant un temps dédié en janvier ou février pour en parler au calme. Préparer le terrain n’est pas du temps perdu : c’est ce qui permet de travailler la gouvernance dans de bonnes conditions, et pas uniquement « parce qu’il faut bien ». 3. Redéfinir toute la stratégie 2026 avant le 31 décembre Dernière catégorie de décisions qu’on se met parfois comme pression de fin d’année : On va profiter de la fin d’année pour repenser la totalité de la stratégie de l’association. Là encore, l’intention est positive : ne pas repartir automatiquement sur « copier‑coller 2025 », prendre du recul, ajuster le cap. Mais une bonne stratégie : se nourrit de retours d’expérience, demande du temps de réflexion, suppose des allers‑retours entre la direction, les salarié·es, le terrain, les bénévoles, les partenaires. Ce travail ne tient pas dans un seul document écrit en urgence entre deux réveillons. Vous pouvez choisir un format plus réaliste, par exemple : un premier cadrage simple début janvier (3 priorités, 3 risques, 3 ressources clés), enrichi au fil de l’année avec des retours de terrain, revisité à chaque trimestre plutôt que figé une fois pour toutes. Là aussi, décider de ne pas « tout boucler » avant le 31 décembre, c’est une forme de rigueur : vous acceptez que la stratégie soit vivante plutôt que de vous forcer à tout verrouiller trop tôt. Ce que vous pouvez faire à la place Ne pas prendre ces décisions dans l’urgence ne veut pas dire « ne rien faire ». En fin d’année, vous pouvez choisir de concentrer votre énergie sur : Clôturer quelques chantiers Nommer clairement ce que vous arrêtez, ce que vous reportez, ce que vous gardez tel quel pour l’instant. Remercier Prendre un temps pour reconnaître le travail rendu possible par les bénévoles, les salarié·es, les partenaires. Prévoir un rendez‑vous avec l’équipe Bloquer dans l’agenda de janvier : une réunion sur les projets à venir, une séance de travail sur la gouvernance, un temps de réflexion sur la stratégie. En résumé, vous n’êtes pas obligé·es de tout décider avant le 31 décembre pour être une association sérieuse et bien gérée. Vous pouvez choisir de terminer l’année en douceur et de reporter les discussions de fond après les fêtes… Si vous avez besoin d’aide pour penser votre organisation, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Votre plan de com’ 2026 en une page

Une page de plan de communication posée sur une table. En arrière plan, une tasse de café et un ordinateur portable ouvert sur des photos. Image générée par IA

La fin d’année associative concentre tout : bilans, demandes de subventions, campagnes de dons, événements et… fatigue générale. C’est souvent à ce moment que l’idée d’un “plan de communication” refait surface. Dans beaucoup d’associations, ce plan ressemble alors davantage à une liste au Père Noël qu’à une feuille de route réaliste : on y trouve toutes les envies, tous les canaux possibles, toutes les bonnes idées… mais pas forcément le calendrier ni l’équipe pour les mettre en œuvre. Bref, vous avez beaucoup de choses à raconter et de vraies ambitions pour votre association. L’enjeu de cet article n’est pas de brider vos envies mais de vous aider à transformer cette liste au Père Noël en feuille de route utilisable au quotidien. Un plan de communication utile peut tenir sur une seule page, à condition d’être clair sur trois points : à qui vous parlez, par quels canaux, quand et comment vous vérifiez les résultats Sommaire 1. Cadrer vos publics et vos messages clés Avant de parler d’outils, la vraie question est à qui voulez‑vous vous adresser et pour dire quoi ? La tentation est grande de viser “tout le monde” mais plus votre message est large, moins il est concret. Commencez plutôt par trois publics prioritaires. Par exemple : vos adhérent·es et membres, vos partenaires et financeurs, les personnes accompagnées ou bénéficiaires. Pour chacun, notez trois éléments simples : Un objectif de communication Informer, mobiliser, rassurer, demander un soutien, inviter à un événement… Un message principal Une phrase courte que vous aimeriez que la personne retienne pour de bon. Une preuve concrète Un exemple, un chiffre, un témoignage, une histoire qui montre que votre message est puissant. Exemple pour des partenaires : Objectif : montrer que leur soutien