Is@ vous Zed

Tableau de bord associatif : 6 erreurs à éviter pour ne pas piloter à vue

Poste de pilotage dans un avion ancien

Piloter une association, c’est jongler entre actions de terrain, gestion administrative, mobilisation des bĂ©nĂ©voles et recherche de financements. Dans ce quotidien souvent chargĂ©, difficile de garder une vision claire de l’avancement des projets ou de l’impact rĂ©el des actions. RĂ©sultat : on multiplie les tableaux Excel, on court après les chiffres et on finit par piloter… Ă  l’intuition. C’est lĂ  qu’intervient le tableau de bord. Bien plus qu’un outil de reporting, il permet de suivre vos indicateurs clĂ©s, d’anticiper les difficultĂ©s, d’objectiver les choix stratĂ©giques et de mieux rendre compte Ă  vos parties prenantes. Mais encore faut-il Ă©viter les pièges classiques qui rendent cet outil inefficace, voire contre-productif. Dans cet article, je vous propose de passer en revue les erreurs les plus frĂ©quentes et de dĂ©couvrir des solutions simples et concrètes pour construire un tableau de bord vraiment utile Ă  votre association. 1. DĂ©finir des indicateurs inadaptĂ©s L’une des erreurs les plus frĂ©quentes est de choisir des indicateurs mal dĂ©finis : Indicateurs trop nombreux ou trop complexes Ă  suivre Mesure de donnĂ©es inutiles ou difficilement exploitables Absence d’alignement entre les indicateurs et les objectifs de l’association Solution : Se concentrer sur quelques indicateurs clĂ©s, pertinents et mesurables. Il est prĂ©fĂ©rable de choisir des indicateurs simples mais impactants, comme le nombre d’adhĂ©rents actifs, le taux de renouvellement des cotisations ou encore le montant des dons collectĂ©s. 2. Ne pas mettre Ă  jour rĂ©gulièrement les donnĂ©es Un tableau de bord obsolète fausse la prise de dĂ©cision et perd de son utilitĂ©. Les mises Ă  jour sont irrĂ©gulières voire inexistantes Les donnĂ©es sont obsolètes et ne reflètent pas la rĂ©alitĂ© Aucune personne n’est clairement responsable de la mise Ă  jour Solution : Automatiser la collecte des donnĂ©es autant que possible et dĂ©finir une frĂ©quence de mise Ă  jour adaptĂ©e (hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle). L’utilisation d’outils comme Airtable, TimeTonic ou Google Sheets avec des automatisations permet de fiabiliser cette mise Ă  jour. 3. Mal rĂ©partir les responsabilitĂ©s Un tableau de bord ne doit pas reposer sur une seule personne. La dĂ©pendance Ă  une personne entraĂ®ne des risques de rupture si elle quitte l’association Les membres ne savent pas comment utiliser ou actualiser les donnĂ©es Solution : DĂ©finir des rĂ´les clairs et responsabiliser plusieurs membres. Chaque indicateur peut ĂŞtre attribuĂ© Ă  un•e rĂ©fĂ©rent•e qui veille Ă  sa mise Ă  jour. Une formation simple doit ĂŞtre prĂ©vue pour assurer la continuitĂ©. Et surtout, documentez vos process ! 