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Giving Tuesday : faites appel à la générosité

Giving Tuesday, célébrez la générosité - 3 décembre 2024

… pour financer vos projets associatifs Chaque année, le Giving Tuesday rassemble des millions de personnes dans le monde entier autour d’une cause commune : la générosité. Cette journée internationale, célébrée le mardi suivant Thanksgiving, est une opportunité précieuse pour les associations de collecter des fonds, mobiliser des bénévoles et mettre en lumière leurs projets. 1. Qu’est-ce que le Giving Tuesday ? Le Giving Tuesday est né en 2012 à New York en réaction aux excès commerciaux du Black Friday et du Cyber Monday. L’objectif ? Encourager chaque personne à donner, que ce soit en argent, en temps ou en compétences. Lancée comme la journée mondiale de la philanthropie, elle est axée sur la générosité et la solidarité. Aujourd’hui, le mouvement s’étend à plus de 100 pays et a un impact grandissant chaque année. 2. Le Giving Tuesday en France En France, le Giving Tuesday a été lancé en 2018. Depuis, il a permis de mobiliser de nombreuses associations et donatrices et donateurs : 2022 : Plus de 4,3 millions d’euros collectés en ligne, une augmentation de 7 % par rapport à 2021. 2023 : Plus de 150 acteurs mobilisés, dont de nombreuses associations de toutes tailles. 3. Comment faire pour rejoindre le mouvement ? 1 – Identifiez un projet concret à financer A la différence des autres campagnes de dons ponctuels que votre association pourrait lancer dans l’année, le Giving Tuesday est l’occasion rêvée de faire financer un projet spécifique à fort besoin de visibilité. Il est donc important de bien définir l’usage que votre association fera des fonds récoltés. Soyez précis et transparent. Le modèle de la cagnotte avec des paliers expliquant qu’avec tel montant sera réalisée telle étape peut être un moyen de rassurer celles et ceux qui vont donner. 2 – Communiquez activement sur vos réseaux sociaux et auprès de toutes les personnes dans l’écosystème de votre association. Mobilisez votre premier cercle, c’est-à-dire les membres de votre association, vos bénévoles et vos salarié•es et incitez-les à diffuser largement les publications que vous ferez sur tous vos réseaux sociaux. Rappel : Une communication efficace nécessite une mobilisation en amont. On ne décide pas de participer au Giving Tuesday la veille pour le lendemain. C’est une authentique campagne de communication à mettre en place : elle se conçoit donc comme un projet. Dans l’article sur Comment (bien) préparer sa recherche de fonds à la rentrée, vous trouverez une feuille de route vous permettant d’inscrire à votre agenda les différents moments, y compris le Giving Tuesday. 3 – Utilisez les outils disponibles Inscrivez-vous gratuitement sur la page Giving Tuesday France pour accroître votre visibilité. Vous y trouverez des ressources prêtes à l’emploi pour vous accompagner dans la mise en place de votre campagne :  kit de communication  visuels adaptés aux différents formats des réseaux sociaux le mot dièse #GivingTuesdayFR guides de campagne… Ces supports de communication sont gratuits et permettront d’identifier vos publications comme s’inscrivant dans ce mouvement de générosité. Ils vous feront surtout gagner du temps avec des modèles visuels et rédactionnels. Les associations peuvent également s’inscrire à des webinaires d’accompagnement spécifiques, qui leur permettent de concevoir un plan de campagne sur mesure et de bénéficier de conseils personnalisés, le tout dans une démarche collaborative avec d’autres acteurs du secteur associatif. D’autres ressources vidéos sont également disponibles en ligne pour vous aider à construire votre campagne. En live ou en asynchrone, les ressources ne manquent pas. 4 – Inscrivez la campagne dans votre calendrier éditorial Ce qui revient à dire que cette campagne doit aussi être relayée dans votre infolettre et sur votre site : vos actualités doivent mettre en avant cette demande de générosité. Tout en gardant les visuels du Giving Tuesday, variez les formats : une interview d’une personne bénéficiaire parlant de votre action dans votre newsletter, un témoignage de bénéficiaires en vidéo sur votre site…  4. Pourquoi participer ? S’inscrire dans le mouvement Giving Tuesday, c’est bénéficier d’un cadre porteur et structuré pour propulser votre campagne d’appel aux dons. Votre association profitera de la dynamique de l’événement sans devoir porter seule la charge de communication. Et si vous ne cherchez pas à lever des fonds, le mouvement est particulièrement adapté à toutes les formes de générosités :  recrutement de bénévoles : don de temps collecte de produits ou de matériel : don en nature autres mobilisations : don de sang A l’instar de toute campagne de communication, la participation au Giving Tuesday vous offre l’opportunité de  mobiliser votre écosystème associatif lever des fonds  travailler votre visibilité mettre en avant un projet ou une action spécifique augmenter le nombre de vos donatrices et donateurs Enfin, cela montre que votre association cherche à diversifier ses soutiens pour mieux pérenniser ses activités et ses actions. 5. Et après ? Dites MERCI ! Remerciez : vos bénévoles les personnes qui ont participé activement à la diffusion de la campagne vos donatrices et donateurs. Pour mémoire, l’envoi d’un reçu fiscal n’est pas un remerciement… Publiez ce que vous avez récolté au cours du Giving Tuesday, que ce soit sous forme de dons en numéraires ou de dons matériels. Les bienfaits de la solidarité sont plus importants quand la donatrice ou le donateur sent que son don s’inscrit dans un mouvement plus vaste. Indiquez ce que votre association va mettre en place grâce à ces dons. Là encore, c’est important d’inscrire dans un ensemble la contribution de chacune et de chacun. Ressource complémentaire : Les meilleurs conseils pour Giving Tuesday en 2024 Si vous avez besoin d’aide pour votre recherche de fonds, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Spécial 25 novembre contre les violences faites aux femmes