produit des effets concrets sur le terrain. Message : “Grâce à votre appui, nous avons pu accompagner plus de X personnes cette année.” Preuve : un chiffre d’activité + une courte histoire ou une citation anonyme. Ce premier cadrage évite les contenus “tous publics” où personne ne se reconnaît vraiment. Les pièges fréquents à éviter dès le départ Vouloir parler à tout le monde → Trois publics prioritaires suffisent souvent pour commencer. Multiplier les canaux sans équipe dédiée → Mieux vaut un canal principal assumé que quatre comptes à moitié vides ou en sommeil. Confondre fréquence et qualité → Un post utile et clair par semaine vaut mieux que cinq posts sans vraie valeur. Produire des contenus sans preuve d’impact → Une preuve solide (chiffre, retour d’expérience, histoire vraie) vaut mieux qu’un long texte abstrait. Ne rien mesurer du tout → Même quatre indicateurs sobres (ouvertures, clics, contacts, adhésions/dons) changent la donne. 2. Choisir vos canaux sans vous disperser La tentation est forte d’être partout : réseau social, blog, vidéos, podcast… Sauf qu’on ne peut pas courir plusieurs lièvres à la fois ! Pour une association avec peu de moyens, il est souvent plus efficace de se concentrer sur quelques canaux stables : une newsletter courte (mensuelle ou bimestrielle), un réseau social principal (LinkedIn si vous parlez beaucoup à des dirigeant·es, partenaires et financeurs ; Facebook ou Instagram si vous ciblez surtout le grand public), une page “Soutenir l’association” à jour sur votre site. Pour chaque canal, précisez : son rôle : informer, mobiliser, remercier, rendre des comptes…, une fréquence réaliste, qui fait quoi : rédaction, relecture, mise en ligne. L’objectif pour 2026 n’est pas d’ouvrir de nouveaux comptes mais de : consolider ce qui fonctionne déjà, installer un rendez‑vous régulier (un format réutilisable chaque mois, par exemple), accepter de ne pas être partout et c’est très bien ainsi. Souvent, une communication efficace ressemble plus à un “moins mais mieux” qu’à un empilement de canaux et une dispersion tous azimuts. 3. Construire un calendrier minimal réaliste Une fois vos publics et vos canaux clarifiés, vous pouvez esquisser un calendrier minimal, sous forme de semaine type. L’idée n’est pas de remplir chaque jour à l’heure près mais d’avoir un cadre simple pour décider. Version “standard” Quand l’équipe a un peu de marge : 1 contenu de fond par semaine (article de blog ou newsletter), 2 posts sur votre réseau social principal, 1 preuve d’impact mise en avant (histoire, chiffre, retour d’expérience). Version “minimum vital” Pour les équipes très limitées en temps : 1 contenu de fond par mois, 1 post par semaine, 1 preuve d’impact par mois. Exemple de mois type Semaine 1 : mise en valeur d’un projet phare. Semaine 2 : éclairage “coulisses” ou organisation interne. Semaine 3 : focus sur les personnes accompagnées, bénévoles ou salarié·es. Semaine 4 : rappel de vos besoins (adhésions, dons, renforts bénévoles…). Ce qui compte n’est pas de tout cocher mais d’avoir un canevas qui colle à votre réalité… et que vous pourrez ajuster. 4. Quelques détails pratiques pour que le plan reste applicable Newsletter : un modèle simple et réutilisable 300 à 500 mots maximum. Deux rubriques principales, pas plus. Une preuve d’impact par numéro. Un modèle réutilisable pour ne pas repartir de zéro à chaque fois. Un circuit de validation clair : rédaction → relecture → envoi. Page “Soutenir l’association” : checklist rapide Un message clair sur ce que permet un don ou une adhésion Un formulaire intégré, un bouton ou un lien d’action visible et testé Des coordonnées simples pour poser une question. Posts sur le réseau social principal : une structure rapide une accroche claire en première ligne, une idée principale par post, un fait concret : chiffre, mini‑histoire, citation courte, un appel à l’action simple : lire l’article, s’inscrire, partager, répondre à une question… 5. Quand la liste au Père Noël devient un boulet (et comment la transformer) Vouloir communiquer sans rien oublier n’est pas un défaut en soi. Cela manque seulement de réalisme ! Quand votre plan de communication ressemble à une to-do list interminable, il y a de fortes chances qu’il termine au fond d’un tiroir (même numérique). Quelques pistes pour transformer cette liste : Commencer par la version “une page” Revenir à : objectifs, publics, canaux, semaine … Lire la suite