4. Utiliser un outil inadaptĂ© Le choix de l’outil est dĂ©terminant pour l’efficacitĂ© du tableau de bord. Outils trop complexes ou trop coĂ»teux Solutions non adaptĂ©es aux compĂ©tences et aux besoins de l’association Manque de compatibilitĂ© avec les outils existants Solution : Opter pour un outil accessible et Ă©volutif. Voici quelques recommandations selon les besoins et le niveau de complexitĂ© : Petites associations : Google Sheets, Excel Associations intermĂ©diaires : Airtable, TimeTonic Associations avec besoins avancĂ©s : faites-vous accompagner par des professionnel•les pour implĂ©menter un outil adaptĂ© Ă  votre fonctionnement 5. NĂ©gliger la visualisation des donnĂ©es Un tableau de bord doit ĂŞtre lisible et comprĂ©hensible en un coup d’œil. PrĂ©sentation surchargĂ©e et illisible Graphiques mal conçus ou difficiles Ă  interprĂ©ter Solution : PrivilĂ©gier des visualisations claires et synthĂ©tiques. L’utilisation de graphiques adaptĂ©s (camemberts, histogrammes, indicateurs clĂ©s en surbrillance) permet une meilleure comprĂ©hension. Des outils comme Infogram ou Canva facilitent cette mise en forme. Bonne nouvelle : des tarifs solidaires ou gratuits sont disponibles pour les associations. N’hĂ©sitez pas Ă  les demander. 6. Ne pas exploiter les rĂ©sultats pour ajuster la stratĂ©gie Un tableau de bord ne sert pas uniquement Ă  collecter des donnĂ©es, il doit aussi orienter l’action. Les indicateurs sont suivis sans impact sur les dĂ©cisions Aucune analyse des tendances ou ajustement des stratĂ©gies Solution : IntĂ©grer l’analyse des donnĂ©es dans la prise de dĂ©cision stratĂ©gique. Une revue rĂ©gulière (rĂ©union mensuelle ou trimestrielle) permet d’identifier les tendances et d’ajuster les actions en consĂ©quence. Mettre en place un tableau de bord associatif ne consiste pas Ă  empiler des chiffres ou Ă  suivre des indicateurs pour le principe. C’est avant tout un moyen de reprendre le contrĂ´le sur votre activitĂ©, de renforcer la transparence et de mieux orienter vos dĂ©cisions. Pour qu’il devienne un vĂ©ritable outil de pilotage, il doit rester simple, lisible, rĂ©gulièrement actualisĂ© et alignĂ© avec vos prioritĂ©s. Cela suppose d’éviter les erreurs classiques : indicateurs mal choisis, donnĂ©es obsolètes, outils inadaptĂ©s ou responsabilitĂ©s floues. En corrigeant ces points, vous transformerez votre tableau de bord en un appui concret au service de votre stratĂ©gie, de votre Ă©quipe… et de votre impact. Bon Ă  savoir : 6 rĂ©flexes pour un tableau de bord associatif efficace 1. Priorisez les bons indicateursChoisissez 5 Ă  10 indicateurs rĂ©ellement utiles, en lien direct avec vos objectifs. 2. Actualisez rĂ©gulièrement vos donnĂ©esFixez une frĂ©quence claire (mensuelle, trimestrielle…) et automatisez dès que possible. 3. Partagez la responsabilitĂ©Identifiez un rĂ©fĂ©rent par indicateur et formez les membres concernĂ©s. 4. Utilisez un outil Ă  votre portĂ©ePrivilĂ©giez un outil simple, compatible avec vos compĂ©tences et vos usages actuels. 5. Soignez la prĂ©sentationPrivilĂ©giez la clartĂ© : graphiques lisibles, donnĂ©es synthĂ©tiques, surlignage des Ă©lĂ©ments clĂ©s. 6. IntĂ©grez le tableau de bord dans la prise de dĂ©cisionsConsultez-le lors de vos rĂ©unions stratĂ©giques et ajustez vos actions en consĂ©quence. Vous ne savez pas par oĂą commencer ? Un diagnostic rapide de vos pratiques peut vous aider Ă  construire un tableau de bord utile et durable. Si vous avez besoin d’aide pour penser votre organisation, un seul rĂ©flexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’Ă©changes pour parler de vos attentes. Je rĂ©serve mon rendez-vous dĂ©couverte

Faire parler votre impact : pourquoi le storytelling est indispensable

