Is@ vous Zed

Comment être visible sur Internet. Ep. 4 : les réseaux sociaux

Un PC portable ouvert devant une fenêtre avec une image de rue - image d'illustration créée par Pablo Stanley - Lummi

Poursuivons le tour d’horizon des alternatives offertes aux associations qui n’ont pas (encore) de site internet. Dans un précédent article, focus avait été fait sur la page pro LinkedIn. Si LinkedIn est sans doute le réseau le mieux adapté pour les associations qui souhaitent être visibles tant auprès de leurs bénévoles que de leurs financeurs, d’autres alternatives se présentent. Mais que choisir ? Et comment choisir ? L’embarras du choix Les « historiques » Outre LinkedIn, on ne peut pas faire l’impasse sur Facebook et sur X (anciennement Twitter). Schématiquement, aux associations de plaidoyer, qui portent un message fort et réagissent à l’actualité, on conseillera X. Et aux associations de terrain, qui cherchent à embarquer dans leurs actions et activités une communauté de sympathisante•s, on conseillera plutôt Facebook. Les réseaux axés sur l’image fixe D’emblée, Instagram et Pinterest ne semblent pas répondre aux besoins en communication des associations. Toutefois ce sont deux réseaux qui peuvent faire une différence notable. Je pense en particulier à des associations dont les actions sont très nichées « créations artistiques ». Signe des temps, des freelances en graphisme, en community management et des coaches en communication s’emparent de ces deux réseaux. Des conseils et astuces fleurissent pour mieux décrypter leur fonctionnement et surtout pour en faire un vecteur de visibilité numérique. Les réseaux spécialisés vidéo YouTube, Twitch et TikTok pour ne citer que les plus importants en termes de nombre de vues et de « consommateurs ». Comment choisir ? Selon son public A qui s’adresse votre association ?  Le réseau social doit refléter ce qu’est profondément l’association. Pour une structure qui propose l’empuissancement des jeunes des quartiers prioritaires de la ville par l’e-sport, avoir une chaîne sur Twitch fait sens.  En revanche, l’association horticole qui chaque année organise le concours de la plus belle jardinière aura tout intérêt à être visible sur Instagram avec republication sur Facebook. Ou bien d’avoir une page Pinterest pour épingler les plus belles réalisations de ses membres. Selon son contenu Quel est le format premier des messages de votre association ? Une réaction à chaud se postera sur X Une analyse sur LinkedIn Une vidéo sur YouTube ou TikTok Un webinaire sur Zoom, sur YouTube ou encore Twitch Des photos sur Instagram ou Pinterest Selon les ressources Ces ressources, ce sont les personnes qui seront missionnées pour animer votre communication sur les réseaux sociaux.  Animer un réseau social demande des compétences en : graphisme montage vidéo sous-titrage (+ 12% de vues supplémentaires quand les vidéos sont sous-titrées) sans oublier une certaine maîtrise de la langue… Et on sait qu’il ne suffit pas de poster pour être visible. Il faut aussi dégager du temps pour réagir, pour répondre aux commentaires et pour animer plus généralement votre communauté. Pourquoi choisir ? Parce qu’une association qui se développe ne peut pas être présente sur tous les fronts ! Mieux vaut une communication maîtrisée sur un voire deux réseaux sociaux, avec un calendrier éditorial construit et pertinent avec le positionnement de l’association c’est-à-dire avec sa vision, ses valeurs et ses missions, qu’une présence tous azimuts mais sans contenu. Car la richesse d’une association se mesure également à son rythme de publications et à la constance de celui-ci. Les limites N’oublions pas que la stratégie de communication d’une structure associative ne peut pas reposer uniquement sur les algorithmes des réseaux sociaux. Il lui faut un canal de communication qui lui appartienne en propre :  infolettre ou lettre d’information (la fameuse newsletter) blog externe (voir l’article consacré) blog interne podcast… En guise de conclusion Toute association se doit d’être présente sur les réseaux sociaux. Mais le choix doit être fait en toute conscience, en tenant compte du message, du public, des formats et des ressources.  Si vous avez besoin d’aide pour penser votre stratégie de communication, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Asso : soyez visibles sur le Net

Outils digitaux et fournitures

Penser sa visibilité associative en ligne sans dépenser un sou ou presque… Tel est le défi que je vais tenter de relever à partir d’aujourd’hui. J’inaugure une série d’articles pour accompagner les associations dans leur stratégie avec des conseils pratico-pratiques : les z’astuces d’Is@ vous Zed ! Au début de l’histoire Vite, vite, Isa, on a besoin d’un site pour trouver des sous ! Le “on” en question, c’est une jeune association, créée il y a quelques mois à peine par deux de mes amies. Et elles ont eu le magnifique réflexe de faire appel à mon expertise, ce dont je les remercie grandement. Mais avant d’intervenir, j’ai cherché à comprendre le POURQUOI de leur demande. Pourquoi leur association avait-elle BESOIN d’un site ? Et pourquoi précisément d’un SITE ? Penser le besoin En tant que consultante, je m’appuie sur l’approche du design thinking pour mener à bien mes missions. Le design thinking met l’utilisatrice (ou l’utilisateur) au centre du processus de création de la solution adéquate. L’idée est de réfléchir de manière créative pour répondre aux problèmes exprimés. Or, il se trouve que derrière le besoin exprimé se cache le besoin réel, le véritable caillou dans la chaussure. Entendre le besoin Ce dont mes amies ont besoin pour leur association, ce n’est pas d’un site pour aller demander des financements. Ce dont elles ont besoin, c’est que leur association soit visible sur le web. C’est que leur projet associatif, leur mission, leur vision, leurs valeurs soient facilement accessibles en ligne. C’est que leur actualité et leurs actions puissent être trouvées dans l’espace digital. Dans leur demande, elles ont confondu l’OUTIL et le BESOIN. Quels outils pour être visible sur Internet ? Car, au-delà du site internet ou de la landing page, une association peut être visible de manière efficace et gratuite via : une page professionnelle LinkedIn un blog externe comme celui de Carenews un compte HelloAsso une présence sur les différents réseaux sociaux des plateformes d’engagement solidaire comme Wenabi,  Vendredi ou Day-One une fiche d’entreprise Google (anciennement Google my Business) Au cours des prochaines semaines, je vais explorer ces différentes pistes afin de mettre en avant comment et pourquoi s’emparer de ces espaces numériques quand on est une association. Besoin d’aide pour votre association ? Parlons-en ensemble ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve un rendez-vous découverte

