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Et si vous profitiez d’août pour décider ce que vous ne relancerez pas à la rentrée ?

Un personnage féminin aux cheveux violets fait le tri devant une fenêtre grande ouverte. Image générée par IA

Août. La moitié de vos contacts est en vacances et l’autre moitié fait semblant de ne plus lire ses mails. Tout le monde tourne au ralenti. Vous aussi. Mais août, c’est aussi le mois d’avant la rentrée. Celui où l’on se dit qu’en septembre, on reprendra tout : les activités habituelles, les dossiers en pause, les idées restées dans un coin. Et très vite, la rentrée reprend la main. Et si vous profitiez plutôt de ce calme pour décider ce que vous ne relancerez pas à la rentrée ? Cet article s’adresse d’abord aux membres du bureau et aux personnes qui participent à la gouvernance de l’association. Il propose des pistes de réflexion, pas des décisions à prendre seul·e. Les arbitrages devront ensuite être discutés collectivement, en conseil d’administration ou dans l’instance qui tient ce rôle dans votre association. Sommaire 1. Pourquoi décider en août de ce que vous ne relancerez pas à la rentrée Pour éviter de tout reprendre comme d’habitude En septembre, toutes les associations se remettent en branle. Au menu : relancer les activités, fixer de nouveaux rendez-vous et rouvrir tous les dossiers laissés en attente. Ce réflexe rassure car il évite de choisir. On remonte dans le train par habitude, sans se demander s’il va encore au bon endroit. Pour faire d’août un temps de recul Décider de ne pas faire demande de prendre de la distance. En association, on gère surtout et avant tout l’urgence, puis le quotidien. Quant à la prise de recul stratégique, elle passe après, faute de place dans l’agenda. Or la distance, c’est exactement ce qu’offre août : moins de sollicitations, moins de réunions, un peu d’air. Profiter de ce moment pour trier n’est pas travailler pendant vos vacances. C’est utiliser une heure de recul pour économiser des semaines de surcharge. 2. Faire l’inventaire honnête de vos projets Prenez une feuille et listez tout ce que porte votre association. Puis répartissez chaque ligne selon ces trois cas de figure. Ce qui est essentiel pour votre mission aujourd’hui Commencez par le non négociable : ce qui répond aux besoins de vos bénéficiaires et correspond à votre raison d’être. C’est votre socle associatif, votre repère pour décider du reste. Votre association a pour objet d’aider les personnes réfugiées en leur apprenant le français. Les cours d’alphabétisation sont au cœur de votre activité. Ce qui est agréable mais vous épuise Il y a les activités sympathiques, celles qui plaisent à l’équipe tout en mobilisant beaucoup d’énergie pour un résultat limité. La question n’est pas seulement “est-ce qu’on aime le faire ?” mais plutôt “qu’est-ce que cela apporte concrètement à l’association et à quel prix pour l’équipe ?” Une action peut apporter de l’argent, de la visibilité, des contacts, de l’élan collectif ou simplement beaucoup de fatigue. Votre association organise chaque année une course solidaire à laquelle de moins en moins de personnes participent. L’idée plaît aux bénévoles qui la préparent. Mais une fois l’événement passé, le bilan montre peu de participation, peu de retombées ou beaucoup de fatigue pour des résultats limités. Ce que vous faites surtout « parce qu’on l’a toujours fait » Chaque association a ses habitudes héritées : l’événement qui n’attire plus grand monde, le rendez-vous dont personne ne se souvient de l’origine. Si la seule raison de continuer est « on l’a toujours fait », il y a matière à réflexion sur le maintien ou non. Si votre association édite chaque année un calendrier et qu’en mars seuls 60 % des exemplaires ont été vendus, la question mérite d’être posée : est-ce encore une action utile ou surtout une habitude bien installée ? 3. Identifier les vrais signaux de trop plein Des projets reportés et qui n’avancent jamais Un projet qui revient sur le devant de la scène en septembre et ce depuis trois ans ? Ce n’est plus un projet, c’est un marronnier. Un marronnier qui ajoute un point à l’ordre du jour sans être jamais tranché. Un projet utile doit pouvoir répondre à trois questions simples : pour qui, pour quoi, avec qui. Si le projet s’inscrit dans les besoins de l’association : on lui donne une date de début et une date de fin et on nomme une personne référente. Si le projet se résume à un souhait en mode “ce serait bien d’avoir / de faire …” : on le raye de la feuille de route. Il pourra revenir plus tard sous une autre forme : avec son objectif clarifié, son intérêt pour l’association, les personnes concernées, le temps nécessaire et les conditions pour le mener. Des personnes clés épuisées en permanence Dans une association, les personnes les plus impliquées deviennent vite indispensables. Parce qu’elles sont fiables, disponibles ou déjà au courant de tout, elles portent le quotidien et plus encore. Le risque, c’est de ne voir la fatigue qu’une fois qu’elle est installée. Le temps de bénévolat n’est pas extensible. L’énergie déployée non plus. Une charge de travail trop lourde ou bien encore des sollicitations trop fréquentes augmentent le risque d’épuisement bénévole. Quand tout repose sur quelques personnes, l’association devient fragile elle aussi. Des actions sans public mais gourmandes en temps Une action peut avoir été utile lorsque l’association prenait son envol et ne plus l’être aujourd’hui. Vérifier à qui elle s’adresse véritablement permet de trancher. À retenir : les trop pleins avancent masqués. Anticiper la fin vaut toujours mieux que de subir brutalement un freinage en catastrophe. 4. Renoncer oui, mais comment ? Mettre en pause, alléger, transmettre ou arrêter : quatre options concrètes Renoncer n’est pas forcément supprimer. Quatre options existent, de la plus douce à la plus franche : Mettre en pause : l’activité s’arrête jusqu’à une date précise, avec un point de décision programmé. Alléger : on garde l’activité et on réduit son format, sa fréquence ou ses ambitions. Transmettre : une autre structure ou un partenaire reprend le relais. Arrêter : on y met fin clairement et on l’annonce comme tel. Comment en parler à l’équipe sans culpabiliser Un … Lire la suite