Poing levé - image de Néstor Díaz

Sommaire Exceptionnellement, l’article hebdomadaire sera consacré à la journée internationale de lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes. Militante engagée, je souhaite rappeler le rôle essentiel des associations féministes dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Sur le terrain, elles sont première ligne pour : entendre et recueillir la parole des femmes victimes les accompagner dans toutes leurs démarches les aider à se reconstruire Ces associations sont également présentes pour sensibiliser à la prévalence des violences sexistes et sexuelles à tous les âges et dans tous les milieux. Elles interviennent pour informer sur toutes les formes de violences, des plus visibles aux plus insidieuses. Elles mettent en avant le harcèlement de rue, les violences économiques et financières ou encore les violences faites aux femmes handicapées.  Elles forment des personnels de la santé, du social, de la police et de la gendarmerie, du droit… aux spécificités de certaines formes de violences.  Elles lancent des actions de plaidoyer et des mobilisations d’envergure afin de faire changer la loi. L’inscription de la liberté d’avorter dans la Constitution française est la dernière avancée majeure obtenue de haute lutte par les associations féministes. Gros plan sur les 140 mesures  Une coalition féministe de 63 organisations propose une loi cadre, en 140 mesures d’ordre réglementaire, législatif et budgétaire. 140 mesures visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles. 1. Éducation et prévention Introduire une éducation affective et sexuelle obligatoire dès le primaire. Former systématiquement les professionnels en contact avec le public (enseignants, policiers, magistrats) aux questions de violences sexistes et sexuelles. 2. Protection et accompagnement des victimes Développer des centres de prise en charge spécifiques et accessibles sur tout le territoire. Garantir un accompagnement juridique, médical et psychologique pour les victimes. 3. Justice et répression Mettre en place une justice spécialisée pour les violences sexistes, afin d’accélérer les procédures et d’assurer un traitement adapté des plaintes. Criminaliser certaines formes de violences encore sous-pénalisées, comme le harcèlement sexiste. 4. Soutien renforcé aux associations féministes Doubler les financements publics pour les associations luttant contre les violences sexistes et sexuelles. Favoriser les partenariats locaux entre collectivités et associations pour des actions de sensibilisation et d’accompagnement renforcées. 5. Changement culturel et sociétal Lutter contre la culture du viol à travers des campagnes de sensibilisation nationales. Encourager les médias à représenter les femmes de manière non stéréotypée et respectueuse.  

Les 10 points à vérifier pour une gestion associative sans stress

Paysage japonais

Comment subir le moins possible le poids de la gestion quotidienne d’une association ? En la structurant, en la programmant et en l’optimisant.  Une bonne gestion associative est celle qui libère les équipes d’une charge mentale inutile et leur permet de transformer le temps administratif en temps opérationnel sur le terrain, au plus près des bénéficiaires. Voici les 10 points à vérifier et à mettre en action pour gérer plus sereinement votre association : 1. Clarifier les rôles et responsabilités Même si ceux-ci sont définis par les statuts ou le règlement intérieur, rien de tel que d’établir des fiches de mission pour chaque membre de la gouvernance.  Dire que la trésorière ou le trésorier gère la comptabilité et que la ou le secrétaire s’occupe de l’administration de l’association ne suffit pas. Inscrivez noir sur blanc les différentes actions que la personne peut mener en indiquant son degré d’autonomie.  L’objectif est d’éviter le double emploi et les trous dans la raquette : les tâches faites en double par deux personnes différentes et les tâches non réalisées parce que non attribuées de manière formelle. Un outil efficace est l’organigramme qui permet à chacun•e de savoir quelles sont ses missions et délégations. 2. Optimiser la gestion des adhérent•es Le temps des listes de membres sur un beau cahier à spirale ou dans un tableau Excel aux multiples versions est bel et bien dépassé. Des outils gratuits existent pour : recueillir les adhésions et les renouvellements de cotisation (HelloAsso, par exemple) centraliser dans des tableaux dynamiques toutes les informations nécessaires à la gestion des membres : coordonnées, préférences de contact, paiements…  Sur ce dernier point, je recommande un outil français comme TimeTonic qui permet de créer sur mesure un espace adapté à vos besoins de gestion et de suivi. 3. Structurer la communication interne Nos façons de communiquer n’ont cessé d’évoluer ces dernières années. Et avec elles, les outils que nous employons au quotidien pour échanger des informations. Au risque souvent de se perdre dans tous ces outils.  Décidez de manière collégiale quel est l’outil le mieux adapté pour une communication efficace. Définissez également quelles sont les informations qui seront diffusées : messagerie collaborative (Slack, Discord) : échanges rapides selon des canaux préétablis groupe WhatsApp : infos partagées en petit comité, comme les membres du bureau courriels : informations primordiales à partager au plus grand nombre Quant aux SMS et aux appels téléphoniques, réservez-les aux urgences. 4. Établir un calendrier annuel des actions Tout ce qui n’est pas dans un agenda n’existe pas ! En début d’année, mettez en place les dates incontournables comme celle de l’assemblée générale annuelle, celles des événements que vous organiserez ou auquels vous participerez, les différentes étapes de vos activités… Actualisez ce calendrier tous les mois pour y inscrire les projets et visualiser leur état d’avancement. Pour coupler la gestion des projets et un calendrier dynamique, je vous recommande le combo Notion + Notion Calendar. 5. Simplifier la comptabilité Tout comme pour la liste des membres, la tenue des comptes de l’association sur un beau cahier n’est plus vraiment d’actualité. Surtout si votre association prévoit de demander des subventions ou des fonds privés.  Numérisez les comptes de votre association. Choisissez un logiciel qui suit le nouveau plan comptable des associations. Cela vous permettra d’établir les documents financiers nécessaires pour prouver la gestion désintéressée de votre structure et pour solliciter des financements. Automatisez également les tâches chronophages comme l’établissement et l’envoi des reçus fiscaux lors de dons en ligne. 6. Gérer efficacement les bénévoles De la même façon que vous avez mis en place un tableau de gestion des membres, tenez à jour une base de données avec vos bénévoles en activité. Indiquez dans cette base toutes les informations pertinentes sur les disponibilités, les missions actuelles, les évolutions souhaitées, les compétences et les talents de vos bénévoles.  Vous pouvez pousser plus loin la structuration en faisant remonter dans cette base dynamique le nombre d’heures de bénévolat réalisées chaque mois par chaque bénévole. En fin d’année, en deux clics, vous pourrez synthétiser le nombre d’heures de bénévolat pour les valoriser en pied de compte de résultats. 7. Optimiser la collecte de fonds Profitez des fonctionnalités d’un outil comme HelloAsso qui permet également recueillir des dons.  Ma recommandation ? une page de dons pérenne, sur laquelle les donatrices et donateurs peuvent donner de manière ponctuelle ou sur abonnement des campagnes ciblées selon une période de l’année (Giving Tuesday, par exemple) ou selon un projet à financer.  Et n’oubliez pas de remercier en envoyant après chaque don un message en plus du reçu fiscal.  8. Mettre en place un système de suivi des projets Suivre un projet se fait de manière collaborative. Toute personne qui intervient à un degré ou un autre dans le projet doit pouvoir avoir accès rapidement à l’état d’avancement de celui-ci. Cela signifie de ne pas avoir à demander à une tierce personne un reporting à l’instant T.  Le temps associatif est trop précieux pour le perdre parce que le projet n’est pas piloté sur un outil adapté. Le mieux est d’adopter un logiciel en ligne comme Notion pour toutes les phases de pilotage de projets. 9. Mesurer et analyser l’impact des actions Lorsque vous construisez les projets et les actions qui seront menés par votre association, prévoyez les indicateurs qui vont vous permettre d’estimer l’apport et l’impact de votre activité. Quels seront les chiffres les plus pertinents ? A vous de voir. La plupart du temps, les indicateurs seront sur  le nombre de personnes accompagnées ou accueillies par l’association le nombre de membres et leur répartition  le nombre d’actions de terrain réalisées dans l’année Il est aussi intéressant d’avoir des indicateurs non chiffrés, comme le degré de satisfaction des bénéficiaires.  Suivez ces indicateurs dans une base de données de façon à pouvoir les éditer sous forme de tableau de bord. 10. Imaginer ce dont votre association a besoin  Toutes ces recommandations ne sont que des recommandations !  Tenez compte de votre réalité associative, de votre mode de … Lire la suite

