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Les outils #1 : NOTION

Illustration Notion

J’ai publié la première version de cet article en octobre 2023. Je cherchais alors un outil capable d’organiser mon activité et de faciliter la collaboration avec les associations que j’accompagne. Près de trois ans plus tard, je l’utilise toujours. Mon espace a beaucoup évolué et ma réponse à la question « Notion peut-il être utile à une association ? » est devenue plus précise. Oui, lorsque l’outil répond à un besoin clairement identifié et que l’équipe dispose du temps nécessaire pour se l’approprier. Sommaire Quels besoins Notion peut couvrir dans une association Notion permet de réunir dans un même espace des informations qui vivent souvent dans plusieurs fichiers, boîtes mail ou dossiers partagés. Une association peut notamment l’utiliser pour : accueillir les bénévoles et mettre à leur disposition les ressources utiles ; suivre les projets, les décisions et les échéances ; partager des procédures qui reposaient jusque-là sur la mémoire d’une seule personne ; gérer un calendrier éditorial ; réunir plusieurs personnes salariées ou bénévoles autour d’un projet commun. J’ai par exemple créé bénévolement un espace pour piloter un projet de jeu digital avec sept personnes. Chacune retrouvait les informations utiles et pouvait suivre l’avancement en temps réel. À titre personnel, j’ai aussi utilisé Notion pour préparer un voyage en Égypte avec ma maman. Toutes les informations importantes étaient accessibles à l’une comme à l’autre. Cet usage très différent montre la souplesse de l’outil. Une partie de ces fonctionnalités est disponible dans la version gratuite. Selon le forfait choisi, Notion étend le travail en équipe, certaines automatisations et l’accès aux fonctions d’intelligence artificielle. Les fonctionnalités et leurs limites évoluent régulièrement. Le détail du forfait mérite donc d’être vérifié au moment de choisir. Commencer par les besoins Avant d’adopter Notion, j’ai listé noir sur blanc mes besoins, mes attentes et mes moyens. Cette étape reste mon premier conseil, quel que soit l’outil envisagé. Vous pouvez commencer avec quatre questions : Quelles informations passez-vous du temps à chercher ? Que souhaitez-vous suivre régulièrement ? Qui mettra les informations à jour ? Quelles personnes doivent pouvoir les consulter ou les modifier ? Cette liste forme un premier cahier des charges. Elle aide à choisir l’outil adapté et à éviter de construire un espace impressionnant que personne n’alimentera dans six mois. Je n’ai d’ailleurs pas tout transféré dans Notion. Mon logiciel de comptabilité pilote très bien mes devis, mes factures et mes écritures. Je ne suis pas favorable à la réinvention de la roue. Lorsqu’une solution existe ailleurs et fonctionne bien, autant la conserver. À retenir : l’utilité de Notion dépend moins du nombre de fonctionnalités disponibles que du problème précis que l’équipe cherche à résoudre. Organiser les bases et les vues sans tout mélanger Une base de données rassemble des éléments de même nature. Une base peut suivre les tâches, une autre les projets et une autre encore les contacts. Lorsque les objets suivis ont leurs propres informations et leur propre parcours, des bases distinctes sont utiles. Elles peuvent ensuite être reliées entre elles. Lorsque les informations restent de même nature mais doivent être regardées sous plusieurs angles, les vues évitent de créer des doublons. Une même base de tâches peut ainsi proposer une vue par projet, par personne ou par échéance. Mes bases étaient déjà reliées entre elles en 2023. Depuis, j’ai poussé le curseur plus loin en intégrant les vues directement dans les fiches de travail. Dans une fiche de mission, je retrouve aujourd’hui une vue des tâches liées au projet et une vue des mails échangés. L’information reste stockée dans sa base d’origine puis apparaît dans le contexte où j’en ai besoin. Cette organisation a surtout réduit la navigation entre les outils et le reversement par copier-coller d’informations déjà enregistrées ailleurs. Astuce : avant de créer une base, demandez-vous si vous suivez un nouvel objet ou si vous cherchez seulement une nouvelle façon de regarder des informations existantes. Dans le second cas, créez une vue. Prévoir du temps pour la prise en main Il est possible de créer rapidement une première page dans Notion. Construire un espace partagé, compris et alimenté par plusieurs personnes demande davantage de temps. Pour découvrir les fonctionnalités à votre rythme, Notion Academy propose des parcours de formation gratuits en autonomie, dont une sélection en français : Notion Academy – parcours en français. Avant de centraliser les informations de l’association, quelques règles facilitent aussi la continuité : identifier la personne qui administre l’espace ; définir qui accède à quoi ; documenter les principales règles d’utilisation ; prévoir comment les données seront récupérées si la personne référente quitte l’association. Je peux également présenter Notion à votre équipe et vous accompagner dans ses premiers pas, à partir de vos besoins et de votre manière de travailler. Faire évoluer l’espace progressivement En 2023, mes grands pôles de pilotage étaient déjà en place et mes bases étaient reliées. Trois évolutions ont ensuite approfondi mon usage. Les vues intégrées aux fiches. Elles affichent les informations utiles directement dans le contexte d’une mission ou d’un projet. Les modèles et les boutons. Un modèle prépare la structure d’une nouvelle page. Un bouton peut déclencher plusieurs actions et limiter certaines manipulations répétitives. Les espaces d’équipe. Ils permettent d’organiser les contenus et les droits d’accès selon les personnes concernées. Aucune de ces évolutions n’était indispensable pour commencer. Elles ont été ajoutées au moment où un besoin concret apparaissait. Utiliser l’intelligence artificielle avec son contexte La première version de cet article présentait Notion AI comme une option séparée. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle fait partie de mon environnement de travail quotidien. J’ai paramétré un agent qui connaît mon ton, mes règles éditoriales, mes bases et mes priorités. Ce contexte réduit le temps nécessaire pour lui expliquer mon fonctionnement à chaque demande. La personnalisation rapproche ses propositions de mes besoins. Je vérifie toutefois chaque résultat avant de l’utiliser. Le jugement reste le mien. Bon à savoir : l’agent utilise les informations auxquelles la personne qui le sollicite a elle-même accès. Les règles de partage et de confidentialité de … Lire la suite

NoCode Summit 2023

Le NoCode Summit 2023 - Photo Isabelle Dumont

Le rendez-vous de la communauté NoCode Pour la première fois, j’ai participé cette année au NoCode Summit, grand événement autour de l’écosystème du NoCode.  Hébergée à la Station F, cette manifestation s’est tenue les 10 et 11 octobre 2023 à Paris. Elle a réuni, selon les organisateurs, environ 2 500 personnes, soit sur place soit à distance. Le programme La technologie NoCode était au cœur des rencontres et des échanges avec un focus sur l’Intelligence Artificielle et les IA génératrices.  Tout au long de ces deux journées, des conférences, des présentations, des tables rondes ont parlé NoCode, outils, logiciels, performances et évolutions.  Bien entendu, chaque participant•e était invité•e à télécharger l’application mobile pour s’inscrire aux différentes conférences, créer son programme ou bien encore envoyer des messages directement aux autres personnes présentes sur l’événement. Les exposants La part belle était faite aux éditeurs de logiciels venus présenter leurs produits. Il était intéressant de voir que bon nombre avaient fait le déplacement depuis les Etats-Unis ou l’Inde pour participer à ce salon.  Certains éditeurs ont proposé des défis à réaliser en direct : construire sous les yeux du public des solutions techniques en utilisant uniquement leurs outils selon un cahier des charges bien défini. Un hackathon d’un week-end a mobilisé les volontaires pour développer deux solutions technologiques en NoCode pour la Croix Rouge Française.  NoCode et missions à impact social convergent et se complètent dans une logique de gagnant-gagnant. Les associations ou les entreprises de l’économie sociale et solidaire peuvent se digitaliser à coût raisonné et en des temps relativement courts grâce au NoCode. Le NoCode trouve des débouchés et des cas d’usage pour monter en puissance dans la construction de systèmes opérationnels. Les DevOps peuvent tester leurs solutions sur des cas d’usage et affiner leurs compétences de terrain. Pourquoi assister à cet événement ? Les outils NoCode sont entrés depuis plusieurs mois maintenant dans mon fonctionnement professionnel.  Une NoCodeuse m’a même demandé « Quelle est ta stack ? ». Traduit en français, cela donne « dis-moi quels outils nocode tu utilises et je te dirai ce que tu fais ». Pour moi, je travaille avec le trio gagnant : Notion – Tally – Miro.  Je m’investis en tant que bénévole dans l’association NoCode France : j’ai rejoint la Guilde Diversité & Inclusion pour travailler à l’accessibilité des contenus pour les personnes en situation de handicap, en premier lieu la retranscription des podcasts pour les personnes déficientes auditives. Je cherche des outils adaptés aux associations. Sur ce salon, j’ai pu échanger avec Zoho, plateforme indienne tout-en-un que j’ai recommandée à une de mes associations clientes. En quelques clics, un point de blocage a pu être levé (du moins en théorie, il me reste à le tester). J’ai rencontré des éditeurs américains qui, tous, ont une politique de prix solidaire pour les associations. Ce qui n’est pas le cas pour les éditeurs français rencontrés, très tournés vers les entreprises.  Ce grand rendez-vous des NoCodeuses et NoCodeurs était l’occasion de rencontrer en vrai (IRL) des personnes avec lesquelles j’échange régulièrement dans le cadre de mes actions bénévoles ou de revoir celles et ceux rencontrés lors des MeetUp. C’était aussi un moment privilégié pour retrouver des camarades de la promo 9 des NoCodeuses de WinSide. Ou bien encore de revoir Houcine Menacer et Manal Ghezli de WinSide et d’échanger avec Emmanuelle Larroque de Social Builder qui est tout comme moi membre d’Ensemble contre le Sexisme. Enfin, j’y ai fait la connaissance d’autres freelances qui interviennent dans des domaines complémentaires du mien.