Mettre à profit la trêve des confiseurs pour bien finir l’année

Rayons d'archivage

Sommaire Archivage, projets ou vacances ? La période entre Noël et le Nouvel An, souvent appelée la trêve des confiseurs, est une opportunité précieuse pour les associations. Entre la frénésie des fêtes et la reprise de janvier, elle offre un moment calme pour ranger, anticiper ou tout simplement souffler. Voici quelques conseils pour bien finir l’année, en mode « chill » mais efficace. 1. L’archivage ou l’art du nettoyage digital et administratif avant la nouvelle année La période est idéale pour faire place nette aussi bien dans vos locaux que dans vos outils digitaux. C’est parti pour une visite guidée des différentes étapes à considérer. Ranger les dossiers numériques  Prenez le temps de trier vos fichiers, de les organiser dans des dossiers clairs et de supprimer les doublons. Inutile par exemple de conserver les différentes versions d’un même document. Si vous utilisez un drive partagé, assurez-vous que tout le monde dispose des bons accès et que les documents importants sont bien classés. Diffusez en interne l’architecture et la procédure d’utilisation du drive et assurez-vous que le versement des fichiers se fait dans les règles de l’art. Nommez une personne référente en cas de besoin. Invitez chaque membre de l’équipe à nettoyer le dossier de téléchargement souvent encombré de fichiers inutiles. Pas de pitié pour les fichiers en doublon.  Nettoyez aussi le fichier des captures d’écran : si une capture d’écran doit être conservée, elle le sera dans un fichier adapté.  Sauvegardez vos dossiers importants sur un disque externe pour garantir leur sécurité Enfin, prenez le temps de trier et d’indexer vos photos : plutôt que de conserver des fichiers nommés « 1234.jpg », renommez-les avec des descriptions claires comme « marché de Noël 2024 – le stand » pour une gestion plus intuitive. Créez des dossiers par mois ou par événement pour mieux vous y retrouver. Cela vous fera gagner du temps lorsqu’il sera question d’illustrer votre rapport d’activité ou votre compte-rendu de projet. Archiver les documents papier  Profitez de ce moment pour réaliser un archivage complet de vos documents de fonctionnement comme les comptes rendus de conseils d’administration ou d’assemblée générale Préparez votre clôture comptable si votre exercice est calqué sur l’année civile en vérifiant que toutes les factures ont bien été reçues et enregistrées  Vérifiez si les conventions de mécénat ou de subvention de l’année sont à archiver ou s’il y a encore des obligations à compléter l’année suivante comme l’envoi d’un compte-rendu financier  Dans un espace recevant du public, sécurisez ces documents et ces archives  Pour une association employeuse, assurez-vous d’avoir tous les contrats de travail, les conventions de stage et autres conventions signés et contre-signés Si possible, numérisez les documents pour simplifier leur consultation future et créez une base de données avec dates et mots-clés. Faire le tri dans les supports de communication  Profitez de cette période pour revoir vos stocks de plaquettes, flyers et affiches ainsi que vos éventuels goodies (mugs, tote-bag, magnets…) Vérifiez