Le rôle de présidente ou président d’une association

Une salle de réunion dans une ambiance de bleu

La présidente (ou le président) d’une association joue un rôle essentiel dans la direction et le développement de la structure. En particulier lorsque la personne à la présidence est également à l’origine de la fondation de l’association. Ce cumul n’est pas rare dans le monde associatif. Plus, il renforce l’engagement et la légitimité de la présidente. Toutefois, ce n’est pas sans risques ni défis. En tant que fondatrice, la présidente incarne la mission et la vision de l’association. Cette double casquette l’amène souvent à influencer profondément la culture interne, les orientations stratégiques et l’implication des membres. Cependant, l’attachement à l’histoire et aux valeurs d’origine peut parfois limiter les perspectives d’évolution et rendre certaines décisions difficiles. NB : pour éviter la double flexion tout au long de cet article, j’utiliserai le mot « présidente » pour désigner à la fois les présidentes et les présidents d’association. 1. Les responsabilités clés de la présidente Définition de la stratégie : gestion au long cours Elle préside à l’élaboration de la stratégie et met en œuvre la vision à long terme de l’association. Son rôle ? S’assurer que toutes les actions convergent vers les objectifs définis. Gestion des ressources humaines Au sein des associations où l’humain est central, elle travaille en étroite collaboration avec les bénévoles, salarié•es et autres membres du conseil. Son rôle ? Garantir une équipe motivée et engagée. Communication interne et externe En représentant l’association publiquement, elle doit aussi assurer une communication efficace avec tous les partenaires et membres internes. Son rôle ? Assurer l’image de marque de l’association. Gestion des risques La présidente veille à la conformité des actions de l’association avec les différentes réglementations. Son rôle ? Tendre vers le risque zéro. 2. Les défis : équilibre, délégation et anticipation des crises Équilibre entre rôle opérationnel et stratégique  La présidente est souvent prise entre la nécessité de participer à des actions concrètes au jour le jour et celle de piloter une stratégie de plus haut niveau, à 3 ou 5 ans. Il est évident qu’une délégation interne est souhaitable pour alléger la charge de travail et éviter le burn-out militant. D’où l’importance de réfléchir au sein du Conseil d’Administration à la répartition des tâches et des missions. Gestion des conflits et anticipation des crises Pour éviter que des situations de crise ne déstabilisent l’association, la présidente peut s’appuyer sur des aides extérieures en médiation et conseil. Il est aussi important de structurer des procédures d’anticipation. La mise en place d’un plan de gestion de crise et d’un processus de médiation peut être bénéfique pour résoudre les désaccords rapidement et préserver l’harmonie interne. 3. Piloter et déléguer Une fois encore, je vais insister sur la nécessité absolue de mettre en place des processus et de dessiner le schéma du fonctionnement associatif. Processus de gouvernance Plus simplement exprimé : le QUI fait QUOI QUAND COMMENT. C’est-à-dire un schéma de gouvernance illustrant les relations et interactions entre la présidence, les autres membres du bureau et les membres du conseil d’administration. Cela permet de clarifier les rôles et responsabilités de chaque personne investie dans la gouvernance.  Suivi des objectifs et des performances  Avec des tableaux de bord et des indicateurs pour suivre les actions, évaluer leur impact et mesurer les progrès en temps réel. Un planning annuel structurant les grands événements de l’association est également recommandé pour anticiper et alléger la charge de travail. Outils de communication interne Un espace de travail partagé (comme Notion) est pratique pour faciliter les échanges entre les membres du bureau et les bénévoles. Ces outils permettent aussi d’archiver les documents essentiels (comptes rendus, bilans, rapports) pour garantir un accès centralisé et transparent à l’information. 4. Passer le relais Même si le poste de présidente est électif dans une association, rien n’empêche de bien préparer la transition en fin de mandat.  Dans les associations employeuses, on constate que les candidatures au poste de présidente émanent le plus souvent de personnes déjà activement impliquées dans le fonctionnement de l’association : vice-présidentes, secrétaires ou trésorières. Ayant travaillé avec la présidente sortante, elles sont déjà au fait des réalités de l’association. Leur engagement préserve la continuité de l’association. Toutefois, apprendre à devenir présidente n’est pas inné. Des formations, comme le Certificat de formation à la gestion associative (CFGA), sont disponibles pour structurer ces compétences. Le CFGA est conçu pour former à la fois sur les aspects juridiques, administratifs et humains nécessaires à la gestion d’une association. Cette formation permet de mieux anticiper les défis et de comprendre le fonctionnement global de l’association.   Le rôle de présidente est central pour guider une association vers ses objectifs tout en s’adaptant aux défis inévitables. Une présidence impliquée et bien formée permet à l’association de se développer de manière sereine et efficace. En alliant une vision stratégique à une gestion humaine attentive, en s’appuyant sur des outils adaptés et en anticipant la transition, la présidente contribue non seulement à la pérennité de l’association mais également à l’engagement de ses membres.  Si vous avez besoin d’aide pour optimiser votre fonctionnement, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Comment animer son conseil d’administration