Un machine à écrire manuelle vue de haut

Votre association est sur le terrain, au plus près de ses bĂ©nĂ©ficiaires. Vos actions apportent une transformation notable dans leurs vies.  Votre association porte un plaidoyer pour faire changer les pratiques voire la loi. Vos prises de position font bouger les lignes. Sauf que vous peinez Ă  faire entendre votre voix. Car comme beaucoup d’associations, vous pensez que vos rĂ©sultats parlent d’eux-mĂŞmes. Qu’ils se suffisent Ă  eux-mĂŞmes. Or, dans un monde saturĂ© d’informations, ce qui touche et mobilise, ce n’est pas seulement ce que vous faites, c’est la manière dont vous le racontez. C’est lĂ  que le storytelling entre en jeu. Loin d’être un outil marketing rĂ©servĂ© aux grandes ONG, il est un levier accessible, puissant et profondĂ©ment humain. Encore faut-il l’utiliser Ă  bon escient, sans trahir sa mission, ni tomber dans la mise en scène. 1. Pourquoi le storytelling n’est pas une option Les Ă©tudes en neurosciences le confirment : le cerveau humain retient 22 fois plus une histoire qu’un fait isolĂ©. Pourquoi ? Parce que les rĂ©cits activent les zones Ă©motionnelles de notre cerveau, favorisent la mĂ©morisation et crĂ©ent un lien de proximitĂ©. Dans le monde associatif, cela signifie qu’un tĂ©moignage sincère peut avoir plus d’impact qu’une liste de chiffres. Que la trajectoire d’un•e bĂ©nĂ©ficiaire, racontĂ©e avec justesse, peut Ă©veiller plus d’empathie qu’un rapport d’activitĂ© de 30 pages. En intĂ©grant le storytelling, vous : rendez votre action plus lisible, touchez de nouveaux publics, fĂ©dĂ©rez vos Ă©quipes autour d’un rĂ©cit commun, favorisez la mobilisation et le don. Et au-delĂ  des bĂ©nĂ©fices immĂ©diats, vous installez un lien Ă©motionnel durable avec vos parties prenantes : donatrices et donateurs, bĂ©nĂ©voles, partenaires opĂ©rationnels et financiers. Vous devenez identifiable, mĂ©morable, incarnĂ©. Un bon rĂ©cit ancre votre action dans le temps, renforce votre lĂ©gitimitĂ©, et peut mĂŞme faire la diffĂ©rence lors d’un appel Ă  projets ou d’une demande de subvention. Car ce que les financeurs recherchent, ce n’est pas seulement un budget Ă©quilibrĂ©, c’est la preuve vivante que vous crĂ©ez de l’impact. 2. Les erreurs Ă  Ă©viter Certaines associations hĂ©sitent Ă  se lancer ou s’y prennent maladroitement. Voici les Ă©cueils frĂ©quents : a) Raconter une histoire qui n’a aucun lien avec votre mission Le but du storytelling n’est pas de raconter une histoire pour le plaisir de raconter une histoire. Il faut que votre rĂ©cit soit raccord avec la vision que porte votre association et les changements qu’elle veut apporter. Autrement, vous risquez de perdre du monde en cours de route, si ce n’est de semer le doute ou d’Ă©veiller les soupçons sur le bienfondĂ© de votre projet associatif. Bonne pratique : veillez Ă  ce que chaque histoire soit reprĂ©sentative de votre travail de terrain et illustrative de vos valeurs. b) Confondre tĂ©moignage et mise en scène Quand vous demandez Ă  vos bĂ©nĂ©ficiaires de se raconter face camĂ©ra, laissez-leur la parole. Avec leurs mots, leurs expressions, leurs silences. L’authenticitĂ© est primordiale. Inutile d’en faire trop ou de chercher Ă  les diriger.  