si les contenus sont toujours d’actualité ou s’il est nécessaire d’effectuer quelques mises à jour : il est possible que le montant de la cotisation augmente au 1er janvier ou que votre association ait ouvert une nouvelle journée de permanence dans son local. La plaquette de l’association devra être modifiée en conséquence S’il vous reste sur les bras des flyers qui n’ont plus de raison d’être, recyclez-les en brouillon ou donnez-les à une association de loisirs créatifs. Cela désencombrera votre espace de stockage. Enfin, estimez ce dont vous aurez besoin l’an prochain pour anticiper vos commandes. Pensez notamment à profiter des promotions de fin d’année pour renouveler vos stocks ou commander des goodies personnalisés. Attention à ne pas voir trop grand et à ne pas rentrer trop de volume de goodies par exemple. 2. En mode « projets » : rétrospective et perspectives La fin d’année est également propice à un travail de fond sur vos projets à long terme. Mettez à profil ce temps où les urgences associatives sont moindres pour avancer sur vos actions et activités associatives. Faire un point sur les projets 2024 Prenez le temps d’évaluer les projets en cours : Quels objectifs ont été atteints ? Quels ajustements sont nécessaires ? Quel est l’impact des actions sur les bénéficiaires ? Inutile de se lancer dans une réunion avec toutes les forces vives. Une réunion informelle en petit comité avec les actrices et acteurs clés du projet permettra d’établir un point d’étape. Consignez les résultats dans un document partagé pour suivre l’évolution des idées. Et si vous demandiez l’avis de vos bénéficiaires pour mieux éclairer vos prochaines prises de décision ? Avec un questionnaire court, interrogez les premières et premiers concernés et analysez leurs retours. Planifier vos prochaines campagnes En toute logique, votre calendrier éditorial a déjà été réalisé pour le début d’année mais peut-être est-ce le moment de lancer la campagne d’adhésion et celle d’appel à cotisation. La première est destinée à une diffusion large tandis que la seconde s’adresse à vos adhérentes et adhérents pour leur renouvellement. N’oubliez pas de vous rappeler également au bon souvenir des anciens membres.  Il est toujours bon de reprendre son calendrier et de vérifier la bonne réalisation de ce qui a été programmé. C’est aussi le moment de confirmer aux personnes en charge de ce projet les différentes étapes dans lesquelles elles interviendront, feuille de route à la clef. Travailler vos supports de communication Préparez votre newsletter de début d’année Planifiez les publications sur vos réseaux sociaux pour souhaiter vos vœux et annoncer vos projets à venir Mettez à jour si besoin le contenu de vos supports imprimés comme vos plaquettes ou vos flyers 3. Les vacances : s’accorder un temps pour soi et pour les équipes Enfin, n’oubliez pas qu’il est essentiel de se reposer pour commencer l’année dans de bonnes conditions. Et si on levait le pied pour mieux se ressourcer ? Repos, congés, vacances pour toutes et tous Qu’il s’agisse de vos salarié•es ou de vos bénévoles, toutes vos équipes ont besoin d’une pause pour finir l’année et repartir du bon … Lire la suite