Travailler ensemble

La question est souvent posée de savoir comment faire pour animer un conseil d’administration afin de le rendre actif, impliqué et efficace pour l’association Pour que le conseil d’administration – plus connu sous son petit nom de CA – joue pleinement son rôle d’organe de gouvernance, il est essentiel de structurer et dynamiser son fonctionnement. Voici quelques recommandations et conseils pratiques pour embarquer les administratrices et administrateurs dans la grande aventure du Conseil d’administration. Sommaire 1. Établir des fondations solides En toute logique, les personnes qui ont été élues pour siéger au Conseil d’administration ont présenté à l’Assemblée Générale leurs ambitions et leurs compétences, voire parfois un programme d’engagement.  Ce qui doit par la suite se traduire en missions claires et bien réparties. Concrètement :  Définir les missions avec précision Chaque membre du CA se voit attribuer des tâches claires et des objectifs alignés sur les priorités de l’association.  Pour en savoir plus sur comment définir ces missions, je vous invite à lire l’article sur la fiche de mission bénévole.  Ces missions, avec objectifs et tâches, sont également inscrites dans une feuille de route et dans un agenda. Organiser le renouvellement des membres  Les statuts prévoient les modalités de renouvellement des membres en fin de mandat ou démissionnaires. Il est indispensable que l’association communique clairement sur ce qui est attendu des membres du CA en termes d’engagement. Cela peut être la participation obligatoire aux réunions qui se tiennent tous les mois et durent environ deux heures et le pilotage ou co-pilotage d’une mission spécifique : organisation événementielle, recherche de financements, animation des réseaux sociaux… La continuité de l’action associative doit être maintenue même et surtout si l’équipe change.  Proposer des formations à la gestion associative Bien comprendre les responsabilités d’un administrateur ou d’une administratice ne coule pas de source. On ne s’improvise pas membre du CA : on apprend à le devenir. Pour ce faire, deux possibilités sont ouvertes à l’association : une formation « maison » sur les bonnes pratiques avec partage de ressources, d’expertise et éventuellement mentorat un programme externe, animé par une association spécialisée ou un organisme de formation. Il existe un Certificat de formation à la gestion associative (CFGA), formation théorique et pratique en vue de l’exercice de responsabilités bénévoles dans la gestion administrative, financière et humaine d’une association.  2. Passer à l’action grâce à une organisation optimisée Pour concrétiser les projets décidés en réunion, il est crucial d’utiliser des outils collaboratifs simples et efficaces. Sans surprise, je recommande fortement d’utiliser Notion pour centraliser les décisions prises lors des réunions, le planning des rencontres et le pilotage des différentes actions. Couplé avec Notion Calendar, Notion permet de gérer les tâches, de coordonner les différents projets et de planifier toutes les échéances. Chaque étape peut être suivie en temps réel via un tableau de bord partagé.  Ainsi, un modèle de plan de travail pour le CA peut être intégré dans Notion, avec des sections pour chaque domaine d’activité (finances, bénévolat, communication) et des tâches assignées à chaque membre. 3. Optimiser les comptes-rendus Une communication fluide est essentielle mais souvent elle s’accompagne d’un investissement en temps non négligeable. De nouvelles solutions techniques sont disponibles pour alléger cette tâche. Si certaines sont intégrées à l’outil, il n’en reste pas moins que la plupart sont payantes. A chaque association d’étudier si la fréquence et le volume des réunions à retranscrire permettra d’amortir le prix.  Utiliser des outils de retranscription en direct La plupart des logiciels de visioconférence sont désormais équipés d’une fonction de transcription automatique qui permettent de retranscrire les discussions en direct. Cela facilite la prise de notes et permet d’assurer une traçabilité des échanges. Cela permet aussi aux membres en situation de handicap auditif de suivre les débats en direct. Pour des réunions en présentiel, d’autres outils pilotés par l’AI pourront retranscrire un enregistrement audio des débats et décisions prises lors des réunions du Conseil. Adopter un format unique de compte rendu Mettre en place un modèle de compte rendu facilite le suivi des actions et évite les oublis. Un document simple et structuré peut inclure les points discutés, les décisions prises et les actions assignées. De plus, ce modèle peut être enregistré dans une base de données Notion : pendant la réunion, les notes seront prises directement dans l’outil… 4. Planifier les réunions Je reviens souvent sur la nécessité d’inscrire dans un calendrier toutes les réunions, toutes les tâches, toutes les actions à mener. Un planning structuré, revu régulièrement, permet de maintenir les membres du Conseil concentrés sur leurs missions. Tout en restant agile face aux évolutions. Le calendrier permet d’alléger la charge mentale de chaque personne impliquée dans la gestion de l’association. En inscrivant au calendrier dès le début de l’année les « marronniers », l’association aura une vision d’ensemble des échéances clés comme le bilan annuel, les orientations stratégiques, la préparation du budget ou encore la tenue de l’Assemblée générale annuelle. Il est possible également d’indiquer les thèmes ou les objectifs de la réunion, voire même d’affiner jusqu’aux points à l’ordre du jour. Si l’ordre du jour est la préparation de la campagne de dons de fin d’année, les points à voir seront les objectifs de collecte, le plan de communication et la répartition des rôles. Et pour mémoire, un planning n’est jamais figé : il s’adapte aux réalités de la vie associative. Bonus Téléchargez le modèle de compte-rendu de CA association   Si vous avez besoin d’aide pour penser votre gouvernance, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