Construire un budget par projet et ventiler les frais de fonctionnement

Construction de budgets ventilés. Image générée par IA

Dans un précédent article, nous avons posé les bases du budget associatif global : un document qui rassemble l’ensemble des charges et des produits de l’association, sur une année donnée. Pour beaucoup de petites et moyennes structures, ce budget général suffit pendant un temps. Mais dès que les projets se multiplient, que les financeurs se diversifient ou que plusieurs partenaires demandent des comptes séparés, il montre vite ses limites. C’est là qu’entre en jeu le budget par projet. L’objectif n’est pas de rendre vos tableaux plus compliqués. Il s’agit au contraire de voir plus clair, projet par projet, tout en gardant une vision d’ensemble. Sommaire 1. Pourquoi passer au budget par projet quand le budget général ne suffit plus Le budget général reste le socle de toute association : il regroupe vos charges fixes : loyer, outils, assurances, salaires, frais bancaires, et vos produits récurrents : cotisations, subventions de fonctionnement, financements réguliers. Tant que vous avez une seule grande action – ou quelques activités très similaires – ce niveau de lecture peut suffire. Mais la situation change dès que : vous portez plusieurs projets distincts, financés par des partenaires différents, certaines subventions sont affectées à une action précise, on vous demande des bilans séparés par projet (rapport narratif + budget exécuté), ou que vos équipes ne travaillent pas toutes sur les mêmes missions. Dans ces cas‑là, un budget par projet devient un véritable outil de pilotage. Il permet de : suivre plus finement les dépenses engagées pour chaque action, rendre compte plus facilement à chaque financeur, éviter de mélanger les lignes budgétaires, mieux visualiser l’équilibre de chaque activité (projet déficitaire, équilibré ou excédentaire). L’idée n’est pas d’abandonner le budget général, mais de lui ajouter un niveau de détail pour les projets qui le nécessitent. 2. Relier chaque projet au budget général sans se perdre Multiplier les budgets par projet n’a d’intérêt que si tout reste relié à une vision d’ensemble unique. Concrètement, vous pouvez imaginer votre modèle de tableur de cette manière : un budget général de l’association, un onglet par projet (ou un fichier par action, selon votre organisation). Dans chaque budget de projet, vous faites apparaître : les dépenses directes du projet : achats spécifiques, prestations, intervenant·es, déplacements, communication dédiée, etc., les recettes liées au projet : subvention dédiée, mécénat fléché, participation du public, etc.. Reste ensuite la question des frais communs : salaires, loyer, outils numériques, assurance, communication générale, etc. Ce sont ces charges de fonctionnement qui ont besoin d’être ventilées entre plusieurs projets. Le but est de parvenir à une organisation où : chaque projet a son propre budget, lisible et compréhensible pour les financeurs, le budget général regroupe l’ensemble, pour vérifier que l’équilibre global de l’association est respecté. Vous ne créez pas dix budgets qui vivent chacun leur vie. Vous installez un dialogue clair entre les projets et le budget général. 3. Ventiler les frais de fonctionnement : choisir une clé simple et assumée C’est souvent la partie qui fait peur : comment répartir les charges de structure entre plusieurs projets sans y passer des heures ni entrer dans des calculs au centime près ? La solution consiste à définir une clé de répartition : une règle simple, compréhensible par toutes et tous, appliquée de la même manière à l’ensemble des projets. Un exemple concret issu du terrain Dans l’association où je travaillais, nous avions : un budget de fonctionnement global avec toutes les charges fixes (salaires, loyer, outils, communication) et toutes les dépenses liées aux activités et actions de l’association et trois budgets spécifiques : les animations (ateliers de mieux‑être), les actions de lutte contre les violences faites aux femmes ayant des besoins spécifiques, l’événementiel (journée de rencontre thématique). Pour répartir les frais communs, nous