Inutile aussi de rajouter de la musique dramatique pour souligner l’effet ! Bonne pratique : sous-titrez votre vidĂ©o.   c) Oublier le lien Ă©motionnel Une litanie de faits ou une suite de chiffres ne font pas un rĂ©cit. Les donnĂ©es seules ne suscitent pas l’engagement. C’est l’émotion qui dĂ©clenche l’intĂ©rĂŞt puis le passage Ă  l’action. Bonne pratique : incarnez vos donnĂ©es dans des histoires vĂ©cues. d) Confondre storytelling avec success story Oubliez les contes de fĂ©e ! Oubliez la baguette magique ! Votre association ne navigue pas sur un long fleuve tranquille. Vos projets rencontrent des obstacles. Vos bĂ©nĂ©ficiaires ne voient pas leur vie changer du tout au tout du jour au lendemain du fait de vos actions. Ne gommez pas les obstacles au prĂ©texte que cela fait mieux. Parfois, ce qui compte le plus, ce n’est pas d’arriver Ă  destination. Ce qui importe le plus, c’est le voyage. Bonne pratique : osez montrer les tensions, les incertitudes, les apprentissages. Une histoire avec des hauts et des bas est plus engageante et renforce la confiance. e) NĂ©gliger le consentement et la confidentialitĂ© Parfois, dans l’enthousiasme du partage, on oublie de s’assurer que les personnes concernĂ©es sont bien d’accord. Cela peut exposer des publics fragiles, porter atteinte Ă  leur dignitĂ© et/ou nuire Ă  la rĂ©putation de l’association. Bonne pratique : demandez toujours un accord clair (oral ou Ă©crit), changez les prĂ©noms si nĂ©cessaire, floutez les visages si besoin. 3. Les Ă©lĂ©ments d’un bon storytelling associatif Inutile de vous mettre la pression. Pas besoin de savoir Ă©crire comme un romancier. Il suffit de structurer vos histoires avec quelques repères simples : Le personnage : une personne rĂ©elle (ou reprĂ©sentative) qui incarne votre action. BĂ©nĂ©ficiaire, bĂ©nĂ©vole, salarié•e, donatrice ou donateur… Le conflit ou dĂ©fi : quel problème, quel besoin, quels obstacles ? L’action : ce que l’association a mis en place, comment elle s’est engagĂ©e. La transformation : ce qui a changĂ© pour la personne, le groupe ou la situation. La morale implicite : ce que ce rĂ©cit dit de vos valeurs et de votre raison d’être. Un bon rĂ©cit n’est pas une opĂ©ration sĂ©duction : c’est une mise en lumière de votre impact social et humain vĂ©cue de l’intĂ©rieur. 4.  Exemples concrets Prenons l’exemple d’une petite association de quartier Ĺ“uvrant pour l’insertion professionnelle des jeunes. Elle diffuse une vidĂ©o courte racontant le parcours de Djamila, 19 ans, accompagnĂ©e pendant 6 mois pour dĂ©crocher son premier emploi. Le rĂ©cit est simple, sincère, filmĂ© avec les moyens du bord. Mais il touche car il raconte une rĂ©alitĂ© vĂ©cue. RĂ©sultat : la vidĂ©o est partagĂ©e, la page de dons voit un pic de trafic, les bĂ©nĂ©voles ressentent une grande fierté… et la fondation partenaire demande Ă  valoriser l’action dans son propre rapport annuel. Autre exemple : une campagne d’emailing qui ne prĂ©sente pas d’abord les chiffres mais commence par l’histoire de Marc, bĂ©nĂ©vole de longue date, expliquant pourquoi il s’engage depuis 10 ans. Le message devient vivant, incarnĂ© et l’appel Ă  soutien plus naturel. Ce type de rĂ©cit donne aussi du sens Ă  l’engagement en interne, notamment pour les nouvelles … Lire la suite

Fixer des objectifs associatifs : faut-il choisir SMART ou CLEAR ?