Accueillir et fidéliser les bénévoles à distance

Visioconférence

Dans un monde de plus en plus connecté, le bénévolat hors site ou à distance est devenu une réalité incontournable pour de nombreuses associations. Cette nouvelle forme d’engagement offre flexibilité et opportunités mais pose également des défis uniques en termes d’accueil et de fidélisation des bénévoles. Explorons ensemble comment les associations peuvent relever ces défis et créer une communauté de bénévoles engagée et épanouie, même à distance. Petit rappel historique Le bénévolat hors site a connu un essor considérable ces dernières années, particulièrement depuis 2020 avec la pandémie de COVID-19. Cette évolution a été rendue possible par l’adoption par le plus grand monde d’outils technologiques comme les logiciels de visioconférence. Le bénévolat à distance Cette forme de bénévolat se caractérise par des missions entièrement réalisées en ligne, telles que : la gestion de la communication sur les réseaux sociaux la rédaction de contenu la gestion de projets à distance le développement informatique la création graphique Essentiellement, ce sont des tâches et des missions support facilement externalisables. Avantages et défis du bénévolat hors site 1) Pour les bénévoles Pour les bénévoles, le bénévolat à distance offre une flexibilité sans précédent.  La personne bénévole peut apporter son concours à son propre rythme et de manière asynchrone. Elle n’est plus tenue de se rendre au local associatif pour réaliser sa mission pendant les horaires d’ouverture.  Elle n’est pas tributaire des transports et de toute la logistique afférente. Elle peut travailler pour l’association depuis le lieu de son choix. Etre digital nomad et bénévole n’est plus incompatible. Il n’est pas toujours simple de concilier engagement bénévole et emploi du temps chargé. Le bénévolat à distance apporte cette souplesse.  A contrario, malgré ces avantages, le bénévolat à distance présente des risques psycho-sociaux qu’il est important de prendre en compte comme le sentiment d’isolement ou bien la difficulté de s’affirmer en tant que membre d’un groupe.  Souvent, ne pas avoir de retour sur la qualité ou la pertinence du travail accompli dans le cadre de la mission peut conduire la personne bénévole à se désinvestir.   Il est essentiel que la personne bénévole trouve sens à ce qu’elle accomplit. 2) Pour l’association Du côté des associations, cette pratique permet de : s’ouvrir à une base de talents plus large diversifier les compétences au sein de l’équipe intégrer des bénévoles qui ne seraient pas disponibles autrement Cependant, les limites de ce modèle sont apparues assez vite lors des confinements imposés par la situation sanitaire. A ce moment-là, toutes les associations se sont trouvées confrontées à la nécessité de modifier très rapidement leur mode de fonctionnement. Or, certaines missions ne peuvent se passer de contact et de rencontre physique avec les bénéficiaires. Animer sa communauté de bénévoles hors site Rien de bien nouveau sous le soleil : pour s’épanouir, les bénévoles ont besoin d’accueil, de formation, d’écoute, d’accompagnement et de temps de rencontre. A distance, ce besoin de faire groupe est plus prégnant pour créer ce sentiment d’appartenance.  Quelques pistes adaptées à ce mode d’engagement bénévole : a) Penser l’accueil en ligne Pour cela, adaptez votre parcours d’accueil à l’usage digital. Avec un espace dédié à l’intégration, vos bénévoles retrouveront en quelques clics toutes les informations nécessaires à leur participation active à la vie de l’association.  Pour en savoir plus, je vous invite à lire l’article 10 astuces pour former efficacement vos bénévoles sans y passer des heures. b) Créer du lien Proposez chaque mois un apéro virtuel d’accueil des nouveaux et nouvelles bénévoles et invitez également les bénévoles qui travaillent en présentiel à se joindre à la soirée.  Pour aller plus loin, pourquoi ne pas lancer un groupe WhatsApp ou encore un espace Slack ?  L’objectif est qu’à terme, les relations ne soient plus seulement verticales – entre l’association et les bénévoles – mais aussi horizontales – uniquement entre bénévoles.  c) Informer régulièrement Avec une newsletter mensuelle réservée aux bénévoles ! Condensé d’informations pratico-pratiques, cette infolettre fera le lien avec l’ensemble des bénévoles. Elle permettra de rappeler les formations proposées, d’annoncer l’agenda des futurs événements et les besoins relatifs, de demander l’envoi mensuel des heures de bénévolat effectuées ou encore de mettre en lumière une ou un bénévole au travers d’un portrait ou d’une interview… d) Célébrer et remercier ! Même en travaillant totalement à distance, la personne bénévole a besoin de savoir que son travail a un impact.  Trop d’associations ne prennent pas le temps – parce que cela n’est écrit nulle part et surtout pas à leur agenda – d’envoyer un mot de remerciement.  Pas simplement de dire « Merci pour ton temps » mais bien de détailler en quoi la contribution de la personne bénévole a permis la réussite d’un événement, d’une mission, d’un projet.  Ce n’est jamais du temps perdu que de personnaliser les remerciements. Surtout pour une personne que l’on ne connaît qu’à travers un écran ! e) Organiser un temps de rencontre en vrai Une fois par an, programmez une journée pour regrouper vos bénévoles autour d’une formation et de temps de consolidation de l’engagement. Des financements peuvent être trouvés pour ce faire à condition que cette ligne de dépense soit inscrite au budget… En résumé Le bénévolat à distance offre de nombreuses opportunités aux associations et aux bénévoles. Cependant, il nécessite une approche réfléchie pour être vraiment efficace. En mettant en place des stratégies d’accueil et de fidélisation, les associations peuvent créer un environnement où les bénévoles se sentent valorisé•es, motivé•es et engagé•es sur le long terme, même à distance. La clé réside dans une communication régulière, une reconnaissance constante des efforts et la création d’un véritable sentiment de communauté. Si vous avez besoin d’aide pour mettre en place votre parcours bénévole, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte

« Entreprendre quand on est en association » – atelier du 7 novembre 2024

Evénement - l'atelier Link'Elles en présentiel

A l’invitation de l’association Link’Elles, j’animerai un atelier sur comment concevoir un projet entrepreneurial quand on est une association. Vous souhaitez entreprendre tout en ayant un impact social fort ? Cet atelier est fait pour vous ! En tant qu’experte en développement associatif, j’accompagne les associations depuis plusieurs années dans leur structuration, leur croissance et leur professionnalisation. Je vous propose une session dynamique pour explorer les opportunités offertes par le format associatif en matière d’entrepreneuriat à impact. Ce que vous allez découvrir  Différences juridiques entre une association et une entreprise  comprendre les spécificités légales, fiscales et organisationnelles des associations en France. Pourquoi choisir le modèle associatif ? : explorer les avantages concrets du format associatif pour entreprendre dans un cadre à impact social, environnemental ou solidaire. Tester un modèle entrepreneurial à travers une association : un aperçu des possibilités offertes pour démarrer des projets innovants sans prendre de risques financiers démesurés. Contre-exemples : dans quels cas le format associatif peut freiner vos ambitions et pourquoi il pourrait être pertinent de choisir un autre modèle.   RDV en toute convivialité le 7 novembre de 19h00 à 21h00, à la Maison des associations du 5ème arrondissement – 4, rue des arènes – 75005 Paris Entrée gratuite sur inscription.  S’inscrire à l’atelier Entreprendre en association

10 astuces pour former efficacement vos bénévoles (sans y passer des heures)

Discussion en groupe

La clé d’une association performante passe obligatoirement par la formation des bénévoles qui participent à son animation et à sa réussite. Toutefois, si la formation des bénévoles est cruciale pour le bon fonctionnement de votre association, elle ne doit pas monopoliser tout votre temps, ni nécessiter un investissement coûteux. Voici donc quelques méthodes et outils pour penser et encadrer la formation de vos bénévoles en interne, tout en préservant vos ressources humaines et financières. 1. Automatisez les formations initiales Misez sur l’asynchrone ! En clair, il est inutile que vos bénévoles soient toutes et tous réunies en même temps dans une salle pour une formation commune. Créez une formation en ligne de base que les bénévoles peuvent suivre à leur rythme. Utilisez des outils gratuits pour élaborer des présentations et des vidéos explicatives couvrant l’éthique, les missions principales, les bonnes pratiques et les valeurs de l’association. Une petite vidéo explicative sur les règles de sécurité en vigueur au sein de l’association vaut mieux qu’un manuel dont personne ne prend connaissance. Surtout si vous pensez bien à la sous-titrer : une vidéo sous-titrée attire 12% de vues en plus… 2. Exploitez les MOOC existants Profitez des nombreuses plateformes proposant des formations en ligne adaptées aux bénévoles. Ces MOOC (cours en ligne ouverts et interactifs) dédiés aux compétences associatives ou spécifiques à certaines missions vous permettront de gagner un temps précieux tout en offrant un contenu de qualité. Mieux, appuyez votre formation sur ces formats existants pour apporter votre éclairage et votre expertise. Construisez votre programme de formation sur un contenu validé et reconnu comme ceux de FUN MOOC et complétez avec des cas d’usage et des bonnes pratiques issues de votre expérience de terrain. 3. Créez des modules courts et interactifs Optez pour des modules de 5 à 10 minutes. Chaque module doit traiter d’un aspect précis, comme les tâches spécifiques dans un outil, les process administratifs ou les interactions avec les bénéficiaires. Pratiquez la méthode des petits pas : il est plus simple de retrouver une information dans un format court que dans un corpus volumineux.  Evitez autant que possible le jargon et le vocabulaire trop spécifique à certains métiers. Si vous tenez à l’utiliser, expliquer ce que cela signifie. 4. Intégrez la gamification La gamification (ou ludification) est une méthode consistant à s’inspirer du jeu et de sa capacité à capter et à conserver la motivation et l’attention du joueur pour motiver un ensemble de personnes à s’engager dans la réalisation d’une tâche ou d’une activité clairement identifiée. (Définition de la gamification par KaiKai) Rendez l’apprentissage plus engageant en pratiquant la ludo-pédagogie. Nombreux sont les outils (le plupart du temps gratuits) qui permettent de jouer ensemble et d’apporter du contenu de qualité. Là aussi, l’offre est très riche et des associations ont possiblement développé des supports que vous pourriez réutiliser. Un quiz en ligne ou une chasse au trésor en vrai, à vous de choisir. Les scores, les classements et les badges de réussite motiveront vos bénévoles. Cette approche ludique maximisera l’engagement et facilitera la progression. 5. Organisez des sessions de formation à distance Une des évolutions les plus marquantes héritée de la période Covid est l’arrivée massive dans notre quotidien des outils de visioconférence.  Pour des formations collectives à distance, rien de mieux que de prévoir une visio. Attention à ne pas utiliser le format webinaire si vous voulez que vos bénévoles interagissent avec vous. Préparez en amont le déroulé de votre session en prévoyant les inévitables temps de problèmes techniques ! Ces sessions permettent de répondre aux questions en direct et de créer un sentiment de communauté. Même à distance, même dans un exposé avec des diapositives (slides), il est possible d’inclure des interactions comme des quiz ou des sondages. Il serait dommage de s’en priver. 6. Mettez en place un mentorat collaboratif Proposez à vos bénévoles actives et actifs d’accompagner et de partager leur expertise avec les nouvelles et nouveaux. Déléguez une partie de la formation la plus au cœur de votre activité à des bénévoles expérimentés. Rien de mieux que de pouvoir s’appuyer sur une personne ressource quand on se lance dans une mission de bénévolat.  Définissez ensemble comment se comprend ce mentorat, ce qu’il recoupe en termes d’engagement et de disponibilités. N’oubliez pas de former vos mentors à ce nouveau rôle… 7. Créez un centre de ressources en ligne Mettez à disposition un espace en ligne centralisé où les bénévoles peuvent accéder aux supports de formation, aux FAQ et à des outils pratiques. Cette boîte à outils favorisera une formation continue et autonome. Il est toujours rassurant d’avoir un espace numérique accessible en quelques clics pour retrouver ce que l’on a vu lors des sessions de formation.  8. Proposez des formations en ligne et en présentiel Généralement, on ne devient pas bénévole pour rester chez soi. Même si certaines missions sont réalisables à distance, même si certaines personnes bénévoles ne peuvent participer à toutes les formations pour des questions de manque d’accessibilité des lieux et/ou des contenus, le propre de l’engagement bénévole est de faire société. Complétez vos formations en ligne avec des sessions présentielles pour renforcer les liens au sein de l’équipe et traiter les questions complexes. Cette méthode hybride améliore l’efficacité de l’apprentissage tout en créant du lien social. 9. Récompensez l’engagement Introduisez des éléments de gamification dans le suivi de la formation et de l’engagement bénévole. Offrez des badges ou des titres honorifiques pour les bénévoles qui terminent des formations ou accomplissent certaines missions. Délivrez votre certificat maison sur ce que la personne bénévole a acquis au cours de chaque formation.  Le passeport bénévole est également un moyen de saluer l’engagement et la montée en compétences de la personne bénévole.  Et surtout, n’oubliez pas de dire MERCI. Un merci du fond du cœur encourage la motivation et la fidélisation. 10. Évaluez et ajustez Intégrez des évaluations après chaque formation pour mesurer les acquis et identifier les besoins de futures formations. Ne soyez pas timide : demandez à chaque personne qui a … Lire la suite