avons choisi une règle très simple : le pourcentage de temps estimé que chaque salariée consacrait à chaque projet. Par exemple, pour une personne salariée : 50 % du temps sur les animations, 30 % sur les actions de lutte contre les violences, 20 % sur l’événementiel. Ces pourcentages servaient ensuite à répartir les autres charges communes : loyer, abonnements numériques, communication globale, etc. Le résultat n’était pas “parfait” au sens mathématique, mais il était : cohérent avec la réalité du travail, stable d’une année sur l’autre, et défendable auprès des financeurs. D’autres clés possibles selon votre réalité Toutes les associations n’ont pas des salarié·es et un suivi du temps aussi précis. Vous pouvez donc choisir d’autres repères, par exemple : Le temps passé Quand vous avez des personnes référentes par projet (salarié·es ou bénévoles), même avec des estimations. Le nombre de bénéficiaires Pertinent si chaque projet touche des publics très différents et si vos actions sont assez homogènes en intensité. La durée ou l’intensité d’activité Utile pour répartir une partie des frais entre des événements ponctuels et des actions de long cours. Le montant des dépenses directes Pratique pour des structures entièrement bénévoles : plus un projet consomme de dépenses directes, plus il supporte une part des charges communes. L’essentiel est de : documenter votre choix (dans un encadré, une notice ou un onglet “méthode”), appliquer la même règle à tous les projets concernés, réviser la clé une fois par an si la réalité de l’association évolue. Le but n’est pas de viser la précision absolue, mais de montrer que la répartition des moyens n’est ni arbitraire, ni opaque. Et surtout qu’elle a été pensée ! 4. Ne pas oublier les apports en nature… sans en faire un casse‑tête Certains projets bénéficient de ressources qui ne passent pas par la trésorerie, mais qui sont bien réelles : temps bénévole, mise à disposition de salles, prêt de matériel, prestations offertes, etc. Ce sont des apports en nature. Ils représentent un effort important, souvent invisible, de la part des bénévoles, des partenaires ou des collectivités. Au stade du budget, il peut être utile de les recenser, sans forcément tout valoriser en euros tout de suite : pour montrer le poids global du projet, pour sensibiliser vos partenaires au fait que le … Lire la suite

Faut‑il vraiment organiser quelque chose à Noël pour votre association ?

Un goûter de Noël réunit autour de la table plusieurs générations. Image générée par IA

Début décembre, beaucoup d’associations se posent la même question : « Qu’est‑ce qu’on fait pour Noël cette année ? » Autour de vous, vous voyez des collectes de jouets, des marchés de Noël solidaires, des spectacles de fin d’année, des campagnes de dons tous azimuts. Sur le papier, cela donne envie. Dans la réalité, vos équipes sont parfois déjà fatiguées, vos bénévoles moins disponibles et votre fin d’année est possiblement déjà chargée en bilans, assemblées générales ou clôtures de projets. Alors, est‑ce qu’il est vraiment nécessaire d’organiser quelque chose à Noël ? Ce qui suit vous propose plutôt de prendre le temps de décider, puis, seulement si c’est pertinent pour vous cette année, de choisir un format réaliste. Sommaire Trois questions pour savoir si c’est pertinent pour vous cette année Avant de chercher une idée d’événement, il peut être utile de vous poser quelques questions simples, en équipe. Avons‑nous le temps et l’énergie pour préparer une action supplémentaire ? Un événement, même modeste, demande toujours : un minimum de préparation en amont, une coordination le jour J, et un suivi après (bilan, communication, éventuellement gestion de la trésorerie). Si vos équipes sont déjà très sollicitées en fin d’année, ajouter une action « parce que c’est Noël » peut créer plus de tension que de bénéfices. Vous pouvez vous demander, en toute honnêteté : qui serait disponible pour porter cette action, et ce que cela demanderait comme charge supplémentaire. Si vous sentez que vous êtes déjà au maximum, il est légitime de décider de ne pas ajouter une couche de plus. À quoi cette action servirait‑elle concrètement ? La deuxième question porte sur le sens de ce que vous mettriez en place. Souhaitez‑vous surtout : collecter des dons pour un