Une cible en osier avec trois flèches plantées dans la cible

Sans objectifs clairs, une association risque de naviguer Ă  vue, multipliant les efforts sans direction prĂ©cise. Sans objectifs dĂ©finis, le risque majeur est une dĂ©mobilisation des Ă©quipes et une inefficacitĂ© des actions. Les signaux Ă  identifier sont : l’impression de tourner en rond ou de ne pas avancer la frustration des Ă©quipes et la perte de motivation, voire le dĂ©sengagement la difficultĂ© Ă  fixer des objectifs prĂ©cis et Ă  les atteindre le sentiment de travailler avec des bouts de ficelle ou de vider l’ocĂ©an Ă  la petite cuiller… Pour tenter d’y remĂ©dier, deux mĂ©thodes structurantes peuvent ĂŞtre adoptĂ©es : SMART et CLEAR. Chacune offre une approche spĂ©cifique pour dĂ©finir des objectifs pertinents et mobilisateurs, adaptĂ©es aux rĂ©alitĂ©s du secteur associatif. La mĂ©thode SMART : un cadre structurant pour des objectifs prĂ©cis Introduite en 1981 par George T. Doran, la mĂ©thode SMART propose de formuler des objectifs selon cinq critères : SpĂ©cifique : l’objectif doit ĂŞtre clairement dĂ©fini et comprĂ©hensible par tous. Mesurable : il doit ĂŞtre quantifiable pour permettre le suivi des progrès. Atteignable : l’objectif doit ĂŞtre rĂ©aliste au regard des ressources disponibles. RĂ©aliste : il doit ĂŞtre pertinent et alignĂ© avec la mission de l’association. Temporellement dĂ©fini : une Ă©chĂ©ance prĂ©cise doit ĂŞtre fixĂ©e pour sa rĂ©alisation. Exemple d’application dans une association : Au lieu de se fixer l’objectif vague « Augmenter la sensibilisation Ă  notre cause », une association pourrait dĂ©finir : « Organiser trois tables rondes d’ici la fin de l’annĂ©e pour augmenter de 20 % le nombre de nos adhĂ©rent•es. » Cet objectif est spĂ©cifique (organisation de tables rondes), mesurable (trois Ă©vĂ©nements, augmentation de 20 % des adhĂ©rent•es), atteignable et rĂ©aliste (en fonction des capacitĂ©s de l’association), et temporellement dĂ©fini (d’ici la fin de l’annĂ©e). La mĂ©thode CLEAR : une approche collaborative et flexible Plus rĂ©cente, la mĂ©thode CLEAR est particulièrement adaptĂ©e aux environnements collaboratifs et aux structures associatives. Elle repose sur cinq principes : Collaboratif : les objectifs sont dĂ©finis en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, favorisant l’adhĂ©sion collective. LimitĂ© : les objectifs sont circonscrits en termes de portĂ©e et de durĂ©e, Ă©vitant la dispersion des efforts. Émotionnel : ils suscitent l’engagement en Ă©tant porteurs de sens et en rĂ©sonnant avec les valeurs des membres. ApprĂ©ciable : les objectifs peuvent ĂŞtre dĂ©composĂ©s en Ă©tapes intermĂ©diaires, facilitant leur rĂ©alisation progressive. RĂ©ajustable : ils sont flexibles et peuvent ĂŞtre adaptĂ©s en fonction des retours et de l’Ă©volution du contexte. Exemple d’application dans une association : Une association souhaitant renforcer les liens intergĂ©nĂ©rationnels pourrait dĂ©finir l’objectif suivant : « En collaboration avec les membres seniors et juniors, organiser un projet artistique commun sur trois mois, visant Ă  crĂ©er une exposition reflĂ©tant les expĂ©riences des deux gĂ©nĂ©rations avec des points d’Ă©valuation mensuels pour ajuster le projet selon les retours des participant•es. » Cet objectif est collaboratif (implication des membres de diffĂ©rentes gĂ©nĂ©rations), limitĂ© (projet artistique sur trois mois), Ă©motionnel (valorisation des expĂ©riences intergĂ©nĂ©rationnelles), apprĂ©ciable (Ă©tapes mensuelles d’Ă©valuation), et rĂ©ajustable (ajustements basĂ©s sur les retours). IntĂ©gration des mĂ©thodes dans une stratĂ©gie globale Il est essentiel de considĂ©rer ces mĂ©thodes non pas comme des solutions isolĂ©es mais comme des outils intĂ©grĂ©s dans une dĂ©marche stratĂ©gique plus large. L’adoption de SMART ou de CLEAR doit s’accompagner d’une rĂ©flexion sur la vision Ă  long terme de l’association, la mobilisation des ressources et la mise en place de mĂ©canismes d’Ă©valuation continue. Ressources complĂ©mentaires Pour approfondir la comprĂ©hension et l’application de ces mĂ©thodes, voici quelques ressources utiles : MĂ©thode SMART : Article dĂ©taillĂ© sur la dĂ©finition et l’application des objectifs SMART MĂ©thode CLEAR : PrĂ©sentation de la mĂ©thode CLEAR et de ses avantages VidĂ©o explicative sur la mĂ©thode CLEAR Passez Ă  l’action : atelier de dĂ©finition des objectifs associatifs Pour accompagner votre association dans la dĂ©finition et la mise en Ĺ“uvre d’objectifs stratĂ©giques efficaces, je propose un atelier dĂ©diĂ©. Cet atelier interactif permettra Ă  votre Ă©quipe de : Comprendre les mĂ©thodes SMART et CLEAR Appliquer ces mĂ©thodes Ă  vos projets spĂ©cifiques Élaborer un plan d’action concret et mesurable Mettre en place des indicateurs de suivi pertinents Ensemble, donnons Ă  votre association les moyens de transformer ses ambitions en rĂ©alisations tangibles. Pour en savoir plus et organiser cet atelier, contactez-moi dès aujourd’hui. Comparatif des mĂ©thodes SMART et CLEAR Critères SMART CLEAR Objectif principal Structurer des objectifs prĂ©cis et mesurables Favoriser l’engagement collectif autour d’objectifs partagĂ©s Signification de l’acronyme SpĂ©cifique, Mesurable, Atteignable, RĂ©aliste, Temporel Collaboratif, LimitĂ©, Émotionnel, AppuyĂ©, RĂ©visable Focus RĂ©sultat, efficacitĂ©, performance CohĂ©sion, motivation, ajustement Utilisation privilĂ©giĂ©e DĂ©finir un objectif opĂ©rationnel ou un plan d’action Co-construire des objectifs dans une dynamique d’équipe ou de mobilisation bĂ©nĂ©vole AdaptĂ© pour… Projets, budgets, tâches Ă  Ă©chĂ©ance fixe RĂ©unions de cadrage, gestion participative, gouvernance partagĂ©e Forces ClartĂ©, simplicitĂ©, pilotage facilitĂ© Implication des parties prenantes, agilitĂ©, alignement avec les valeurs associatives Limites Peu adaptĂ© aux contextes mouvants ou très humains Moins prĂ©cis pour les indicateurs de suivi si mal cadrĂ© Exemple associatif « Augmenter le nombre d’adhĂ©rent•es de 20 % d’ici dĂ©cembre 2025 » « Mettre en place une dĂ©marche d’accueil bĂ©nĂ©vole motivante, co-construite avec les membres » Foire aux questions Est-ce qu’il faut choisir entre SMART et CLEAR ? Non. Ces deux mĂ©thodes sont complĂ©mentaires. SMART est particulièrement utile pour dĂ©finir des objectifs prĂ©cis Ă  court ou moyen terme. CLEAR est plus adaptĂ©e quand on cherche Ă  embarquer une Ă©quipe, aligner les valeurs et favoriser l’autonomie. Vous pouvez combiner les deux selon vos besoins. Ces mĂ©thodes sont-elles adaptĂ©es aux petites associations ? Oui, mĂŞme les très petites structures peuvent bĂ©nĂ©ficier de ces cadres. L’essentiel est d’adapter la formulation des objectifs Ă  la rĂ©alitĂ© de vos moyens humains et financiers, sans rigiditĂ©. Est-ce que ces mĂ©thodes sont rĂ©servĂ©es aux projets ? Pas uniquement. Vous pouvez aussi les utiliser pour piloter une stratĂ©gie annuelle, cadrer une mission bĂ©nĂ©vole, amĂ©liorer la communication interne ou encore structurer un plan de dĂ©veloppement. Que faire si nos objectifs changent en cours de route ? C’est normal ! L’important est de faire des points rĂ©guliers pour ajuster vos objectifs. Un bon pilotage repose sur une planification souple mais structurĂ©e. Les mĂ©thodes comme SMART et … Lire la suite

Quatre chartes utiles pour votre association

Une main signe un document

Dans une association, les statuts et le règlement intĂ©rieur ne suffisent pas toujours Ă  encadrer les pratiques de manière souple et opĂ©rationnelle. Pour gagner en clartĂ©, en cohĂ©rence et en professionnalisme, il peut ĂŞtre utile d’adopter des chartes. Plus simples Ă  mettre en place que des documents juridiques, les chartes permettent de poser des repères partagĂ©s. Dans cet article, les quatre chartes essentielles, avec pour chacune des conseils concrets pour les construire et les faire vivre. Que vous soyez dirigeant·e, salarié·e, ou membre bĂ©nĂ©vole d’une association, ces outils vous aideront Ă  structurer le fonctionnement quotidien sans le complexifier outre mesure.  Pourquoi crĂ©er une charte ? Une charte est un document d’engagement moral. Elle traduit les valeurs, les règles de fonctionnement ou les bonnes pratiques que l’association souhaite voir respectĂ©es. Contrairement aux statuts, qui ont une valeur juridique, la charte n’a pas de portĂ©e contraignante, mais elle fixe un cadre de rĂ©fĂ©rence clair, comprĂ©hensible et Ă©volutif. Elle peut concerner : des valeurs partagĂ©es : charte Ă©thique ; des modalitĂ©s d’engagement : charte du bĂ©nĂ©volat ; des bonnes pratiques : charte informatique, charte sur l’usage de l’IA 1. La charte Ă©thique : poser les bases communes Elle dĂ©finit ce que l’association considère comme acceptable ou non en matière de comportements, d’attitudes, de relations avec les bĂ©nĂ©ficiaires et avec les partenaires.  🔹 Contenu type : valeurs fondatrices : respect, solidaritĂ©, transparence, laĂŻcité… ; comportements attendus et attitudes Ă  proscrire ; engagements vis-Ă -vis des publics et des partenaires. 🔹 Ă€ construire collectivement, en animant un atelier avec l’Ă©quipe des bĂ©nĂ©voles, salarié·es et membres du Conseil d’Administration et en faisant participer, le cas Ă©chĂ©ant, les bĂ©nĂ©ficiaires. 🔹 Ă€ diffuser largement : sur le site de l’association, Ă  afficher dans les locaux, Ă  joindre aux documents d’entrĂ©e dans l’association. Mon conseil :  La tentation est grande d’aller chercher des modèles sur le web pour construire rapidement sa charte Ă©thique, surtout quand ce document est demandĂ© dans le cadre de la soumission d’une demande de financement. Mieux vaut rĂ©pondre que la charte Ă©thique est en cours de rĂ©flexion plutĂ´t que de proposer un document qui ne reflète pas vos valeurs et votre mission associatives.  2. La charte du bĂ©nĂ©volat : un outil de reconnaissance Indispensable, elle formalise la relation entre l’association et ses bĂ©nĂ©voles. Elle reconnaĂ®t leur engagement et encadre les attentes rĂ©ciproques. 🔹 Contenu type : droits et devoirs des bĂ©nĂ©voles ; conditions d’accueil, de formation et d’information ; cadre de la mission, outils Ă  disposition ; modalitĂ©s de sortie ou de dĂ©sengagement. 🔹 Ă€ rĂ©diger Ă  partir de tĂ©moignages de bĂ©nĂ©voles et de responsables de terrain. 🔹 Ă€ faire signer lors de l’accueil des nouveaux bĂ©nĂ©voles, en complĂ©ment de la fiche de mission. Mon conseil : C’est la première charte Ă  mettre en place de façon Ă  encadrer les relations entre les bĂ©nĂ©voles et l’association. Elle concentrera aussi bien les bonnes pratiques que les règles d’usage. Elle posera Ă©galement le cadre juridique de l’engagement bĂ©nĂ©vole. Pour le coup, des modèles gratuits sont disponibles en ligne et peuvent facilement ĂŞtre adaptĂ©s au fonctionnement de votre structure. 