Exercice pratique : la fiche de mission bénévole

La fiche de mission bénévole est un outil essentiel pour toute association souhaitant recruter et mobiliser des bénévoles de manière efficace. Bien construite, elle permet d’attirer, d’impliquer et de fidéliser les bénévoles en leur offrant une vision claire de leur rôle au sein de l’organisation. Dans cet article, je vous propose un guide pratique pour élaborer une fiche de mission bénévole réussie, de la phase préparatoire à la rédaction finale. 1. Comment préparer la fiche En toute logique, si vous en êtes à la phase de conception d’une fiche de mission, c’est que vous avez au préalable construit votre projet et identifié les ressources humaines nécessaires pour le mener à bien. Toutefois, pour partir du bon pied, récapitulons les étapes initiales : a) Définir les besoins Listez les projets, actions et activités en cours et à venir pour lesquels vous avez besoin de recruter des bénévoles Estimez l’engagement en ETP (équivalent temps plein) pour arrêter le nombre de bénévoles nécessaires à la réalisation des projets Etablissez la liste des compétences demandées pour chaque projet. Il peut s’agir de compétences techniques, relationnelles ou organisationnelles. b) Cibler les profils Plus vos besoins seront pointus, plus il sera important d’affiner les critères de votre recherche. Ainsi, la mission que vous proposez s’adresse-t-elle en priorité à des étudiantes, à des personnes en recherche d’emploi, à des personnes en activité, à des personnes à la retraite ? Y a-t-il un âge minimum requis pour postuler à cette mission ? Est-il indispensable de maîtriser le français pour la mission proposée ? Les lieux de réalisation de la mission sont-ils accessibles aux personnes en situation de handicap moteur ?  c) Travailler les modalités d’engagement Les bénévoles qui rejoindront votre association pour cette mission (ou ces missions) doivent pouvoir s’engager en toute connaissance de cause. Cela signifie pour votre association d’avoir prévu dès la préparation de la fiche de mission : le format de la mission : sur place dans le local associatif ou en distanciel la durée de l’engagement : mission ponctuelle ou de longue durée la fréquence de l’activité : une fois par semaine, une fois par mois le temps de la mission : 2 heures par semaine, une journée par mois les moments de la mission : pendant les heures ouvrables, en soirée, le week-end, pendant les vacances scolaires le degré d’autonomie : travail en équipe ou en solo le degré de responsabilité : dans le cas d’une mission d’encadrement ou de pilotage de projet 2. Comment structurer la fiche Une fois que vous avez compilé toutes ces informations, le temps est venu de passer à la mise en forme de votre fiche.  Il n’existe pas de différences fondamentales avec la traditionnelle offre d’emploi. D’ailleurs, celle-ci nous est si familière qu’il est rassurant de retrouver les mêmes jalons dans une fiche de mission. Voici les différents points à mentionner dans votre fiche : a) Titre de la mission Visez la précision. Il n’est pas très utile de dire que votre association recrute des bénévoles… Indiquez plutôt un intitulé générique pour la mission comme « Animation d’un atelier de loisirs créatifs », « Aide aux devoirs – niveaux CM1 et CM2 » ou « Collecte de produits de première nécessité ». Imaginons que votre association propose des sorties culturelles et que vous recherchiez des bénévoles pour les encadrer. b) Contexte de la mission Présentez votre association en quelques phrases pour que les personnes intéressées puissent comprendre qui vous êtes, ce que vous faites et pour qui vous le faites. Précisez également le projet auquel est rattachée la mission pour laquelle vous recrutez. Ainsi, ne vous contentez pas de dire que votre association organise des sorties culturelles… « Notre association organise toutes les semaines une sortie culturelle pour ses membres en situation de handicap moteur. Ces sorties se déroulent soit en journée (visite de musées ou d’expositions) soit en soirée (concerts, théâtre). »  c) Objectifs de la mission Quels sont les résultats espérés par l’association en mettant en place ce projet ? Quel sera l’impact de la participation de la personne bénévole dans la réalisation de cette mission ? « Ces sorties culturelles permettent à nos membres de partager des moments ensemble et de rompre avec l’isolement dans lequel les situations de handicap les plongent. Grâce à votre engagement, l’association pourra maintenir le rythme d’une sortie par semaine. » d) Tâches et responsabilités de la personne bénévole Il convient de préciser quelles seront les tâches afférentes à la mission. Dans le cas de l’encadrement des sorties culturelles, la personne bénévole pourrait avoir à : gérer les inscriptions relancer les personnes inscrites deux jours avant pour s’assurer de leur venue organiser le transport ou l’accueil des membres anticiper les besoins spécifiques en accessibilité… Il est bien sûr impossible d’être exhaustif dans les tâches à accomplir, d’autant que celles-ci évoluent avec la mission. Toutefois, mieux vaut préciser ce qui est attendu de la personne bénévole. D’où l’importance du titre de la mission : « encadrement de sorties culturelles » ne recoupe pas les mêmes attributions que « accompagnement de sorties culturelles »… e) Profil recherché Séparez bien ce qui relève du savoir-faire de ce qui relève du savoir-être.  Dans le cadre d’une mission bénévole, les qualités humaines prennent le pas sur les compétences requises et/ou l’expérience souhaitée. Seules quelques missions hautement spécifiques demandant des compétences avancées détailleront comme obligatoires la maîtrise d’outils techniques ou une expertise professionnelle. Ce sera le cas, par exemple, de la gestion des systèmes informatiques ou de compétences comptables pour la tenue de la trésorerie.  Pour la mission d’encadrement des sorties culturelles destinées à des personnes en situation de handicap moteur, il ne sera pas indispensable que la personne soit déjà formée aux handicaps. Mais il est plus que souhaitable qu’elle ait envie de partager du temps avec des personnes autrement capables…  f) Durée et lieu On reprend les modalités d’engagement vues plus haut et on précise :  le format de la mission : sur place dans le local associatif ou en distanciel la durée de l’engagement : mission ponctuelle ou de longue durée la fréquence de l’activité … Lire la suite