projet précis, créer du lien avec les habitantes et habitants d’un quartier, remercier vos soutiens, ou faire connaître davantage votre association ? En formulant cet objectif de manière claire, vous pouvez vérifier si un événement de Noël est le bon moyen d’y répondre. Parfois, une autre action, à un autre moment de l’année, sera plus adaptée à vos priorités actuelles. Que se passe‑t‑il si nous décidons de ne rien organiser cette fois‑ci ? Se poser aussi la question inverse peut être très utile. Qu’est‑ce que vous craignez si vous ne faites rien cette année ? Est‑ce que ce sont des attentes réelles de vos membres, de vos partenaires ou surtout une pression implicite (« tout le monde fait quelque chose à Noël ») ? Est‑ce que ce choix vous permettrait au contraire de préserver vos forces pour un autre temps fort de l’année prochaine ? Décider de ne pas organiser d’événement à Noël peut être un choix réfléchi, au service du bien-être de votre équipe et de la qualité de vos actions. Si vous décidez d’organiser quelque chose : des formats simples à votre mesure Si, après ces questions, vous estimez que vous avez l’envie et la capacité de mettre en place une action de Noël, l’enjeu devient alors de choisir un format réaliste, adapté à vos moyens. L’idée n’est pas de copier de grandes campagnes nationales mais de partir de ce que vous avez déjà : un local, quelques bénévoles, un réseau de voisinage ou de partenaires de proximité. Dans vos locaux : des moments conviviaux qui créent du lien Si votre association dispose d’un local, même modeste, vous pouvez imaginer des formats simples, centrés sur la convivialité. Quelques pistes possibles : Un atelier « fabrique de cadeaux solidaires » Par exemple : confection de cartes de vœux, réalisation de petits objets à partir de matériaux de récupération, préparation de décorations de Noël. Les participantes et participants peuvent faire un don libre, ou acheter certains objets au profit de l’association. Un goûter solidaire ou un café de quartier L’association ouvre ses portes pendant un temps défini, autour d’une boisson chaude et de gâteaux. C’est l’occasion de faire connaître vos actions, de rencontrer les habitantes et habitants, et de proposer une participation libre pour soutenir un projet précis. Dans tous ces cas, il est possible de garder une échelle raisonnable, en limitant le temps de préparation, le nombre de personnes accueillies et en s’appuyant sur les ressources déjà disponibles. Avec des partenaires de proximité : s’appuyer sur l’existant Si vous n’avez pas de local adapté, ou si vous souhaitez toucher un autre public, vous pouvez vous tourner vers les commerces ou événements déjà en place. Quelques exemples : Emballer des cadeaux dans un commerce contre don libre Une librairie, un magasin de jouets, un concept‑store ou un autre commerce peut accepter que vous proposiez l’emballage des cadeaux en échange d’un don au profit de l’association. Cela permet de vous rendre visible et de rencontrer des personnes qui ne vous connaissaient pas encore. Organiser un vide‑grenier ou un mini‑marché solidaire « spécial cadeaux de Noël » L’idée peut être de collecter des objets en bon état, des livres, des jeux, puis de les proposer à prix modeste au bénéfice de l’association. C’est une manière de participer à un Noël plus sobre, tout en générant des ressources. Tenir un corner solidaire dans un événement déjà existant Plutôt que de monter un événement de toutes pièces, vous pouvez demander à disposer d’un espace dans un marché de Noël municipal, une fête d’école ou un autre rendez‑vous local. Vous y présentez vos actions, proposez une petite animation, une mini‑vente solidaire ou une collecte. Dans ces formats, l’enjeu est de clarifier le cadre avec vos partenaires (horaires, modalités de présence, gestion des dons) et de rester sur quelque chose de compatible avec les forces de votre association. Si vous choisissez de ne rien organiser, ce n’est pas « ne rien faire » Décider de ne pas lancer un événement de Noël ne signifie pas que vous laissez la période passer sans un mot. Vous pouvez choisir de concentrer votre énergie sur un message de remerciement soigné, plutôt que sur la logistique d’une action supplémentaire. Une piste possible est de préparer un message qui : dit … Lire la suite