Les outils #2 : le time tracker

Horloges de couleurs pastel

J’ai adopté pour mon activité un time tracker Gérer son temps en tant que freelance est un véritable défi auquel je n’étais clairement pas préparée quand j’ai lancé mon activité en janvier 2023. S’il a été facile pendant les deux premiers mois de tracer mon temps dans la mesure où je n’avais qu’une seule association cliente, dès que mon activité s’est développée à la fin du premier semestre, la question du suivi des heures par mission s’est imposée. J’ai donc souscrit un abonnement à un outil avancé qui suit pas à pas mes activités et ce à quoi je consacre mon temps chaque jour. Un outil autant d’analyse que d’appui pour ma facturation au temps passé. Accompagnant les associations dans leur développement et leur changement d’échelle, je me suis posé la question de la pertinence d’un tel outil. Adopter les outils de l’entreprise pour optimiser le fonctionnement d’une association, est-ce une vraie fausse bonne idée ?  A quoi peut bien servir un outil de time tracking pour une association ? Un outil servant à mesurer le temps va donner des indications de gestion du temps. CQFD. Mais encore ? Quels usages peut-on espérer d’une telle pratique au sein d’un organisme sans but lucratif ? Repérer, estimer et analyser : repérer les tâches répétitives sans valeur ajoutée qui pourraient être remplacées par des outils et des automatisations, permettant de libérer du temps de terrain pour les équipes estimer les temps consacrés à la gestion de certains projets. Chiffrer le temps passé par les équipes salariées au pilotage de certaines actions de fond permet de définir précisément la quote-part de fonctionnement attribuée à chaque projet, autrement qu’au doigt mouillé. analyser les temps de rupture et la difficulté de concentration pour sanctuariser des temps de travail sans distraction. Le recours à cette pratique peut également appuyer une réflexion de fond sur l’organisation du temps de travail. Elle apporte des éléments tangibles, mesurables et quantifiables. Equilibre de vie, fonctionnement hybride présentiel et distanciel, temps de mobilisation vs temps de récupération… les applications et usages ne manquent pas. Les freins à la mise en place Importer de manière brutale des outils de productivité issus de l’entreprise dans le monde associatif sans pédagogie préalable pourrait être plus que mal perçu avec une réticence à utiliser un outil technologique imposé crainte de surveillance (flicage) des activités en ligne  remise en question de la confiance et du degré d’autonomie des équipes Mes recommandations Adaptation plutôt qu’imposition ! Le recours à un outil de suivi qui traque automatiquement n’est pas un indispensable. Mais savoir où passe le temps est en revanche plus que nécessaire pour améliorer la qualité de vie au travail. Des templates – sur Notion par exemple – permettent de faire un suivi avec une heure de début et une heure de fin.  L’activité répartie en blocs de temps selon la méthode Pomodoro offre aussi la possibilité d’estimer le temps passé selon les tâches réalisées. Il existe des applications en ligne gratuites pour créer sa to-do list et planifier ses temps de travail selon cette méthode. Alors, utile ou pas utile ? La mise en place d’un outil automatique est profitable dans le cas d’une association développant de nombreuses actions et projets. Les associations proposant des actions de sensibilisation ou de formation pourront s’appuyer sur l’outil pour vérifier l’adéquation entre le temps passé réellement à construire les interventions et le montant facturé.  Enfin, c’est un bon support pour générer des indicateurs fiables dans le cadre de subventions, traçabilité à l’appui. Son utilité est évidente dans le suivi administratif et comme accessoire de pilotage opérationnel. Rize Pour ma pratique de consultante indépendante, j’ai souscrit un abonnement à Rize, outil Saas qui me permet d’ : avoir une vue d’ensemble de mon temps de travail analyser les phases de focus et les temps de pause affecter certaines tâches à des missions précises pour facturer les clients au temps réel passé apprécier plus justement les blocs de temps nécessaires à la réalisation d’une tâche : non, clairement, rédiger un article sur le blog ne me prend pas une heure ! Si vous souhaitez découvrir Rize, voici un lien d’affiliation pour tester cet outil avec un mois gratuit offert. Quel que soit le besoin de votre association en terme d’organisation, si nous en parlions ensemble ? Je réserve mon rendez-vous découverte