Comment préparer le recrutement de nouvelles et de nouveaux bénévoles

Poignée de mains

Toutes les associations que je connais sont convaincues de l’apport indispensable des bénévoles à leurs actions et activités. Pour certaines, le modèle 100% bénévolat est d’ailleurs le seul qu’elles pratiquent. Cependant, j’ai rarement rencontré de structures qui ont pensé la démarche de recrutement de leurs bénévoles. Les résultats de ce manque de préparation sont sans appel : avec des bénévoles qui papillonnent, impossible d’assurer le quotidien et impossible de se projeter dans l’avenir. Voici quelques idées pour mettre toutes les chances du côté de votre association dans le recrutement de vos bénévoles. Sommaire En amont du recrutement 1. Analysez vos besoins Dire « Nous avons besoin de bénévoles pour fonctionner » n’est pas nécessaire et suffisant. J’ai connu une présidente d’association qui disait systématiquement « oui » à toute personne qui souhaitait faire du bénévolat. A charge pour sa salariée ensuite de trouver une mission pour les bénévoles qui arrivaient avec beaucoup de bonne volonté mais bien peu de compétences utiles à l’association… identifiez les missions que vous souhaitez déléguer à des bénévoles qualifiez les compétences nécessaires à la réalisation de ces missions définissez le cadre de la mission en termes de durée et de disponibilité priorisez vos recrutements et concentrez vos efforts sur ce qui est le plus indispensable pour le bon fonctionnement de votre association 2. Rédigez la fiche de mission Comparable à une fiche de poste, celle-ci synthétise : ce que fait votre association, ses missions et ses valeurs le cadre de la mission les tâches à réaliser les compétences, savoir-faire et savoir-être recherchés la durée d’engagement et la disponibilité demandées ce que la personne bénévole trouvera à réaliser cette mission dans votre association 3. Assurez-vous qu’il est utile de recruter En clair, demandez-vous si vous n’avez pas déjà dans votre équipe bénévole une personne qui pourrait correspondre à cette mission. Cela signifie d’aller explorer votre fichier (qualifié et segmenté) de vos bénévoles actives et actifs pour y trouver peut-être le profil recherché. A défaut, un courriel envoyé à l’ensemble des bénévoles avec le descriptif de la mission pourra générer des candidatures. 4. Anticipez les besoins pour bien accueillir les nouvelles recrues bénévoles Quelle que soit la durée, quel que soit le format de la mission, il est indispensable de penser comment se feront le recrutement, l’accueil et l’intégration des nouvelles personnes bénévoles.  définissez qui sera en charge de piloter le projet de recrutement  établissez le format du recrutement, les différentes étapes et ce qu’elles comportent identifiez les personnes ressources au sein de l’association pour l’accueil et l’intégration le cas échéant, mettez en place un parcours bénévole avec un livret d’accueil, un temps de bienvenue ou un pot d’intégration auquel seront conviées les autres personnes bénévoles 5. Planifiez votre campagne de recrutement Rien de plus efficace que de penser cette action comme un projet à piloter, avec un rétroplanning, des tâches à réaliser et des personnes assignées à ces tâches.  choisissez vos supports de diffusion : réseaux sociaux, site internet de l’association, envoi de courriels, newsletter, plateforme de bénévolat… rédigez les messages adaptés aux différents canaux de diffusion sans oublier les visuels aux formats ad hoc inscrivez votre campagne dans le temps : « cette mission est à pourvoir avant le *** » 6. Déployez des outils d’automatisation Enfin, sur le plan pratique, posez-vous la question de comment les personnes vont candidater. Le plus simple, quand l’association n’utilise pas de plateforme de bénévolat, serait d’indiquer une adresse courriel pour la réponse.  Simple mais totalement inefficace et extrêmement chronophage : à bannir absolument. Derrière une réponse par email se cache un traitement manuel pour  diffuser l’information aux personnes décisionnaires : génération de nouveaux mails intégrer les coordonnées et autres informations dans une base de données : saisie manuelle ou copier-coller avec un risque d’erreurs non négligeable Et l’association n’est pas à l’abri de recevoir des réponses incomplètes nécessitant également des échanges de mails… Je recommande de mettre en place une séquence automatisée avec  un questionnaire en ligne très complet : les renseignements incontournables seront rendus obligatoires.  une base de données pour compiler les réponses l’envoi automatique d’un message de bonne réception de la candidature indiquant les prochaines étapes  un rappel de suivi avec une date limite pour l’envoi de la réponse Astuce  La séquence décrite ici peut être réalisée en utilisant des outils de programmation visuelle comme Tally (pour le questionnaire) et Notion (pour le pilotage). Et sinon… Pourquoi allez chercher loin ce qui se trouve peut-être sous la main ? Votre association a déjà constitué une équipe de bénévoles. Sans doute avez-vous aussi gardé le contact de bénévoles qui sont resté•es des sympathisant•es de vos actions. Invitez ces personnes à être vos ambassadrices ! Réseautage et cooptation vous assurerons d’entrer en relation avec des personnes qui auront déjà entendu parler de votre association et qui ne viendront donc pas parce qu’elles ont vu de la lumière.   Si vous avez besoin d’aide pour mettre en place vos ressources humaines bénévoles, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte