Is@ vous Zed

Fidéliser vos bénévoles grâce à une reconnaissance qui se voit et qui se vit

Fidéliser vos bénévoles grâce à une reconnaissance qui se voit… et qui se vit

Pendant la crise sanitaire, les associations ont vu affluer de nouveaux bénévoles. Des personnes disponibles, motivées, souvent prêtes à donner un peu de leur temps depuis chez elles. C’était un élan incroyable – une énergie collective qu’on croyait durable. Mais dès le retour au travail en présentiel, beaucoup ont levé le pied. En apparence, la raison était simple : le temps de transport avait grignoté le temps libre. Plusieurs personnes m’ont partagé ce ressenti : avoir été utiles au plus haut de la vague et se retrouver ensuite comme oubliés et invisibles. En réalité, une autre cause se cachait derrière cette baisse d’engagement : le manque de reconnaissance. Les bénévoles à distance, parfois très investi•es, se sont senti•es effacé•es du paysage. Pas par désintérêt, mais parce qu’ils et elles ne savaient plus si leur contribution comptait vraiment. Or, fidéliser ne consiste pas à multiplier les “merci”, mais à créer une reconnaissance qui se voit et qui se vit au quotidien, dans l’organisation et jusque dans les transitions. Sommaire 1. Reconnaître, c’est d’abord donner du cadre et de la place Dans beaucoup d’associations, les bénévoles arrivent avec l’envie d’aider. Mais une mission floue, un rôle mal défini ou des consignes qui changent en cours de route peuvent rapidement transformer cette envie en frustration. Clarifier, c’est déjà reconnaître. Prendre le temps de définir une mission, d’expliquer ses objectifs, sa durée, les moyens disponibles, c’est envoyer un message fort : “ton temps compte, ton rôle aussi.” Et cette reconnaissance passe aussi par la confiance outillée : fournir les bons accès, désigner une personne-ressource, autoriser l’essai et le droit à l’erreur Autonomie oui mais jamais isolement. Cela peut passer par un canal de communication dédié, un point régulier de dix minutes ou un binôme de référence. Le simple fait de savoir à qui s’adresser change tout. Parce qu’une personne bénévole livrée à elle-même ne se sent pas libre : elle se sent seule. 2. Reconnaître, c’est rendre visible et donner du sens Un remerciement a d’autant plus de poids qu’il s’appuie sur du concret. Ce qui nourrit la fidélité, ce n’est pas la parole mais la trace. Une mention dans le rapport d’activité, un témoignage partagé dans la newsletter, un simple mail qui dit : “Grâce à ton suivi, on a pu finaliser le projet à temps.” Ces gestes ancrent la reconnaissance dans le réel. Ils montrent que l’action du bénévole a un impact, qu’elle est quantifiable et qu’elle laisse une empreinte. Reconnaître, c’est aussi valoriser les compétences et les apprentissages, pas seulement le temps donné. Certaines associations choisissent, par exemple, d’ajouter une rubrique “ce que nous avons appris grâce à nos bénévoles” dans leur rapport d’activité. Une manière simple de valoriser à la fois les personnes et la transmission collective. Le bénévolat est souvent un espace de progression : communication, gestion de projet, écoute, coordination… Le reconnaître, c’est donner à la personne bénévole la possibilité de mesurer son évolution et à l’association, une occasion de valoriser ce capital humain. Enfin, reconnaître, c’est écouter. Certain·es bénévoles cherchent de la visibilité, d’autres de la stabilité. Les besoins ne sont pas uniformes et c’est aussi un signe de reconnaissance que de les entendre. 3. Reconnaître, c’est penser la continuité Les associations ont souvent mis en place des parcours d’intégration. Mais rares sont celles qui ont formalisé un parcours de sortie. Pourtant, dire merci quand un·e bénévole part est aussi important que de dire bienvenue quand il ou elle arrive. C’est une forme de reconnaissance essentielle : celle de la contribution passée, de la loyauté, du temps partagé. Prévoir un entretien de fin de mission, reconnaître les apprentissages, valoriser la transmission et garder une porte ouverte pour un éventuel retour, ce sont des gestes simples qui entretiennent le lien dans la durée. Dire “merci pour ton passage parmi nous”, c’est reconnaître la personne au-delà de la fonction. Un bénévole qui part avec le sentiment d’avoir été reconnu parle bien de l’association – et parfois, il y revient. 4. Évaluer vos pratiques : la reconnaissance vécue La reconnaissance n’est pas qu’un mot aimable. C’est une pratique collective, observable, mesurable. Avant d’aller plus loin, demandez-vous : “Comment nos bénévoles perçoivent-ils la reconnaissance dans notre fonctionnement ? Est-ce un moment ponctuel ou une attention inscrite dans la vie de l’association ?” Vous pouvez amorcer cette réflexion avec un court questionnaire anonyme ou un temps d’échange collectif. Demandez simplement : “Qu’est-ce qui vous fait sentir reconnu·e dans votre engagement ?” et “Que pourrions-nous faire différemment ?” Ces réponses sont souvent très révélatrices. Anecdote vécue : en tant que bénévole, j’ai souvent accompagné la présidente d’une association qui ne cessait de me dire « je te fais confiance ». Or, bon nombre de ses demandes servaient à vérifier que j’avais bien suivi ses instructions. J’ai fini par lui dire que la confiance ne se dit pas, elle se vit. Cette expérience m’a marquée : elle m’a rappelé que la reconnaissance, comme la confiance, se construit dans les actes, pas dans les déclarations. En résumé : reconnaître, ce n’est pas retenir : c’est donner envie de revenir Reconnaître, ce n’est pas flatter. C’est donner une place, un cadre, une trace. C’est transformer la gratitude en relation durable. Dire merci quand quelqu’un arrive, c’est facile. Le dire quand il part, c’est un signe de bonne gouvernance. Et si, au lieu de chercher à retenir les bénévoles, on leur donnait simplement envie de rester, parce qu’ils et elles se sentent considéré•es, écouté•es et accompagné•es ? Pour aller plus loin 💡 Vous souhaitez structurer un parcours bénévole complet, de l’accueil à la transmission, avec un cadre clair et des rituels de reconnaissance durables ? Découvrez l’accompagnement Envergure : diagnostic, entretiens 1:1, co-construction et outillage des parcours bénévoles. Si vous avez besoin d’aide pour penser la vie bénévole dans votre association, un seul réflexe : prenez rendez-vous ! Je vous offre une heure d’échanges pour parler de vos attentes. Je réserve mon rendez-vous découverte