3. La charte informatique : prĂ©venir les risques d’usage Elle encadre l’usage des outils numĂ©riques, de plus en plus prĂ©sents dans les associations (emails, cloud, outils collaboratifs…). 🔹 Contenu type : sĂ©curitĂ© des accès (mots de passe, VPN…) ; règles d’usage (pas d’usage personnel, respect des licences…) ; confidentialitĂ© des donnĂ©es et protection des informations sensibles. 🔹 Ă€ adapter au matĂ©riel et aux outils utilisĂ©s.  🔹 Ă€ faire Ă©voluer avec l’usage des outils ou la rĂ©glementation (notamment RGPD). Mon conseil : Les associations ne sont pas exemptes de se conformer Ă  la RĂ©glementation GĂ©nĂ©rale sur la Protection des DonnĂ©es (RGPD). La charte informatique est le document interne qui encadrera la pratique numĂ©rique quand le registre de traitement des donnĂ©es prĂ©cisera les process de collecte, de sauvegarde et de suppression des donnĂ©es. Utilisation du matĂ©riel nomade, les outils autorisĂ©s, les règles de sĂ©curitĂ©, le droit Ă  la dĂ©connexion : les sujets sont vastes et doivent faire l’objet d’une rĂ©flexion commune.  4. La charte sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) De plus en plus d’associations utilisent des outils IA (gĂ©nĂ©rateurs de texte, traitement d’image, analyse de donnĂ©es). D’autant que ceux-ci sont pour la plupart gratuits et faciles d’accès. Une charte permet d’encadrer ces usages pour Ă©viter les dĂ©rives. 🔹 Contenu type : dans quels cas l’IA est autorisĂ©e ; prĂ©cautions Ă  prendre : vĂ©rification humaine, confidentialité… ; engagement Ă  informer les publics si l’IA est utilisĂ©e : gĂ©nĂ©ration d’images, contenus rĂ©digĂ©s automatiquement… ; principes de transparence et de non-discrimination. 🔹 Ă€ Ă©laborer Ă  partir de cas d’usage concrets. 🔹 Ă€ mettre Ă  jour selon les Ă©volutions technologiques et Ă©thiques. Mon conseil : Il serait absurde de penser que l’on peut se passer de l’IA. Comme tout outil technologique, l’intelligence artificielle peut aider Ă  amĂ©liorer le fonctionnement associatif Ă  condition de ne pas uniquement se reposer sur ce qu’elle gĂ©nère. Des consultantes et consultants se spĂ©cialisent sur l’usage de l’IA par les associations, intĂ©grant cette technologie dans l’amĂ©lioration des campagnes de collecte par exemple. Tableau rĂ©capitulatif Charte Contenu Construction Actualisation Charte Ă©thique Valeurs, comportements attendus Ateliers participatifs Tous les 2-3 ans ou Ă  chaque changement majeur Charte du bĂ©nĂ©volat Engagements rĂ©ciproques, droits, devoirs Co-construction avec les bĂ©nĂ©voles Tous les ans ou après un cycle d’engagement Charte informatique SĂ©curitĂ©, usage des outils, RGPD Avec appui d’un rĂ©fĂ©rent numĂ©rique Annuellement ou lors de l’adoption d’un nouvel outil Charte sur l’usage de l’IA Cas d’usage autorisĂ©s, prĂ©cautions, Ă©thique RĂ©flexion avec l’équipe et retour d’expĂ©riences En continu selon les outils utilisĂ©s Check-list : 5 questions Ă  se poser avant de rĂ©diger une charte Pourquoi avons-nous besoin de cette charte ? Quelles sont les situations concrètes Ă  encadrer ? Qui doit ĂŞtre impliquĂ© dans sa rĂ©daction ? Comment allons-nous l’utiliser au quotidien ? Quand et comment la mettra-t-on Ă  jour ? Les chartes sont des outils prĂ©cieux pour structurer votre fonctionnement de manière fluide. Avant de tout formaliser dans des textes complexes, commencez par choisir une charte … Lire la suite